Publié le 31 Janvier 2016

Assemblée générale 2015.

Le dimanche 24 janvier 2016 s’est déroulée l’assemblée générale du Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux et Vanves.

Etaient présents :

  • Monsieur André Santini, député-maire, ancien ministre.
  • Monsieur Marie-Auguste Gouzel, maire honoraire et conseiller municipal en charge des affaires militaires.
  • Monsieur le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général de l’association pour les Hauts-de-Seine.
  • Monsieur André Labour, ancien Délégué général, accompagné de son épouse Catherine.
  • Monsieur le général de corps aérien Michel Forget, Grand’Croix de la Légion d’honneur.
  • Monsieur Roger Fleury, président de l’UFAC et de la FNACA.
  • Monsieur Michel Rossignol, président de l’ACPG.
  • Monsieur Alexander Tesich, président des Veterans of Foreing Wars.
  • Monsieur André Rabartin, président de l’UNDIVG.
  • L’ensemble des adhérents du comité d’Issy.

Les présidents de l’UNC et des ACV avaient été excusés.

Après lecture du rapport financier et du rapport moral, après présentations des actions et des initiatives prises au cours de l’exercice écoulé (visite du carré militaire par les écoles, conférence du général Forget, quête du Souvenir Français, quêtes du Bleuet de France, études et analyses publiées sur ce site Internet…) des médailles ont été remises :

  • Médaille de Bronze pour l’aide-soignant Fabien Lavaud (hôpital militaire de Percy) et par ailleurs trésorier du comité.
  • Médaille d’argent pour Jacques Vignaud, ancien combattant, résistant à 17 ans et membre actif du comité depuis de très nombreuses années.

A la suite de l’assemblée générale, un déjeuner a rassemblé les participants au restaurant isséen l’Harissa.

Retrouvez les photographies (merci à Madame Florise Rignault) de cet événement. Les adhérents recevront un CR en bonne et due forme dans le courant du mois de février.

CDT (RC) Frédéric Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint.

Assemblée générale 2015.
Assemblée générale 2015.
Assemblée générale 2015.
Assemblée générale 2015.
Assemblée générale 2015.
Assemblée générale 2015.
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Assemblée générale 2015.

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Publié le 24 Janvier 2016

Pierre-Marie Bérard.
Pierre-Marie Bérard.

Il y a quelques années, notre Comité, via un article de Thierry Gandolfo, avait rappelé la liste des victimes civiles des bombardements sur Issy-les-Moulineaux. Les bombardements furent nombreux puisque qu’on en signale le 3 juin 1940 ; les 3 mars et 30 mai en 1942 ; les 4 avril, 14 juillet, 24 août, 3 septembre et 15 septembre en 1943 ; les 24 juin et 25 juillet en 1944. Ils furent allemands, pour les premiers, puis par la suite alliés et notamment Anglais. Et près de 80 Isséens et Isséennes perdirent la vie.

Jean-Didier Bérard a lu cet article et nous a communiqué des informations sur son arrière-grand-père, Pierre-Marie Bérard.

Enfance en Savoie.

Pierre-Marie Bérard nait le 30 octobre 1855, en Savoie. Enfant de Charles Bérard et de Marie Finaz, il voit le jour dans la vallée de la Tarentaise, alors pays de peu avec des fermes souvent de tailles modestes qui ne permettent pas de faire vivre toute la famille.

Le salut est dans le départ, ce qui n’est pas toujours facile. Au milieu du 19e siècle, les habitants, considérés alors comme des « moins que rien », voient leur appellation devenir un mot péjoratif. Ainsi le Dictionnaire Universel indique : « Savoyard : homme sale, grossier et brutal ; on emploie le mot savoyard par mépris » (1834). Ce véritable exode est tel que des confréries naissent, la plus célèbre étant celle de Savoyards de l’Hôtel Drouot qui pendant près de 150 ans va s’occuper de la manutention des objets vendus aux enchères dans le célèbre hôtel parisien (on doit ici préciser le rôle de l’empereur Napoléon III qui fut à l’origine de cette confrérie particulière – la Savoie étant revenue dans le giron de la France en 1860).

