Souvenir Français


Armes-Issy.gif                   Medaille-SF.gif







Président d'Honneur : général de Corps Aérien Roland GLAVANY -
Président : Frédéric RIGNAULT - 
10, avenue Bourgain 92130 ISSY LES MOULINEAUX
Tél. : 06 16 30 71 77
Email : sfdg92@neuf.fr 
Cotisation 2009 : 15 € à envoyer à l'adresse ci-dessus.

Missions

- Conservation de la mémoire de celles et ceux qui sont Morts pour la France.
- Entretien des tombes et monuments élevés à leur mémoire.
- Transmission aux générations successives des valeurs de la République.

Devoir de Mémoire

"On oubliera. Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont. L'image du soldat disparu s'effacera lentement dans le coeur consolé de ceux qu'ils aimaient tant. Et tous les morts mourront pour la deuxième fois." (Roland Dorgelès, "Les Croix de Bois").

Droits

Les textes publiés sont la propriété du Souvenir Français - Comité d'Issy-les-Moulineaux, sauf mention contraire. Ils sont protégés par les textes de loi du Code de la propriété intellectuelle.

Mémoire des Hommes

Rendez-vous sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr et retrouvez vos aieux Morts pour la France. Sur ce site, sont répertoriés tous les soldats morts aux cours des conflits 1914-1918, 1939-1945, Indochine et Algérie.

Images

  • Issy---8-mai-2009-068.jpg
Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 21:40

SF-Logo.jpg

 

 

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à rendre hommage aux harkis et aux autres membres des Formations supplétives :

 

  • - Samedi 25 septembre 2010 :

 

En présence de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire, Monsieur Gouzel, maire-adjoint délégué aux Anciens combattants, et de Monsieur Patrick Strzoda, Préfet des Hauts-de-Seine :

 

  •  
    • – 17h30 : Monument aux Morts de la ville ; square de la Mairie ; Cérémonie du Souvenir et lecture du message de Monsieur Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants.

 

  •  
    • – 17h50 : Hôtel de Ville, salle multimédia ; projection du film : « Hommage aux Harkis : Histoire et Mémoire ».

 

  •  
    • – 18h15 : Hôtel de Ville – Hall : inauguration de l’exposition « Hommage aux Harkis » ; film et exposition conçus par l’association « Jeune Pied Noir ».

 

  •  
    • – 18h30 : Hôtel de Ville – Salon Elysée : vin d’honneur à l’invitation de la municipalité d’Issy-les-Moulineaux.

 

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Commémorations - Evénements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 08:01

 

 

 

Stick-SF.gif

 

 

 

 

Voici plusieurs événements à inscrire sur vos tablettes pour la rentrée :

 

29 août 2010 : commémoration de la Libération d'Issy-les-Moulineaux (cf article précédent sur le mois de juillet).

 

- 18 septembre 2010 : projection du film "Face à la mort" à 9h00 au centre socio-culturel de St-Pierre-les-Nemours (77) ; film sur la guerre d'Indochine. Renseignements au 01 64 29 14 69 (Robert Lutereau) ou au 06 73 21 17 99 (Daniel Villaume). Cette manifestation est organisée par l'ANAI, l'ONAC et la DG du Souvenir Français de Seine-et-Marne.

 

- 25 septembre 2010 : réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine, à Issy-les-Moulineaux, à 14h30 à la Maison du Combattant.

 

- 23 octobre 2010 : assemblée générale de la Délégation des Hauts-de-Seine à Levallois Perret.

 

- 24 octobre 2010 : salon du livre d'écrivains combattants et d'historiens, organisé par le Souvenir Français de Seine-et-Marne, à Meaux.

 

- 20 novembre 2010 : colloque à Issy-les-Moulineaux, "Histoire en Seine", organisé par notre comité avec deux conférences : le "Stand de Tir" par Frédéric Rignault et l'aviation pendant la Première Guerre mondiale, par le général Michel Forget.

