Publié le 16 Avril 2022

Le visage de Wladimir Rygaloff.

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves entretient depuis des années la sépulture de Wladimir Rygaloff à Issy. Et ce à la demande de Mademoiselle Marie-Thérèse Borg, proche de Wladimir, et en accord avec Thierry Gandolfo, alors conservateur du cimetière, ainsi que la municipalité.

Nous connaissions une partie de l’histoire du jeune homme, racontée par Mlle Borg. Grâce au remarquable site : https://www.memorialgenweb.org/ nous avons maintenant la photographie de Wladimir et nous en savons un peu plus.

D’abord, il était le fils de Nicolas Rygaloff et d’Olga Livoff. Il habitait au 2, rue Claude Matrat (à la même adresse que le général Roland Glavany qui fut longtemps notre président d’honneur). Ensuite, à l’occasion de recherches au Service Historique de la Défense à Vincennes, son nom figure bien dans la liste des résistants des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Enfin, Wladimir Rygaloff fut arrêté avec trois de ses camarades lors d’une mission de transport d’armes et il fut fusillé rue Jean Mermoz à Versailles le 24 août 1944. Le lendemain, la ville de Paris était libérée de l’occupant nazi.

Enfin, par cette photographie nous rendons aussi hommage à Marie-Thérèse Borg, disparue à la fin de l’année 2018.

Merci à Daniel Fouquerel, Jérôme Charraud et Claude Richard pour leur travail éminent et leurs contributions au site « Mémorial Gen Web ».

 

Sources :

 

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Publié le 4 Avril 2022

L’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux rebaptisé en l’honneur du général Valérie André.

Alors que le général Valérie André va célébrer son 100e anniversaire, l’héliport de Paris – Issy-les-Moulineaux a été rebaptisé le 8 mars dernier, « Héliport Paris-Issy-les-Moulineaux Valérie André », en présence de la première femme nommée au grade de général en France.

 

Parmi les personnages illustres qui ont marqué l’histoire d’Issy-les-Moulineaux et de France, Valérie André a une place à part. Héroïne incontestée de l’aviation militaire française, le Médecin Général Inspecteur Valérie André a profondément marqué le monde aéronautique international tant par ses exploits en Indochine dans les années 1950, où elle fut la première femme au monde à piloter des hélicoptères en mission de guerre, qu’en tant que première femme nommée au grade de général dans l’histoire de France, ou bien encore comme artisan de la création de l’Académie de l’Air et de l’Espace.

Le général Valérie André fut également la première femme militaire élevée à la dignité de Grand’Croix de la Légion d’honneur, ainsi que Grand’Croix dans l’Ordre national du Mérite. Elle est un modèle de courage et d’abnégation pour nombre de femmes militaires en particulier, et, bien plus, une figure exemplaire de nos armées.

A quelques semaines de fêter son 100e anniversaire, le général Valérie André a assisté au baptême à son nom de l’héliport de Paris – Issy-les-Moulineaux. Le 8 mars, journée des droits des femmes, s’est en effet tenue une cérémonie en sa présence, ainsi que de nombreuses personnalités comme André Santini, son neveu, Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, Augustin de Romanet, président d’Aéroports de Paris ou Catherine Maunoury, présidente de l’Aéroclub de France.

 

Évacuations sanitaires en hélicoptère.

Valérie André est née le 21 avril 1922 en Alsace. Très tôt, elle souhaite devenir médecin. Mais, comme ses modèles, elle rêve aussi de piloter des avions. A 13 ans, elle réalise son baptême de l’air et prend dès 17 ans des cours de pilotage.

Néanmoins, la guerre éclate et elle fuit l’Alsace pour Clermont-Ferrand puis paris, où elle poursuit des études de médecine, obtenant un diplôme de docteur en médecine peu après la fin de la guerre.

En 1949, alors que la guerre d’Indochine fait rage, elle décide de partir servir en tant que médecin-capitaine sur les théâtres d’opérations. Ayant assisté à des démonstrations d’hélicoptères, elle prend conscience de leur utilité pour l’évacuation sanitaire des blessés et en 1950, entame son apprentissage en France. Elle se spécialise alors en pilotage d’hélicoptère pour les évacuations sanitaires et réalise ainsi l’évacuation de 165 blessés tout en profitant de son brevet de parachutiste, qu’elle a passé quelques années plus tôt, pour sauter sur des postes isolés et apporter une aide médicale aux soldats blessés ne pouvant être rejoints que par des unités parachutées. En Indochine, elle réalisera 129 vols opérationnels.

