Publié le 14 Octobre 2021

Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, n'est plus.

Cérémonies à venir.

Emmanuel Macron présidera l’hommage national qui sera rendu vendredi 15 octobre 2021 à 15 heures aux Invalides à Hubert Germain, le dernier Compagnon de la Libération décédé à l’âge de 101 ans.

Cet hommage « prendra la forme d’une cérémonie militaire dite d’honneurs funèbres incluant différents symboles militaires rappelant notamment son engagement dans la Légion étrangère et au cours duquel le Président de la République prononcera un éloge funèbre », a indiqué la présidence dans un communiqué. Après cet hommage national, Emmanuel Macron présidera aussi la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain le 11 novembre à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien.

 

Biographie.

Fils d'un officier général issu des troupes coloniales, Hubert Germain est né le 6 août 1920 à Paris.

Il débute ses études secondaires à la mission laïque franco-arabe de Damas (1930-1932) et les poursuit au lycée Albert Sarraut à Hanoi puis au lycée Saint-Louis à Paris.

Bachelier, il prépare le concours de l'Ecole navale au lycée Michel Montaigne de Bordeaux au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939.

Mais, dès juin 1940, écartant le concours, il cherche les moyens de continuer la lutte en pensant gagner le Maroc.

Après une discussion à l'Etat-major général, replié à Bordeaux, avec un officier général ami de son père, Hubert Germain apprend que l'Afrique du Nord ne rentrera pas dans la guerre. Il prend alors la décision personnelle de continuer le combat.

Des troupes polonaises s'embarquant pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz, il parvient, avec trois camarades, à se joindre à elles et à monter à bord de l'Arandora Star, qui appareille pour la Grande-Bretagne le 24 juin 1940.

Engagé dès l'origine dans les Forces françaises libres, il est affecté sur le cuirassé Courbet où il suit les cours d'élève officier de marine. Alors qu'il étudie pendant la journée entre les alertes, Hubert Germain participe la nuit à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

Au printemps 1941, il est affecté à l'Etat-major du général Legentilhomme, commandant en Palestine la 1ère Division légère française libre destinée à intervenir au Levant.

Après la campagne de Syrie à laquelle il participe, il est envoyé comme élève à l'école d'officiers de Damas en septembre 1941 ; il en sort aspirant pour être affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. En février 1942, il rejoint les rangs du 2e Bataillon à la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère (13e DBLE) à laquelle il restera toute sa vie, très attaché.

Hubert Germain participe dès lors à la campagne de Libye au sein de la 1ère Brigade. Chef de section antichars, il se distingue dans les combats de Bir-Hakeim du 27 mai au 11 juin 1942 et est cité à l'ordre de l'armée pour avoir « montré de très belles qualités de chef » et avoir été « pour ses hommes un exemple constant de calme et de courage ». Il est promu sous-lieutenant en septembre 1942.

Il prend part ensuite aux combats de la 1ère Division française libre (1ère DFL) à l'Himeimat (El Alamein) en Egypte en octobre 1942 puis en Tunisie jusqu'en mai 1943.

En Italie, le 24 mai 1944, devant Pontecorvo, alors qu'il commande une section antichar en appui du 1er BLE, le lieutenant Germain est blessé en dirigeant le tir des mitrailleuses lourdes de sa section pour continuer à appuyer le bataillon qui attaque le long du Liri.

Evacué sur Naples, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle en Italie fin juin 1944.

Il participe au débarquement de Provence en août 1944 et à la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon. Il prend part ensuite aux campagnes des Vosges, d'Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.

Appelé comme aide de camp auprès du général Koenig commandant les forces françaises d'occupation en Allemagne, le lieutenant Hubert Germain est démobilisé en 1946.

Attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, il est élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu'il conserve jusqu'en 1965.

Chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre des Armées, de 1960 à 1962 puis, de nouveau, en 1967 et 1968.

Elu député de Paris en 1962, il sera réélu en 1968 puis en mars 1973. Président de l'amicale parlementaire "Présence et Action du Gaullisme" (1969-1972) Hubert Germain est vice-président du groupe UDR à l'Assemblée nationale (1971-1972).

De 1972 à 1974 Hubert Germain est ministre des PTT puis ministre chargé des relations avec le Parlement (mars-mai 1974).

Il fut également Président de la société française de télédistribution de 1975 à 1982.

Hubert Germain est membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010. Par décret du 25 novembre 2020, il est nommé chancelier d'honneur de l'Ordre de la Libération. Dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain a reçu le grade de caporal-chef honoraire de la Légion étrangère en septembre 2021.