 

Bien entendu, nous reviendrons longuement et par courrier sur plusieurs de ces événements afin que votre information soit complète.

 

D'ici là, bonnes vacances !

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Commémorations - Evénements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 19:53

 

Escalier Mairie1

 

Etienne Lalis est présent sur les marches de la mairie d’Issy ; il porte la main à sa veste.

 

 

Après la guerre.

 

A la suite de la défaite française en 1871, Etienne Lalis est renvoyé à la vie civile et il reprend ses activités de marchand carrier et de marchand de vin. C’est un personnage connu et respecté d’Issy.

 

Dans le Livre d’Or des Combattants de 1870-1871 (publié au début des années 1900), Etienne Lalis est présenté ainsi : « Si un homme a rendu de grands services dans sa vie civile et militaire, payé de sa personne et de son argent dans les nombreuses sociétés humanitaires et patriotiques, dont il fit et fait encore partie, c’est bien M. Lalis dont nous donnons aujourd’hui la figure si connue et si sympathique. Président de la Chambre syndicale des Marchands carriers de France, Vice-Président de l’Union des fournisseurs du bâtiment à Paris, arbitre-expert, à titre gratuit, devant les tribunaux. »

 

 

Le monument de la municipalité pour les combattants de 1870-1871 dans le cimetière d’Issy.

 

Extrait du Livre d’or : « Le siège de Paris terminé, la 2ème Compagnie a demandé à la Municipalité d’ouvrir une souscription pour élever un monument et y déposer les corps des camarades tués à Issy devant l’ennemi.

 

Cette autorisation lui a été accordée et la commune a donné le terrain dans le cimetière. Le 5 décembre 1871, c’est au milieu d’une grande affluence et d’une belle manifestation patriotique que les corps de ces malheureuses victimes du devoir ont été ramenés et déposés dans le cimetière. De belles couronnes furent déposées et toute la population d’Issy avait été invitée à y assister. A cette cérémonie, de beaux discours furent prononcés.

 

La guerre terminée, notre camarade Lalis fut un des plus zélés organisateurs de nos nombreuses sociétés patriotiques, humanitaires et mutualistes.

 

Il est membre du conseil d’administration de la grande et belle société des Vétérans des armées de terre et de mer 1870-1871 ; Président de la Fédération des sections du département de la Seine ; Président de la 251ème section d’Issy, a obtenu la médaille d’honneur en or de la Société pour services rendus. Membre du Comité de l’œuvre des Vieux Militaires ; Délégué général de la 1ère section d’Issy, membre fondateur de l’œuvre. Membre de la Société du Souvenir Français ; membre du Bureau de la société d’assistance à la Vieillesse et à l’invalidité d’Issy et de nombreuses sociétés dont il est membre et membre d’honneur.

 

Le 13 juillet 1905, le gouvernement de la République lui décernait la médaille de la Mutualité.

 

Le 4 décembre 1905, M. Lalis était nommé officier d’académie et le 13 novembre 1909, il recevait la médaille d’argent de la Mutualité et le 5 mars 1911, la médaille d’honneur de l’Encouragement au Bien.

 

Ceux qui comme lui font le bien, savent défendre toutes les causes justes, reconnaissent les services rendus, ne transigent jamais avec leur conscience, pour ceux-là, comme nous le faisons aujourd’hui pour le camarade Lalis, on peut dire que ce sont des hommes de bien qui méritent le respect et la sympathie de leur concitoyens.

 

Nous croyons donc rendre un grand service en montrant ces bons Français qui savent tout sacrifier à l’intérêt général, et à l’humanité. M. Lalis fait partie de cette phalange d’hommes dont un pays doit s’honorer et conserver toujours la mémoire ».

 

Reconnu par ses pairs et la municipalité, Etienne Lalis vit ses dernières années à Issy-les-Moulineaux. Il est couvert d’honneurs, de médailles et de récompenses. Il décède le 23 juillet 1918. L’Armée française vient de remporter la Seconde bataille de la Marne.

