Publié le 2 Octobre 2014

 

 

L’adjudant-chef Dejvid Nikolic du 1er régiment étranger de génie (1er REG) de Laudun (Gard), est mort pour la France le 14 juillet 2014, suite à l’attaque de son véhicule blindé par un véhicule suicide, au Mali.

 

Né le 16 mai 1969, de nationalité yougoslave, il a servi la France durant plus de 25 ans. Il s’est engagé au titre de la Légion étrangère en 1988 à l’âge de 19 ans. A l’issue de son instruction, au 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), stationné à Nîmes, il suit, en 1991, la formation générale élémentaire (FGE) où il obtient d’excellents résultats et se révèle un jeune gradé d’encadrement de grande valeur. En 1994, il est affecté au 1er régiment étranger (1er RE) d’Aubagne où il est promu au grade de caporal-chef le 1er août 1996, puis sergent le 1er septembre 1996. En 1998, il rejoint le 1er régiment étranger de génie (1er REG) à Laudun-l’Ardoise, régiment qu’il ne quittera plus. Il se révèle être un chef de groupe et un sous-officier adjoint humble et efficace. Son exemplarité et ses qualités en font un modèle à suivre et son excellente manière de servir lui permet de gravir rapidement les échelons : il est promu sergent-chef en 2000 puis adjudant en 2004. A l’issue de son temps de chef de section, il est affecté au groupe d’intervention NEDEX (neutralisation – enlèvement – destruction – des explosifs) qu’il rejoint en 2005. Il est promu adjudant-chef en 2009.

 

Sous-officier expérimenté, il avait effectué plusieurs missions extérieures : au Tchad en 2000, à Djibouti en 2002 et 2008, en Nouvelle-Calédonie en 2009, en Afghanistan (2005-2006-2010) en ex-Yougoslavie (2007), au Liban (2012-2013). Il était projeté au Mali depuis le 23 avril en qualité de chef de groupe EOD. L’adjudant-chef Nikolic était titulaire de la médaille d’or de la défense nationale et de la médaille outre-mer agrafes Liban, Afghanistan et Tchad. Promu au grade de Major à titre posthume, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général d’armée Bertrand Ract Madoux, lui a rendu les honneurs militaires lors d’une cérémonie intime aux Invalides. Ses frères d’arme et le ministre de la Défense lui ont rendu hommage au 1er REG avant de l’inhumer au carré de la Légion étrangère du cimetière du Coudoulet. Il était chargé de famille.

 

 

 

(Extrait de Terre Info Magazine – N° 257 Septembre 2014).

 

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Publié le 3 Septembre 2014

 

2014-08-31, Issy

 

Discours de Paul Subrini, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, 1er maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux.

 

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

 C'était il n'y a pas si longtemps, 70 ans. Nous déambulons aujourd'hui innocemment sans craindre de croiser, au détour d'une rue, une milice menaçante, d'être arrêté arbitrairement, d'être pris au milieu de tirs désordonnés. Nous nous promenons le soir sans guetter l'heure du couvre-feu, et le jour nous ne patientons pas avec angoisse dans d'interminables files d'attente, espérant obtenir quelques denrées avec nos tickets de rationnement.

 Cette époque est révolue, et nous souhaitons qu'elle ne revienne jamais. Mais il n'y a pas si longtemps, 70 ans, à peine la durée d'une vie humaine, voilà quel était le quotidien des Français, des Isséennes et des Isséens. En profitant spontanément de la plénitude de notre liberté, nous en viendrions presque à oublier qu'elle est fragile, qu'elle se perd aussi bien qu'elle se gagne.

 Souvenons-nous qu'à partir de 1940 et durant quatre années, l'Occupation nazie a instauré le règne de la peur et de la tyrannie. Chaque jour, les agents de ce régime infâme - soldats, miliciens, forces collaborationnistes remplissaient leur tâche avec une méticulosité diabolique : arrestations, tortures, exécutions sommaires, spoliations, déportations, et même, à l'insu de tous, l'extermination massive de millions d'hommes et de femmes.