Hubert Germain est décédé le 12 octobre 2021 à l'Hôtel national des Invalides à Paris.

 

Décorations :

Grand-Croix de la Légion d'Honneur

Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944

Croix de Guerre 39/45 avec palmes

Médaille de la Résistance avec rosette

Membre de l'Ordre de l'Empire britannique

Grand-Croix de l'Ordre de Malte

Titulaire de plusieurs décorations étrangères.

 

 

Sources :

 

  • Journal La Voix du Nord.
  • Site Internet de l’Ordre de la Libération.
Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, n'est plus.

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Publié le 9 Octobre 2021

« Un petit air d'accordéon, ça sentait bon la France que l'on venait de quitter, ou que l'on allait bientôt retrouver pour les anciens » (photographie de soldats du 121e).

« Un petit air d'accordéon, ça sentait bon la France que l'on venait de quitter, ou que l'on allait bientôt retrouver pour les anciens » (photographie de soldats du 121e).

Le 121e régiment d’infanterie est une vieille unité de l’armée française. Créée en 1794, elle arbore sur son drapeau les victoires de Mondovi (1796), Saragosse (1809), Tarragone (1811), Lützen (1813), La Somme (1916), Verdun (1917), l’Aisne (1917-1918) et AFN 1952-1962. Dès le début de la guerre d’Algérie, le 121e est envoyé en Algérie. Il cantonne dans la région de la Grande Kabylie, non loin de Tizi-Ouzou.

Claude Franck est né le 18 mars 1932 à Issy-les-Moulineaux. Appelé sous les drapeaux, il rejoint son unité et est envoyé en Algérie. En juillet 1956, pris dans une embuscade, alors qu’il effectue une patrouille de reconnaissance, il est gravement blessé. Il décède le 9 juillet. Il est enterré au cimetière communal d’Issy.

 

1956 est une date particulière dans la guerre d’Algérie.

En 1956, lors de la campagne pour les élections législatives de janvier, Guy Mollet, secrétaire général de la Section Française de l’International Ouvrier (SFIO – ancêtre du Parti socialiste) anime, aux côtés de Pierre Mendès France, François Mitterrand et Jacques Chaban-Delmas, le « Front Républicain », coalition réunie sur un programme de modernisation économique et sociale et de paix négociée en Algérie, qui obtient une courte majorité. Alors que le président René Coty propose à Pierre Mendès France de former un gouvernement en 1956, celui-ci refuse et lui suggère Guy Mollet. Il est le dirigeant du Front républicain et la guerre d’Algérie est pour lui « imbécile et sans issue » ; l'indépendance est dictée par le bon sens.

Confronté, lors d'une visite à Alger le 6 février 1956, à l'hostilité violente (jets de fruits, de légumes, cris, menaces de mort explicites) de la population d'origine européenne (appelée « Journée des Tomates »), puis à l'impossibilité de réunir une majorité parlementaire sur une ligne libérale en Algérie, Guy Mollet s'engage dans une politique répressive et refuse toute solution négociée avant la conclusion d'un cessez-le-feu. Le 12 mars 1956, il demande et obtient le vote des pouvoirs spéciaux incluant notamment la création d'une procédure de justice militaire de « traduction directe » sans instruction, la légalisation des camps d'internement créés en 1955 et l'attribution aux militaires des pouvoirs de police.

Pour certains historiens et hommes politiques, le vote des pouvoirs spéciaux marque la responsabilité politique de la guerre dans la mesure où il confère d'importants pouvoirs à l'armée. Guy Mollet double en six mois les effectifs militaires déployés sur place en envoyant le contingent. Il doit renoncer à nommer Georges Catroux ministre résidant en Algérie. Il propose à Pierre Mendès France, puis à Gaston Defferre d'exercer cette fonction, mais ceux-ci refusent. Il désigne donc Robert Lacoste.

Mais rapidement, le gouvernement Mollet se trouve embourbé dans un engrenage infernal : aux exactions de l'armée française, répondent les attentats du FLN, désormais aveugles…

 

Sources :

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle de Claude Franck.
  • Archives du Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Site Chtimiste sur l’historique du 12e RI.
  • Crédit photographique : site « Copains d’avant » - Section anciens du 12e RI.
  • Encyclopédie Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 26 Septembre 2021

René Veyrat-Parisien : de la Haute-Savoie à Vanves.