 

 

 

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Issy d'antan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 16:42

Stick-SF.gif

 

 

 

Le Comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français participera, le dimanche 29 août 2010, aux cérémonies de Libération de la cité.

 

- 9h30 : place Manouchian. Dépôt de gerbes.

 

- 9h45 : parc de la Résistance, ZAC Sainte Lucie. Dépôt de gerbes et discours de Monsieur Jegou, président de la FNDIRP.

 

- 10h05 : dépôt de gerbes au buste de Jean Moulin (pont Jean Moulin).

 

- 10h25 : place du 8 mai. Dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle.

 

- 10h40 : square Bonaventure Leca. Dépôt de gerbes au buste du maréchal Leclerc.

 

- 10h45 : fleurissement du monument aux morts de la ville. Discours de Monsieur Quillard, président des ACV et de Monsieur Santini, député-maire, ancien ministre.

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Commémorations - Evénements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 09:00

Veterans1

 

Vétérans de la Garde nationale et de la Guerre franco-prussienne. Etienne Lalis se tient debout, derrière à droite.

 

 

La Guerre franco-prussienne.

 

Le 2 juillet 1870, l’Espagne dont le trône est vacant depuis la révolution de 1868, confirme l’annonce de la Prusse d’une candidature du prince Léopold de Hohenzollern. L’Empire français ne peut accepter une telle décision qui viendrait à l’entourer de pays favorables à l’expansionnisme prussien. Le 12 juillet, le gouvernement espagnol déclare la candidature fameuse « caduque », mais le lendemain, le chancelier prussien Bismark provoque Napoléon III dans une dépêche : Hohenzollern s’est retiré et le chancelier « n’a plus rien d’autre à dire à l’ambassadeur de l’Empire français ». L’humiliation est accentuée dès le lendemain par une série de caricatures et d’articles dans la presse allemande. Bismarck veut « exciter le taureau gaulois » selon la formule restée célèbre. Poussé par l’opinion publique et une partie de son entourage, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse.

 

Les mouvements militaires sont immédiatement déclenchés. Mais, profitant d’un meilleur armement, de forces aguerries et de la pitoyable stratégie des chefs de l’Armée française, les Prussiens défont les troupes de Napoléon III en quelques semaines. Ils se trouvent aux portes de Paris le 19 septembre 1870.

 

 

La guerre d’Etienne Lalis.

 

Madame Batard-Lalis a conservé un précieux document. Il s’agit du Livre d’Or des combattants de 1870-1871 de France et des colonies, publié au début des années 1900.

 

« Ancien sergent-fourrier, du 41ème Bataillon de la Garde nationale de la Seine, M. Lalis n’écoutant que son patriotisme s’engage pour la durée de la guerre. Bientôt, il est nommé sergent-major de la 2ème Compagnie de guerre 1er Bataillon du 13ème régiment de Paris qui occupe le poste avancé du château d ‘Issy. Dans cette position avancée, la Compagnie perd 4 hommes tués et onze blessés.

 

Il assiste également aux engagements avec l’ennemi à la gare aux Bœufs, à Choisy-le-Roi, à la gare de Clamart et au Moulin de pierre.

 

Le 29 décembre 1870, dans l’après-midi en poussant une reconnaissance sous les ordres du capitaine Candon, le sergent-major Lalis découvrit, caché dans une carrière, une certaine quantité de munitions et un outillage servant à la confection des cartouches. Cette carrière était située route de Gardes à Meudon sous la prise d’eau des bains, au lieu dit Les Montalats, carrière Malzac.

 

Ces munitions étaient enfermées dans 200 boîtes de tôle, le tout contenu dans des sacs.

 

Le général Coréard ordonna au lieutenant-colonel Jametel, une sortie de nuit pour aller s’emparer des munitions de guerre. Deux compagnies armées et un nombre d’hommes de corvées se mettaient en marche à 9 heures du soir dans la direction de Meudon.

 

Le capitaine Candon et le sergent-major Lalis guidèrent la colonne, qui marchait en se gardant de l’ennemi, précédée de tirailleurs et de flanqueurs, l’éveil pouvant d’un moment à l’autre attirer l’attention de l’ennemi.