Durant la guerre d’Algérie, elle continue ses évacuations sanitaires en hélicoptères entre 1959 et 1962 avant de retourner en France et continuer sa carrière d’officier du service de Santé des armées.

En 1976, elle est la première femme à devenir officier général en France et terminera sa carrière au grade de Médecin Général Inspecteur du service de Santé des armées en 1981. A son retour dans la vie civile, elle devient présidente du Comité des femmes militaires et travaille à la promotion des femmes dans les forces armées.

André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux : « Associer le nom de Valérie André, légende de l’aviation française, au lieu qui en a été le berceau est un puissant message au service de la place des femmes dans l’histoire, et donc, dans notre société ».

 

Cet article est paru dans le journal d’Issy-les-Moulineaux, Point d’Appui, numéro d’avril 2022.

 

 

Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.

Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.

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Publié le 12 Mars 2022

Paras du 3e RPC, en Algérie.

Paras du 3e RPC, en Algérie.

Au 3e bataillon colonial de commandos parachutistes.

Créé en janvier 1948, cette unité rejoint l’Indochine en novembre de la même année. En mai 1950, le 3e reprend le poste de Dong Khé dans le nord du Vietnam, là où stationnait le 8e régiment de tirailleurs marocains. Deux fois cité à l’ordre de l’armée, le régiment est dissous après son sacrifice lors de la bataille de la RC4 en octobre 1950. Lors de cet épisode, le 3e BCCP du capitaine Cazaux et le 1er BEP (Bataillon Etranger Parachutiste) du commandant Segrétain vont pratiquement disparaître.

Récréé le 27 décembre 1951, le 3e reçoit l’appellation de 3e bataillon de parachutistes coloniaux le 28 mai 1952 et s’illustre encore en Indochine où il est de nouveau cité à l’ordre de l’armée, à la suite de la bataille de Nan San.

L’année suivante, fournissant l’ossature du 5e bataillon de parachutistes vietnamiens, le 3e est de nouveau dissous… pour être confié deux années plus tard à un certain lieutenant-colonel Bigeard. Ce dernier va transformer un régiment d’appelés en une unité d’élite. Les anciens d’Algérie disent que c’était là un des régiments préférés des Pieds-noirs pendant la bataille d’Alger. Dès lors, l’unité est présente dans toutes les grandes opérations en Algérie puis participe aux combats de Bizerte.

Devenu le 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine le 1er décembre 1958, il rentre en métropole et s’installe le 22 juillet 1962 à Carcassonne où il est entièrement professionnalisé en 1976.

En 1968, le régiment intervient au Tchad lors de la première guerre civile tchadienne, puis en 1978 au sud Liban où son chef, le colonel Salvan, est grièvement blessé, puis à Djibouti, de nouveau au Tchad, en Centrafrique, en Nouvelle-Calédonie, au Togo, au Gabon, au Rwanda, en Irak, en Turquie, au Zaïre, en ex-Yougoslavie, au Congo et enfin au Kosovo où il obtient sa cinquième citation. Depuis il est intervenu en Côte d'Ivoire, en Afghanistan et au Mali.

Parmi les chefs de corps, il convient de citer :

 

  • 3e BCCP : chef de bataillon Ayrolles : janvier 1948 - septembre 1949 ; capitaine Cazaux : septembre 1949 - mai 1950 ; chef d’escadron Decorse : mai 1950 - octobre 1950.
  • 3e BPC : capitaine Bonnigal : décembre 1951 - avril 1953 ; capitaine Bouvery : avril 1953 - août 1953 ; chef de bataillon Lenoir : juin 1955 - novembre 1955.
  • 3e RPC : colonel Marcel Bigeard : du 1er novembre 1955 au 12 avril 1958 ; lieutenant-colonel Trinquier : avril 1958 - décembre 1958.

La devise du régiment est la suivante : remplaçant la fameuse devise du 3e BCCP, « descendre partout et s’élever toujours » par « Être et durer », devise créée par le général Marcel Bigeard qui a demandé cette devise et un nouvel insigne quand il en a pris la charge.

 

Georges Pinchaud.