A la suite de l’article publié il y a quelques jours sur ce site, Madame Veyrat-Parisien a tenu à nous adresser quelques mots sur feu son époux :

 

« Monsieur René Veyrat-Parisien est né le 7 avril 1936 à Annecy en Haute-Savoie. Les restrictions de la guerre l’ont envoyé se refaire une santé chez son oncle à Manigod, au cœur du massif des Trois Aiguilles. Il y a connu la vie rude des montagnards. En pension pendant les années de collège et de lycée, il ne rentrait chez ses parents qu’en fin de trimestre.

Il a été incorporé chez les chasseurs alpins au 22e BCA (Bataillon de Chasseurs Alpins) fin 1959, a fait ses classes à Barcelonnette, a été remarqué pour sa sportivité, ce qui lui a permis de faire le stage de moniteur d’éducation physique militaire à Antibes. Jusqu’au début de 1961, il a fait partie d’un commando de chasse basé en Kabylie, dans le nord de l’Algérie. Sergent-chef nommé au feu, il a gardé de cette période une empreinte indélébile.

De retour à la société civile, il s’est d’abord occupé d’organisations des colonies de vacances sur la Savoie et la Haute-Savoie. Sa rencontre avec sa future épouse l’a amené à Paris où il se forme à l’informatique. Il enchaîne différents postes et fait carrière au Crédit Agricole. Il reçoit la croix de chevalier dans l’ordre du Mérite agricole.

De son mariage naissent trois enfants, mais il a le malheur de perdre un petit garçon. Il a le sens de la famille et est toujours heureux de regrouper les siens.

Ancien combattant et porte-drapeau aussi bien à Vanves qu’à Concarneau où se trouve notre résidence secondaire, il apprécie de participer aux manifestations et de rendre utile.

René, une générosité de cœur et d’âme ».

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Publié le 18 Septembre 2021

Au capitaine Maigret.

Le 2e RMTZ au fort de Souville.

Ce régiment est formé le 20 septembre 1914 avec des éléments venant du Maroc. En réserve de la 6e armée, il est composé du 2e bataillon du 4e régiment de zouaves, du 3e bataillon du 3e tirailleurs et du 1er bataillon du 9e tirailleurs. Etablit à Sète à la fin de l’année 1914, l’unité prend son nom définitif et devient donc 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs (2e RMZT).

En 1915, le régiment est affecté au secteur de la tranchée de Calonne (là où l’écrivain Alain Fournier fut tué septembre 1914). Le chef de corps du 2e RMTZ, le lieutenant-colonel Cornu, y trouve la mort le 29 avril. Par la suite, l’unité est transférée non loin de là, à Verdun, du 25 février au 8 mars 1916, puis au fort de Souville.

Ce fort est l’une des constructions de la place fortifiée de Verdun, situé sur la commune de Fleury-devant-Douaumont. Construit à partir de 1876, à 396 mètres d’altitude, c’est un fort de première génération qui fait partie du premier secteur des deux ceintures autour de Verdun. Il est situé au sud du fort de Douaumont et au sud-ouest du fort de Vaux ; il sert de poste de commandement avec un central téléphonique. A partir du printemps 1916, le fort de Souville est l’un des enjeux de la bataille de Verdun. Les engagements sont presque quotidiens. Et en juillet 1916, les soldats français de la 128e division d’infanterie tiendront héroïquement face au pilonnage de l’artillerie allemande, au gaz, et à la charge, à la baïonnette, des Allemands (140e régiment de Prusse-Orientale).

 

Le capitaine Maigret.

Marcel Maigret est né à Faremoutiers, en Seine-et-Marne, le 29 juillet 1878. Isséen, militaire de carrière, il intègre Saint-Cyr et est de la promotion d’In-Salah (1899-1901). Il participe à la Première Guerre mondiale, après avoir connu une brillante carrière coloniale en Afrique du Nord. Il a été des campagnes d’Oujda et du Haut-Guir. Officier du Nicham Iftikar (ordre tunisien), il est aussi titulaire de la médaille Coloniale, chevalier de la Légion d’honneur et croix de Guerre avec palme et étoile.

Le capitaine Maigret est tué à l’ennemi le 16 mai 1916, au fort de Souville. Il reçoit une citation : « Brillante conduite au feu par son courage et l’exemple qu’il donne à tous. A été grièvement blessé ».

Son corps repose à la nécropole nationale du Faubourg Pavé, dans le carré des officiers.

 

Le Faubourg Pavé.