 

Après un travail opiniâtre, nécessitant de grandes précautions, l’expédition rentrait avec les munitions au château d’Issy.

 

L’honneur de cette expédition revenait au capitaine Candon, mais une grande part au sergent-major Lalis qui le premier, signala l’existence de ce dépôt. »

 

Rapport du général Coréard, ordre du jour du 3 janvier 1871 : « Colonel, M. le Commandant en chef de la 3ème armée, a fait connaître à M. le Gouverneur de Paris, les détails de la reconnaissance opérée par le 13ème régiment de la garde mobilisée, sous la direction du colonel Jametel commandant le régiment : dans la nuit du 29 au 30 décembre 1870, le gouverneur a chargé M. le général Commandant supérieur des gardes mobilisés de la Seine, d’être auprès du Régiment et de son chef, l’interprète de sa vive satisfaction pour l’ordre parfait avec lequel cette opération a été conduite, et de féliciter en particulier, M. le capitaine Candon et son sergent-major Lalis qui a le 1er signalé l’existence du matériel ».

 

Le 25 février 1871, Etienne Lalis est nommé agent-comptable, avec rang d’adjudant, pour les 1ère et 2ème compagnies sédentaires et 2ème compagnie de guerre du 41ème Bataillon. Mais le mois suivant, les troupes prussiennes défilent sur les Champs-Elysées.

 

 

 

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : 1870-1871
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 11:33

Arriere Grand Pere Medailles

 

Etienne Lalis (1841 – 1918) – Photographie prise au début du 20ème siècle.

 

 

Madame Nicole Batard-Lalis, membre du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux, nous a fait parvenir des documents rares sur son arrière-grand-père, Etienne Lalis, et sur la commune d’Issy, à l’aube du 20ème siècle. Ces documents sont publiés dans l’album de photographies intitulé « Issy d’antan ».

 

 

La montée sur Paris.

 

Antoine Lalis nait dans le département de la Corrèze, à Saint-Etienne-aux-Clos, le jour de Noël 1799. Le Directoire vit ses dernières heures. Bientôt, un jeune général va prendre le pouvoir d’abord dans le cadre du Consulat, puis de l’Empire : Napoléon Bonaparte.

 

Quelques années plus tard, Antoine Lalis vient s’installer à Issy, qui n’est encore qu’un village. Il fait partie de ces Limousins qui viennent chercher fortune sur Paris. Certains s’établissent comme marchands de vins et de charbon, d’autres artisans ou manœuvriers. A force de travail et d’abnégation, Antoine Lalis s’octroie une place honorable. Il devient marchand carrier. Il épouse Françoise Bréant, née le 3 juillet 1813 à Clamart. Ils vivent rue du Puits, devenue depuis rue Lazare Carnot.

 

Il profite de la formidable expansion économique du 19ème siècle, d’abord sous les rois Charles X et Louis-Philippe 1er, puis sous le Second empire. Les bouleversements de Paris engendrés par les plans du préfet Hausmann nécessitent des milliers de tonnes de matériaux ! Les affaires de la famille se transforment pour devenir florissantes. Mais leur histoire s’arrête en 1870, quand, à une journée d’intervalle, le 26 et le 27 mai, deux mois avant le déclenchement de la Guerre franco-prussienne, Antoine puis Françoise Lalis sont rappelés à Dieu.

 

 

Les carrières.

 

Depuis l’antiquité, les Parisiens ont à disposition des carrières locales pour bâtir les monuments et leurs maisons. Celles-ci sont d’abord exploitées à ciel ouvert. On en trouve partout : être au plus proche de la capitale permet de substantielles économies de transport.