Le salut passe aussi par le développement à la fin du 19e siècle d’unités industrielles liées aux activités d’extraction de matières premières, de manutention et de métallurgie et aux unités de production chimique.

Arrive pour Pierre-Marie le service militaire : apte, il porte le matricule 1625. Sous les armes à partir du 13 décembre 1877 au 24 septembre 1879, d’abord au 61e RI (Aix-en-Provence et Privas) puis au 83e (Clermont-Ferrand).

Pierre-Marie Bérard apprend le métier d’ouvrier bronzeur et se fait employer au gré des missions qu’il trouve.

Son arrière petit-fils, Jean-Didier Bérard indique : « Pierre-Marie travailla un temps chez son frère, chaufournier (conducteur du four à chaux dans la production de chaux vive), au moins jusqu’en 1890 ou 1895. Après il dut partir sur Paris, comme beaucoup d’ouvrier de la Tarentaise. Il devait avoir un lopin de terre mais bien insuffisant pour nourrir toute sa famille. C’était un de ces petits Savoyards, migrants saisonniers, qui acceptaient, durant l’hiver, les plus durs travaux qu’on leur offrait à Paris, Genève, Barcelone ou en Allemagne. Puis, Pierre-Marie dû certainement trouver une bonne place car il resta sur Paris ».

Le quartier Popincourt à Paris.

Pierre-Marie Bérard s’installe dans le quartier de Popincourt, dans le 11e arrondissement, non loin du boulevard Richard Lenoir. Ce quartier doit son nom à Jean de Popincourt, président du Parlement de Paris, qui fit construire un manoir à proximité en 1400.

Ce n’est pas par hasard. Les Savoyards ont établi leur quartier-général dans cette partie de Paris. Ils contrôlent tout et s’assurent de son bon fonctionnement au quotidien. Un modèle du genre : des responsables veillent à l’ordre et à la discipline, au respect de la loi, à la santé et au bien-être des migrants, souvent très jeunes. On y a le souci de l’épargne, tant et si bien que la plupart des « Savoisiens » ou « Savoyens » (comme ils s’appellent entre eux) finissent par rentrer au pays fortune faite. Ils peuvent ainsi doter, richement, l’église ou l’école.

Et comme Pierre-Marie sait travailler le bronze et sur des meubles et que le quartier est dévolu aux fabricants et aux marchands de meubles, alors…

Famille.

Le 23 juillet 1881, il épouse Marie Girod. Il a 25 ans, elle en a 18. De cette union naissent dix enfants sur la commune de Bellentre (Savoie, arrondissement d’Albertville) : Marie-Louise le 29 octobre 1881, Marie-Catherine le 26 mai 1884 (Bellentre), Philomène le 3 février 1886, Marie-Eugénie le 30 juillet 1887, Jean-François le 12 juin 1889, Marius le 16 octobre 1891, Rémi le 5 août 1893, Ludivine le 25 septembre 1894 et les jumelles Isabelle et Zoé le 4 septembre 1895.

De ces dix enfants, malheureusement plusieurs ne survivront pas : Marie-Eugénie meurt à Bellentre en 1901 à l’âge de 13 ans, Rémi et Ludivine décèdent tous deux à l’âge d’un mois, et les jumelles ne vivront que quelques jours.

Certains enfants restent sur la Savoie et d’autres suivent leur père ou l’exemple de leur père en migrant vers la Région parisienne ou ils s’établissent eux-aussi dans le 11e arrondissement. Plus tard, à la retraite, Marie-Louise s’installera au Kremlin-Bicêtre, Marie-Catherine à Paris, Philomène à Villeneuve Saint-Georges, Jean-François à Vigneux- sur-Seine. Mais avant, il s’agit de les marier ces enfants et toujours dans ce 11e arrondissement. Evénements heureux qui ne cachent les blessures des disparitions.