Situé sur la commune de Verdun, cette nécropole regroupe les corps exhumés des cimetières de Belrupt, de la Caserne Chevert et d’Eix-Abaucourt, ainsi que des soldats tués lors du second conflit mondial. Mais la nécropole est également connue pour avoir reçu les corps des sept soldats français inconnus venus de tout le front de bataille. Le Souvenir Français a d’ailleurs placé une plaque de marbre sur laquelle on peut lire : « Le 9 novembre 1920, huit soldats français inconnus exhumés dans tous les secteurs du front en des endroits gardés secrets furent réunis à la citadelle de Verdun pour une glorieuse veillée funèbre. Le 10 novembre, en présence de M. Maginot, ministre des Pensions, l’un d’eux fut désigné par le sort pour recevoir à Paris, sous l’Arc de Triomphe de l’Etoile, les honneurs suprêmes. Les sept autres, confiés à la ville de Verdun, montent ici, au pied du drapeau, leur dernière garde se dressant en rempart devant la cité inviolée et faisant leur la devise du soldat de Verdun : « On ne passe pas ». Passant, salue bien bas. Ici repose peut-être ton père, ton fils, ton frère, ton ami, mort quelque part en France au cours de la Grande Guerre ».

 

Sources :

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle du capitaine Maigret avec les contributions d’Olivier Schlienger, d’Elisabeth de Montmarin, de Jérôme Charraud.
  • Site de la ville d’Issy-les-Moulineaux : www.issy.com
  • Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  • André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.
La nécropole du Faubourg-Pavé.

La nécropole du Faubourg-Pavé.

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Publié le 11 Septembre 2021

A la mémoire de René Veyrat-Parisien.

Nous avons appris avec tristesse le décès en juillet 2021, à Concarneau, de Monsieur René Veyrat-Parisien, âgé de 85 ans, membre de la section UNC de Vanves et du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Francais, porte drapeau, ancien sergent au 22e BCA (Bataillon de Chasseurs Alpins) en Afrique du Nord.

L’ensemble des associations d’anciens combattants et patriotiques d’Issy et de Vanves présente à sa veuve et toute sa famille ses plus sincères condoléances.

CBA (R) Paul Guillaud

Président départemental de l’UNC

Président de la Section de Vanves du Souvenir Français

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Publié le 10 Septembre 2021

77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

 

Cela fait 77 ans, et nous n’oublions pas. Cela fait 77 ans que Paris et les villes voisines furent libérées, après avoir été maintenues sous la coupe du nazisme pendant plus de 1500 jours.

C’est pour nous un devoir de commémorer aujourd’hui encore cet anniversaire, en hommage à tous ceux qui ont souffert, se sont battus et sont morts d’un crépuscule à l’autre de cette longue nuit parisienne.

Une nuit de 4 années, où ne raisonnèrent plus que les bottes des militaires et les râles des suppliciés, une nuit pendant laquelle l’étendard haineux du nazisme outragea nos monuments et l’honneur de la France.

En 1940, la population de nos villes subit le rationnement, la peur, les humiliations, les tortures, les exécutions sommaires.

Mais, même dans les heures les plus sombres, l’espoir, les valeurs de la République et l’idéal de la France, ne se sont jamais totalement éteints. Déjà, la Résistance s’organise sur tout le territoire et se met en marche, sous l’impulsion du général de Gaulle et grâce à Jean Moulin.

A Issy-les-Moulineaux, deux groupes vont émerger à partir de 1942 : le Mouvement de Libération Nationale, dont le quartier général clandestin se trouvait au cœur même de la Mairie ; et le groupe Francs-Tireurs et Partisans Boisredon, qui siégeait à l’Hôpital Corentin-Celton.

Les membres de ces groupes réaliseront jusqu’à la fin de la guerre diverses actions de sabotage et de renseignements.

Harceler et espionner l’ennemi d’outre-Rhin comme l’ennemi de l’intérieur et entretenir la flamme d’une autre France, celle des Droits de l’Homme et des valeurs universelles, celle de Londres, où résonne la voix du Général, telles ont été les missions de la Résistance française durant tout le conflit.

Dès lors, chacun comprend que la paix et la liberté ont un prix : le sang des hommes libres ! Jean Moulin, héros français, unificateur de la Résistance en 1943, fut l’un de ces martyrs. Elle est considérable la force nécessaire pour abattre un peuple et un pays qui ne veulent pas mourir. Grâce au sacrifice de ces hommes, le pouvoir nazi n’y est pas parvenu !

Avec le soutien des Alliés, le vaste mouvement de reconquête des Forces Françaises Libres se met en marche dans nos colonies d’Afrique. Puis le débarquement de juin 1944 sur les plages de Normandie ouvre la voie à la libération de la métropole.   

