Publié le 21 Juin 2022

En Indochine, il n’y avait qu’un tigre et il s’appelait Roger Vandenberghe.

De faits d’armes en exploits.

Roger Vandenberghe nait à Paris le 26 octobre 1927. Pupille de l’assistance publique, il prend une part active aux combats de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, alors soldat de la 1ère armée « Rhin et Danube » il est blessé dans les Vosges.

Sitôt cette guerre terminée, il part en Indochine en découvrir une autre. Volontaire pour être des coups les plus audacieux, il est nommé chef du commando n°24 « Les Tigres Noirs » ; unité qu’il a créée avec des prisonniers capturés et qu’il a retourné. Sous-officier en 1948, il passe en quelques années adjudant-chef.

Il reçoit 15 citations au feu dont 6 palmes (d’où la longueur de ses médailles) et sera blessé huit fois. Les exploits les plus insensés marquent sa guerre. Un jour, il apprend que sa tête est mise à prix par le Vietminh. Il se constitue prisonnier, demande et empoche l’argent de sa rançon, puis il tue ses geôliers et s’en retourne dans ses lignes ! D’autres exploits et faits d’armes sont accomplis et en trois ans : habillés en Vietnamiens pour mieux se fondre dans les lignes ennemies, son commando inflige plus de pertes au Vietminh que toute une division. Le 30 mai 1951, il est de l'attaque de Ninh Binh pour récupérer le corps du lieutenant Bernard de Lattre de Tassigny, son ami, tué lors de la chute de son poste dans cette région dite des calcaires.

Le , le sous-lieutenant Nguien Tinh Khoï (ancien commandant de l'unité d'assaut du régiment 36 de la brigade 308 du Vietminh, capturé lors de la bataille du Day en 1951) le trahit et l'assassine pendant son sommeil à Nam Dinh, ainsi que le sergent Puel. Vandenberghe aura traversé la guerre d’Indochine comme un éclair et est mort à 24 ans.

Sa tombe porte le numéro 263 au cimetière de Nam Dinh. Avec l'appui de plusieurs associations d'anciens combattants d'Indochine, son cercueil, ainsi que celui de son frère Albert, sont rapatriés en France dans leurs régions d'adoption en 1987, Albert au cimetière d'Arthez-de-Béarn et Roger au cimetière de Castillon, un village voisin. Une stèle en son nom domine la vallée du Béarn.

De la famille de Lattre de Tassigny il est justement question !

 

De Lattre de Tassigny père et fils.

Voici un récit lu sur plusieurs sites et forums dédiés à la guerre d’Indochine. Nous sommes en mai 1951. Le général de Lattre de Tassigny est avec son fils, le lieutenant Bernard. Il lui demande :

  • Dis-moi Bernard, quel est cet escogriffe planté sur la piste comme un poteau télégraphique et qui me fixe du regard ?

Bernard de Lattre répond :

  • Entre le Day et le fleuve Rouge, tout le monde le connaît, c'est Vandenberghe.

Le jeune sait l'intérêt que porte son père aux hommes qui sortent du commun. Le général se rapproche et, lorsqu'il est à 6 pas, il voit Vandenberghe se figer et saluer.

  • Que fais-tu sur ce terrain ? questionne le grand chef.

Après avoir fait exécuter une marche sportive de 20 km en zone ennemie à ses hommes, Vandenberghe dit :

  • Je suis venu vous voir. C’est un honneur pour un soldat que de voir un grand chef, un vrai.

De Lattre ne répond pas, son fils Bernard voit dans les yeux de son père, qu'il a été touché par l'hommage rendu par Vandenberghe.

  • Tu es Adjudant, m'a-t-on dit, qu'est-ce que tu fiches dans cette tenue et sans galons ?
  • Mon Général, je reviens de la guerre, je ne porte jamais de galons, parce que je me déplace seulement en zone viet.
  • Et tu crois que c'est payant ?
  • Oui, je vais les chercher dans leurs zones, dans les grottes ou la forêt, il m'arrive de les faire sauter avec leurs propres grenades ou mines que je leur fauche. Ce matin, j'ai ramené un officier qui connaît le stationnement de la brigade d'assaut 304...