 Tant bien que mal, la population faisait son possible pour continuer à vivre dans ce climat de terreur générale, attendant des jours meilleurs, priant pour une aide qui tardait à venir. Bien sûr, des citoyens courageux se sont engagés dans la Résistance et ont créé des réseaux efficaces pour harceler et déstabiliser l'ennemi. Sans produire d'actions décisives, ils permettaient néanmoins d'entretenir la flamme d'une certaine France, celle qui ne se résignait pas, celle qui ne voulait pas abdiquer et mourir.

 À Issy-les-Moulineaux, vous le savez Mesdames et Messieurs, deux groupes de résistance se sont organisés à partir de 1942 : le Mouvement de Libération Nationale, qui avait fixé son quartier général clandestin au cœur même de la Mairie ; et le groupe Francs-Tireurs et Partisans Boisredon, localisé à l'Hôpital Corentin-Celton.

 Faisant honneur à leur patrie, déterminés à préserver avec leurs faibles moyens ses idéaux humanistes, ces Résistants ont agi dans l'ombre et sous la menace permanente de représailles, attendant l'élan libérateur qui devait venir d'au-delà des mers. Et il est venu, enfin, ce souffle de renouveau et d'espoir, grâce au général de Gaulle et aux unités coloniales restées fidèles à la République, grâce à l'Angleterre martyrisée et grâce aux États-Unis d'Amérique, déterminés à mobiliser leur puissance pour faire barrage aux ténèbres du nazisme. À partir de juin 1944, les forces alliées déferlent sur nos côtes, de Normandie puis, quelques semaines plus tard, de Provence. Faisant cause commune avec les populations opprimées, se mettant au service de la démocratie et de la liberté, ces soldats libèrent un à un chaque village, chaque quartier, chaque maison.

 Cette année, nous commémorons le 70ème anniversaire de cette Libération et c'est le cœur empli de gratitude et d'émotion que nous rendons une fois encore hommage à ces héros. Nous ravivons dans nos mémoires les épisodes de ce moment historique important. Dans les jours qui suivent le débarquement, la panique gagne les forces d'Occupation, les troupes refluent vers I'Est.  Le bruit arrive bientôt à Paris que la délivrance est proche, l'espoir renaît, la fièvre saisit la population. Gendarmes, fonctionnaires, ouvriers, s'insurgent, la grève générale est déclarée le 18 août ! À partir du 19 août, I ‘hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux est officiellement occupé par la Résistance, elle qui y avait déjà installé son quartier général clandestin depuis longtemps.

 Des barricades s'élèvent les jours suivants, rue Renan, rue Chénier, boulevard Rodin...pour contrecarrer la retraite des troupes nazies. Le 23 août, en fin de journée, les premiers éléments de la 2e Division blindée du général Leclerc pénètrent sur le territoire de la ville, la liberté est recouvrée. Il faudra attendre encore plusieurs mois avant que les combats ne cessent, que l'Allemagne nazie et tous ses partenaires belliqueux ne capitulent sans conditions. Encore beaucoup de morts, beaucoup de souffrance, mais lors de cet été 44, Paris et sa banlieue revivent. C'est ce retour de la liberté que nous célébrons aujourd'hui, cette liberté qui ne doit plus jamais disparaître, que nous savourons chaque jour, sans oublier à qui nous la devons.

 II ne tient qu'à nous de la sauvegarder, d'être dignes des sacrifices endurés par les Libérateurs, de veiller à ce que le règne de la haine et de la peur ne connaisse pas de gloire nouvelle. 70 ans, cela semble beaucoup à l'échelle de nos vies fragiles, mais c'est une fraction de seconde dans l'histoire d'un peuple.

 Au nom de la Ville d'Issy-les-Moulineaux, je remercie toutes celles et tous ceux, soldats, résistants et simples citoyens, qui participèrent à notre libération. Nous n'oublions pas leur sacrifice et leur engagement.

 

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Publié le 27 Août 2014

 

Chapelle That Khe 3

La Chapelle de That Khê… aujourd’hui.

 

En décembre 2013, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux avait publié l’article du colonel Jean-Luc Martin sur la difficulté du Devoir de Mémoire sur les lieux où se déroula la bataille de la RC4. Il attirait également notre attention sur l’état actuel de la Chapelle de That Khé, où furent déposés les corps de nombreux de nos compatriotes, morts au cours de ces jours sanglants pour notre armée.

 Cet article avait été auparavant publié sur le site du Souvenir Français d’Asie, dirigé remarquablement par Monsieur Claude R. Jaeck, ainsi que sur le site de l’association ANAPI.