En août 1944, la déroute de l’Allemagne nazie se murmure et un grondement sourd agite Paris : la Liberté est proche ! Alors, fonctionnaires et ouvriers s’insurgent, la grève générale est déclarée le 18 août.

Paris renoue avec les barricades, Paris se dresse de nouveau au nom de la France, comme aux grandes heures de son Histoire.

En périphérie, les Forces Françaises de l’Intérieur s’activent pour faciliter l’avancée de la 2ème Division Blindée du Général Leclerc et faire fuir l’ennemi. A Issy-les-Moulineaux, le groupe mené par Emile Bienvenu réussit à faire capituler l’unité de 550 soldats allemands basée sur l’Ile-Saint Germain.

Le 25 août 1944, Paris est libéré, la France renaît !

C’est par ce geste simple et hautement symbolique que nous transmettons la mémoire de ces événements, en hommage à l’ensemble de ces victimes et à tous ceux qui ont lutté pour faire triompher la démocratie sur la tyrannie.

Saluons et souvenons-nous aussi du martyre de celles et ceux qui sont morts, victimes de l’odieuse entreprise d’extermination nazie.

Pensons également à tous ces jeunes engagés des Etats-Unis, du Canada, d’Angleterre et de tous les pays du monde qui, pourtant épargnés par cette guerre, gagnèrent les rives de France pour se battre à nos côtés, pour mourir à nos côtés au nom de la liberté.

N’oublions pas enfin ces allemands qui protégèrent des innocents cachés dans leurs caves et leurs greniers et combattirent de l’intérieur ce régime qu’ils abhorraient.

C’est tout cela que nous ne devons pas oublier, c’est cette histoire que nous devons transmettre. Non pas pour ce qu’elle représente en termes d’horreur… Mais, pour que ne se reproduisent jamais ces comportements indignes des êtres de raison et de jugement que constitue l’ensemble de l’humanité.

 

Je vous remercie.

 

André SANTINI

Ancien Ministre

Maire d’Issy-les-Moulineaux

Vice-Président de la Métropole du Grand-Paris

77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.

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Publié le 28 Août 2021

Joseph Joffre en 1889.

Joseph Joffre en 1889.

1885. Joseph Joffre a trente-trois ans.

Issu de l’école Polytechnique, il est de l’arme du génie. En 1872, il est entré à l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie de Fontainebleau et a épousé Marie-Amélie Pourcheiroux, qui meurt en couches, deux années plus tard. Après une décennie à travailler aux fortifications de Paris, du Jura puis des Pyrénées-Orientales, dont il est originaire, il a demandé sa mutation en Extrême-Orient. Demande acceptée au début de l’année 1885.

Il est donc envoyé sur l’île de Formose (Taiwan). Nommé chef du génie sous les ordres de l’amiral Courbet, il prend en charge la fortification de la base de Chilung. L’objectif qui lui a été fixé est simple : dans la cadre de la guerre franco-chinoise, Joffre doit assurer la mainmise de la République française sur le Tonkin. Si l’Annam a accordé un protectorat français sur cette région du nord de l’actuel Vietnam, la conquête puis la pacification ne sont pas des campagnes faciles.

A la tête du génie, le capitaine Joffre est chargé d’organiser des postes de défense, d’améliorer les hôpitaux, d’ouvrir de nouvelles routes, des digues et des bureaux pour que l’armée puisse prendre possession de ses nouveaux territoires. Alors que la Chine abandonne toute prétention sur le Tonkin, Joffre gère le conflit contre ce qu’il reste des Pavillons Noirs, et qui sont devenus plutôt des bandits de grand chemin que des soldats assurant la lutte contre le colonisateur français.

En 1888, Joffre quitte le Tonkin, après avoir reçu la Légion d’honneur et avoir été cité à l’ordre de la division. Son retour en métropole va prendre plusieurs mois car il passe par la Chine, le Japon puis les Etats-Unis.

En septembre 1888, promu au grade de commandant, il est nommé au cabinet du directeur du génie. Il se spécialise dans la logistique ferroviaire. Ce poste ne dure guère : au début de l’année 1891, il est affecté au 5e régiment du génie puis à l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie.

En octobre 1892, Joffre est envoyé en Afrique, dans la région du Soudan français (Mali). Il y dirige la construction d’une ligne de chemin de fer entre la capitale de cette région et Bamako. Au début de l’année 1894, Grodet, gouverneur du Soudan français confie au commandant Joffre une colonne pour continuer la conquête au nord de Bamako. Ainsi, Tombouctou tombe-t-elle aux mains des Français. Pour son fait d’armes, Joffre est nommé lieutenant-colonel.

Entre deux missions, de passage à Paris, il revoit une ancienne connaissance, Henriette Penon, à qui il fait un enfant, Germaine, qui viendra au monde le 1er janvier 1898 (Joffre épousera Henriette, civilement, en 1905).

Colonel en 1900, Joffre participe à la colonisation de Madagascar sous les ordres du général Gallieni. Au cours de son séjour malgache, et après vaincu des résistances locales, après avoir assuré la fortification du port de Diego-Suarez, Joffre est fait général de brigade et reçoit les insignes de commandeur de la Légion d’honneur.

Le général Joffre retourne en France au printemps de l’année 1903. On connait la suite : directeur du génie au ministère de la Guerre, chef de l’Etat-major de l’armée française, il va éviter à sa tête une défaite en 1914, et sous son commandement va remporter les victoires de la Marne puis de Verdun. Victoires ternies par les terribles batailles, pour peu de gains de terrains, de Champagne en 1915 et de la Somme en 1916.

Fait maréchal de France à la fin de l’année 1916, académicien, Joseph Joffre meurt en 1931.

 

Sources :

  • Joffre, Arthur Conte, Ed. Olivier Orban.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Ministère des Armées.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #La Coloniale

Publié le 19 Août 2021

Le Souvenir Français : qu'est-ce que c'est ?

La question.

Cadre ou simple adhérent de notre association, qui n'a pas eu un jour à répondre à cette question ? Et dans ce cas, le plus simple n'est-il pas de s'appuyer sur les explications données en page trois de notre revue trimestrielle « Le Souvenir Français » ? Mais, à la relecture, ces éléments peuvent peut-être apparaître un peu trop officiels pour, qui sait, amener un nouvel adhérent à notre association. Alors que les appuyer sur un exemple emblématique pourraient les rendre plus vivants, plus concrets, et par là susceptibles d'emporter sa décision.

Et, justement, les champs de bataille de la Première Guerre mondiale dans le nord-est de la France, comme les opérations qui ont suivi les débarquements en Normandie et en Provence, à la fin de la Seconde, ont malheureusement donné à notre association d'innombrables occasions d'illustrer son action en remplissant son devoir de mémoire. Mais, au contraire, l'exemple qui a été choisi a eu pour théâtre un lieu isolé, à plus de 1.500 mètres d'altitude en pleine montagne, à plus d'une heure de marche de la première agglomération, et concerne ce qui est peut-être le plus petit cimetière militaire de France, et donc il n'en est que plus frappant.

 

Le cas concret.

1944. Ce 13 juillet en début de nuit, sur le terrain de Blida, au sud d'Alger, un bombardier Halifax du 624e escadron de la Royal Air Force décolle avec pour mission le parachutage d'armes et de matériel à l'intention d'un maquis des Hautes Pyrénées.

L'équipage comprend sept membres, dont six britanniques, le pilote étant canadien. Arrivé sur zone au milieu de la nuit, après un vol à basse altitude au-dessus de la Méditerranée, l'appareil se dirige vers la zone de largage, aux environs du village de Nistos. Les membres du maquis ont balisé le site grâce à des signaux lumineux. Malgré un épais brouillard qui empêche l'équipage de les identifier, le pilote tente deux passages sans succès mais à la troisième tentative le Halifax s'écrase sur les pentes du Pic de Douly. Dans les jours qui suivent des résistants des villages voisins, guidés par de jeunes bergers, atteignent le lieu du drame. Les corps des sept membres de l'équipage, après recueil de leurs documents d'identification, sont inhumés sur place, dans une clairière, à proximité de l'épave de leur appareil. Après la Libération le petit cimetière est entouré d'une barrière en bois.

Handley Page « Halifax » de la Royal Air Force

Handley Page « Halifax » de la Royal Air Force

Le Souvenir Français.

Dès 1954 une plaque commémorative rappelant les faits fut installée lors d'une première cérémonie officielle, puis, dans les années 1990, un muret de pierre fut mis en place ainsi qu'une stèle portant des plaques offertes par les autorités britanniques et canadiennes et les municipalités des communes environnantes, tandis que chacune des sept sépultures était marquée d'une croix et recouverte d'une dalle.

Le Souvenir Français : qu'est-ce que c'est ?

Le petit cimetière anglo-canadien du « Clos du Douly ».

Les instances locales du Souvenir Français ont activement et financièrement participé à ces actions, comme en témoignent les plaques portant notre insigne, sur et derrière la stèle, assumant la vocation n°1 de l'association : « Conserver la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour la France au cours de son histoire, ou qui l'ont honoré par de belles actions, notamment en entretenant leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire, tant en France qu'à l'étranger ».

 

Le devoir de mémoire.

Régulièrement, autour de cette date du 14 juillet, des cérémonies sont organisées par les municipalités concernées et le Souvenir Français, en présence des autorités départementales et régionales généralement accompagnées d'un détachement de l'armée française et souvent avec la participation d'autorités britanniques ou canadiennes, ainsi que de détachements des forces armées de ces deux pays amis.

Des membres des familles des disparus ont également été accueillis à l'occasion de ces cérémonies qui ont permis à notre association de matérialiser sa vocation n°2 : « Animer la vie commémorative en participant et en organisant des cérémonies patriotiques nationales et des manifestations locales qui rassemblent les différentes générations autour de leur histoire ».

La cérémonie de juillet 2004.

La cérémonie de juillet 2004.

La transmission.

Même si, près de quatre-vingts ans après les faits, un grand nombre de ceux qui ont vécu ces événements ne sont plus là, la tragédie du Pic de Douly fait maintenant partie de la mémoire collective des habitants de cette région des Hautes Pyrénées. Cette mémoire est entretenue par l'action des membres de notre association comme le prouve le récent témoignage de l'actuelle Délégué Général des Hautes Pyrénées, « Ancienne directrice d'école et enseignante, nous avions travaillé sur ce crash », mettant ainsi en pratique la vocation n°3 du Souvenir Français : « Transmettre le flambeau du souvenir aux générations successives en leur inculquant, par la connaissance de l'histoire, l'amour de la Patrie et le sens du devoir ».

On ne peut que souhaiter que toutes les instances locales de notre association identifient, dans leur histoire locale, l’événement exceptionnel qui deviendra le socle incontournable de leur Devoir de mémoire.

 

Général de brigade aérienne (2S) Jean-Claude Ichac,

Président honoraire du comité d'Issy-les-Moulineaux et Vanves

 

Sources :

  • Crédits photographiques : D.R.
  • Chronique aérospatiale – CESA – Texte sur le crash de l’avion anglais par l’adjudant-chef Jean-Paul Talimi, rédacteur au CESA et sous la direction de Marie-Christine Villatoux, docteur et agrégée en histoire, enseignant-chercheur au CReA.
  • Tous nos remerciements à Madame Sylvie Barboteau, Déléguée générale du Souvenir Français pour les Hautes-Pyrénées.

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Publié le 27 Juillet 2021

A la mémoire de Gérard Dalmont.

Gérard Dalmont nous a quitté le lundi 19 juillet 2021, à l’âge de 86 ans.

Originaire de Normandie, Gérard suit sa scolarité au lycée Jules Verne de Mondeville. Puis il apprend les métiers de la mécanique et devient élève ajusteur.

En 1955, militaire appelé, il rejoint la Tunisie au moment où le pays se détache du protectorat français pour devenir indépendant. Il est intégré dans une unité du Services des Essences des Armées, avec le grade de maréchal des logis. Il est responsable des matériels (pompes, flexibles,…).

Par la suite, Gérard Dalmont se marie, fonde une famille, reprend son métier de mécanicien puis entame une carrière de professeur au sein de l’école Saint-Nicolas de la Salle, groupe scolaire privé qui regroupe un collège, un lycée d’enseignement général et technologique, un lycée professionnel et un centre de formation d’apprentis. Là, entre 1966 et 1994, il va former de très nombreux jeunes aux métiers d’ajusteur-mécaniciens, dans le cadre de la formation de mécaniciens réparateurs automobiles.

Gérard Dalmont était membre de la FNACA, du Souvenir Français et porte drapeau de l’association des anciens élèves de Saint-Nicolas.

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Publié le 24 Juillet 2021

Les coloniaux : le maréchal Gallieni.

Joseph Gallieni nait en 1849 en Haute-Garonne. Il est d’origine italienne. Son père est officier d’infanterie.

En 1868, Joseph intègre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et en sort deux années plus tard avec le grade de sous-lieutenant. A la tête d’une section du 3e régiment d’infanterie de marine il participe à la Guerre franco-prussienne, notamment à Bazeilles. Blessé et fait prisonnier, il ne va rentrer en France que le 11 mars 1871.

En 1873, promu lieutenant, il passe trois années à la Réunion au sein du 2e régiment d’infanterie de marine. En 1876, ayant été muté au sein des tirailleurs sénégalais, il embarque pour Dakar, et de là, mène plusieurs expéditions en Afrique noire, entre autres l’exploration du fleuve Niger et l’établissement de postes aux frontières de l’Empire toucouleur. Ses succès lui permettent de passer capitaine en 1878.

Entre 1883 et 1886, nommé lieutenant-colonel, il est en Martinique puis est de nouveau affecté en Afrique. L’armée lui confie le commandement supérieur du Haut-Fleuve, c’est-à-dire la colonie du Sénégal. Il obtient des succès face aux chefs locaux comme Ahmadou ou Samary Touré. Son successeur, Louis Archinard arrive en 1888.

Joseph Gallieni est de retour en France où il est breveté d’état-major puis reçoit les galons de colonel. De 1892 à 1896, il est envoyé au Tonkin où il commande le 3e régiment de tirailleurs tonkinois.

Il lutte contre les pirates chinois puis consolide la présence française en organisant l’administration du pays. Son principal collaborateur est alors le commandant Lyautey. C’est à cette époque qu’il élabore les prémices de ce qui est convenu d’appeler sa doctrine coloniale, tels que la « tache d’huile », et la « politique des races », raffinement de la politique du diviser pour régner. Il s’exprime en outre avec une brutale franchise sur la méthode à suivre pour affermir les conquêtes coloniales : « Frapper à la tête et rassurer la masse égarée par des conseils perfides et des affirmations calomnieuses, tout le secret d’une pacification est dans ces deux termes. En somme, toute action politique dans la colonie doit consister à discerner et mettre à profit les éléments locaux utilisables, à neutraliser et détruire les éléments locaux non utilisables. »

Promu général de brigade en 1896, il est envoyé à Madagascar en tant que résident général. La cour royale, foyer de résistance contre la France, est placée sous surveillance. Il convient d’ajouter qu’à la méthode diplomatique, Gallieni opte plutôt pour la méthode rugueuse. Cela abouti à la déchéance de la reine Ranavalona III, exilée sur l’île de la Réunion. Cependant, dans le même temps, le général fait couvrir Madagascar d’infrastructures : chemin de fer, ponts, établissements publics, écoles laïques dans lesquelles sont dispensés des cours en français.

A Madagascar, comme auparavant en Indochine, Gallieni fait appliquer la politique dite de politique des races, qui consiste dans la reconnaissance de l’identité de chaque groupe ethnique et la fin de leur subordination à un autre groupe ethnique.

En août 1899, Joseph Gallieni est promu général de division. Depuis son séjour au Soudan, il a gagné de nombreuses relations au sein de ce que l'on nomme le « Parti colonial », un groupe de pression qui regroupe parlementaires, journalistes et représentants de chambres de commerce. Il publie plusieurs ouvrages narrant son expérience coloniale et y gagne une réputation d'administrateur capable. Il est alors considéré comme l'un des grands chefs militaires du moment.

À son retour définitif en France, en 1905, il a encore dix années devant lui avant la retraite. Il les consacre à préparer « la Revanche ». Gouverneur militaire de Lyon et commandant du 14e corps d’armée dès son retour, Grand-croix de la Légion d’honneur en novembre 1905, il est appelé au Conseil supérieur de la guerre en août 1908. Pressenti pour devenir commandant en chef de l’Armée française en 1911, il refuse l’offre pour la laisser au général Joffre, qui avait été l'un de ses adjoints à Madagascar, en prétextant son âge et sa santé.

Il prend sa retraite en avril 1914, mais il est rappelé en août après le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Le 26 août 1914, il est nommé gouverneur militaire de Paris. Alors que les Allemands approchent et que le gouvernement part pour Bordeaux en catastrophe, Gallieni met la ville en état de défense, rassure les Parisiens par une proclamation et contribue à la victoire de la Marne, en septembre 1914, grâce, notamment, aux troupes, commandées par le général Edgard de Trentinian, qu’il envoie en renfort, après avoir réquisitionné les taxis parisiens.

Le 29 octobre 1915, il est nommé ministre de la Guerre du 5e gouvernement d’Aristide Briand. Il entre en conflit avec Joffre et évoque publiquement les erreurs commises à Verdun. Briand le désavoue et il est contraint de démissionner le 10 mars 1916.

Ayant des problèmes de santé, notamment un cancer de la prostate, il meurt le 27 mai 1916. Après des funérailles nationales et conformément à ses dernières volontés, il est inhumé auprès de son épouse dans le cimetière de Saint-Raphaël.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume en mai 1921. La promotion de Saint-Cyr de 1927 et l’avenue traversant l’esplanade des Invalides portent son nom.

 

Sources :

  • Gallieni, par Marc Michel, Ed. Fayard.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Ministère des Armées.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #La Coloniale