Georges Pinchaud est né à Paris 14e le 3 janvier 1936. Isséen, sergent au 3e RPC, il est tué au combat le 17 novembre 1958 à Bir Babalou, sur la commune d’Aumale, au cours, comme il était dit à l’époque, « des opérations de maintien de l’ordre en Algérie ».

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français – Comité d’Issy-Vanves.
  • Site : https://www.histoiredumonde.net/
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Forum du site : « Chemin de Mémoire parachutistes ».
  • Site du Ministère des Armées.
  • Crédit photographique : forum du site « Chemin de Mémoire parachutistes ».

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 25 Février 2022

Madame le général Valérie André.

Madame le général Valérie André.

Apprivoiser le souffle du vent : femmes aviatrices, du mardi 8 mars au dimanche 17 avril à Médiathèque des Chartreux.

Partez à la conquête du ciel dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes auprès de plusieurs aviatrices, pionnières de l’aviation et premières femmes à avoir obtenu le brevet de pilote-aviateur de l’Aéro-Club de France dès 1910.

Thérèse Peltier, Elise Deroche, Hélène Dutrieu, Jeanne Herveux, Marie-Louise Driancourt, Marie Marvingt, Maryse Bastié, … Autant de femmes aviatrices que de personnalités fortes de par leurs compétitivités, leurs goûts du risque et du dépassement de soi. Nombre d’entre elles ont fait leurs preuves sur l’ancien champ de manœuvres militaire, actuel héliport de Paris-Issy, et marquées le monde de l’aviation au même titre que de grands aviateurs tels que Henri Farman. Tout au long du XXe siècle, de nombreuses femmes ont fait carrière dans l’aviation civile, professionnelle, jusque dans l’armée, telle que Valérie André, première femme Général, médecin et pilote d’hélicoptère.

L’exposition Apprivoiser le souffle du vent : femmes aviatrices est également l’occasion de découvrir l’importance et l’évolution de l’aviation qui a marqué les imaginaires de par les meetings aériens, les dangers encourus et les prouesses techniques, jusqu’à s’inscrire dans notre quotidien.

Pour accéder aux médiathèques, les visiteurs de plus de 12 ans et 2 mois révolus sont tenus de présenter un pass sanitaire valide et les plus de 16 ans un pass vaccinal valide. Entrée libre.

 

Sources :

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Publié le 25 Février 2022

Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.

Le samedi 19 février 2022, des délégations de l’UNC d’Issy-les-Moulineaux et du Souvenir Français d’Issy-Vanves, de même que des membres de la FNACA d’Issy, ont été reçus en l’hôtel Rothelin-Charolais, par M. David Daoulas, maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux, membre du cabinet du porte-parolat du gouvernement et M. Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, et élu sur Issy-Vanves.

 

Cette occasion a permis aux représentants des associations d’exposer un certain nombre d’éléments sur le monde associatif et surtout de pouvoir visiter l’hôtel de Rothelin-Charolais.

 

Cet hôtel est construit vers 1703-1704 pour Philippe d’Orléans, marquis de Rothelin (1678-1715). Cet édifice est caractéristique des hôtels particuliers du début du 18e siècle, entre cour et jardin, qui voient le jour dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés alors en plein développement.

En 1735, l’hôtel devient la propriété de Louis-Anne de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Charolais (1695-1758) qui entreprend de nombreux travaux.

Le marquis de Rothelin étant le premier propriétaire et Mademoiselle de Charolais étant à l’initiative des réaménagements qui lui donnent pratiquement ses dispositions actuelles, l’hôtel prend rapidement le nom de « Rothelin-Charolais ».

Il est aujourd’hui occupé par le Ministère de la Transformation et de la Fonction publiques et le porte-parole du Gouvernement.

 

Les associations d’anciens combattants d’Issy, le Souvenir Français d’Issy-Vanves tiennent à remercier chaleureusement M. Gabriel Attal, pour son accueil, sa disponibilité, son accessibilité et sa gentillesse, et remercient M. David Daoulas, pour la qualité de son exposé et d’avoir été à l’œuvre de cette journée mémorable.

 

Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.

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Publié le 22 Février 2022

Réunion annuelle des adhérents.

Le dimanche 13 février 2022 s’est déroulée la réunion annuelle des adhérents – nouvelle dénomination de l’assemblée générale – au titre des années 2020 et 2021.