 L’association Vietnam Espérance, sous la direction de Thierry Servot-Viguier cherche des financements pour restaurer ce lieu. Vous pouvez contacter l’association dont les coordonnées sont les suivantes :

 

  • Vietnam Espérance – 19, rue Jeanne d’Arc 69000 LYON
  • Email : vietnam-esperance@neuf.fr
  • Thierry Servot-Viguier – 2 bât B Chemin Vert 69160 TASSIN LA DEMI-LUNE
  • Chèque à l’ordre l’association.

 

Extrait de l’article du Colonel (er) Jean Luc Martin :

 « Force est donc de constater que le seul témoin encore visible de cette période sombre est la chapelle de That Khê qui elle, en revanche, a su résister au passage du temps… mais aussi à l’action des hommes comme l’attestent les multiples impacts qui constellent les murs extérieurs de cet édifice, stigmates de la guerre sino-vietnamienne de 1979… Me gardant bien de refaire l’historique du drame de la RC 4 que chacun d’entre nous connaît, je souhaiterais quand même rappeler qu’à l’issue du repli français avorté de Cao Bang, marqué par l’anéantissement des colonnes Lepage et Charton, nombre de nos soldats blessés ont été provisoirement hébergés en ce lieu, transformé pour la circonstance en infirmerie de fortune… avant de partir pour l’oubli derrière le rideau de bambou… Que l’on ait ou pas l’âme religieuse, il n’en demeure pas moins que pénétrer dans ce bâtiment revient à faire un saut dans le passé car tout ou presque y est resté dans l’état d’autrefois… Que ce soient l’autel, les bancs des fidèles, les gravures aux murs… tout ou presque est d’époque… un peu comme si le temps s’était arrêté en ce lieu où beaucoup de nos soldats se sont éteints ou ont agonisé en attendant une hypothétique évacuation aérienne vers Hanoï…

 Compte tenu de l’impossibilité d’élever un monument à la mémoire de tous ceux, comme l’a écrit le docteur Serge Desbois , « dont la vie s’est arrêtée, un jour de l’automne 1950, sur les bords de la Route coloniale n° 4 », pourquoi ne pas saisir dans ces conditions l’opportunité de réhabiliter cette chapelle, véritable « cheval de Troie » du devoir de mémoire… Un projet de réhabilitation existe actuellement, relayé notamment par monsieur Thierry Servot-Viguier que l’on peut consulter sur internet ».

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 21 Août 2014

 

 

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux participera aux cérémonies communales destinées à célébrer l’anniversaire de la Libération de la ville, le dimanche 31 août 2014 :

 

 

– 9h15 : rassemblement sur le parc de stationnement du CNET et départ en car.

 – 9h30 : place « Groupe Manouchian » - Dépôt de gerbes au buste éponyme.

 – 9h45 : parc de la Résistance ZAC Sainte-Lucie – Dépôt de gerbes à la stèle commémorative.

 – 10h05 : angle pont Jean Moulin / avenue Jean Monnet – Dépôt de gerbes au buste de Jean Moulin, premier Président du Conseil National de la Résistance.

 – 10h25 : place du 8 mai 1945 – Dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle, chef de la France libre.

 – 10h40 : square Bonaventure Leca – Dépôt de gerbes au buste du général Leclerc.

 – 10h45 : square Bonaventure Leca – Fleurissement du monument aux morts – Allocutions de Monsieur Jean Quillard, président départemental des ACV et de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire.

 – 11h15 : vin d’honneur dans le salon Elysée de l’Hôtel de Ville.

 

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Publié le 8 Juillet 2014

  Epaves

 

(Montage photos – Copyright : Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard)

 

Un voyage cela peut commencer par la lecture d’un roman britannique « Le treizième conte » publié en 2006 de Diane Setterfield dont voici un extrait : « La surface de mon esprit était parfaitement calme. Mais sous la surface une houle montait des profondeurs, un courant sous-marin qui agitait les eaux. Pendant des années une épave avait reposé dans les grands fonds. Un vaisseau chargé d’une cargaison d’ossements. Mais maintenant, il bougeait. Je l’avais dérangé, j’avais provoqué une turbulence qui faisait monter des nuages de sable du fond de la mer. Les grains tourbillonnaient follement dans l’eau sombre et troublées. »

 Lectrices, lecteurs savez-vous qu’après une « fortune de mer », une nouvelle vie peut commencer pour une épave ? Plus ou moins rapidement selon les conditions du milieu marin, une faune, une flore vont apparaître, se densifier sur le site du naufrage. Crustacés qui prennent le dessus sur la pollution, abondance du zooplancton, lentement les coraux, la flore, sont observés. Les poissons peuvent croître à l’abri de prédateurs en trouvant des lieux propices au brassage de flux et de reflux pour des pontes.