De Lattre sourit, cet homme me plaît, il dira de lui, quelques jours plus tard :

  • C'est un peu comme si un tigre, en plus de ses crocs, de ses griffes et de sa détente, recevait un permis de chasse...

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédies Wikipédia et Larousse.
  • Site Marsouins du Monde.
  • Site Soldats de France.
  • Site Forum-militaire.
  • Hugues Tertrais, Regards sur l’Indochine, Gallimard, 2015.
  • Guy Leonetti (sous la direction de), Mémorial Indochine, Ministère de la Défense, 2014.
En Indochine, il n’y avait qu’un tigre et il s’appelait Roger Vandenberghe.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 10 Juin 2022

Au lieutenant d’aviation Pierre Meyzonnier.

Le nom de Pierre Meyzonnier est inscrit sur le monument aux morts de la ville d’Issy-les-Moulineaux car au moment de son décès, pour la France, il était habitant de la ville, au 4 de la rue Edouard Voisembert.

Il y a quelques années de cela, nos collègues du Souvenir Français de la ville d’Apt, dans le Vaucluse, ont retrouvé une vieille plaque, couverte de poussière, dans la cave de la mairie. Une plaque à la mémoire de Pierre Meyzonnier, qui fut commissaire de police de cette ville de 1935 à 1937.

La mairie l’a alors confiée au comité local du Souvenir Français qui, fidèle à son engagement, a effectué des recherches et publié l’article que voici :

« Né à Venise en Italie, le 21 septembre 1911, Pierre Meyzonnier, après de brillantes études de Droit, est nommé commissaire de police stagiaire. Il prend son premier poste à Apt en août 1935. Un an et demi plus tard, il quitte notre ville pour Paris où il est affecté au Contrôle général des Services de police criminelle. Lieutenant pilote de réserve, il est mobilisé en août 1939 et affecté au bataillon de l’air n°112. Le 5 juin 1940, au matin, aux commandes de son avion, il assure avec 21 autres appareils Bréguet et Curtiss, une mission aérienne dans la région d’Abbeville (Somme). Arrivés sur zone, ils sont attaqués par une quinzaine de Bf109 allemands. Le combat fait rage, sept avions ennemis sont abattus. L’appareil de Pierre Meyzonnier tombe en flamme, au milieu d’une prairie, sur la commune de Beaucamps-le-Vieux. Retiré des débris, le corps sans vie de cet officier est inhumé dans le cimetière communal où les honneurs militaires lui sont rendus. Cité à l’ordre de l’Armée aérienne, la Médaille militaire et la Croix de guerre avec palme lui sont attribuées à titre posthume. »

Et le vendredi 8 juin 2018, la mairie, les anciens combattants, les habitants et le Souvenir Français d’Apt ont procédé à l’inauguration de la plaque rénovée, qui figure à l’entrée du nouveau bureau de police.

Merci à nos chers collègues : vous honorez nos valeurs !

 

Sources :

Au lieutenant d’aviation Pierre Meyzonnier.

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Publié le 6 Juin 2022

Les coloniaux : Hubert Lyautey.

Hubert Lyautey nait à le 17 novembre 1854.

Issu d’une vieille famille franc-comtoise, Hubert Lyautey, comment nombre de ses ancêtres (notamment sous le Premier empire) se destine très tôt à la carrière militaire et entre à Saint-Cyr en 1873. Après avoir poursuivi sa formation à l’école de guerre, il est envoyé en Algérie où il demeure deux ans comme officier de cavalerie. Rentré en Europe, Lyautey, fervent monarchiste, rend visite dans son exil au comte de Chambord, pour lui témoigner son dévouement. Mais, devant la division et la faiblesse des royalistes, ce légitimiste de cœur doit cependant se rallier, par raison, à la République.

En 1894, Hubert Lyautey, qui est appelé à accomplir l’essentiel de sa carrière hors de la métropole, quitte de nouveau la France pour le Tonkin d’abord, puis pour Madagascar, en 1897, où il part avec Gallieni. Devenu colonel, en 1900, Lyautey parvient à pacifier la région et à en favoriser le développement économique.