Cette réunion a commencé par une minute de silence à la mémoire de nos camarades morts aux cours de ces deux dernières années, marquées par la pandémie de la Covid-19. Il s’agit :

  • Robert Choffé, grand ancien de la Seconde Guerre mondiale, au sein de Rhin et Danube.
  • Robert Dubot, qui lui-aussi fit la Seconde Guerre mondiale, au sein de Rhin-et-Danube ; il avait la particularité d’avoir fait aussi un temps au sein de la 2e Division Blindée.
  • Christian Poujols, ancien d’Algérie et qui a longtemps présidé les sections isséennes de l’UNC et de l’Union Nationale des Parachutistes.
  • Thierry Gandolfo, notre secrétaire, notre ami proche, notre frère d’artillerie, conservateur du cimetière d’Issy au cours de ces vingt dernières années.
  • Jean Boyer, héros de la Seconde Guerre mondiale, pilier des Partisans français de Slovaquie.
  • Gérard Dalmont, isséen, ancien d’Algérie.
  • René Veyrat-Parisien, ancien d’Algérie, porte-drapeau à Vanves.
  • Paul Richard, isséen, ancien d’Algérie et trésorier de longues années de l’UNC.
  • Pierre Borde, ancien d’Algérie.
  • Vinceza Signoroni, veuve de notre camarade Giacomo Signoroni, grand ancien d’Indochine (RC4 de 1949 et Dien Bien Phu) et d’Algérie.
  • Le général de corps aérien Michet Forget, Grand-Croix de la Légion d’honneur, qui fut, entre autres, membres du conseil d’administration de notre association et le président d’honneur de notre comité.

Ensuite, le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, notre président d’honneur, a pris la parole pour rappeler l’histoire du comité et il a été suivi par Christine Hélary-Olivier, conseiller municipal d’Issy-les-Moulineaux délégué aux Affaires militaires, qui a réaffirmé son soutien au Souvenir Français.

Le président, Frédéric Rignault, a exposé les rapports financiers et moraux du comité, avant d’indiquer les actions entreprises en 2020 et 2021. Celles-ci ont d’ailleurs fait l’objet d’articles sur ce site.

Paul Guillaud, président de la Section de Vanves, a fait le récit des actions menées sur sa commune.

Par la suite, s’est déroulée l’élection du nouveau bureau de notre comité, dont le mandat va courir de 2022 à 2025. Sont élus :

  • Général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, président d’honneur.
  • Frédéric Rignault, président.
  • Paul Guillaud, président de la Section de Vanves.
  • Alsira Cacheda, trésorière.
  • Matthieu Grégoire, secrétaire.
  • André Rabartin, porte-drapeau.
  • Eric Fily, porte-drapeau suppléant.

Enfin, Claude Guy, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine a informé l’assistance des directives nationales de notre association et des actions départementales réussies en dépit des confinements et des restrictions sanitaires.

L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.
L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.
L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.

L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.

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Publié le 12 Février 2022

La photograhie du sous-lieutenant Astoul.

En 2009, en compagnie de Thierry Gandolfo (1961-2020), alors conservateur du cimetière d’Issy-les-Moulineaux, nous décidions d’apposer la cocarde du Souvenir Français sur le tombeau de la famille Astoul. Réputée en déshérence, celle-ci comprend les restes de Pierre-Louis Astoul, officier d’administration principal des subsistances (1860-1923) et son épouse Ambroisine (1868-1949). Il s’agit également du cénotaphe du sous-lieutenant Astoul, mort au Chemin des Dames en 1917.

Le sous-lieutenant Astoul, étudiant en droit en 1914, est mobilisé au 4e dragons. Il passera, à sa demande, au 70e bataillon de tirailleurs sénégalais. Titulaire de la Légion d’honneur et de la croix de Guerre avec étoile de vermeil, il est cité : « A entraîné sa section avec un élan remarquable à l’assaut des positions allemandes, dirigeant ses hommes comme à l’exercice jusqu’au moment où il fut frappé d’une balle au côté droit ».

Une suite d’événement va s’avérer extraordinaire : d’abord, en 2011, alors que le comité entretenait la tombe Astoul sans se poser de question, au hasard de la découverte d’un livre sur la bataille du Chemin des Dames, nous tombons sur un obélisque placé par sa famille, au bord d’une route de campagne, à Cerny-en-Lannois, avec cette épitaphe : « A la mémoire de notre fils, le sous-lieutenant Louis Astoul, du 70e sénégalais, tombé glorieusement dans ces parages, à l’âge de 24 ans, au cours de l’assaut du 16 avril 1917, et de ses camarades. » Le Week-end suivant, nous étions à Cerny pour repérer le monument et voir où était mort Louis Astoul.