 Un nouveau cycle, un nouveau spot de plongée dont la réputation reste dépendante de notre émotion par rapport à l’histoire parfois tragique du naufrage et au développement observé  de la nouvelle vie… Belle victoire sur la mort...

 Au-delà des charmes du berceau pharaonique de notre civilisation nos regards se fixeront sur les ocres du désert qui se mélangent près des côtes  aux bleus de la mer rouge. Que l’Egypte est belle avec des milliers de secrets, de trésors, magnifique cadeau offert aux regards de celles et ceux qui aiment photographier sur terre comme sous l’eau.

 Oui la mer rouge continue de nous  attirer comme un aimant.

 J’ai décidé de vous faire tremper vos palmes et votre imaginaire  avec un partage de mes images sur deux épaves célèbres en mer rouge dans le golfe de Gubal en Egypte à quelques heures de navigation d’Hurghada mais proches l’une de l’autre.

 Allez n’ayez pas peur de plonger sur une première épave : « Le Thistlegorm ». Un cargo anglais battant pavillon de sa très gracieuse Majesté de 128 mètres de long et de 17,5 mètres de large chargé de matériel militaire destiné aux troupes britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale qui remontait la mer rouge. Hélas dans la nuit du 6 octobre 1941 il se trouvait en position d’attente d’une autorisation d’emprunter le canal de Suez. Il fut bombardé au mouillage par des avions allemands Heinkel 111. Deux bombes atteignirent la quatrième cale causant son explosion et le navire anglais sombra en moins de trente minutes entraînant dans la mort neuf membres de l’équipage. En 1956, l’équipe Cousteau naviguant sur la Calypso parvint à retrouver l’épave et à remonter la cloche du « Thistlegorm» en laissant en l’état sa cargaison militaire. Caisses de munitions, obus, fusils, bottes, motos BSA, jeeps, camions, équipements radio, wagons, locomotive…

 Un inventaire à la Prévert de matériel militaire qui semble  impossible à dresser…

 Depuis 1993 l’épave redécouverte est devenue un spot de plongée incontournable réservé aux plongeurs(ses) confirmé(e)s « autonomes » dans l’espace lointain attentifs aux conditions de plongée qui peuvent être rendues délicates par de forts  courants… Il appartient aux nombreux visiteurs de cet étrange musée sous-marin de regarder sans toucher ( !) des objets engloutis à jamais en visitant prudemment les deux niveaux de cales et le pont sans se tromper de mouillage pour remonter et effectuer les paliers de décompression.

 « La Rosalie Moler »

 La même nuit les aviateurs allemands aperçurent un autre cargo anglais au mouillage. Les bombardiers Heinkel 111 revinrent dans le chenal au nord de l’île de Tawilla à l’ouest de la Grande Gubal et purent couler la « Rosalie Moler » cargo de 108 mètres de long, construit en 1910 à Glasgow chargé de 4680 tonnes du meilleur charbon visant à ravitailler la marine royale britannique. La « Rosalie Moler » devait rejoindre  Alexandrie mais le cargo a été bombardé  au mouillage exactement comme le « Thistlegorm ». La grande dame est accessible en plongée pours  être visitée entre 35 mètres (pont) et 50 mètres (quille).

 Les poissons sont abondants autour des  superstructures bien conservées.

 Compte tenu de la profondeur, de la visibilité qui peut être réduite, de courants violents…les plongeurs(ses) expérimenté(e)s doivent rester  très attentifs aux conditions météo. Les épaves nourrissent l’inspiration des photographes, elles alimentent plus d’un rêve d’un(e) plongeur(se) qui mène à la réalité. Merci à mon épouse Marie de m’avoir à nouveau accompagné sous l’eau en mai 2014 pour explorer ces deux très belles épaves en mer rouge.