En 1903, il est appelé par le gouverneur général Jonnart, en Algérie. Œuvrant avec efficacité pour le maintien de la paix, il y reçut ses étoiles de général. En 1912 enfin, celui qu’on allait surnommer Lyautey l’Africain devient le premier résident général de France au Maroc. Il donne là toute la mesure de son génie de stratège et de grand administrateur. Ayant pris rapidement une connaissance parfaite de la région, du terrain et des mœurs comme des tribus, il est soucieux de respecter la religion islamique dont il s’instruit, et de respecter aussi la personne du sultan, Commandeur des croyants. Il sait s’attirer la confiance des élites locales, prenant dans son sens exact le terme de protectorat. Il sait pacifier et il sait bâtir, créant notamment avec Casablanca les premières structures du Maroc moderne.

Pendant la première guerre mondiale, il quitte temporairement ses fonctions pour devenir, entre décembre 1916 et mars 1917, ministre de la Guerre dans le cabinet Briand. Après avoir regagné le Maroc, il est fait, en 1921, maréchal de France. Mais l’hostilité du cartel des gauches lui ôte, durant le gouvernement Painlevé, le commandement des troupes engagées contre la rébellion d’Abd-el-Krim pour les confier à Pétain, ce qui le conduit à donner sa démission et à rentrer définitivement en France, en 1925. Il y remplit, avant de mourir, une dernière mission : l’organisation de l’Exposition coloniale de 1931.

Caractère exceptionnel, doué d’une remarquable intelligence dans l’action, Hubert Lyautey a consacré quelques ouvrages au métier militaire. L’essai qu’il publie en 1891 dans La Revue des deux mondes, Du rôle social de l’officier dans le service militaire universel, dans lequel il fait connaître sa conception humaniste de l’armée, a un grand retentissement et influence toute une génération d’officiers. Il développe ces thèmes dans un ouvrage, Le rôle social de l’armée (1900), et publie également Dans le sud de Madagascar, pénétration militaire, situation politique et économique (1903), le fruit de son expérience coloniale.

Hubert Lyautey n’est pas encore maréchal de France quand il est élu à l’Académie française, le 31 octobre 1912, au fauteuil d’Henry Houssaye par 27 voix. Il n'est reçu qu’après la guerre, le 8 juillet 1920, par Mgr Duchesne.

Mort en France, le 27 juillet 1934, Lyautey est, selon ses dernières volontés, enseveli à Rabat. En 1961, après l’indépendance du pays, sa dépouille est ramenée en France pour être déposée aux Invalides.

 

Sources :

  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Site de l’Académie française.
  • Lyautey par André Le Révérend, Fayard, 1989.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #La Coloniale

Publié le 23 Mai 2022

A Célestino Alphonso.

Célestino Alphonso (ou Alfonso) nait le 1er mai 1916 à Ituero de Azaba, en Espagne, dans la région de Salamanque. La famille émigre en France en 1927 et s’installe à Ivry-sur-Seine. Le jeune garçon apprend le métier de menuisier et s’installe à Issy-les-Moulineaux.

Mais dès l’âge de 20 ans, il décide de repartir pour son pays natal afin d’y aider ses compatriotes aux prises avec les Franquistes. Célestino devient officier des milices communistes espagnoles, commissaire politique dans la 2e Brigade internationale. En février 1939, alors qu’il rentre en France, il est interpellé et interné au camp d’Argelès-sur-Mer et en sort le 7 décembre.

De retour à Paris, et après quelques mois de travail, il est de nouveau arrêté et envoyé en Allemagne, d’où il revient en juin 1941. Alors, il milite pour le Parti communiste clandestin et distribue des tracts. Plusieurs membres de son groupe de résistants sont arrêtés. Il s’éloigne de Paris et s’installe à Orléans. En juillet 1943, il intègre les FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans – Main d’œuvre immigrée) de la région parisienne et participe à plusieurs opérations. La plus célèbre est l’assassinat du haut dignitaire nazi Julius Ritter, Responsable du STO (Service du Travail Obligatoire) en France. Pour son coup de main, il est accompagné de Missak Manouchian, Léo Kneler et Marcel Rayman (en fait, ils n’apprirent l’importance du personnage qu’avec les journaux allemands des jours suivants).

Le 17 novembre 1943, Célestino est arrêté une nouvelle fois et interné à Fresne. Il est condamné à mort pour sept meurtres reconnus de militaires allemands. Le 21 février 1944, il est fusillé dans la clairière du Mont Valérien.