Dix ans plus tard, grâce au site Internet exceptionnel, https://www.memorialgenweb.org/ voici la photographie du sous-lieutenant Louis Astoul.

La boucle est bouclée…

Merci aux contributeurs et aux travaux réalisés sur ce site par Didier Mahu, Monique Gallais, Bernard Tisserand, Claude Richard, Gérard Doucet, Elisabeth de Montmarin, Jean-Claude Vachet, Jean-Claude Planes, Gérard Peugnet et Jérôme Charraud.

 

Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.

Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.

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Publié le 22 Janvier 2022

Maurice Romagon.

Maurice Romagon.

Maurice Romagon nait le 27 juillet 1886 sur la commune des Riceys, dans le département de l’Aube. Il est le fils de Pierre Romagon et de Julie Déon.

Jeune, il apprend les métiers du bois afin de travailler dans l’entreprise paternelle. Mais Pierre décède en 1906. Maurice reprend l’entreprise. Scieur de bois, il a été Compagnon du Tour de France. L’expérience de chef d’entreprise est de courte durée car l’année suivante, il est incorporé au 6e bataillon d’artillerie à pied afin d’y faire son service militaire. Après ses deux années, il passe dans la réserve active (le 1er octobre 1909). Ayant repris son métier, il est néanmoins mobilisé au déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, et intègre le 82e régiment d’artillerie lourde.

Maurice Romagon est surveillé de près. Membre du Parti Socialiste Ouvrier, il a été en première ligne pour la défense des vignerons champenois en 1910. Dix ans plus, il devient membre du Parti Communiste Français et est envoyé comme représentant de l’Aube au congrès de Tours. Ses idées lui font perdre son métier (l’entreprise familiale a disparu et il a été embauché par différentes scieries) et Maurice devient délégué au congrès fédéral du Parti communiste de l’Aube en 1923. En 1925 puis en 1929, il est candidat aux élections municipales de Saint-Julien-les-Villas (Aube, arrondissement de Troyes) et se spécialise dans les questions coopératives.

En 1937, Maurice Romagon est le candidat du parti aux élections cantonales. Il remporte finalement l’élection et devient conseiller d’arrondissement de l’Aube, élu au 3e canton de Troyes. En septembre 1939, alors que le Pacte germano-soviétique vient d’être signé, le Parti Communiste Français est interdit. Maurice Romagon milite contre cette décision. Il est arrêté et condamné. Il réussit à s’évader de la prison de Dijon en juin 1940. En juillet, avec sa fille Cécile, il reçoit l’ordre de Jacques Duclos, dirigeant du parti, de ramasser les armes abandonnées, d’aider à l’évasion des prisonniers de guerre, et de participer à la rédaction et la distribution de tracts contre l’ennemi nazi et le régime de Vichy.

En octobre 1940, il est de nouveau arrêté et emprisonné à Troyes, en même temps que son épouse, Edwige, née Jourdheuille. Ils sont condamnés à trois années de prison et incarcérés à la prison de Clairvaux. Le 7 mars 1942, Maurice Romagon demande à prendre la place d’un jeune de 17 ans, condamné à être fusillé. Ainsi meurt celui qui fut élu de la République. Des obsèques officielles sont célébrées le 1er mai 1945 à Troyes, et Maurice Romagon est déclaré Mort pour la France quelques mois plus tard.

Maurice et Edwige ont quatre enfants, qui tous suivent l’exemple des parents. Ils entrent en résistance. Les deux fils passent au maquis, mais sont arrêtés et envoyés au camp de Compiègne en janvier 1943. De là, ils sont transférés au camp de Ravensbrück puis à Buchenwald et Dora en 1945. Ils sont de la « Grande marche » qui voit les déportés effectuer des centaines de kilomètres à pied pour passer d’un camp à l’autre, au fur et à mesure de l’avancée des Alliés. Si Pierre est finalement libéré et rapatrié en 1945, Raymond meurt à Ellrich. Il faisait partie d’un Kommando de travail sur des chantiers de creusement de galeries souterraines. Raymond qui avait pris au maquis FTP (Francs-Tireurs et Partisans – communiste) le nom de Tronchet.

Une rue Maurice Romagon garde son souvenir à Troyes, et les noms de Maurice et de Raymond sont inscrits sur le monument aux morts de la ville d’Issy-les-Moulineaux.

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Site de la ville d’Issy-les-Moulineaux.
  • Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la jeunesse. Les jeunes dans la Résistance, Ed. Sociales, 1969.
  • Albert Ouzoulias, Les Fils de la nuit, Grasset, 1975.
  • Site Mémorial GenWeb – Fiches individuelles avec les annotations de Jean-Pierre Buot, Michel Schoettel, Stéphane Protois et Patrick Ridey.

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Publié le 28 Décembre 2021

Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.

Le cimetière de Bel-Air abrite 1707 tombes de soldats métropolitains ou tirailleurs sénégalais morts entre 1927 et 1963.

Le Sénégal abrite les sépultures militaires de 3360 hommes décédés au cours de l'aventure coloniale française en Afrique.

Ces tombes sont réparties entre Dakar (2249 tombes), Fatik (3), Koalack (93), Saint-Louis (721), Tambacounda (111), Thiès (178) et Zinguinchor (5). Le cimetière mixte (militaire et civil) de Bel-Air à Dakar abrite les tombes de 1707 soldats métropolitains ou tirailleurs sénégalais morts entre 1927 et 1963.

A la fin de la Première Guerre mondiale, une statue, représentant côte à côte un Poilu et un Tirailleur, a été érigée "A Demba et Dupont - en souvenir de leur fraternité d'armes". Initialement installée sur une place de la ville, elle a été transférée après l'indépendance dans le carré militaire du cimetière de Bel-Air. Le 23 août 2004, la sculpture, réinstallée sur une place publique baptisée "Place des tirailleurs sénégalais", a été inaugurée à l'occasion de la "Journée des tirailleurs sénégalais". La gestion du cimetière est assurée grâce aux crédits délégués par le ministère des Armées aux services consulaires de l'Ambassade de France. Les forces françaises au Sénégal (23e bataillon d'infanterie de marine), grâce aux crédits du ministère des Armées et le Souvenir français participent à l'entretien des lieux.

Du Sénégal, d’Afrique, de France, de Vanves, d’Issy et d’ailleurs, tous les membres du Souvenir Français et tous ceux qui sont attachés au Devoir de Mémoire vous souhaitent une bonne année 2022 !

 

Sources :

 

Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.
Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.
Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.

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Publié le 13 Décembre 2021

Les coloniaux : Louis Delaporte.

Louis Delaporte nait le 11 Janvier 1842 à Loches (Indre-et-Loire). Très jeune, il décide d'être marin et est reçu à l’École navale de Brest en 1858. Nommé aspirant, il embarque en 1861 pour le Mexique au moment de l’intervention française demandée par Napoléon III.

Enseigne de vaisseau quelques années plus tard, Louis Delaporte est plus remarqué par ses talents de dessinateur que par son sens de la guerre. De fait, le capitaine de frégate Ernest Doudart de Lagrée l’emmène avec lui en Cochinchine (1866) pour la Mission d’exploration du Mékong, mission d'exploration et de recherche des sources du fleuve.

Delaporte découvre à cette occasion le site d'Angkor. Mais, la mission tourne au désastre à cause des conditions climatiques et sanitaires. La remontée du fleuve est abandonnée et le retour se fait par le Yang-Tseu-Kiang. Doudart de Lagrée y laisse la vie et les survivants regagnent Saïgon par la mer sous le commandement de Francis Garnier.

La découverte d'Angkor est pour Delaporte la révélation de tant de beauté et de splendeur qu’il décide de faire connaître l’art khmer à toute l’Europe. Il indique : « Je n’admirais pas moins la conception hardie et grandiose de ces monuments que l’harmonie parfaite de toutes leurs parties. […L’art khmer…] s’écarte, il est vrai, de ces grandes œuvres classiques du bassin de la Méditerranée qui pendant longtemps ont seules captivé notre admiration : ce ne sont plus ces colonnades majestueuses ; ce sont au contraire des formes laborieuses, complexes, tourmentées : superpositions, retraits multiples, labyrinthes, galeries basses à jour, tours dentelées, pyramides à étages et à flèches innombrables ; une profusion extrême d’ornements et de sculptures qui enrichissent les ensembles sans en altérer la dignité ; c’est, en un mot, une autre forme de beau. » A cette occasion, Louis Delaporte dégage le temple du Bayon et relève les plans d'Angkor Vat.

