Publié le 28 Mars 2015

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Biographie.

De tous les personnages de la Commune de Paris, Louise Michel est la première femme à avoir triomphé de la conspiration du silence et de l’oubli. Combattante, oratrice, éducatrice, poète, accusée transformant les tribunaux en tribune, elle campe un personnage qui servira de référence à toutes les révolutionnaires d’idéologies diverses depuis la fin du 19e Siècle jusqu’à nos jours.

Louise Michel naît à Vroncourt (Haute-Marne), le 29 Mai 1830. Fille d’une servante, elle est née au château appartenant à la Mr et Mme Demahis qui l’éduquent dans la connaissance des Lumières et le souvenir de la Première République. Cette éducation lui fera prendre conscience d’abord de l’injustice, puis de la nécessité de la combattre.

En 1853, elle devient institutrice mais elle refuse de prêter serment à l’Empereur Napoléon III. Elle enseignera donc dans des écoles « libres », c’est-à-dire sans lien avec le pouvoir, d’abord en Haute-Marne, puis à Paris à partir de 1856. Ses méthodes pédagogiques s’inspirent de quelques grands principes : l’école doit être pour tous, pas de différence entre les sexes, nécessité d’une éducation à la sexualité, l’enseignant doit en permanence accroître son savoir.

Sur ces idées, elle rencontre tout ce que Paris compte de républicains et l’avant-garde socialiste.

En 1870, après la défaite de Napoléon III, Louise Michel se bat pour une République démocratique, inspirée de la Convention de l’an II, et sociale dans le prolongement de juin 1848. Elle sera de tous les combats pour la défense de Paris et pour réclamer l’élection de la Commune. Elle préside le Comité de vigilance des femmes de Montmartre.

Le 18 Mars 1871, elle est au premier rang des femmes de Montmartre qui mettent en échec la tentative de Thiers de s’emparer des canons de la Garde Nationale.

Pendant la Commune, elle combat dans la Garde nationale. Elle se bat sur les barricades de la Semaine sanglante. Le 24 mai, sa mère ayant été prise en otage par les Versaillais, elle se constitue prisonnière. Elle connaîtra l’horreur des prisons de Satory et des Chantiers à Versailles.

Le 16 Décembre, elle passe devant un Conseil de guerre qu’elle transforme en tribune pour la défense de la révolution sociale. Elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Elle est incarcérée à la prison d’Auberives en (Haute-Marne), jusqu’à son départ pour la Nouvelle Calédonie le 24 août 1873 où elle arrive le 8 décembre.

Au bagne, elle reprend son travail d’institutrice auprès des Canaques. Elle les approuve quand ils se révoltent contre la colonisation. Elle se prend de sympathie pour les Algériens déportés après leur révolte de 1871.

Libérée après la loi d’amnistie du 12 Juillet 1880, elle revient en France où elle débarque à Dieppe le 9 Novembre et est accueillie triomphalement à Paris, gare Saint-Lazare.

Elle reprend son action révolutionnaire marquée par sa fidélité aux idéaux de la Commune de Paris. Elle est devenue anarchiste pendant sa déportation ce qui ne l’empêche pas d’entretenir des relations courtoises avec ses anciens compagnons d’armes engagés dans la propagation du socialisme. Jusqu’à la fin de sa vie elle ira de ville en ville porter la parole révolutionnaire ce qui lui vaudra de séjourner à nouveau en prison à plusieurs reprises.

Elle décède le 9 janvier 1905 à Marseille après une ultime réunion publique. Le 21 janvier 1905, une foule considérable suit son cortège funèbre de la gare de Lyon à Paris jusqu’au cimetière de Levallois où elle est inhumée a côté de sa mère.

A Issy-les-Moulineaux.