Pour l’avant-dernier survivant du groupe Manouchian, mort en 2011, Henri Karayan, que les Isséens ont bien connu : « Célestino était notre meilleur tireur : une balle ça suffisait. Une balle ou deux ».

Célestino Alphonso est inhumé au cimetière communal d’Ivry.

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site : https://www.memorialgenweb.org/
  • Des remerciements pour leur travaux à Jérôme Charraud et Bernard Laudet, contributeurs du site Memorial GenWeb.

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Publié le 9 Mai 2022

A Alain Grout de Beaufort, Compagnon de la Libération.

A Vanves, dans les locaux du lycée Michelet se trouve une plaque commémorant la mémoire de 41 anciens élèves, morts au cours de la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces 41 noms figure celui d’Alain Grout de Beaufort, Compagnon de la Libération.

Alain Grout de Beaufort nait le 3 mai 1918 à Châtellerault dans la Vienne. Il est le fils d’Ernest Grout de Beaufort, officier de cavalerie, et d’Anne Creuzé. Habitant le château de Kerascouët à Saint-Yves en Bubry, dans le Morbihan, le jeune Alain poursuit ses études au lycée Michelet de Vanves avant d’entrer au sein de l’armée de l’Air. Aspirant au début de la guerre, il rejoint le Maroc après l’armistice puis rentre en France pour prendre part à des opérations clandestines avec ses frères Jacques et Guy. Parmi leurs faits d’armes, il faut noter le balisage des côtes pour diriger les bombardements de la Royal Air Force.

Agent du réseau de la Confrérie Notre-Dame du colonel Rémy (Gilbert Renault), il embarque pour l’Angleterre le 17 juin 1942 pour s’engager dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il est affecté au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) et y dirige l’organisation des services « Action ».

Le 14 avril 1943, il est parachuté den France pour prendre le commandement du Centre d’opérations de parachutages et d’atterrissages (COPA) de la Région R6 (les départements du Puy-de-Dôme, de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Cher). Bientôt, il est également nommé Délégué militaire régional en R6. Par la suite, il réorganise le Service des opérations aériennes à Paris, comme chef du Bureau des Opérations Aériennes (BOA) pour la Région P (Paris) en 1944. Il gère également les parachutages sur le Morvan (centre de la Bourgogne) et sauve le maquis de Lormes (Nièvre).

Nommé adjoint de Jacques Chaban-Delmas à la direction militaire de la Zone Nord, il ne conserve ce poste que peu de temps : le 27 juillet 1944, il tombe dans un traquenard de la Gestapo et est arrêté en compagnie d’André Baude et André Rondenay (délégué militaire zone Nord). Ils ne sont pas formellement identifiés. Déportés, ils doivent faire parties des derniers convois pour l’Allemagne. Mais un ancien compagnon les reconnait sur le quai d’embarquement de la gare de Pantin. Alain Grout et André Rondenay sont alors emmenés dans une villa pour être torturés par la Gestapo, puis peu après sont fusillés en forêt de Domont dans le Val d’Oise.

Alain Grout de Beaufort avait le grade de lieutenance-colonel, était Compagnon de la Libération, croix de Guerre 39-45, médaillé de la Résistance avec rosette à titre posthume, Military Cross. A noter encore : les frères d’Alain Grout de Beaufort, Bernard et Jacques, de même que ses beaux-frères Jacques Bretagne et Henri Garnier sont tous Morts pour la France.

Outre le lycée Michelet, le nom d’Alain Grout de Beaufort apparait sur le monument aux morts de la commune d’Inguiniel, à Sainte-Anne-d’Auray, à Saint-Martin-du-Puy, dans la Nièvre, sur la plaque commémorative du prytanée militaire de La Flèche dans la Sarthe et sur le monument commémoratif de la Résistance à Domont.

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site : https://www.memorialgenweb.org/
  • Des remerciements pour leur travaux à Jean Le Floch, Laurence Le Troedec, Pierre Gomez, Liliane Pizzighella, Claude Richard, Joël Godin, Philippe Frilley, contributeurs du site Memorial GenWeb.

 

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Publié le 16 Avril 2022

Le visage de Wladimir Rygaloff.