 

Jean de Saint-Victor de Saint-Blancard

 

Davantage d’images en surfant sur www.subphotos.com

Cliquez sur « Galeries » puis sur « Mer Rouge »

 

Pour organiser votre voyage  « sur-mesure » : Atlantides Plongée

www.atlantides-plongee.com

Sur place : Centre de plongée Alyses Plongée à Hurghada en Egypte.

www.alysesplongee.com

 

A lire à bord au lever ou avant une plongée de nuit…

Sonnet de Charles Baudelaire – « Les Epaves » (1866) - « Le Coucher de soleil romantique » (Extrait) :

 

Que le soleil est beau quand tout frais il se livre.

Comme une explosion nous lançant  son bonjour !

Bienheureux celui-là qui peut avec amour

Saluer son coucher plus glorieux qu’un rêve !

 

 

 

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Publié le 23 Mai 2014

 

Geneviève Lebrell - 1

 

Les obsèques de Geneviève Lebrell, en l’église Saint-Etienne d’Issy-les-Moulineaux, le 15 mai 2014 (cliché alain Bétry)

 

 Geneviève Lebrell s’est éteinte en ce mois de mai 2014. En l’église Saint-Etienne, le 15 mai, seuls les dix premiers rangs étaient occupés, les orgues et l’Ave-Maria de Charles Gounod lui ont rendu hommage. Son cercueil était recouvert du drapeau tricolore.

 En 1943, elle a 23 ans quand elle entre en résistance. Sous le pseudo « Hulotte », et en tant qu’agent P 1, Geneviève accomplit de nombreuses missions et participe à des émissions et des liaisons radio au Réseau Alliance. C’est dans le cadre de cette activité, que son émetteur est localisé par les Allemands ; en juillet 1944, elle est arrêtée par la Gestapo. Incarcérée à Fresnes, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück. La chance fait que le 8 mai 1945, elle est libérée par les Alliés.

 Alliance fut l’un des réseaux les plus actifs de renseignement de la Résistance dépendant de l’Intelligence Service britannique (IS 1) sur le territoire français. Pour faciliter les communications, la plupart des pseudonymes étaient des noms d’animaux. Marie-Madeleine Fourcade, une Résistante célèbre, « Hérisson » était chef de réseau. Alliance compte 438 morts et 1 000 arrestations, dans ses rangs. Le plus important réseau fut le réseau de La Confrérie Notre-Dame, créé en 1940 par Rémy, haute personnalité de la France libre, mouvement du général de Gaulle.

 En 1996, Geneviève Lebrell avait été élevée au grade de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

 

 

 Geneviève Lebrell-2

  Geneviève Lebrell, alias « Hulotte ».

  Alain Bétry

 (www.historim.fr)

 

 

 

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Publié le 4 Mai 2014

 

 Fréjus 2014 040

  Le mémorial de Fréjus.

 Le mémorial.

 

En 1986, la ville de Fréjus se propose d'accueillir le « Mémorial des guerres en Indochine » sur le site de l'ancien camp militaire Gallieni, où avaient notamment séjourné des tirailleurs indochinois pendant la Grande guerre (au sein du Centre de Transit des Troupes Indigènes Coloniales), et où figurait déjà un premier monument commémoratif des guerres d'Indochine élevé en 1983.

 Après acceptation, le mémorial est inauguré le 16 février 1993 par Monsieur François Mitterrand, président de la République française. Œuvre de l'architecte Bernard Desmoulin, implanté sur un terrain de 23.403 m2, le mémorial comprend tout d’abord un premier monument, placé sur une esplanade, qui permet les prises d’armes et les commémorations. En contrebas, s'inscrivant dans une circulation périphérique de 110 m de diamètre, le mémorial, en forme de cercle, reprend le thème du périple et symbolise à la fois l'enceinte militaire héritière du cercle spirituel des tribus.

 Des rangs d’alvéoles ont reçu les ossements des 17.188 militaires identifiés et rapatriés depuis le Vietnam entre les mois d'octobre 1986 et d'octobre 1987. S’y ajoutent 62 corps de militaires provenant de la nécropole de la ville de Lyunes où ils avaient été inhumés antérieurement à 1975. Les corps reposant dans la nécropole de Fréjus sont ceux de militaires « Morts pour la France » décédés soit entre 1940 et 1945, soit, majoritairement, entre 1946 et 1954.