 

En leur temps, la chaux du département de la Seine – le blanc de Meudon et d’Issy – le calcaire au sud de Paris, le gypse de Montmartre ou encore l’argile des plaines de Vaugirard et le sable de la Seine, connaissent de grandes exploitations. Ainsi, c’est une carrière appartenant à des Pères Chartreux, située à l’intérieur même de leur enceinte de Port-Royal (actuel 14ème arrondissement) qui fournit aux 17ème et 18ème siècles des pierres pour les chantiers du palais du Louvre.

 

Mais l’urbanisation croissante et la baisse des rendements obligent les maîtres carriers à s’éloigner de la capitale ou à exploiter de nouveaux gisements en souterrain. Et à cela, il convient d’ajouter la construction de glacières pour les châteaux et demeures prestigieuses : ce sont des installations, souvent circulaires, creusées profondément dans le sol, offrant des propriétés isothermes qui permettent de conserver les aliments et la glace. Peu à peu, Paris et nombre de ses villes limitrophes se transforment en un véritable gruyère. D’ailleurs, en 1813, l’exploitation à l’intérieur de la capitale est stoppée. Les carrières du sud de Paris vont alors servir, pour partie, à récupérer les ossements des cimetières intra-muros, que la municipalité vide peu à peu. Les catacombes sont nées.

 

Les chantiers abandonnés sont loin d’être tous suffisamment consolidés et les accidents ne manquent pas : au cours du 19ème siècle, régulièrement des portions de rues ou des immeubles s’effondrent. A Issy-les-Moulineaux même, le 1er juin 1961, une carrière de craie s’effondre. L’accident tue vingt-et-une personnes. Car il s’agit bien d’un accident dû aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville depuis deux jours, et non un attentat de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) comme le croient un temps les autorités.

 

 

Etienne Jacques Lalis.

 

Antoine et Françoise Lalis ont plusieurs enfants, dont Etienne Jacques Lalis, qui voit le jour à Issy le 26 novembre 1841. Rapidement, Etienne entreprend de travailler auprès de son père. Et ajoute au métier de marchand carrier celui de marchand de vin !

 

Etienne Lalis épouse Anne Flore Morlet, née le 2 juillet 1837 à Paris. En 1870, à l’âge de 29 ans, dans un élan de patriotisme, il s’engage dans l’armée « pour la durée de la guerre ». Cet engagement est à placer aussi dans le cadre d'un contexte familial très difficile : en juillet 1869, le marchand carrier perd son épouse. Elle venait de fêter son trentième anniversaire.

 

 

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Issy d'antan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 18:40

Signoroni 3

 

Au premier plan, de gauche à droite : Giacomo Signoroni ; André Labour, Délégué général du Souvenir Français, général Jean-Claude Ichac.

 

 

 

« Mon cher Signoroni, Mon cher ami...

 

Non, cela ne va pas!

 

Dans notre Maison du Combattant, je ne peux pas utiliser l'une de ces formules, sympathiques certes, mais qui ne sont pas à leur place ici. Alors je vous dirais tout simplement:

 

Mon Adjudant-chef!

 

Car vous appeler par votre grade marque ce galon que vous avez gagné après plus de quinze ans passés dans la Légion Étrangère. Et que l'on ne voit ici aucune marque d'une quelconque subordination, pour deux raisons : d'abord parce que, avec la fin de la carrière dans « l'active », cette notion disparaît au profit de la camaraderie et de l'amitié, ensuite et surtout, et personne je pense ne me contredira, parce qu'un adjudant-chef de la Légion vaut bien un général de l'armée de l'air!

 

Vous êtes né en Italie, il y a un peu moins de quatre-vingt-dix ans. Emigré en France, vous vous engagez à la fin de la deuxième guerre mondiale et vous rejoigniez la mythique « 13 », la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère, avec laquelle vous êtes très vite appelé à servir en Indochine, où vous allez effectuer trois séjours, où vous serez blessé trois fois, et d'où vous reviendrez avec trois citations, dont une à l'ordre de l'armée, et la prestigieuse médaille militaire. Nous venons d'honorer il y a trois jours, le 8 juin, le souvenir de vos camarades tombés en Indochine à vos côtés, dans ces lieux dont beaucoup ont été oubliés, s'ils n’ont jamais été connus, et où vous vous êtes illustré: Tan-My, Xon-Lon, Kham-Thien. Seul demeure dans notre mémoire collective Diên-Biên-Phù et son terrible siège de 55 jours à l'issue duquel, blessé à votre poste de combat, vous serez contraint à la reddition et fait prisonnier avant de connaître le calvaire des camps Viet Minh jusqu'à votre libération en août 1954. Puis ce sera l'A.F.N. et ce que l'on appelait à l'époque les « opérations de maintien de l'ordre » sur la frontière marocaine, jusqu'en 1961.