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves entretient depuis des années la sépulture de Wladimir Rygaloff à Issy. Et ce à la demande de Mademoiselle Marie-Thérèse Borg, proche de Wladimir, et en accord avec Thierry Gandolfo, alors conservateur du cimetière, ainsi que la municipalité.

Nous connaissions une partie de l’histoire du jeune homme, racontée par Mlle Borg. Grâce au remarquable site : https://www.memorialgenweb.org/ nous avons maintenant la photographie de Wladimir et nous en savons un peu plus.

D’abord, il était le fils de Nicolas Rygaloff et d’Olga Livoff. Il habitait au 2, rue Claude Matrat (à la même adresse que le général Roland Glavany qui fut longtemps notre président d’honneur). Ensuite, à l’occasion de recherches au Service Historique de la Défense à Vincennes, son nom figure bien dans la liste des résistants des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Enfin, Wladimir Rygaloff fut arrêté avec trois de ses camarades lors d’une mission de transport d’armes et il fut fusillé rue Jean Mermoz à Versailles le 24 août 1944. Le lendemain, la ville de Paris était libérée de l’occupant nazi.

Enfin, par cette photographie nous rendons aussi hommage à Marie-Thérèse Borg, disparue à la fin de l’année 2018.

Merci à Daniel Fouquerel, Jérôme Charraud et Claude Richard pour leur travail éminent et leurs contributions au site « Mémorial Gen Web ».

 

Sources :

 

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Publié le 4 Avril 2022

L’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux rebaptisé en l’honneur du général Valérie André.

Alors que le général Valérie André va célébrer son 100e anniversaire, l’héliport de Paris – Issy-les-Moulineaux a été rebaptisé le 8 mars dernier, « Héliport Paris-Issy-les-Moulineaux Valérie André », en présence de la première femme nommée au grade de général en France.

 

Parmi les personnages illustres qui ont marqué l’histoire d’Issy-les-Moulineaux et de France, Valérie André a une place à part. Héroïne incontestée de l’aviation militaire française, le Médecin Général Inspecteur Valérie André a profondément marqué le monde aéronautique international tant par ses exploits en Indochine dans les années 1950, où elle fut la première femme au monde à piloter des hélicoptères en mission de guerre, qu’en tant que première femme nommée au grade de général dans l’histoire de France, ou bien encore comme artisan de la création de l’Académie de l’Air et de l’Espace.

Le général Valérie André fut également la première femme militaire élevée à la dignité de Grand’Croix de la Légion d’honneur, ainsi que Grand’Croix dans l’Ordre national du Mérite. Elle est un modèle de courage et d’abnégation pour nombre de femmes militaires en particulier, et, bien plus, une figure exemplaire de nos armées.

A quelques semaines de fêter son 100e anniversaire, le général Valérie André a assisté au baptême à son nom de l’héliport de Paris – Issy-les-Moulineaux. Le 8 mars, journée des droits des femmes, s’est en effet tenue une cérémonie en sa présence, ainsi que de nombreuses personnalités comme André Santini, son neveu, Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, Augustin de Romanet, président d’Aéroports de Paris ou Catherine Maunoury, présidente de l’Aéroclub de France.

 

Évacuations sanitaires en hélicoptère.

Valérie André est née le 21 avril 1922 en Alsace. Très tôt, elle souhaite devenir médecin. Mais, comme ses modèles, elle rêve aussi de piloter des avions. A 13 ans, elle réalise son baptême de l’air et prend dès 17 ans des cours de pilotage.

Néanmoins, la guerre éclate et elle fuit l’Alsace pour Clermont-Ferrand puis paris, où elle poursuit des études de médecine, obtenant un diplôme de docteur en médecine peu après la fin de la guerre.

En 1949, alors que la guerre d’Indochine fait rage, elle décide de partir servir en tant que médecin-capitaine sur les théâtres d’opérations. Ayant assisté à des démonstrations d’hélicoptères, elle prend conscience de leur utilité pour l’évacuation sanitaire des blessés et en 1950, entame son apprentissage en France. Elle se spécialise alors en pilotage d’hélicoptère pour les évacuations sanitaires et réalise ainsi l’évacuation de 165 blessés tout en profitant de son brevet de parachutiste, qu’elle a passé quelques années plus tôt, pour sauter sur des postes isolés et apporter une aide médicale aux soldats blessés ne pouvant être rejoints que par des unités parachutées. En Indochine, elle réalisera 129 vols opérationnels.