 Par ailleurs, dans la crypte du mémorial, les restes mortels des 3.152 victimes inconnues reposent dans un ossuaire.

 À titre exceptionnel – les cimetières nationaux étant légalement réservés aux seuls militaires « Morts pour la France » en temps de guerre – 3.515 civils, dont 25 non identifiés, ont également été inhumés sur le site, dans un columbarium édifié sous la partie nord-ouest de la circulation périphérique. En outre, un mur du souvenir a été érigé sur lequel sont gravés les noms de près de 34 000 morts des guerres d'Indochine dont les corps ne reposent pas à Fréjus.

 Enfin, un jardin du souvenir permet à celles et ceux qui en font la demande, de recevoir leurs cendres. C’est là que l’urne contenant les cendres du général Bigeard a été placée le 20 novembre 2012.

 Le mémorial est contigu à une pagode bouddhiste, la pagode bouddhique de Hông Hien, qui se trouvait elle-aussi à l’époque au sein du camp Gallieni. Sous l’impulsion du colonel Lame et du capitaine Delayen, sa construction fut décidée en 1917, avec une main d’œuvre fournie par les tirailleurs indochinois présents dans le camp.

 Tombée en désuétude après la Seconde Guerre mondiale, la pagode fut remise à neuf par des réfugiés vietnamiens après 1954. Aujourd’hui encore faisant partie des traditions des troupes de marine, la pagode est l’un des hauts lieux de culte bouddhique en France et en Europe.

 

Le 8 juin.

 

Fréjus 2014 050 

 Giacomo Signoroni (au centre, sans béret) et des camarades légionnaires, tous anciens d’Indochine.

 

Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, le 8 juin est une journée d'hommage qui correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d'Indochine, le 8 juin 1980.

 Le 8 juin 2005, pour la première fois, partout en France, fut célébrée la journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine. Au cours de la cérémonie officielle célébrée dans la Cour d'Honneur des Invalides, Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, prononça le discours suivant :

 « Il y a 51 ans, les armes se taisaient en Indochine.

 Ce silence clôturait un siècle d'épopée française en Extrême-Orient. Il mettait un terme douloureux à une guerre de huit ans commencée au lendemain de la cruelle occupation japonaise.

 Loin de leurs foyers, sur des terrains inhospitaliers, face à un adversaire insaisissable, valeureux et sans cesse mieux armé, les combattants du corps expéditionnaire français ont lutté inlassablement, avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l'admiration et imposent le respect. Leur sacrifice fut immense. Leur tribut fut celui de la souffrance, du sang, et de la mort. De 1945 à 1954, près de 100 000 soldats de l'Union française sont tombés en Indochine. Plus de 76 000 ont été blessés. 40 000 ont été fait prisonniers. Parmi eux, 30 000 ne sont jamais revenus. L'éclat de leur bravoure, le panache de leur engagement ne rencontreront trop souvent, en métropole, que l'indifférence ou l'hostilité de leurs concitoyens. Tous ces combattants ont lutté, ont souffert, sont morts, avec, sans doute, le sentiment amer de l'abandon, la blessure ultime de l'ingratitude.

 Ne les oublions pas.

 Parachutistes, légionnaires, coloniaux, tirailleurs, métropolitains, gendarmes, marins, aviateurs, médecins et infirmières : ils venaient de France, d'Europe, d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire. Leurs frères d'armes vietnamiens se battaient pour leur terre, pour leur liberté, par fidélité. Ils étaient jeunes. Ils sont morts au détour d'une piste, dans la boue d'une rizière, dans un camp de prisonniers.

 Aujourd'hui, pour la première fois, la Nation rend officiellement un hommage solennel à nos combattants d'Indochine.

 La France n'oublie pas.

 À cette occasion, nous nous recueillons devant la dépouille d'un de ces combattants. Il est tombé là-bas, il y a plus de 50 ans, quelque part au bord de la Nam Youn, dans la plaine de Diên Biên Phù, ultime théâtre de ce drame dont la grandeur nous dépasse. À travers lui, c'est à l'ensemble de ses camarades que nous rendons hommage. Que les combats de nos soldats en Indochine puissent rester gravés à jamais dans la mémoire du peuple français. Leurs actions héroïques étaient l'aboutissement d'une certaine conception du monde, dont les principes ont pour nom liberté, justice et démocratie.