Louise Michel dans La Commune, Histoire et Souvenirs parle de son passage à Issy : « Le fort est magnifique, une forteresse spectrale, mordue en haut par les Prussiens et à qui cette brèche va bien. J'y passe une bonne partie du temps avec les artilleurs… Voici les femmes avec leur drapeau rouge percé de balles qui saluent les fédérés ; elles établissent une ambulance au fort, d'où les blessés sont dirigés sur celles de Paris, mieux agencées… Moi, je m’en vais à la gare de Clamart, battue en brèche toutes les nuits par l’artillerie versaillaise. On va au fort par une petite montée entre les haies, le chemin est tout fleuri de violettes qu’écrasent les obus… ». Puis, plus loin : « Il y a eut à Clamart une escarmouche de nuit dans le cimetière, à travers les tombes éclairées tout à coup d’une lueur… Je revois tout cela comme un songe dans le pays du rêve, du rêve et de la liberté ».

Deux chants.

1 – Le Chant des captifs (écrit en Nouvelle-Calédonie)

Ici l'hiver n'a pas de prise,

Ici les bois sont toujours verts ;

De l'Océan, la fraîche brise

Souffle sur les mornes déserts,

Et si profond est le silence

Que l'insecte qui se balance

Trouble seul le calme des airs.

Le soir, sur ces lointaines plages,

S'élève parfois un doux chant :

Ce sont de pauvres coquillages

Qui le murmurent en s'ouvrant.

Dans la forêt, les lauriers-roses,

Les fleurs nouvellement écloses

Frissonnent d'amour sous le vent.

Viens en sauveur, léger navire,

Hisser le captif à ton bord !

Ici, dans les fers il expire :

Le bagne est pire que la mort.

En nos cœurs survit l'espérance,

Et si nous revoyons la France,

Ce sera pour combattre encor !

Voici la lutte universelle :

Dans l'air plane la Liberté !

A la bataille nous appelle

La clameur du déshérité !...

L'aurore a chassé l'ombre épaisse,

Et le Monde nouveau se dresse

A l'horizon ensanglanté !

2 – La Chanson des prisons

Quand la foule, aujourd’hui muette,

Comme l’Océan grondera,

Et qu’à mourir elle sera prête,

La Commune se relèvera.

Nous reviendrons, foule sans nombre,

Nous viendrons par tous les chemins,

Spectres vengeurs sortant de l’ombre,

Nous viendrons nous serrer les mains.

Les uns pâles, dans les suaires.

Les autres encore sanglants.

Les trous de balles dans leurs flancs.

La mort portera les bannières.

Le drapeau noir, crêpe de sang,

Et pourpre, fleurira la terre

Libre, sous le ciel flamboyant

 

 

 

 

Sources :

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #1870-1871

Publié le 21 Mars 2015

 

 

 

Les parachutistes de la France libre, et notamment ceux du Special Air Service, comptent parmi les soldats les plus admirés et les plus honorés de la Seconde Guerre mondiale. Leur devise, Who dare wins, Qui ose gagne, est mondialement connue et résonne comme une sorte de mantra lors de nombreuses cérémonies patriotiques. Pourtant, force est d’admettre qu’au-delà de cette impression générale, de ce vernis qu’apportent les flonflons commémoratifs, c’est plutôt l’inconnu – ou presque – qui domine.

La bibliographie concernant ces hommes n’est pas très conséquente, même s’il convient de saluer le travail d’éditeurs indépendants, tel l’isséen Alain Bétry, longtemps photographe à Historia qui a lancé la maison d’édition Atlante (www.atlante-editions.fr ) et dont l’un des principaux ouvrages est celui d’Edgar Tupet-Thomé sur le sujet. Mais dans l’ensemble, les livres de référence, comme celui de David Portier (Les parachutistes SAS de la France Libre, Editions Nimrod, 2010) sont aujourd’hui quasiment introuvables, sauf à dépenser une fortune sur les réseaux sociaux organisant le marché des livres d’occasion. Pire, de véritables légendes comme Pierre-Louis Bourgoin ou Pierre Marienne, pourtant tous deux Compagnons de la Libération (comme Tupert-Thomé), attendent encore leur biographe de référence.

En définitive, en Bretagne, tout ce passe comme si l’élan historiographique des années 1970, parfaitement symbolisé par les thèses fondatrices de Christian Bougeard sur les Côtes d’Armor et de Jacqueline Sainclivier sur l’Ille-et-Vilaine, n’avait pas été suivi des faits.