Qui ne cachent pas non plus la peur de perdre des enfants à la guerre : Jean-François Bérard s’illustre au cours de la Première Guerre mondiale. Il reçoit la Croix de guerre et est cité à l’Ordre du régiment avec obtention de la Médaille militaire.

En 1918, à l’âge de 55 ans, Marie Bérard rend son âme à Dieu et laisse son époux Pierre-Marie.

L’opération Paula.

Dans les années 1920, Pierre-Marie Bérard est admis dans une maison de retraite d’Issy-les-Moulineaux.

Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne, sans déclaration de guerre et après d’intenses bombardements. Comme prévu et après tant et tant de reculades, le Royaume-Uni et la France, alliés, déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre. Mais, adoptant une stratégie défensive, les alliés laissent Hitler, puis Staline, écraser l’armée polonaise. Les généraux de la Wehrmacht persuadent Adolf Hitler d’attendre le printemps pour lancer l’offensive sur les Pays-Bas, la Belgique et la France.

Cette offensive débute le 10 mai 1940. L’armée française s’y est préparée. En contact avec le roi des Belges, elle est tenue au courant heure par heure de l’avancée de l’armée allemande. Ce qu’elle n’a pas prévu c’est la Blitzkrieg : les Allemands utilisent à fond les concepts de choc et de vitesse. Le couple char-avion communiquant par radio et la concentration des moyens sur des points sensibles du front allié surprennent par leur rapidité d’action les états-majors français et belges.

Le 15 mai les Pays-Bas capitulent, suivis le 28 mai par la Belgique. Le Plan Rouge, l’invasion de la France, peut alors commencer. Partout les soldats français doivent reculer face à la puissance allemande. Bien souvent, au prix de sacrifices énormes. Plus de 100.000 soldats français sont tués en quelques jours.

Le 3 juin 1940, les Allemands décident d’appliquer le déroulement de l’Opération Paula (Unternehmen Paula). Celle-ci consiste en une attaque aérienne de la Luftwaffe visant à détruire les dernières unités de l’armée de l’Air française, dirigée par le général d’armée aérienne Joseph Vuillemin, de même que les usines de fabrication d’avions autour de la capitale. Il s’agit enfin de porter un coup dur au moral de l’armée française toute entière.

Les avions de reconnaissance allemands commencent par dresser un rapport sur les aérodromes français autour de Paris (près de 1.300 appareils). Les unités de défense anti-aériennes sont également cartographiées.

Mais l’opération est compromise par les services de renseignement britanniques qui ont réussi à décoder les messages de la machine Enigma et ont averti les Français des intentions allemandes en fournissant notamment l’ordre de bataille aérien. De plus, des signaux radios envoyés depuis la Tour Eiffel mettent en alerte l’ensemble des unités aériennes. Ainsi, l’armée de l’Air française réussit à stopper l’offensive allemande, au prix de la perte de 35 avions (vingt au sol et 15 en actions). Les pilotes sont héroïques : la plupart des bombardiers allemands volant à haute altitude, les chasseurs français doivent gagner de l’altitude pour les intercepter.

Quant aux bombes, il s’agit principalement d’engins incendiaires de type C-250 Flammbombe, qui font des dégâts importants au sol. On est très loin du concept actuel de frappes chirurgicales. Dans cette attaque, 254 Français perdent la vie. A Boulogne et Issy, les usines Renault et celles d’armement Gévelot sont ciblées.

Ce 3 juin 1940, 25 Isséennes et Isséens sont tués, parmi lesquels Pierre-Marie Bérard alors âgé de 84 ans. Le 22 du même mois, son petit-fils, Gaston, est fait prisonnier en Lorraine par l’armée allemande.

Pierre-Marie Bérard est considéré comme une victime civile. Victime non combattante, non reconnues. Les victimes civiles ne sont pas représentées par des associations, ne sont pas commémorées. Victimes mortes pour la France… qui les a bien oubliées. Sous l’impulsion de la municipalité d’Issy-les-Moulineaux, le Comité du Souvenir Français est à l’œuvre pour la réfection de stèles des « victimes civiles ».

Sources :

  • Cimetière d’Issy-les-Moulineaux et son conservateur, Monsieur Thierry Gandolfo.
  • Archives municipales.
  • Histoire de la France et des Français, d’André Castelot et d’Alain Decaux.
  • Archives familiales de Monsieur le lieutenant Jean-Didier Bérard.
  • Encyclopédie Larousse, Wikipédia et Universalis.
  • Archives INA.
Sépulture de Pierre-Marie Bérard à Issy-les-Moulineaux.

Sépulture de Pierre-Marie Bérard à Issy-les-Moulineaux.

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Publié le 15 Janvier 2016

Le docteur Lasserre et sa maison d'Issy.

Le village de Vaugirard.

Pierre-Paul Lasserre nait à Vaugirard le 17 septembre 1797. La France est sous le régime du Directoire et le général Bonaparte qui a alors 28 ans – et qui n’est pas encore gênant pour le gouvernement – en assure justement une certaine stabilité grâce à ses soldats et ses généraux tels Hoche et Augereau.

Vaugirard est un petit village agricole qui comprend des terres de labours, des zones de maraîchages, à la fois autour dudit village et en allant sur Paris. Des vignes sont également présentes sur les pentes au sud de la grande rue (qui deviendra la rue de Vaugirard). Quelques exploitations de sable et d’argile, des carrières de calcaire à ciel ouvert complètent son activité économique. Depuis quelques années déjà, une fabrique de produits chimiques, fondée par Claude Louis Bertholet fait parler d’elle. Le scientifique a découvert une substance qui a pris le nom de ce lieu : Javel !

Durant les années qui suivent, le village prend de l’ampleur et sa population passe de 700 à 2.000 puis 6.500 habitants. Longtemps, le village reste indépendant. Finalement, il est repris par Paris en 1860 avec son voisin Grenelle, Belleville et La Villette.

Chirurgien des Hôpitaux.

Pierre-Paul Lasserre fait des études à la nouvelle Faculté de Médecine de Paris (ouverte par décret impérial en 1808) et devient Chirurgien des Hôpitaux. Médecin militaire, il a le grade de médecin-major de l’armée et est titulaire de la Légion d’honneur.

A sa mort, en 1871, il lègue à la commune une petite maison qu’il possède à Issy.

Le testament.

Le testament du docteur Lasserre stipule que cette maison est un don en faveur du Bureau de Bienfaisance de la commune. Ce don est accepté en 1873. S’ajoute à cette demeure, une rente de 3.000 francs destinée à l’entretien de sept familles pauvres sélectionnées par le Bureau. Quelques années plus tard, les bénéficiaires sont plus nombreux et il faut des bâtiments largement plus grands. Ainsi est conçue puis bâtie par l’architecte Delaire (famille célèbre de bâtisseurs et de Syndics à Issy-les-Moulineaux), la nouvelle maison de retraite Lasserre. S’y ajoute bientôt un dispensaire.

La maison de retraite.

La maison de retraite est construite en U autour d’un jardin fermé par une grille donnant sur l’avenue. Les bâtiments de deux étages sont soignés avec les signes caractéristiques de l’architecture populaire de la fin du 19e siècle. Les murs sont recouverts de briques jaunes et agrémentés de lignes de briques rouges horizontales et verticales. En-dessous sont superposés du haut vers le bas, une horloge, une grande plaque rectangulaire avec l’inscription Ville d’Issy-les-Moulineaux, un profil féminin dans un médaillon et une autre plaque, plus petite.

Entre le premier et le deuxième étage, des cabochons de grès flammés turquoise ponctuent une corniche reposant sur de petits modillons. Les cintres bicolores des fenêtres ont un claveau en pierre au centre et deux sur les côtés. L’ensemble est achevé en 1899 et inauguré l’année suivante par Emile Loubet, président de la République.

Le personnel mixte de la maison de retraite est sous l’autorité d’un médecin et d’une surveillante. Le budget est géré par l’économe qui est le receveur municipal. Les conditions d’admission pour les pensionnaires sont très précises : il faut être Français, vivre seul, avoir plus de 65 ans et être incapable de gagner sa vie en travaillant. En outre, il faut résider dans la commune depuis au moins 5 ans consécutifs lors de la demande et avoir résidé 15 ans minimum dans la commune. De plus, en cas de revenu (forcément modeste), il faut l’abandonner à la maison de retraite. Enfin, la mendicité est interdite sous peine de privation de sortie pendant un mois et d’exclusion si récidive ! Sauf contre-ordre médical, les résidents sont incités à travailler dans la mesure de leurs possibilités.

Quant à la nourriture, trois repas sont prévus chaque jour. Le petit-déjeuner, servi à 8 heures, se compose d’une soupe ; le repas du midi comprend de la viande, des légumes et un dessert (qui ne doit pas coûter plus de 10 centimes). Le dîner est servi à 18 heures avec soupe, viande ou légumes, dessert. Le régime alimentaire quotidien prévoit 500 g de pain blanc, 250 g de viande ou poisson, 130 g de légumes, 30 cl de vin, 50 cl de potage (ou 25 cl s’il est remplacé par du lait).

Il y a quelques années, la maison de retraite a été déplacée et métamorphosée en EHPAD installé près de l’hôpital Corentin Celton et les anciens bâtiments ont été transformés en immeubles d’habitation.

Afin de rendre hommage au docteur Lasserre, la commune d’Issy-les-Moulineaux a donné son nom – en 1877 – à une rue du quartier Les Hauts d’Issy – Les Epinettes et s’occupe également de l’entretien de son tombeau placé au cimetière municipal.

Sources :

  • Cet article a été écrit, dans sa version originale par Madame Maestracci, de l’association Historim.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Encyclopédie Universalis.
  • Louise Michel, La Commune.
  • Site Rebellyon : www.rebellyon.info
  • Site Historim : www.historim.fr
  • Site de la ville d’Issy-les-Moulineaux : www.issy.com
  • Site La Porte Plume
  • Site www.toupie.org

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #1870-1871

Publié le 31 Décembre 2015

Voeux 2016 de la Délégation générale.

Mesdames et Messieurs les présidents de comité,

A toutes celles et ceux qui permettent au Souvenir français de poursuivre son œuvre dans notre beau département des Hauts de Seine, j'adresse mes vœux chaleureux pour l'année 2016.

Je pense bien évidemment et en premier lieu à la santé qui doit être recouvrée pour certains, consolidée pour d'autres et protégée pour le plus grand nombre.

Puisse également votre environnement familial, professionnel, associatif ou autre vous donner l'épanouissement que vous méritez.

Enfin, après les tragédies de 2015, il nous faut espérer que 2016 ouvrira les cœurs et les esprits pour plus de concorde, de fraternité et de respect comme cela est déjà le cas dans notre association qui sait regarder le passé, vivre le présent et préparer avec confiance l'avenir.

Bonne et belle année 2016.

Claude GUY (DG92)

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Publié le 21 Décembre 2015

Bonne fin d'année 2015.

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux et de Vanves vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année. Après toutes ces catastrophes et tragédies qui auront à jamais marqué l’année 2015, tournons-nous vers 2016 qui verra entre autres les commémorations des batailles de Verdun et de la Somme.

Bonnes fêtes à toutes et à tous, et que la paix vienne enfin.

CDT (RC) Frederic Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 4 Décembre 2015

Salut au harki inconnu.

L’histoire qui suit a été publiée dans Le Piège, qui est la revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air. Elle s’inspire très largement d’un article écrit par le général d’aviation Christian Gueguen. L’affaire qui suit se déroule en avril 1962, soit moins d’un mois après les Accords d’Evian, dans la région de Geryville à 370 km au sud d’Oran. A l’époque capitaine, Christian Guegen raconte l’honneur d’un soldat harki.

Cette histoire a été également publiée dans le bulletin de l’association Secours de France.

Dans la région de Geryville.

Quelques jours auparavant, un commando de marine avait été envoyé à la rencontre d’une katiba qui, contrairement aux ordres reçus en application des Accords d’Evian, sortait de la zone qui lui était assignée pour infiltrer les nombreux campements de nomades existants dans la région. Dès son arrivée et avant toute entrée en pourparlers, les hommes de la katiba ouvraient le feu, tuant deux fusiliers-marins. Au terme du combat, appuyé par un hélicoptère « canon », « on dénombrait 26 cadavres en uniforme de l’ALN sur le terrain ».

En représailles, le FLN s’en prend à une harka attachée au régiment de spahis implanté dans le secteur. Dès le 19 mars, sur ordres supérieurs, les harkis avaient été désarmés et renvoyés dans leur village. Le 26 avril, deux harkis, qui ont réussi à s’échapper reviennent au PC du régiment : selon eux « plus de la moitié des membres de la harka avaient été sauvagement assassinés ».

Rupture du cessez-le-feu ?

Le lieutenant-colonel commandant le régiment de spahis indique qu’il va lancer une opération pour retrouver et détruire l’unité de l’ALN responsable du massacre ; il demande à Christian Gueguen « si l’armée de l’air accepterait de fournir un appui feu à l’opération ». Gueguen interroge sa hiérarchie, s’attendant à un refus caractérisé : « Gueguen, en plein cessez-le-feu ! Vous avez perdu l’esprit ! »

Au lieu de cela, un silence, puis une phrase laconique : « Soyez au terrain de Geryville à 8h demain ; je viendrai en Broussard et vous m’expliquerez ce que vous voulez faire ».

Le lendemain, à l’heure dite, le capitaine Gueguen expose à son supérieur – le commandant L. – ce qui a été envisagé avec le colonel de spahis. Le commandant l’écoute et tranche : « OK. Vous aurez un DIH (Détachement d’intervention hélicoptères) et quatre T-28 à partir de 7h demain matin. Renouvelable jusqu’à 18h… A 18h, on arrête tout, sauf cas exceptionnel… ».

« J’éprouve le plus grand respect, précise le général Gueguen, pour cet homme. Rupture de cessez-le-feu. Il sait qu’il engage la suite de sa carrière si l’affaire tourne mal… ».

Une dizaine de corps.

Les spahis sont transportés sur zone par des hélicoptères H34 de la marine. La katiba responsable s’est évidemment évaporée. Les deux harkis qui se sont échappés s’offrent à guider les spahis vers le lieu où se tient le chef FLN local responsable de l’exécution de leurs camarades, et précisent que plusieurs harkis sont retenus captifs dans un village à quelque distance. Le responsable FLN est capturé. Il indique l’emplacement d’un charnier. Une dizaine de corps dénudés, démembrés et terriblement mutilés sont ainsi découverts.

Les harkis survivants sont libérés par une partie du détachement de spahis et l’officier chargé de cette opération, invite, par radio, son colonel sur le chemin du retour, à bord de l’hélicoptère, à le rejoindre sur place.

Au garde-à-vous.

Ecoutons le général Gueguen : « un harki est là, avec le capitaine de spahis. Celui-ci explique à son chef que le harki n’accepte d’embarquer en hélicoptère que si l’on évacue en même temps sa femme et ses enfants ; en tout, huit personnes.

Le colonel explique à l’homme qu’il n’y a pas assez de place dans les hélicoptères pour évacuer toute la famille. Et essaie de la convaincre de partir seul : on récupérera sa famille plus tard en camion. Refus du harki : s’il part, toute sa famille sera assassinée le soir même, à sa place, sauvagement, à titre d’exemple. Il doit rester. Malgré les efforts du colonel pour le faire changer d’avis, il reste intraitable. Notre armada redécolle, direction Geryville. Le harki nous regarde, impassible et digne. Il se met au garde-à-vous et agite la main pour nous dire au revoir. Dans l’Alouette, le silence est écrasant… ».

Sources :

  • Revue Le Piège.
  • Amicale des Anciens élèves de l’Ecole de l’Air.
  • Bulletin Secours de France, automne 2015.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 29 Novembre 2015

La chapelle de That-Khé est sauvée !

Le 27 août 2014, nous relayions sur ce site l’appel pour sauver la chapelle de That-Khé de la ruine. Souvenez-vous, cette chapelle avait abrité de nombreux soldats français du CEFEO durant la terrible bataille de la RC4.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater sur cette photographie, la chapelle a été restaurée et est sauvée. Grâce à de nombreuses associations, dont l’ANAPI, le Souvenir Français d’Asie, et surtout l’action énergique de Bernard Tissier et de Thierry Servot-Viguier.

Une plaque figure à l’entrée de cette chapelle :

« Nous tenons à remercier sincèrement les organisations, les associations, de leur soutien pour la restauration de la chapelle de That Khé, notamment :

  • La congrégation d’évangélisation des puples ;
  • L’évêque de Lang-Son et Cao-Bang ;
  • Vietnam-Espérance, l’ANAPI et leurs amis ;
  • Les mécénats nationaux et internationaux ».

Bravo à Bernard Tissier, Thierry Servot-Viguier et Amédée Thévenet d’avoir œuvré pour répondre à l’attente de tous les anciens d'Indochine.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 29 Novembre 2015

Commémorations en Macédoine.

A la suite de notre article sur les cimetières militaires français en République de Macédoine, son Excellence Monsieur Blagoj Zasov, ambassadeur, Délégué général du Souvenir Français en Macédoine, nous a fait parvenir des photographies, dont celle ci-dessus, et nous a écrit quelques lignes : « Vous savez que la Macédoine est l’un des pays où sont enterrés des soldats français tombés pendant la Première guerre mondiale. De ce fait, chaque année, les Macédoniens participent massivement aux commémorations du 11 novembre organisées de l’Ambassade de France à Skopje. »

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Publié le 25 Novembre 2015

Yvette Farnoux (Copyright Le Monde).
Yvette Farnoux (Copyright Le Monde).

Yvette Farnoux n’est plus. Décédée le 7 novembre 2015 à Vanves, ville qu’elle habitait avec son époux Abel depuis longtemps. Résistante et déportée française, survivante du camp d’Auschwitz, Yvette Farnoux faisait partie des quelques françaises devenues Grand’Croix de la Légion d’honneur comme Germain Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jacqueline de Romilly et Madame le général Valérie André.

Un hommage lui a été rendu aux Invalides en présence d’un grand nombre de représentants d’associations d’anciens combattants et patriotiques, parmi lesquels le Contrôleur général des armées Serge Barcellini, président général du Souvenir Français. Des représentants des hautes autorités de l’Etat étaient également présents. A cette occasion le président de la République, a indiqué : « Cette combattante de la liberté est devenue après la guerre une militante de la mémoire qui n’a jamais cessé d’œuvrer pour la transmission de l’esprit de Résistance aux jeunes générations ». Puis, Manuel Valls, Premier ministre, a ajouté : « Nous saluons ce jour ses combats, son courage, ses souffrances. Elle aura été un grande héroïne de la nation ».

Yvette Farnoux, née Baumann, voit le jour en Alsace, le 10 septembre 1919, au sein d’une famille juive. Ses parents s’installent sur Paris dans le 16e arrondissement. Etudiante au lycée Molière de Paris, la jeune Yvette s’oriente très tôt vers le service aux autres et décide de travailler pour le Secours national. Arrive la Seconde Guerre mondiale : elle s’engage dans la Résistance dès 1941 – elle n’a pas alors 22 ans – et devient une collaboratrice de Berty Albrecht.

Berty Albrecht est alors l’une des figures des mouvements clandestins. Ancienne surintendante aux usines Fulmen de Clichy et de Vierzon, elle participe aux premiers mouvements de la Résistance, en compagnie de Pierre Fresnay (qui fonde le Mouvement de Libération Nationale), Pierre de Froment et Robert Guédon. Mais arrêtée en 1942, Berty Albrecht réussit à s’évader et entre en clandestinité. Arrêtée de nouveau en 1943, transférée à la prison de Fresnes, elle est retrouvée pendue dans sa cellule le jour même. Un suicide pour ne pas parler sous la torture. Les Mouvements Unis de la Résistance (MNR) se tournent alors vers Yvette Baumann et lui demande de prendre la responsabilité nationale de ses services sociaux. Profitant de ce poste, elle monte des actions visant à l’évasion des résistants.