De retour en France en 1868, il est promu au grade de lieutenant de vaisseau et ai fait chevalier de la Légion d’honneur. Quand la guerre de 1870 éclate, il est appelé à la surveillance des côtes françaises dans le Nord. Cependant, il n'oublie pas pour autant les splendeurs aperçues quelques années auparavant à Angkor. Il ne repart qu'en 1873–74, avec l'appui de la Société de géographie en mission officielle d’étude.

Louis Delaporte obtient des ministères de la Marine, des Affaires étrangères et de l'Instruction publique, une double mission : celle de vérifier la navigabilité du fleuve Rouge de son delta jusqu'au Yunnan et celle de constituer la première collection officielle d'art khmer en France.

Louis Delaporte, dans des conditions très difficiles, effectue une « moisson archéologique » constituée de statues, fragments d'architecture et moulages, auxquels s'ajoutent documents topographiques et dessins. Louis Delaporte prélève quelques pièces qu'il souhaite arracher à la nature qu'il perçoit comme profondément destructrice, qui sont par la suite ramenées en France grâce à la canonnière Javeline. Le roi Norodom 1er du Cambodge accepte cette prise de patrimoine en témoignage de la grandeur et de l’ancienneté de la civilisation khmère.

Mais le musée du Louvre refuse d'accueillir la centaine de caisses d'antiquités débarquées à Toulon. C'est finalement au château de Compiègne que Delaporte réussit à faire ouvrir une salle d'exposition pour cet art encore peu reconnu. Ce n'est qu'en 1878 que, grâce à l'Exposition universelle de 1878 exposant ces œuvres au Palais du Trocadéro, que l'intérêt du public et des scientifiques s'éveille. Il faut cependant attendre 1882 pour qu'une aile du Trocadéro soit consacrée officiellement à un musée de l'Art Khmer.

Delaporte effectue en 1881 un dernier voyage sur place mais il tombe gravement malade et désormais devra rester en France. Cette expédition permet d'enrichir encore le fonds du musée.

En 1889, le musée Khmer devient musée Indochinois et s'ouvre largement sur l'ensemble des arts de l'Asie du Sud-Est. En 1894, il recrute comme assistant Charles Carpeaux le fils du célèbre sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux qui deviendra par la suite archéologue et photographe en Indochine au Sanctuaire de My Son au côté d'Henri Parmentier et à Angkor au côté d'Henri Dufour. C'est grâce à Louis Delaporte qu'entre 1894 et 1901, pendant sept ans, Charles Carpeaux y acquiert une connaissance très pointue sur l'ensemble des statues sculptées sur les temples en étant capable d'en deviner les divinités qu'elles représentaient.

C'est aussi un peu grâce à lui et à l'intérêt qu'il a su éveiller pour les arts du Cambodge qu'en 1898 est fondée à Hanoï l’École française d’Extrême-Orient (EFEO).

La Conservation d’Angkor est créée dès 1908 afin de mettre les plus belles pièces à l’abri des convoitises tout en les restaurant, tandis que l’arsenal législatif se durcit. « Pas une pierre ne quittera désormais sa place sans une autorisation régulière. La période nomade est close et espérons-le, définitivement », peut-on lire dans un compte-rendu de séance datant de 1901.

Devenu conservateur, Louis Delaporte dirige son musée du Trocadéro avec peu de moyens mais avec une passion intacte. Il y passe tout son temps avec sa grande blouse blanche, soit dans son vaste et froid sous-sol converti en atelier de moulage, soit dans son petit cabinet de travail encombré de plans et de dessins, ou encore sur le haut de l'échelle, rectifiant à la gouge les détails d'ornementations.

Louis Delaporte meurt l'année suivante, le 3 mai 1925 à l'âge de 83 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

Sources :

  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Ministère des Armées.
  • Vincent Charpentier. Avec Pierre Baptiste, conservateur en chef et Thierry Zéphir, ingénieur au musée Guimet, « Angkor de la découverte à la création d'un mythe », sur INRAP : Le Salon noir, .
  • Louis Delaporte. Explorateur (1842 - 1925) par René de Beauvais - Paris 1929.

 

Louis Delaporte et ses collègues de la mission Mékong.

Louis Delaporte et ses collègues de la mission Mékong.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #La Coloniale