 

Pendant toutes ces années à la Légion, vous aurez été tour à tour voltigeur de pointe, pionnier, cavalier, et même parachutiste, dans la Compagnie para du 3ème Régiment Étranger d'Infanterie. Et à ce sujet je ne résiste pas au plaisir de vous raconter une anecdote personnelle qui devrait vous rappeler bien des souvenirs. Rentrant d'un séjour aux États-Unis, je suis un jour passé dans le sud-ouest, près de Nérac, pour saluer, dans sa retraite très active, mon témoin à notre mariage, le général Paul Arnaud de Foïard, légionnaire et parachutiste. J'avais rapporté d'une visite au PC des Forces Aériennes Stratégiques américaines un beau T-shirt portant la fière devise de ce commandement: « Peace is our profession », « La paix est notre métier », devise soulignant le rôle primordial de la dissuasion dans le maintien de la Paix. Paul, après avoir lu cette devise, a souri et m'a déclaré: « War is mine !», « Moi, mon boulot, c'est la guerre! ». Car c'était un guerrier, qui après avoir été résistant, fait prisonnier, évadé, avait débarqué en aspirant, en Provence, avant de remonter jusqu'aux Vosges, puis de terminer la campagne d'Allemagne avec une blessure, trois citations et la médaille militaire en un trimestre ! Il avait ensuite rejoint en Indochine le 3ème R.E.I., où il fût votre chef. Plus tard il commandera en Algérie le 2ème Régiment Étranger Parachutiste  et en métropole la 11ème Division Parachutiste.

 

Et bien vous aussi, mon Adjudant-chef, comme lui, vous avez été un guerrier, digne de vos grands anciens de Camerone, et comme eux un exemple pour ceux qui aujourd'hui servent sous le képi blanc ou le béret vert, en métropole, outre-mer ou en Afghanistan. Et c'est pourquoi, c'est avec une grande joie et une grande fierté, Adjudant-chef Giacomo Signoroni, Officier de la Légion d'Honneur, que, au nom de notre Député-maire, Monsieur André Santini, ancien ministre, je vous remets ce « Diplôme d'Honneur aux combattants de l'Armée Française, 1939-1945 », signé de Monsieur Hubert Falco, Secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, « en reconnaissance de votre action pour la France », vous qui êtes devenu un de ses enfants il y a bientôt cinquante-cinq ans.

 

Avec toutes nos félicitations, et notre admiration. »

 

 

Général de brigade aérienne (2S)

Jean-Claude Ichac

Président honoraire du Comité

d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français

 

 

 

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Commémorations - Evénements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 19:44

 

Le vendredi 11 juin, à la Maison du Combattant d'Issy-les-Moulineaux, s'est déroulée, dans une ambiance amicale et chaleureuse, une double remise de décorations :

 

- Monsieur Giacomo Signoroni a reçu, de la part du général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, le brevet d'ancien combattant de l'Armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce brevet, signé par le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Hubert Falco,  avait été reçu par Monsieur André Santini, qui n'avait pu se déplacer pour la cérémonie. Nous publierons prochainement le discours prononcé par le général à cette occasion.

 

- Monsieur Christian Poujols a reçu, des mains d'André Labour, Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine, la médaille d'honneur de l'association.

 

Signoroni 7

 

De gauche à droite : le général Ichac, Giacomo Signoroni, Frédéric Rignault, Président du Souvenir Français d'issy-les-Moulineaux.