Dans ces conditions, commet s’étonner que des parcours plus anonymes, tels que celui de René Le Touzic, nous soient aujourd’hui encore très méconnus ? Ce marin naît à Damgan, dans le Morbihan, en 1916 et profite d’une escale en Angleterre pour rejoindre les Forces Françaises Libres, en mars 1943. Nous ne savons rien ou presque de son environnement socioculturel et ignorons tout des motivations qui l’on conduit à contracter un tel engagement.

Breveté parachutiste cinq mois plus tard, René Le Touzic est affecté au 4e SAS et saute lors des opérations qui, en Bretagne, s’intègrent dans le cadre du déroulement de l’Opération Overlord. Plus précisément, c’est sur la base Samwest, en forêt de Duault, dans les Côtes d’Armor, qu’il est parachuté le 9 juin 1944. Mais c’est dans le Morbihan que son destin bascule puisque, chargé d’une mission de liaison avec la base Dingson, il est arrêté à Guillac lors d’une descente allemande destinée à capturer le commandant Bourgoin. Emmené à Josselin et torturé pendant plusieurs jours, René Le Touzic est fusillé sans avoir livré une seule information, le 3 août 1944, quelques heures seulement avant la Libération, comme un symbole de la répression aveugle menée par les nazis.

Là s’arrête le travail du biographe de René Le Touzic, faute d’archives ou de témoignages le concernant. Pourtant, le processus de mémoire se poursuit puisqu’en avril 2012 le Souvenir Français dépose une demande sur le bureau du maire de Damgan pour qu’une voie soit dénommée en l’honneur de René Le Touzic, natif de la commune.

Cette plaque a été inaugurée le 24 janvier 2015, à 11h00.

Sources :

  • Site www.enenvoir.fr – Article d’Erwan Le Gall.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Atlante Editions dirigées par Alain Bétry.
  • Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch Editeur.

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Publié le 7 Mars 2015

Le samedi 21 mars 2015, en l’église Saint-Bruno, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux participera, à 10h00, à la messe à la mémoire des Isséens morts pour la France, ou en Service Commandé, pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. Leurs noms sont les suivants :

  • André Bernheim, avril 1957.
  • Jean Brulin, décembre 1960.
  • Pierre Essayan, novembre 1958.
  • Gérard Flament, mai 1958.
  • Roland Fortin, septembre 1959.
  • Claude Franck, juillet 1956.
  • Jean Gosselin, septembre 1961.
  • Jean Henry, décembre 1960.
  • Roger Langlois, août 1956 (Tunisie).
  • André Lemoine, mai 1956 (Maroc).
  • Thang Giung Nguyen, mars 1962.
  • Georges Pinchaud, novembre 1958.
  • Jacques Prieur, juin 1958.
  • Georges Segard, juin 1956.
  • Belcacem Slimani, mars 1961.
  • Casimir Stachurski, décembre 1957.
  • Dominique Verley, juin 1957.

Mort en Service Commandé aérien dans le secteur d’Oran en 1959 : l’officier de l’armée de l’air le lieutenant Jean-Pierre Pouillien.

Cette messe sera suivie du fleurissement des tombes des Morts en Algérie.

Auparavant, une cérémonie se déroulera le jeudi 19 mars 2015 à 10h00, place du 19 mars 1962 (face au 33bis de la rue Jean-Pierre Timbaud).

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Publié le 7 Mars 2015

Notre plateforme d’hébergement ayant procédé à une évolution majeure de ses outils et de ses versions logicielles, nous avons décidé d’en profiter pour rénover totalement notre site web.

Nous avons souhaité une plus grande lisibilité des textes en ne plaçant que les titres et les premiers mots de chacun d’entre eux.

Vous retrouverez toutes les catégories (1870-71 ; Issy d’antan ; Première et Seconde Guerres mondiales ; Indochine ; Algérie ; Associations ; Commémorations) que vous aviez avant. Toutes les archives sont là également.

Les albums photos sont placés dans la catégorie « Pages » ; certaines photos sont « de travers » car elles ont été prises à la verticale. Il convient de cliquer sur lesdites photos pour qu’elles apparaissent normalement. Un nettoyage sera fait au fur et à mesure pour supprimer ces clichés.

