Publié le 24 Mai 2015

Le cimetière militaire de Ben M'Sick à Casablanca.

Le cimetière militaire de Ben M'Sick à Casablanca.

Du fait du protectorat de la France sur le Maroc, entre 1907 et 1955, de la guerre du Rif (1921-1926), du débarquements des Alliés en 1942 et des combats entre les autorités coloniales et le mouvement de libération du pays peu avant l’Indépendance, de nombreux carrés militaires français existent dans ce pays. Ils sont – étaient – bien souvent placés au cœur de cimetière civils européens.

 

Au Maroc, le Service des Anciens Combattants et Victimes de Guerre à Casablanca entretient sept cimetières français : Rabat, Fès, Meknès, Marrakech, Agadir, Kenitra et Ben M'Sick à Casablanca. Des opérations de regroupement ont été réalisées à partir de 1957 et le site de Ben M'Sick a été choisi pour ce programme.

 

En 1989, 358 sépultures de Meknès ont été transférées à Casablanca. La partie française de Ben M'Sick, d'une superficie de 9950 m², comprend ainsi deux columbariums, trois carrés militaires, un autre de la marine de commerce requis et un mémorial.

 

Le premier columbarium, achevé en 1937, est réalisé sur proposition de M. Padovani alors délégué du Souvenir Français à Casablanca. Il est inauguré le 9 avril 1938. Sa crypte, établie à croisement d'allées, accueille 1 365 corps. Elle permet de regrouper 896 défunts des cimetières de Fès (21), Taza (398), Meknès (48), Casablanca (76), Tadla (125), Marrakech (109) et Tafilet (119).

 

Le second columbarium, inauguré le 11 novembre 1963, est réalisé selon les plans de l'architecte Duhon. Il dispose de plus de 12 000 alvéoles, dont 8 628 sont occupées.

 

L'espace du mémorial résulte de la réunion, en 1990, de quatre monuments et stèles commémoratives. Le mémorial "Marine" comprend la plaque de la Marine, anciennement apposée place de la Marine à Casablanca, qui rappelle l'intervention de l'escadre en 1907, et la plaque à la mémoire de l'équipage de l'Aéronavale, Goliath F G5 disparu en opération en 1925 à Chechaouen. Celui de l'"Aviation", initialement installé, en 1937, dans le cimetière d'El-Hank à Casablanca, est un menhir érigé en hommage aux "aviateurs militaires tombés au Maroc par l'oeuvre des Tombes". Le mémorial "Terre" est constitué d'une plaque provenant du col de Tizin Rnim qui rappelle le sacrifice des troupes de toutes formations de la région d'El-Ksiba. Le dernier, celui de la "Déportation" a été élevé en 1953 à l'initiative de l'Association des Anciens Combattants Français au Maroc. Il renferme de la terre prélevée dans plusieurs camps de concentration.

 

Les quatre sections de carrés militaires comprennent 645 tombes.

 

La gestion et l'entretien incombe au Service des Anciens Combattants et victimes de Guerre du ministère de la défense, placé auprès de l'Ambassade de France au Maroc.

 

Chaque 11 novembre et 8 mai sont l'occasion de cérémonies commémoratives.

 

Il convient enfin de noter les actions nombreuses d’associations comme la Délégation du Souvenir Français au Maroc, celles des lycées français et en premier lieu du Lycée Lyautey de Casablanca.

 

Retrouvez les photographies de ces carrés militaires dans l’album intitulé « Carrés Militaires Monde ».

 

 

 

Sources :

 

- Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.

- Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » et site « Chemins de la Mémoire » du ministère de la Défense.

- Site « Atlas des nécropoles » du ministère de la Défense.

- Lycée français Lyautey de Casablanca.

- Sites et blogs individuels ; notamment celui de Rol Benzaken.

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Publié le 14 Mai 2015

Le général Forget avec André Santini et Marie-Auguste Gouzel.

Le général Forget avec André Santini et Marie-Auguste Gouzel.

A l’occasion des cérémonies du 70e anniversaire de l’armistice mettant fin à la Seconde Guerre mondiale, la municipalité d’Issy-les-Moulineaux et le comité local du Souvenir Français avaient organisé une conférence sur la Guerre Froide le jeudi 7 mai 2015 dans la salle multimédia de l’Hôtel de Ville.

Retrouvez les photographies de cet événement ci-dessous, de même que celles du lendemain.

Le Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux remercie toutes les isséennes et tous les isséens qui ont participé à ces commémorations et qui ont été généreux à l’occasion de la quête du Bleuet de France.

L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.L'album de photographies des 7 et 8 mai 2015 à Issy.

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Publié le 7 Mai 2015

La lettre de Cadis.

Cadis Sosnowski nait à Paris en 1926. A 17 ans, étudiant, membre de l’Union de la Jeunesse Juive, il est arrêté près de son domicile rue Blaise dans le 20e arrondissement, par la police française. Voilà plusieurs mois qu’il est suivi par les nazis et leurs collaborateurs. Une dénonciation d’un voisin a aidé les policiers dans leur quête macabre.

 

En dépit de son jeune âge, Cadis est déjà connu de la Gestapo : il a participé à plusieurs attentats et s’est engagé dans un groupe de Francs-Tireurs Partisans (communistes) de la ville d’Issy-les-Moulineaux. Le 18 mars 1943, il est présent lors de l’attaque de véhicules allemands près de l’Ecole militaire.

 

Le 26 mai 1943, il est fusillé au Stand de Tir (se reporter aux articles publiés sur ce site en 2008).

 

Voici, grâce à Adam Rayski, la dernière lettre de Cadis :

 

« Je vous écris cette lettre avant de mourir. J’ai été jugé et condamné à mort le 18 mai et maintenant je viens de recevoir la visite d’un officier m’apprenant que le recours en grâce que j’avais sollicité a été rejeté. Il est 12 heures et je dois être fusillé à 4 heures. Ces quatre heures je les passerai à penser à vous.

 

Maintenant, c’est à toi, ma chère Maman, que je vais écrire.

 

Je ne sais pas où tu es, mais j’espère que cette lettre te parviendra quand même. Je vais te demander d’avoir beaucoup de courage et de ne rien faire, tu m’entends, pour attenter à ta vie. Pense que tu as un autre fils, mon petit frère que je ne reverrai plus. […]

 

Maintenant, c’est à mon petit Papa que j’écris, à mon petit Papa chéri qui est parti depuis si longtemps et qui, j’en suis sûr, va bientôt revenir. Papa, toi que j’aime tant, c’est ton fils qui t’écrit, ton fils Cadis qui a eu 17 ans loin de toi et loin de Maman chérie […].

 

Je joins à cette lettre une mèche de mes cheveux. J’espère qu’on la laissera.

 

Votre fils et frère qui pensera à vous jusqu’à la fin. »

 

 

 

Dans son ouvrage, Au Stand de Tir, Adam Rayski ajoute : « Son père n’est pas revenu de déportation. Sa mère (Ginette), résistante (MOI), ainsi que son petit frère Isidore (Zizi), ont survécu à l’Occupation. Ce dernier a donné à son fils le nom de Cadis ».

 

PS : Abraham Rajgrodski, appelé Adam Rayski, est né le 14 août 1913 à Bialystok en Pologne et mort le 11 mars 2008. Il était résistant, historien, journaliste et fut cofondateur du CRIF (Conseil représentatif des juifs de France) et militant des droits de l’homme.

 

 

 

Sources :

 

- Site Internet : www.memorial-genweb.com.

- Site internet de la ville d’Issy-les-Moulineaux.

- Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le Sang de l’Etranger – Les Immigrés de la MOI dans la Résistance, Fayard, 1989.

- Simon Cukier et David Diamant, Juifs révolutionnaires, Editions Messidor.

- Adam Rayski, Au Stand de Tir, Editions de la Ville de Paris.

 

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Publié le 3 Mai 2015

Les Isséens se libérèrent aussi par eux-mêmes...

Les Isséens se libérèrent aussi par eux-mêmes...

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à célébrer l’anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, qui commenceront à 8h00 par le rassemblement devant le CNET pour le départ en car vers l’église Notre-Dame des Pauvres où une messe sera célébrée à la mémoire des Isséennes et des Isséens morts pour la France.

 

Le rendez-vous au monument aux morts de la ville est fixé à 10h15 pour les dépôts de gerbes et les discours dont celui de Monsieur le député-maire, ancien ministre.

 

A 10h40, rue du général Leclerc, se déroulera la traditionnelle prise d’armes suivie du défilé de troupes du Régiment de Marche du Tchad et du 2e régiment d’infanterie de la Garde républicaine.

 

Mais auparavant, le jeudi 7 mai, à 18h00, le général de corps aérien (2S) Michel Forget, grand croix de la Légion d’honneur, donnera une conférence sur le thème de la Guerre Froide. Cette conférence se déroulera dans la salle multimédia de la mairie et est organisée par le Comité d’Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français.

 

Enfin, et comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête le 8 mai au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

 

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Publié le 28 Avril 2015

Emporté par les sirènes...

Agent secret et écrivain, une « légende », un héros…

 

Né le 2 février 1923 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève au Lycée Pasteur...

Robert (Bob) Maloubier s'engage dans la résistance à l'âge de 18 ans. Des errements d'Alger aux maquis de Corrèze en passant par Londres, il mènera sa guerre au sein du SOE, élément essentiel de l'action résistante en France créé en 1940 par Churchill. Il a ainsi participé à la Résistance comme Officier du service secret "privé" de Churchill. A l'issue de la Seconde Guerre mondiale il sert dans les services secrets français en Asie, puis fonde l'unité des nageurs de combats français. Dix ans de guerre tiède et froide avant trente ans de fortunes diverses en Afrique et au Moyen-Orient.

 

Citons parmi ses ouvrages : "Agent secret de Churchill" préfacé par Jean-Louis Crémieux-Brilhac qui a été publié chez Tallandier et le dernier "La vie secrète de sir Dansey maître-espion" publié en 2015 par les Editions Albin Michel. A lire ou à relire un important cahier spécial (article de Philippe Rousseau) de 14 pages qui lui est consacré dans le N° 7 (avril-mai-juin 2011) du magazine "Plongée OCTOPUS".

 

Son rêve pour suivre une formation de pilote de chasse restera inaccompli car une vie aux "400 coups" mène parfois ailleurs pour d'autres missions héroïques... Ce patriote, pudique maîtrisant à merveille un humour décapant prenant soin de conserver l'élégance moustachue d'un lord anglais nous a quitté le lundi 20 avril 2015... Il avait 92 ans... Il n'avait plus rien à prouver depuis longtemps... Imaginons que depuis son départ il continue de palmer avec toute son énergie et sa volonté pour rejoindre discrètement ses camarades du SOE et des Services Secrets...

 

Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard

© Site WikiDive (l’encyclopédie de la plongée)

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Publié le 13 Avril 2015

 

Biographie.

 

Honoré d’Estienne-d’Orves naît à Verrières-le-Buisson, fief de sa famille maternelle, les Vilmorin (il était le cousin germain de Louise de Vilmorin). Sa famille paternelle (son père porte le titre de noblesse de comte), de vieille souche provençale est royaliste légitimiste ; il descend du général vendéen Charles d'Autichamp, et à la maison le drapeau blanc est, comme chez les Hauteclocque d’ailleurs, de rigueur.

 

Il entre, en 1910, au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, puis rejoint Louis-le-Grand en 1919 pour préparer le concours d'entrée à l'École polytechnique, où il entre en 1921. Parallèlement, il participe au groupement confessionnel catholique des Équipes sociales de Robert Garric. Lycéen proche de l'Action française, il abandonne la politique en entrant à Polytechnique.

 

Sorti de cette école en 1923, Honoré d'Estienne d'Orves s'engage dans la marine, élève officier à l'École navale. Il participe à la campagne d'application à bord du croiseur école Jeanne d'Arc. En 1929, il épouse Éliane de Lorgeril, descendante de Louis de Lorgeril, maire de Rennes, avec qui il aura cinq enfants.

 

Pendant quelques mois, il va habiter avec sa famille dans une rue de la ville d’Issy-les-Moulineaux, rue qui porte aujourd’hui son nom et qui assure une jonction entre la rue du gouverneur général Eboué et le boulevard Gallieni.

 

Lieutenant de vaisseau à partir de 1930, il est affecté en décembre 1939 à bord du croiseur lourd Duquesne, en tant qu'officier d'ordonnance de l'amiral Godfroy, commandant la Force X. Cette escadre se trouvant internée à Alexandrie au moment de l'armistice du 17 juin 1940, d'Estienne d'Orves ne se satisfait pas de l'inaction à laquelle il est contraint.

 

Au nom de la France Libre.

 

Ne pouvant se faire à l’idée que sa patrie vaincue accepte la défaite, Honoré d’Estienne d’Orves constitue un groupe de marins et d’officiers, prend le nom de « Chateauvieux » (du nom de l’une de ses aïeules) et entre en contact avec les autorités de la France Libre.

 

Il quitte Aden avec son groupe et après un interminable voyage de deux mois autour de l’Afrique, rejoint le général de Gaulle à Londres le 27 septembre 1940. Sur place, il rencontre l’amiral Muselier mais ne trouve pas d’emploi convenant à l’activité dont il déborde. Promu capitaine de corvette le 1er octobre 1940, le poste de chef du 2e Bureau de l’Etat-major des Forces navales françaises libres (FNFL) lui est offert ; il l’accepte et remplace le commandant Passy à la tête du Service de Renseignement de la France Libre en attendant mieux ; mais il ne tarde pas à solliciter la faveur de passer en France pour y organiser un réseau de renseignements.

 

Ayant convaincu le général de Gaulle, d’abord réticent, de monter une liaison avec la France et de développer et coordonner le réseau embryonnaire qui a pour nom de code Nemrod et qui a vu le jour à l’initiative de Jan Doornik et Maurice Barlier dès septembre 1940, il est affecté dans ce but à l’amirauté britannique à partir du 15 septembre 1940.

 

Il embarque, à Newlyn, le 21 décembre 1940, sous le pseudonyme de « Jean-Pierre Girard », avec un radiotélégraphiste, Georges Marty, sur un bateau de pêche, la Marie-Louise, à destination de Plogoff. Installé chez les Clément, à Chantenay-sur-Loire, près de Nantes. Parfaitement aidé dans ses déplacements par Maurice Barlier, il rayonne à travers toute la Bretagne et ne tarde pas à mettre sur pied l’organisation précise du réseau. Il transmet en outre des renseignements capitaux sur les défenses côtières allemandes, les sous-marins, les aérodromes et les dépôts d’essence de la région nantaise.

 

La trahison de Marty.

 

Du 6 au 9 janvier, il se rend à Paris pour organiser un second réseau. Il rencontre Jan Doornik et de nombreuses personnalités. De retour à Nantes, le 20 janvier, il se réinstalle chez les Clément. Ceux-ci ont mis leur maison à son entière disposition, et lui font part de leur inquiétude au sujet du comportement suspect de Marty. Honoré d’Estienne d’Orves décide alors de renvoyer son radio à l’occasion du prochain voyage à Londres. Mais il est déjà trop tard. Le 22, les Allemands envahissent la demeure. Après avoir résisté, d’Estienne d’Orves, le visage en sang, est menotté et conduit avec ses compagnons à Angers. La trahison de Marty permet également aux Allemands d’arrêter Barlier, Doornik et l’ensemble du réseau, au total 26 personnes. Le 24 janvier, les inculpés sont dirigés sur Berlin puis brusquement ramenés à Paris, à la prison du Cherche-Midi.

 

Le procès commence le 13 mai. Honoré d’Estienne d’Orves et ses compagnons sont tous condamnés à mort puis transférés à Fresnes.

 

Fusillé au Mont Valérien.

 

Au même moment, alors que l’Allemagne nazie et l’URSS avaient conclu un pacte de non-agression, la première décide d’envahir la seconde. Au métro Barbès, le 21 août 1941, un résistant communiste, Pierre Georges – le futur colonel Fabien – abat l’aspirant d’intendance Moser. Le lendemain, les Allemands promulguent une ordonnance transformant les prisonniers français en otages. Cent otages seront alors fusillés. Le 29 août, dans la clairière du Mont Valérien, Honoré d’Estienne d’Orves, Maurice Barlier, Jan Doornik, sont passés par les armes.

 

D’Estienne d’Orves a laissé un journal où il exalte sa foi patriotique et sa ferveur religieuse, ainsi que des lettres émouvantes à sa famille.

Ses enfants seront récupérés par des camarades de l'X, dont Jean Freysselinard, gendre du président Albert Lebrun, installé à Vizille (Isère).

 

Décorations.

 

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 30 octobre 1944, à titre posthume
  • Officier du Ouissam alaouite du Royaume du Maroc
  • Officier de l'ordre « Pour la couronne » de Roumanie
  • Officier du Mérite militaire bulgare
  • Chevalier de l'Épi d'Or de Chine

 

 

Sources :

 

Ce texte a été pour partie repris depuis le site de l’Ordre de la Libération ; les autres sources étant les suivantes :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Etienne de Montéty, Honoré d’Estienne d’Orves : un héros français, Perrin, 2001.
  • Pierre de Bénouville, La Vie exemplaire d’Estienne d’Orves, Ed. de Crémille, 1970.
  • Georges Caitucoli, Dictionnaire de la France Libre, Robert Laffont, 2010.

 

 

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Publié le 28 Mars 2015

Louise Michel2.jpg

 

Biographie.

De tous les personnages de la Commune de Paris, Louise Michel est la première femme à avoir triomphé de la conspiration du silence et de l’oubli. Combattante, oratrice, éducatrice, poète, accusée transformant les tribunaux en tribune, elle campe un personnage qui servira de référence à toutes les révolutionnaires d’idéologies diverses depuis la fin du 19e Siècle jusqu’à nos jours.

Louise Michel naît à Vroncourt (Haute-Marne), le 29 Mai 1830. Fille d’une servante, elle est née au château appartenant à la Mr et Mme Demahis qui l’éduquent dans la connaissance des Lumières et le souvenir de la Première République. Cette éducation lui fera prendre conscience d’abord de l’injustice, puis de la nécessité de la combattre.

En 1853, elle devient institutrice mais elle refuse de prêter serment à l’Empereur Napoléon III. Elle enseignera donc dans des écoles « libres », c’est-à-dire sans lien avec le pouvoir, d’abord en Haute-Marne, puis à Paris à partir de 1856. Ses méthodes pédagogiques s’inspirent de quelques grands principes : l’école doit être pour tous, pas de différence entre les sexes, nécessité d’une éducation à la sexualité, l’enseignant doit en permanence accroître son savoir.

Sur ces idées, elle rencontre tout ce que Paris compte de républicains et l’avant-garde socialiste.

En 1870, après la défaite de Napoléon III, Louise Michel se bat pour une République démocratique, inspirée de la Convention de l’an II, et sociale dans le prolongement de juin 1848. Elle sera de tous les combats pour la défense de Paris et pour réclamer l’élection de la Commune. Elle préside le Comité de vigilance des femmes de Montmartre.

Le 18 Mars 1871, elle est au premier rang des femmes de Montmartre qui mettent en échec la tentative de Thiers de s’emparer des canons de la Garde Nationale.

Pendant la Commune, elle combat dans la Garde nationale. Elle se bat sur les barricades de la Semaine sanglante. Le 24 mai, sa mère ayant été prise en otage par les Versaillais, elle se constitue prisonnière. Elle connaîtra l’horreur des prisons de Satory et des Chantiers à Versailles.

Le 16 Décembre, elle passe devant un Conseil de guerre qu’elle transforme en tribune pour la défense de la révolution sociale. Elle est condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Elle est incarcérée à la prison d’Auberives en (Haute-Marne), jusqu’à son départ pour la Nouvelle Calédonie le 24 août 1873 où elle arrive le 8 décembre.

Au bagne, elle reprend son travail d’institutrice auprès des Canaques. Elle les approuve quand ils se révoltent contre la colonisation. Elle se prend de sympathie pour les Algériens déportés après leur révolte de 1871.

Libérée après la loi d’amnistie du 12 Juillet 1880, elle revient en France où elle débarque à Dieppe le 9 Novembre et est accueillie triomphalement à Paris, gare Saint-Lazare.

Elle reprend son action révolutionnaire marquée par sa fidélité aux idéaux de la Commune de Paris. Elle est devenue anarchiste pendant sa déportation ce qui ne l’empêche pas d’entretenir des relations courtoises avec ses anciens compagnons d’armes engagés dans la propagation du socialisme. Jusqu’à la fin de sa vie elle ira de ville en ville porter la parole révolutionnaire ce qui lui vaudra de séjourner à nouveau en prison à plusieurs reprises.

Elle décède le 9 janvier 1905 à Marseille après une ultime réunion publique. Le 21 janvier 1905, une foule considérable suit son cortège funèbre de la gare de Lyon à Paris jusqu’au cimetière de Levallois où elle est inhumée a côté de sa mère.

A Issy-les-Moulineaux.

Louise Michel dans La Commune, Histoire et Souvenirs parle de son passage à Issy : « Le fort est magnifique, une forteresse spectrale, mordue en haut par les Prussiens et à qui cette brèche va bien. J'y passe une bonne partie du temps avec les artilleurs… Voici les femmes avec leur drapeau rouge percé de balles qui saluent les fédérés ; elles établissent une ambulance au fort, d'où les blessés sont dirigés sur celles de Paris, mieux agencées… Moi, je m’en vais à la gare de Clamart, battue en brèche toutes les nuits par l’artillerie versaillaise. On va au fort par une petite montée entre les haies, le chemin est tout fleuri de violettes qu’écrasent les obus… ». Puis, plus loin : « Il y a eut à Clamart une escarmouche de nuit dans le cimetière, à travers les tombes éclairées tout à coup d’une lueur… Je revois tout cela comme un songe dans le pays du rêve, du rêve et de la liberté ».

Deux chants.

1 – Le Chant des captifs (écrit en Nouvelle-Calédonie)

Ici l'hiver n'a pas de prise,

Ici les bois sont toujours verts ;

De l'Océan, la fraîche brise

Souffle sur les mornes déserts,

Et si profond est le silence

Que l'insecte qui se balance

Trouble seul le calme des airs.

Le soir, sur ces lointaines plages,

S'élève parfois un doux chant :

Ce sont de pauvres coquillages

Qui le murmurent en s'ouvrant.

Dans la forêt, les lauriers-roses,

Les fleurs nouvellement écloses

Frissonnent d'amour sous le vent.

Viens en sauveur, léger navire,

Hisser le captif à ton bord !

Ici, dans les fers il expire :

Le bagne est pire que la mort.

En nos cœurs survit l'espérance,

Et si nous revoyons la France,

Ce sera pour combattre encor !

Voici la lutte universelle :

Dans l'air plane la Liberté !

A la bataille nous appelle

La clameur du déshérité !...

L'aurore a chassé l'ombre épaisse,

Et le Monde nouveau se dresse

A l'horizon ensanglanté !

2 – La Chanson des prisons

Quand la foule, aujourd’hui muette,

Comme l’Océan grondera,

Et qu’à mourir elle sera prête,

La Commune se relèvera.

Nous reviendrons, foule sans nombre,

Nous viendrons par tous les chemins,

Spectres vengeurs sortant de l’ombre,

Nous viendrons nous serrer les mains.

Les uns pâles, dans les suaires.

Les autres encore sanglants.

Les trous de balles dans leurs flancs.

La mort portera les bannières.

Le drapeau noir, crêpe de sang,

Et pourpre, fleurira la terre

Libre, sous le ciel flamboyant

 

 

 

 

Sources :

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #1870-1871

Publié le 21 Mars 2015

 

Les parachutistes de la France libre, et notamment ceux du Special Air Service, comptent parmi les soldats les plus admirés et les plus honorés de la Seconde Guerre mondiale. Leur devise, Who dare wins, Qui ose gagne, est mondialement connue et résonne comme une sorte de mantra lors de nombreuses cérémonies patriotiques. Pourtant, force est d’admettre qu’au-delà de cette impression générale, de ce vernis qu’apportent les flonflons commémoratifs, c’est plutôt l’inconnu – ou presque – qui domine.

La bibliographie concernant ces hommes n’est pas très conséquente, même s’il convient de saluer le travail d’éditeurs indépendants, tel l’isséen Alain Bétry, longtemps photographe à Historia qui a lancé la maison d’édition Atlante (www.atlante-editions.fr ) et dont l’un des principaux ouvrages est celui d’Edgar Tupet-Thomé sur le sujet. Mais dans l’ensemble, les livres de référence, comme celui de David Portier (Les parachutistes SAS de la France Libre, Editions Nimrod, 2010) sont aujourd’hui quasiment introuvables, sauf à dépenser une fortune sur les réseaux sociaux organisant le marché des livres d’occasion. Pire, de véritables légendes comme Pierre-Louis Bourgoin ou Pierre Marienne, pourtant tous deux Compagnons de la Libération (comme Tupert-Thomé), attendent encore leur biographe de référence.

En définitive, en Bretagne, tout ce passe comme si l’élan historiographique des années 1970, parfaitement symbolisé par les thèses fondatrices de Christian Bougeard sur les Côtes d’Armor et de Jacqueline Sainclivier sur l’Ille-et-Vilaine, n’avait pas été suivi des faits.

Dans ces conditions, commet s’étonner que des parcours plus anonymes, tels que celui de René Le Touzic, nous soient aujourd’hui encore très méconnus ? Ce marin naît à Damgan, dans le Morbihan, en 1916 et profite d’une escale en Angleterre pour rejoindre les Forces Françaises Libres, en mars 1943. Nous ne savons rien ou presque de son environnement socioculturel et ignorons tout des motivations qui l’on conduit à contracter un tel engagement.

Breveté parachutiste cinq mois plus tard, René Le Touzic est affecté au 4e SAS et saute lors des opérations qui, en Bretagne, s’intègrent dans le cadre du déroulement de l’Opération Overlord. Plus précisément, c’est sur la base Samwest, en forêt de Duault, dans les Côtes d’Armor, qu’il est parachuté le 9 juin 1944. Mais c’est dans le Morbihan que son destin bascule puisque, chargé d’une mission de liaison avec la base Dingson, il est arrêté à Guillac lors d’une descente allemande destinée à capturer le commandant Bourgoin. Emmené à Josselin et torturé pendant plusieurs jours, René Le Touzic est fusillé sans avoir livré une seule information, le 3 août 1944, quelques heures seulement avant la Libération, comme un symbole de la répression aveugle menée par les nazis.

Là s’arrête le travail du biographe de René Le Touzic, faute d’archives ou de témoignages le concernant. Pourtant, le processus de mémoire se poursuit puisqu’en avril 2012 le Souvenir Français dépose une demande sur le bureau du maire de Damgan pour qu’une voie soit dénommée en l’honneur de René Le Touzic, natif de la commune.

Cette plaque a été inaugurée le 24 janvier 2015, à 11h00.

Sources :

  • Site www.enenvoir.fr – Article d’Erwan Le Gall.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Atlante Editions dirigées par Alain Bétry.
  • Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch Editeur.

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Publié le 7 Mars 2015

Le samedi 21 mars 2015, en l’église Saint-Bruno, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux participera, à 10h00, à la messe à la mémoire des Isséens morts pour la France, ou en Service Commandé, pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. Leurs noms sont les suivants :

  • André Bernheim, avril 1957.
  • Jean Brulin, décembre 1960.
  • Pierre Essayan, novembre 1958.
  • Gérard Flament, mai 1958.
  • Roland Fortin, septembre 1959.
  • Claude Franck, juillet 1956.
  • Jean Gosselin, septembre 1961.
  • Jean Henry, décembre 1960.
  • Roger Langlois, août 1956 (Tunisie).
  • André Lemoine, mai 1956 (Maroc).
  • Thang Giung Nguyen, mars 1962.
  • Georges Pinchaud, novembre 1958.
  • Jacques Prieur, juin 1958.
  • Georges Segard, juin 1956.
  • Belcacem Slimani, mars 1961.
  • Casimir Stachurski, décembre 1957.
  • Dominique Verley, juin 1957.

Mort en Service Commandé aérien dans le secteur d’Oran en 1959 : l’officier de l’armée de l’air le lieutenant Jean-Pierre Pouillien.

Cette messe sera suivie du fleurissement des tombes des Morts en Algérie.

Auparavant, une cérémonie se déroulera le jeudi 19 mars 2015 à 10h00, place du 19 mars 1962 (face au 33bis de la rue Jean-Pierre Timbaud).

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Publié le 7 Mars 2015

Notre plateforme d’hébergement ayant procédé à une évolution majeure de ses outils et de ses versions logicielles, nous avons décidé d’en profiter pour rénover totalement notre site web.

Nous avons souhaité une plus grande lisibilité des textes en ne plaçant que les titres et les premiers mots de chacun d’entre eux.

Vous retrouverez toutes les catégories (1870-71 ; Issy d’antan ; Première et Seconde Guerres mondiales ; Indochine ; Algérie ; Associations ; Commémorations) que vous aviez avant. Toutes les archives sont là également.

Les albums photos sont placés dans la catégorie « Pages » ; certaines photos sont « de travers » car elles ont été prises à la verticale. Il convient de cliquer sur lesdites photos pour qu’elles apparaissent normalement. Un nettoyage sera fait au fur et à mesure pour supprimer ces clichés.

Voilà : Nous espérons que ce nouveau site vous conviendra et qu’il vous apportera toujours autant d’intérêt dans la découverte d’histoires locales, nationales et même internationales !

CDT (RC) Frederic Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine

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