 Aujourd'hui, dans ces pays, après de longues années de nouvelles souffrances, la guerre appartient désormais à l'Histoire. De nouvelles pages de paix, de coopération et d'amitié ont été écrites et s'écriront encore. Dans un monde incertain, où la paix n'est jamais acquise, que le souvenir des exploits de nos combattants, que la force des valeurs qu'ils ont illustrées, nous aident à rester debout, en hommes libres, vigilants et déterminés.

 Honneur aux combattants d'Indochine ! ».

 

Commémoration du 26 avril 2014.

 

 

 Fréjus 2014 012

Giacomo et Vincenza Signoroni.

 

Nous pouvons peut-être reprocher au Gouvernement d’avoir modifié la date de la commémoration des combats et des morts en Indochine pour 2014 en raison d’agendas surchargés. Initialement prévue le 8 juin, celle-ci a été avancée au 29 avril, car les célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie (6 juin) se dérouleront sur plusieurs jours. Mais, nous ne pouvons pas reprocher à ce même gouvernement d’avoir occulté les 60 ans de la bataille de Diên Biên Phù et de la fin de la guerre en Indochine.

 Ainsi, le samedi 26 avril 2014, à l’initiative du ministère de la Défense et du secrétariat d’Etat à la Mémoire et aux Anciens combattants, un avion de la République était affrété depuis Paris pour emmener les anciens d’Indochine, et leurs accompagnants, au Mémorial de Fréjus.

 Plusieurs associations avaient donc prévenu leurs adhérents : le Souvenir Français, l’ANAI (Association Nationale des Amis de l’Indochine), l’Union Nationale des Parachutistes, les associations nationales et locales de la Légion étrangère, les associations des anciens de la Coloniale, ceux des Supplétifs indochinois, ceux de Diên Biên Phù…

 Pour le Comité d’Issy-les-Moulineaux du Souvenir, j’eus l’insigne honneur d’accompagner notre héros de l’Indochine, 13 fois cités, l’ancien adjudant-chef de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère, Giacomo Signoroni et son épouse Vincenza.

 Des grandes figures des dernières guerres étaient également présentes : Fred Moore, chancelier de l’Ordre de la Libération, le colonel Luciani, le capitaine Bonelli, le lieutenant Gusic, le sergent Heinrich Bauer, le général Chabanne, colonel Boissinot…

 La journée commença par un accueil aux Invalides suivi du transport dans les cars du Ministère de la Défense jusqu’au pavillon d’Honneur de Roissy, où nous attendaient des représentants de l’armée de l’Air et un Airbus A310 de la République française. Décollage pour Hyères-Toulon – avec un déjeuner à bord – puis transport en cars, escortés par les motards de la Police nationale jusqu’à Fréjus. Arriva le secrétaire d’Etat, en charge de la Mémoire et des Anciens combattants, Kader Arif, qui prononça un discours remarquable vis-à-vis des anciens d’Indochine, qui ne furent pas toujours récompensés – c’est le moins qu’on puisse dire – du sang versé pour la République.

 S’en suivit des dépôts de gerbes par les autorités et les associations, aussi bien devant le mémorial, qu’au pied du Mur des Souvenirs ou encore auprès de la stèle où reposent les cendres du général Bigeard.

 Le retour fut chargé d’émotions et de souvenirs racontant des drames, des anecdotes à pleurer de rire, des faits d’armes éclatants, ou déroutants, mais tous emprunts d’une nostalgie et d’un mal indicible qu’on appelle le « mal jaune ».

 Ils sont nombreux, comme Bigeard, à avoir laissé là-bas : « la moitié de leur cœur et une grande part – sinon la plus belle – de leur vie »…

 

Fréjus 2014 072 

 

Un parachutiste devant la stèle du général Bigeard.

 

Retrouvez toutes les photographies (plus de 70 clichés) de cette journée du samedi 26 avril à Fréjus, dans l'album intitulé "2014-04-26, Fréjus".