Durant la guerre d’Algérie, elle continue ses évacuations sanitaires en hélicoptères entre 1959 et 1962 avant de retourner en France et continuer sa carrière d’officier du service de Santé des armées.

En 1976, elle est la première femme à devenir officier général en France et terminera sa carrière au grade de Médecin Général Inspecteur du service de Santé des armées en 1981. A son retour dans la vie civile, elle devient présidente du Comité des femmes militaires et travaille à la promotion des femmes dans les forces armées.

André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux : « Associer le nom de Valérie André, légende de l’aviation française, au lieu qui en a été le berceau est un puissant message au service de la place des femmes dans l’histoire, et donc, dans notre société ».

 

Cet article est paru dans le journal d’Issy-les-Moulineaux, Point d’Appui, numéro d’avril 2022.

 

 

Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.

Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.

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Publié le 12 Mars 2022

Paras du 3e RPC, en Algérie.

Paras du 3e RPC, en Algérie.

Au 3e bataillon colonial de commandos parachutistes.

Créé en janvier 1948, cette unité rejoint l’Indochine en novembre de la même année. En mai 1950, le 3e reprend le poste de Dong Khé dans le nord du Vietnam, là où stationnait le 8e régiment de tirailleurs marocains. Deux fois cité à l’ordre de l’armée, le régiment est dissous après son sacrifice lors de la bataille de la RC4 en octobre 1950. Lors de cet épisode, le 3e BCCP du capitaine Cazaux et le 1er BEP (Bataillon Etranger Parachutiste) du commandant Segrétain vont pratiquement disparaître.

Récréé le 27 décembre 1951, le 3e reçoit l’appellation de 3e bataillon de parachutistes coloniaux le 28 mai 1952 et s’illustre encore en Indochine où il est de nouveau cité à l’ordre de l’armée, à la suite de la bataille de Nan San.

L’année suivante, fournissant l’ossature du 5e bataillon de parachutistes vietnamiens, le 3e est de nouveau dissous… pour être confié deux années plus tard à un certain lieutenant-colonel Bigeard. Ce dernier va transformer un régiment d’appelés en une unité d’élite. Les anciens d’Algérie disent que c’était là un des régiments préférés des Pieds-noirs pendant la bataille d’Alger. Dès lors, l’unité est présente dans toutes les grandes opérations en Algérie puis participe aux combats de Bizerte.

Devenu le 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine le 1er décembre 1958, il rentre en métropole et s’installe le 22 juillet 1962 à Carcassonne où il est entièrement professionnalisé en 1976.

En 1968, le régiment intervient au Tchad lors de la première guerre civile tchadienne, puis en 1978 au sud Liban où son chef, le colonel Salvan, est grièvement blessé, puis à Djibouti, de nouveau au Tchad, en Centrafrique, en Nouvelle-Calédonie, au Togo, au Gabon, au Rwanda, en Irak, en Turquie, au Zaïre, en ex-Yougoslavie, au Congo et enfin au Kosovo où il obtient sa cinquième citation. Depuis il est intervenu en Côte d'Ivoire, en Afghanistan et au Mali.

Parmi les chefs de corps, il convient de citer :

 

  • 3e BCCP : chef de bataillon Ayrolles : janvier 1948 - septembre 1949 ; capitaine Cazaux : septembre 1949 - mai 1950 ; chef d’escadron Decorse : mai 1950 - octobre 1950.
  • 3e BPC : capitaine Bonnigal : décembre 1951 - avril 1953 ; capitaine Bouvery : avril 1953 - août 1953 ; chef de bataillon Lenoir : juin 1955 - novembre 1955.
  • 3e RPC : colonel Marcel Bigeard : du 1er novembre 1955 au 12 avril 1958 ; lieutenant-colonel Trinquier : avril 1958 - décembre 1958.

La devise du régiment est la suivante : remplaçant la fameuse devise du 3e BCCP, « descendre partout et s’élever toujours » par « Être et durer », devise créée par le général Marcel Bigeard qui a demandé cette devise et un nouvel insigne quand il en a pris la charge.

 

Georges Pinchaud.

Georges Pinchaud est né à Paris 14e le 3 janvier 1936. Isséen, sergent au 3e RPC, il est tué au combat le 17 novembre 1958 à Bir Babalou, sur la commune d’Aumale, au cours, comme il était dit à l’époque, « des opérations de maintien de l’ordre en Algérie ».

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français – Comité d’Issy-Vanves.
  • Site : https://www.histoiredumonde.net/
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Forum du site : « Chemin de Mémoire parachutistes ».
  • Site du Ministère des Armées.
  • Crédit photographique : forum du site « Chemin de Mémoire parachutistes ».

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 25 Février 2022

Madame le général Valérie André.

Madame le général Valérie André.

Apprivoiser le souffle du vent : femmes aviatrices, du mardi 8 mars au dimanche 17 avril à Médiathèque des Chartreux.

Partez à la conquête du ciel dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes auprès de plusieurs aviatrices, pionnières de l’aviation et premières femmes à avoir obtenu le brevet de pilote-aviateur de l’Aéro-Club de France dès 1910.

Thérèse Peltier, Elise Deroche, Hélène Dutrieu, Jeanne Herveux, Marie-Louise Driancourt, Marie Marvingt, Maryse Bastié, … Autant de femmes aviatrices que de personnalités fortes de par leurs compétitivités, leurs goûts du risque et du dépassement de soi. Nombre d’entre elles ont fait leurs preuves sur l’ancien champ de manœuvres militaire, actuel héliport de Paris-Issy, et marquées le monde de l’aviation au même titre que de grands aviateurs tels que Henri Farman. Tout au long du XXe siècle, de nombreuses femmes ont fait carrière dans l’aviation civile, professionnelle, jusque dans l’armée, telle que Valérie André, première femme Général, médecin et pilote d’hélicoptère.

L’exposition Apprivoiser le souffle du vent : femmes aviatrices est également l’occasion de découvrir l’importance et l’évolution de l’aviation qui a marqué les imaginaires de par les meetings aériens, les dangers encourus et les prouesses techniques, jusqu’à s’inscrire dans notre quotidien.

Pour accéder aux médiathèques, les visiteurs de plus de 12 ans et 2 mois révolus sont tenus de présenter un pass sanitaire valide et les plus de 16 ans un pass vaccinal valide. Entrée libre.

 

Sources :

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Publié le 25 Février 2022

Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.

Le samedi 19 février 2022, des délégations de l’UNC d’Issy-les-Moulineaux et du Souvenir Français d’Issy-Vanves, de même que des membres de la FNACA d’Issy, ont été reçus en l’hôtel Rothelin-Charolais, par M. David Daoulas, maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux, membre du cabinet du porte-parolat du gouvernement et M. Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, et élu sur Issy-Vanves.

 

Cette occasion a permis aux représentants des associations d’exposer un certain nombre d’éléments sur le monde associatif et surtout de pouvoir visiter l’hôtel de Rothelin-Charolais.

 

Cet hôtel est construit vers 1703-1704 pour Philippe d’Orléans, marquis de Rothelin (1678-1715). Cet édifice est caractéristique des hôtels particuliers du début du 18e siècle, entre cour et jardin, qui voient le jour dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés alors en plein développement.

En 1735, l’hôtel devient la propriété de Louis-Anne de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Charolais (1695-1758) qui entreprend de nombreux travaux.

Le marquis de Rothelin étant le premier propriétaire et Mademoiselle de Charolais étant à l’initiative des réaménagements qui lui donnent pratiquement ses dispositions actuelles, l’hôtel prend rapidement le nom de « Rothelin-Charolais ».

Il est aujourd’hui occupé par le Ministère de la Transformation et de la Fonction publiques et le porte-parole du Gouvernement.

 

Les associations d’anciens combattants d’Issy, le Souvenir Français d’Issy-Vanves tiennent à remercier chaleureusement M. Gabriel Attal, pour son accueil, sa disponibilité, son accessibilité et sa gentillesse, et remercient M. David Daoulas, pour la qualité de son exposé et d’avoir été à l’œuvre de cette journée mémorable.

 

Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
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