Voilà : Nous espérons que ce nouveau site vous conviendra et qu’il vous apportera toujours autant d’intérêt dans la découverte d’histoires locales, nationales et même internationales !

CDT (RC) Frederic Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Administration

Publié le 13 Février 2015

 

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L’équipage du Souffleur II. Au centre Jean Gabin ; à sa gauche Raymond Thiébault

(© Tranches de Vies – Wordpress).

  

Ancien militaire, l’Isséen Raymond Thiébault vient de nous quitter dans sa 89e année.

 Né en 1927 dans le quartier de la Ferme à Issy, il suit des études de mécanique. En 1944, à l’âge de 17 ans, il s’engage dans les Forces Navales Libres du général de Gaulle et commandées par l’amiral Muselier. Il est affecté au 2e escadron du régiment blindé de fusilliers-marins de la 2e Division Blindée du général Leclerc. C’est là qu’il fait la connaissance de son chef de char, l’un des plus vieux engagé de l’armée et célèbre acteur : Jean Gabin !

 Après la Libération de Paris, Raymond Thiébault poursuit l’épopée du général Leclerc et combat dans les Vosges, à Strasbourg puis à Berchtesgaden, le fameux nid d’aigle d’Adolf Hitler.

 De retour en France après la guerre, il repart combattre en Indochine où il s’illustre une nouvelle fois en patrouillant sur le Mékong. Il rentre en métropole et se marie. Il est alors embauché chez Salmson comme pilote essayeur. Poursuivant sa carrière automobile, il entre à la SEV d’Issy-les-Moulineaux où il termine sa carrière comme Chef de Département.

 Parallèlement, il fonde les ACV 92 (Anciens Combattants Volontaires des Hauts-de-Seine) et devient, au siège national de la fédération, l’un des vice-présidents en charge de la Chancellerie. A Issy, il devient président de l’UFAC (Union Française des Anciens Combattants) et participe au renouveau du Souvenir Français, avec le colonel Hartz et Robert Dubot, lui aussi ancien de la 2e DB. Dans les années 1990, il cédera la présidence des ACV.

 Raymond Thiébault était chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Médaille militaire et décoré de la Croix des Théâtres d’Opérations Extérieurs. Les anciens combattants et des représentants du Souvenir Français lui ont rendu hommage le 22 décembre dernier.

 

 

Sources :

 

  • Point d’Appui, journal de la ville d’Issy-les-Moulineaux, numéro 488 de Février 2015.
  • Encyclopédie du cinéma, de Roger Boussinot, ed. Bordas.
  • Quitte à avoir un père, autant qu’il s’appelle Gabin… de Florence Moncorgé-Gabin, Ed. Le Cherche-Midi, 2003.
  • Gabin, d’André Brunelin, Ed. Robert Laffont, 1987.
  • Interview de Raymond Thiébault par le Souvenir Français d’Issy, novembre 2012.
  • Site Internet : www.tranchesdevies.wordpress.com

 

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Publié le 6 Février 2015

Pastorale

 

 

La Pastorale d’Issy.

 

La Pastorale d'Issy est le tout premier opéra en langue française, créé en avril 1659 par Pierre Perrin (pour le livret) et Robert Cambert (pour la musique). Il fut donné dans la propriété de Monsieur de La Haye, maître d'hôtel de la régente Anne d'Autriche mère de Louis XIV, à Issy. Cette première représentation, que raconte Charles Perrault, l'auteur des Contes qui y était invité, eut un tel succès que le roi lui-même demanda à voir cet opéra.

 

Historim.

 Nous avons besoin de votre soutien pour compléter le financement du magnifique travail des artistes pour recréer musique, interprétation et mise en scène de ce trésor du patrimoine isséen !

 Historim, association loi 1901, s'est donné comme vocation de protéger et de faire connaître l'histoire de la ville d'Issy-les-Moulineaux. C'est donc logiquement que nous avons voulu ressusciter cet opéra, véritable patrimoine historique de notre pays et de notre ville.

 Si l'on a retrouvé le livret, dans une bibliothèque universitaire de New York, la partition a été perdue. D'où l'idée de l'association de demander à un compositeur de faire une nouvelle musique.

 Benjamin Attahir, jeune talent, a accepté le défi : ce sera une musique du XXIe siècle, mais avec les instruments baroques de l'époque (serpent, flûtes, théorbe), sur les paroles de Pierre Perrin. Il va s'entourer de 7 chanteurs et chanteuses, choisis et dirigés par Satoshi Kubo, pianiste et chef de chant, et de près de 10 musiciens, d'un metteur en scène, d'un décorateur et d'un responsable lumière.

 

Le financement participatif.

 Le financement participatif permet au grand public de soutenir collectivement sur Internet un projet qui le concerne et qui l’attire. Ce nouveau mode de financement populaire est en plein essor, et ouvre un monde de possibilités pour le mécénat et le secteur culturel : c’est le mécénat participatif.
Votre don vous offre l’accès à de nombreuses contreparties ainsi qu’à une déduction fiscale de 66% de votre don.

 La première représentation sera donnée à l'auditorium d'Issy-les-Moulineaux le 9 avril 2015 et c'est pourquoi nous avons besoin de votre soutien financier. En effet, les frais de location de la salle pour les répétitions, les costumes et les décors, les cachets des artistes s'élèvent à 18 000 euros et nous faisons appel à vous aujourd'hui pour réunir 6 000€ pour compléter notre budget.

 Ressuscitez un événement culturel qui participe au rayonnement de la ville et à sa vie culturelle de la ville. Retrouvez cet opéra tombé dans l’oubli !

 

 

Comment pouvez-vous participer ?

 La mobilisation au plus vite est très importante. Il faut que le départ soit très engageant pour que la magie du bouche à oreille opère.
 Vous pourrez participer très simplement (en trois clics), dès 10€ et jusqu’à 1 000€ et plus, en soutenant notre campagne sur le site Culture-Time. De nombreuses contreparties uniques sont proposées en fonction des différents montants de soutien.

 Pour donner à cette œuvre une nouvelle vie et lui permettre d'être jouée sur scène une nouvelle fois, participez et "Ressuscitez la Pastorale d'Issy"

 En espérant vous voir participer à cette aventure avec nous !

 

MERCI À TOUTES ET À TOUS !

 

https://www.culture-time.com

 

 

Historim et le Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux

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Publié le 1 Février 2015

 

In mmemorian Armee Air

 

Jeudi 29 janvier 2015 : le C130 Hercules espagnol se pose sur la base de Nancy-Ochey, ramenant les dépouilles des Français. Le retour des corps des pilotes, navigateur et mécaniciens, tragiquement disparus alors qu’ils participaient au stage Tactical Leadership Program, a eu lieu par voie aérienne. Une chapelle ardente est désormais dressée au sein d’un hangar de l’escadron de chasse 1/3 « Navarre ». Les aviateurs de la BA 133 se relèvent jour et nuit pour la veillée des corps.

Une cérémonie dans l’intimité militaire, présidée par le général d’armée aérienne Dénis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air aura lieu lundi 2 février à 11h00 sur la Base aérienne 133 de Nancy-Ochey (Meurthe-et-Moselle), d'où sont originaire huit des soldats français de l'accident d'Albacète. A l'occasion de cette cérémonie d'hommage privé, les soldats se verront remettre la médaille de l'aéronautique ainsi que la médaille d'or de la défense nationale avec palme de bronze.

Mardi 3 février 2015, le cortège funèbre transportant les dépouilles des neufs soldats français passera sur le pont Alexandre III à 8h00 avant la cérémonie d’hommage national à l’Hôtel national des Invalides.

Ceux qui le souhaitent, sont invités à une présence silencieuse, au passage du cortège à partir de 7h45 sur le pont Alexandre III. 

L'hommage national sera ensuite présidé par le Chef de l'Etat, en présence du Chef d'Etat Major des Armées, des représentants de toutes les armées. Cette cérémonie se déroulera à partir de 10 heures dans la cours d'honneur des Invalides. Le Président de la République remettra aux neuf morts pour la nation, la légion d'honneur.

In memoriam 

Adjudant François Combourieu,37 ans, mécanicien. 

Adjudant Thierry Galoux, 41 ans, mécanicien.

 Capitaine Gildas Tison, 35 ans, pilote.

 Capitaine Mathieu Bigand, 30 ans, pilote

 Lieutenant Arnaud Poignant, 26 ans, mécanicien.

 Lieutenant Marjorie Kocher, 29 ans, navigatrice.

 Sergent Nicolas Dhez, 25 ans, mécanicien.

 Sergent Régis Lefeuvre, 25 ans, mécanicien.

 Sergent-chef Gilles Meyer, 27 ans, mécanicien.

 

 

© Air et Cosmos – Site Internet : www.air-cosmos.com

 

 

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Publié le 18 Janvier 2015

Hong Kong - 4

 

 

 

 

Comme chaque année, le Consulat de France à Hong Kong et l’Association du « Souvenir français de Chine » ont organisé une cérémonie de commémoration à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Hong Kong. Lors de l’invasion de la colonie britannique, le 8 décembre 1941, par les troupes japonaises, le territoire a été le théâtre d’affrontements très durs qui ont duré jusqu’au 25 décembre – resté comme le « Black Christmas » – date de la capitulation du gouverneur.

 

Ce que l’on sait moins, c’est qu’une trentaine de Français se sont engagés dans le corps volontaire de défense qui protégeait la colonie. Militaires de carrière, marins de passage ou simples civils, ces hommes se sont unis derrière le consul général de France, Louis Reynaud, qui, dès le 20 juin 1940 avait courageusement répondu à l’appel du général de Gaulle. Un comité de la France Libre existait donc à Hong Kong et son serment de résistance s’est trouvé durement mis à l’épreuve à partir de décembre 1941.

 

C’est une histoire qui reste à écrire dans les détails, mais ce qui est certain c’est qu’au moins six hommes ont payé leur engagement de leur vie. Probablement d’autres, mais les preuves manquent encore. Pour honorer leur mémoire, une stèle a été érigée dès 1948 dans le cimetière militaire de Stanley. Elle comportait quatre noms. Deux autres ont été rajoutés dans les années 1970 au gré des nouvelles recherches et informations.

 

C’est dans ce lieu que, chaque année, le vendredi après-midi le plus proche du 8 décembre, des membres de la communauté française se réunissent pour rendre hommage à cette partie exotique et méconnue de la France Libre.

 

Le 5 décembre dernier, la tradition était respectée. La consule générale adjointe à Hong Kong et Macao, Mme Lilas Bernheim (photographie ci-dessus), a tout d’abord livré un discours très poignant sur la nécessité du devoir de mémoire. Elle a évoqué la dette immense que la République a souscrit envers ces hommes et salué la présence de l’invité d’honneur de cette cérémonie: M. John Siewert, 91 ans, vétéran américain du débarquement de Normandie, récemment décoré de la Légion d’honneur. M. Siewert était marin sur le bateau USS Satterlee et a débarqué à Omaha beach. La consule générale a conclu son discours sur une note plus légère, une petite histoire du bleuet que le « Souvenir français de Chine » a distribué avant la cérémonie.

 

Le représentant de ladite association de mémoire, M. François Drémeaux, a ensuite pris la parole pour raconter aux élèves du lycée français, ainsi qu’au reste du public, le contexte très particulier du comité France Libre à Hong Kong ainsi que le déroulement de la bataille de Hong Kong. Pour insister sur la portée universelle du combat mené à Hong Kong, il a lu le télégramme du consul général de 1940, envoyé à l’attention du général de Gaulle: « Groupée autour de moi, la colonie française de Hong Kong s’indigne contre toute idée d’armistice et de paix séparée, et se révolte à la pensée d’une telle trahison qui déshonorerait la France à jamais vis-à-vis de nos alliés et de l’humanité! ». Liant les deux anniversaires du centenaire de la Première Guerre mondiale et des 70 ans du Débarquement, il a précisé que la mémoire était un instrument précieux qui devait être confié aux jeunes générations.

 

C’est sur ces mots que le représentant du « Souvenir français de Chine » a présenté les élèves de Première ES/L du lycée français international de Hong Kong qui se sont portés volontaires pour interpréter « Le chant des partisans » avec beaucoup de ferveur (photographie ci-dessous). Deux couronnes de fleurs ont ensuite été déposées, l’une par Mme Bernheim et un élève, l’autre par le général Hammerbeck de la Royal British Legion. Ce sont d’autres élèves qui ont poursuivi la cérémonie: Marie Océane Leroy et Maï-Ly Nguyen, élèves varoises en échange scolaire avec Saint-Margaret Co-Educational School de Hong Kong. Ces deux lycéennes ont la particularité d’avoir été lauréates, l’année dernière, du Concours national Résistance et Déportation.

 

Sur la suggestion du délégué varois de la Fondation de la France Libre, Michel Magnaldi, elles ont lu deux extraits de discours du général de Gaulle, l’un du 11 novembre 1941 et l’autre du 11 novembre 1944. Par l’intermédiaire de ces deux jeunes filles, la Fondation de la France Libre a pu entrer en contact avec la délégation du « Souvenir français de Chine » à Hong Kong et être ainsi officiellement représentée pour la première année. Une collaboration qui ne fait que commencer…

 

Le clairon de la « Hong Kong Sea School » a ensuite sonné le début d’une minute de silence. Ce beau moment de partage et de mémoire s’est prolongé autour d’un cocktail, au cours duquel les élèves ont pu discuter, entre autres, avec l’attaché naval de Pékin, le capitaine de police du consulat de Hong Kong, mais aussi avec l’invité d’honneur, M. John Siewert. 

 

 

 

 Hong Kong - 3

 

 

Monsieur Michel Nivelle.

 

 

Sources

Souvenir Français de Chine et d’Asie – www.souvenir-francais-asie.com

Un grand merci à Monsieur Claude R. Jaeck, Délégué général du Souvenir Français pour la Chine et l’Asie.

 

 

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Publié le 4 Janvier 2015

 

Alexis Samain

 

 

Le débuts du Souvenir Français.

 En 1872, un professeur alsacien, Xavier Niessen a la volonté de manifester le refus du nouvel ordre prussien et de prouver l’attachement indéfectible des Alsaciens et des Lorrains à la Patrie française. Il s’agit de maintenir le souvenir des provinces perdues dans tous les départements français. Il sait que des femmes de l’Alsace-Lorraine occupée ont procédé à l’enterrement de soldats – parfois de leurs maris – dans des tombes décentes et qu’elles les entretiennent. Il croit, avec quelques amis, que le culte des morts pour la France et l’entretien de leurs tombes peuvent et doivent constituer le trait d’union capable de conserver dans les esprits le sentiment d’unité nationale.

 En 1887, à Neuilly-sur-Seine, Xavier Niessen créé le Souvenir Français. Sa pensée va d’abord aux 100.000 soldats de la République qui sont morts dans la Guerre franco-prussienne. En dépit de la défaite de l’empereur Napoléon III, il s’agit de ne jamais oublier ceux qui se sont sacrifiés pour que la France reste « une et indivisible ».

 Le développement de l’association est très rapide : moins de vingt ans après sa création, le Souvenir Français est présent dans 81 départements. En 1906, elle est « reconnue d’utilité publique ». L’année suivante, un premier comité local se créé en Moselle occupée, dans le petit village de Vallières. Dans un élan identique à celui des autres provinces, l’association se développe en Alsace-Lorraine. L’empressement des populations à se remémorer leur patrie d’origine est tel, que de nombreux comités sont organisés, des monuments à la mémoire des soldats français sont érigés. Devant cet engouement, les Autorités prussiennes finissent par interdire le Souvenir Français, en 1913.

 

Le journal Le Matin.

 Le journal Le Matin est créé en 1883 par des investisseurs américains qui veulent en faire un grand quotidien français, sur le modèle du britannique The Morning News. D’inspiration libérale, le journal penche plutôt pour des idées conservatrices, antisocialistes et contre le général Boulanger. Le succès ne tarde pas et bientôt le tirage est près de 700.000 exemplaires (1910) pour atteindre le chiffre ahurissant d’un million de copie en 1914. Albert Londres et Colette font partie des journalistes. Le Matin est alors l’un des grands journaux de France, avec Le Petit Journal, Le Petit Parisien et Le Journal.

 

Le 4 août 1914.

 Le 4 août 1914, le journal Le Matin annonce « Premiers actes d’hostilité : les Allemands ont fusillé M. Samain, l’ancien président du Souvenir Français, et emprisonné tous les membres du Souvenir Français ».

 L’article dit ceci : « Les Allemands ont bien débuté. Ils ont fusillé Alexis Samain, président du Souvenir Français en Alsace-Lorraine et emprisonné tous les membres du Souvenir Français.

 Comme leur premier acte donne tout de suite sa signification à la guerre ! Il faut que l’Alsace meure, n’est-ce pas ? Ou qu’elle vive française… Elle vivra.

 Petit-neveu de cette femme de chambre que Maurice Barrès dans Colette Baudoche, appelle Mlle Aubertin la France, Alexis Samain avait fondé à Metz en 1909 une société de gymnastique la « Lorraine sportive ».

 La création de cette société déplut vivement aux autorités. L’uniforme des gymnastes groupés par Alexis Samain avait un aspect trop français. La « Lorraine sportive » donna un grand concert à l’hôtel Terminus de Metz le 8 janvier 1911. Conformément à la loi allemande les invitations avaient été faites par écrit. Deux personnes se trouvaient réunies. A peine le concert avait-il commencé qu’un commissaire de police pénétrait dans la salle et ordonnait aux exécutants de cesser de jouer.

 Alexis Samain expliqua au commissaire que la réunion était privée et le pria de vider les lieux. La musique salua la sortie du trouble-fête par la marche de Sambre et Meuse.

 A la suite de ces incidents, Alexis Samain fut arrêté. On l’accusait d’avoir incité la foule à la rébellion contre la force armée. Cette mesure causa une vive indignation à Metz.

 Les autorités se résignèrent à mettre Samain en liberté. Bientôt Alexis Samain et la « Lorraine sportive » étaient mêlés à un autre incident. La « Lorraine sportive » et son président sont mis en accusation. On leur reproche d’entretenir une agitation subversive. Alexis Samain est condamné à six semaines de prison.

 Le 11 décembre 1911, Alexis Samain et son frère Paul se trouvaient de nouveau impliqués dans une grave affaire. Pris à partie par un sergent nommé Maasch, dans une rue de Metz, Paul Samain fut attaqué par lui. Alexis Samain, voulant intervenir, fut renversé par un coup de poing. Alors, l’un de ses amis, nommé Martin, fit feu sur le sergent et le tua.

 Les deux frères Samain furent arrêtés. Enfin, on reconnut qu’ils n’étaient pour rien dans la mort de Maasch. Le 22 mars suivant, ils étaient acquitté ».

 

Une fausse nouvelle.

 Oui, mais voilà. Même un journal peut publier de fausses nouvelles… En fait, Alexis Samain a bien été arrêté par les autorités allemandes. Il est emprisonné à la citadelle d’Ehrenbreistein pendant plusieurs mois. Il est ensuite envoyé sur le front de l’est, en Russie, où il passe une partie de la Première Guerre mondiale. Mais il n’a jamais été fusillé…

 Il est de retour à Metz le 18 novembre 1918, et participe à la « cérémonie de la délivrance », en compagnie du colonel Matter, du lieutenant-colonel de Vaulgrenant, du général de Mac-Mahon.

 L’annonce de sa mort émanait du ministère de la Guerre où tout était bon pour soulever la population française de l’Alsace-Lorraine occupée. La désinformation ne date pas d’aujourd’hui…

 Quant au journal Le Matin, il continuera ses activités pendant l’entre-deux guerres, mais s’orientant de plus en plus vers l’extrême droite, puis étant directement collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera interdit de publication en 1945.

  

Sources :

 

 

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