Mais en janvier 1944, alors qu’elle est enceinte de huit mois d’un premier mari qui disparaîtra dans les camps de concentration, Yvette est arrêtée pour fait de résistance. Elle tente de se suicider en se tailladant les poignets, est transférée vers l’hôpital de Blois, accouche d’un enfant mort-né, puis cherche à s’évader. Reprise, elle est déportée vers Auschwitz-Birkenau puis Ravensbrück. Les nazis lui tatouent le numéro 80583 sur le bras. Tatouage qu’elle ne fera jamais effacer.

Le camp est libéré par les Soviétiques le 30 avril 1945. Yvette rencontre Abel Farnoux, évadé du camp de Buchenwald après 22 mois de captivité. Il a été intégré à l’armée américaine et est chargé du rapatriement des déportés. Ils se marient l’année suivante et auront trois enfants.

Après la guerre, Abel fait carrière aux Postes et Télécommunications. Il travaille aux liaisons téléphoniques entre l’Afrique et l’Europe et n’a de cesse de promouvoir la technologie française en matière d’électronique et d’une toute nouvelle activité, l’informatique. Viennent ensuite l’aventure de la télévision en couleur – Abel Farnoux est à l’origine du procédé de télévision Vidéocolor – et l’aventure politique : en 1991 il est nommé conseiller spécial de Madame le Premier ministre Edith Cresson. Quant à Yvette, assistante sociale, elle créé des associations de défense de la mémoire et œuvre pour les anciens déportés. Entre autres, elle fonde l’association Mémoire des déportés et des résistants d’Europe.

En 2009 au magasine Le Déporté, elle déclare : « Malgré les interrogations disons… musclés, ma seule gloire, ainsi que celle de mon mari, c’est qu’après mon arrestation, personne n’a été capturé ». Puis d’ajouter : « Avoir eu des enfants fut une grande revanche. Mais quand ils ont grandi, j’ai toujours eu peur pour eux. Peur que ça recommence… En fait, depuis la Libération, j’ai cette peur-là ».

Bertold Brecht, in La Résistible Ascension d’Arturo Ui, a écrit ceci :

« Vous apprenez à voir, plutôt que de rester

Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder.

Voilà ce qui aurait pour un peu dominé le monde !

Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut

Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt.

Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. »

Source :

  • Blog de Bernard Gauducheau, maire de Vanves.
  • Journal Le Parisien.
  • Journal Le Monde.
  • Journal Le Figaro.

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Publié le 15 Novembre 2015

Deuil national.

Décret du 14 novembre portant déclaration de deuil national :

« Le Président de la république,

Sur le rapport du Premier ministre,

Décrète :

Article 1 : les 15 novembre, 16 novembre et 17 novembre sont déclarés jours de deuil national en hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.

Article : 2 : le Premier ministre est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la république française ».

Circulaire du 14 novembre 2015 relative aux jours de deuil national en hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.

« J'ai l'honneur de vous faire connaître que, conformément à un décret de ce jour du Président de la République, les dimanche 15 novembre, lundi 16 novembre et mardi 17 novembre 2015 seront jours de deuil national afin de rendre hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.

L'ensemble de nos concitoyens doit pouvoir se joindre à cet hommage. Les employeurs ont été invités à permettre à leurs salariés d'y participer.

Selon des modalités qu'il vous appartiendra de fixer, vous veillerez donc à organiser lundi 16 novembre prochain, à 12 heures, un moment de recueillement permettant aux agents des services publics relevant de votre autorité ou placés sous votre tutelle de s'associer à cet hommage.

Enfin, les drapeaux seront mis en berne sur les bâtiments et édifices publics dès aujourd'hui et jusqu'au mardi 17 novembre inclus.

Manuel Valls ».

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