 

 

 

Poujols 5

 

André Labour s'adresse à Christian Poujols (qui tient un document dans les mains), avant de lui remettre la médaille d'Honneur du Souvenir Français, et le diplôme signé par le général Delbauffe, Président général de l'association.

 

Merci à M. de Boissieu pour les photographies.

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Commémorations - Evénements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 16:48

Croix de Lorraine

 

"Le silence emplit ma maison. De la pièce d'angle, où je passe la plupart des heures du jour, je découvre les lointains dans la direction du couchant. Au long de quinze kilomètres, aucune construction n'apparaît. Par-dessus la plaine et les bois, ma vue suit les longues pentes descendant vers la vallée de l'Aube, puis les hauteurs du versant opposé. D'un point élevé du jardin, j'embrasse les fonds sauvages où la forêt enveloppe le site, comme la mer bat le promontoire. Je vois la nuit couvrir le paysage. Ensuite, regardant les étoiles, je me pénètre de l'insignifiance des choses".

Charles de Gaulle, Mémoires de Guerre.

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Commémorations - Evénements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 22:28

Guillaumat

 

 

A la suite de l’article sur l’Armée d’Orient pendant la Première Guerre mondiale, le général de brigade aérienne (2S) Jean-Claude Ichac, ancien commandant de la Cité de l’Air « Capitaine Guynemer » et de la Base Aérienne 117 de Balard, revient sur la correspondance de guerre du général Guillaumat, héros de l’Armée d’Orient pendant la Première Guerre mondiale.

 

 

Quand la France faisait la guerre dans les Balkans.

 

« Régulièrement, le grand public découvre encore d’émouvantes lettres de poilus décrivant la vie dans les tranchées et les réactions des combattants sous les tirs d’artillerie ou avant l’assaut. Mais quel était, dans le même temps, l’état d’esprit de leurs chefs? C’est l’objet de ces lettres que, chaque jour de la guerre ou presque, le général Adolphe Guillaumat a écrites à son épouse, repliée à Toulouse. Chef du cabinet militaire du ministre de la guerre en août 1914, l’armistice de 1918 le trouvera à la tête de la Vème armée à Charleville, après avoir été commandant d’une division sur la Marne et en Argonne, du 1er corps d’armée à Verdun et sur la Somme, de la IIème armée, de nouveau à Verdun, avant de partir prendre le commandement des armées alliées d’Orient, à Salonique, et de revenir comme Gouverneur militaire d’un Paris soumis aux bombardements des Gothas et de la « grosse Bertha ». Et pendant ces quatre longues années le Général Guillaumat  a décrit à son épouse, avec précision et humour, ses déplacements, ses activités, ses rapports avec ses subordonnés (dont un certain capitaine de Gaulle), ses égaux, ses supérieurs, Foch, Franchet d’Esperey, Joffre, Lyautey, Mangin, Nivelle, Pétain, Sarrail, mais aussi avec les plus hautes autorités françaises, Briand, Clemenceau, Doumer, Poincaré, ou étrangères. Cela donne lieu à des portraits tantôt respectueux et admiratifs, tantôt ironiques, voir féroces, qui jettent un jour nouveau sur les prises de décision dans la France de la guerre. Mais si ce grand soldat bougonne, critique, « grinche » comme il le reconnaît souvent, il obéit toujours et donne le meilleur de lui-même aux différents postes souvent prestigieux où il a été placé.

 

Humaine et riche, cette « Correspondance de guerre », transcrite et éditée par Paul Guillaumat, se doit de figurer, à côté des livres sur l’histoire de la 1ère guerre mondiale, dans la bibliothèque des passionnés de cette période difficile qui a façonné l’Europe que nous connaissons aujourd’hui ».

 

GBA (2S) J-C ICHAC

 

 

Editions L’Harmattan - Mémoires du XXème siècle - 2006 - 36 €

 

 

Par Souvenir Français Issy - Publié dans : Portraits - Epopées - Associations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés