Pierre Ramboz de Vanves, et le commando Jaubert.

Publié le 28 Mars 2020

Pierre Ramboz de Vanves, et le commando Jaubert.

Sur la plaque commémorative de l’église Saint-Rémy de Vanves figure le nom de Pierre Ramboz, Mort pour la France en Indochine.

Pierre Ramboz était né le 23 novembre 1922 à Clamart. Enseigne de vaisseau 1ère classe (équivalent de lieutenant dans l’armée de Terre), il est tué 2 septembre 1948 dans une attaque sur l’île de Phu-Quoc, à la frontière des actuels Cambodge et Viet-Nam. Pierre Ramboz était un officier du commando Jaubert.

 

Le commando Jaubert.

En décembre 1944 à Toulon est créée une compagnie de reconnaissance qui participe au désengagement de la frontière franco-italienne entre Nice et Vintimille avant d’être engagée en octobre 1945 en Indochine au sein de la Brigade marine d’Extrême Orient puis au sein de la flottille fluviale du Tonkin. Elle porte le nom de compagnie Merlet, du nom de son chef. Cette compagnie opère aux côtés des hommes du SASB du capitaine de corvette Ponchardier.

Le 29 janvier 1945, à la mort du capitaine de frégate François Jaubert, commandant la flottille fluviale des troupes françaises d’Extrême-Orient, mortellement blessé quatre jours plus tôt au cours d’une opération près du village de Tan Huyen en Indochine, la compagnie Merlet est rebaptisée compagnie Jaubert. A sa tête seront tués l’enseigne de vaisseau de Montfort, en 1946, et le lieutenant de vaisseau Saint John de Crèvecoeur en 1947.

La compagnie devient « commando » Jaubert le 1er janvier 1948. Il est rattaché à la division navale d’Extrême-Orient. Le commando Jaubert sera la dernière unité française à quitter le sol indochinois en 1956.

Durant ces années, 59 hommes de la compagnie Merlet, de la compagnie Jaubert et du commando Jaubert perdront la vie en Indochine dont deux de ses commandants.

Le commando est ensuite engagé en Algérie au sein de la demi brigade de fusiliers marins pour des missions de maintien de l’ordre, puis au groupement des commandos marine pour des missions de contre guérilla dans l’Atlas saharien. Le 26 octobre 1960, son commandant, le lieutenant de vaisseau Scheidhauer, est tué en montant à l’assaut d’une katiba dans le djebel Ben Lerfhad.

Après le cessez-le-feu et l’indépendance de l’Algérie, Jaubert s’établit en 1962 à St Mandrier avant de s’installer à Lorient à la fin 1969. 10 hommes du commando Jaubert sont tombés au champ d’honneur en Algérie.

Le commando Jaubert continue à participer à de nombreuses opérations dont les principales sont les suivantes : Somalie et Liban en 1985, l’évacuation des ressortissants français au Yémen en 1986, les Comores en 1989, 1993 puis 1995, l’ex-Yougoslavie dès 1996, l’Albanie en 1997, la Guinée-Bissau et le Congo en 1998.

Après le 11 septembre 2001, le commando Jaubert participe à la lutte antiterroriste en Afghanistan et en Océan Indien. En 2004, il est engagé en Haïti.

Ces dernières années sont marquées par l’engagement croissant du commando dans les opérations du commandement des opérations spéciales, mais également dans des opérations maritimes.

Le commando Jaubert est titulaire des sept citations à l’ordre de l’Armée de mer.

Son fanion porte les fourragères de la légion d’honneur, de la médaille militaire et de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs.

 

Sources :

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Memorial GenWeb : fiche individuelle de Pierre Ramboz.
  • Site de la Marine nationale.