 

CDT (RC) Frédéric RIGNAULT

 Président du Comité d’Issy

Délégué général adjoint des Hauts-de-Seine

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 3 Mai 2014

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à célébrer l’anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 :

 

  • - Mardi 7 mai à 18h00, salle multimédia, hôtel de ville : conférence donnée par le capitaine de vaisseau Guy Crissin : « Le commando KIEFFER dans le débarquement du 6 juin en Normandie».

 

  • - Dimanche 8 mai :
    • – 8h00 : rassemblement sur le parc de stationnement du CNET et départ en car.
    • – 8h30 : messe en l’église Notre Dame des Pauvres, 27, boulevard Gallieni.
    • – 9h15 : fleurissement de la stèle du maréchal Juin.
    • – 9h35 : place du 8 mai 1945 : dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle ; lecture du message de Kader Arif, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.
    • – 9h50 : cortège en direction de la place du maréchal de Lattre de Tassigny.
    • – 10h00 : square Bonaventure Leca. Dépôt de gerbes au buste du général Leclerc.
    • – 10h05 : dépôt de gerbes à la plaque « Veuves et orphelins victimes de guerre ».
    • – 10h15 : monument aux morts de la ville ; dépôt de gerbes et discours de Monsieur Roger Quillard, Président départemental des ACV et Monsieur André Santini, député-maire.
    • – 10h45 : vin d’honneur dans les salons de l’Hôtel de Ville.

 

Comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

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Publié le 17 Avril 2014

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Les vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 avril 2014, s’est déroulé le congrès national du Souvenir Français.

 Ce congrès a commencé le vendredi 3 avril par une cérémonie du culte israélite à la Maison Moadon, dans le 17e arrondissement de Paris. Il s’est poursuivi le lendemain par une session de travail dédiée aux Délégués généraux puis une seconde session ouverte aux présidents de comités et aux adhérents. Enfin, le dimanche, il s’est clôturé par une messe solennelle en l’église Saint-Louis des Invalides.

 De nombreux sujets ont été abordés :

 

  • Présentation des rapports financier et moral.
  • Présentation du parrainage et des actions de communication entre le Souvenir Français et la Patrouille de France.
  • Indication sur les thèmes à venir concernant la communication, les objets publicitaires afin que chaque adhérent puisse porter les « couleurs » de l’association.
  • Création d’un nouveau site Internet.
  • Revitalisation de la Revue.
  • Présentation du nouveau logo (cela fera l’objet d’un futur article relatif aux explications de ce nouveau logo).
  • Nouvelle carte d’adhérent ; nouveau bulletin d’adhésion ; nouveaux diplômes…

 

Bien entendu, un hommage a été rendu aux adhérents, aux présidents et aux délégués généraux disparus cette année. Nous tenons une nouvelle fois à exprimer toute notre sympathie aux familles de Michel Leclercq, qui fut président du Comité de Châtillon et de Jean-Louis Monnin, qui lui fut président de Courbevoie.

 Traditionnellement, le samedi soir a eu lieu le ravivage de la Flamme avec de très nombreux porte-drapeaux et une imposante délégation, qui a remonté les Champs-Elysées depuis la rue Balzac. Le général Bruno Dary, président du Comité de la Flamme, et le contrôleur général Delbauffe, président-général de notre association, en compagnie de Madame Anne Hidalgo, maire de Paris, ont procédé au ravivage de la Flamme du Soldat inconnu.

 Retrouvez toutes les photographies du congrès national, dans l’album intitulé « 2014-04-05, congrès national » ; vous y verrez, entre autres, les délégations des comités des Hauts-de-Seine. Bonne visite !

 

 

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Publié le 27 Mars 2014

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Le samedi 22 mars 2014, en l’église Saint-Bruno, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux a participé à la messe à la mémoire des Isséens morts pour la France, ou en Service Commandé, pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. Leurs noms sont les suivants :

 

  • André Bernheim, avril 1957.
  • Jean Brulin, décembre 1960.
  • Pierre Essayan, novembre 1958.
  • Gérard Flament, mai 1958.
  • Roland Fortin, septembre 1959.
  • Claude Franck, juillet 1956.
  • Jean Gosselin, septembre 1961.
  • Jean Henry, décembre 1960.
  • Roger Langlois, août 1956 (Tunisie).
  • André Lemoine, mai 1956 (Maroc).
  • Thang Giung Nguyen, mars 1962.
  • Georges Pinchaud, novembre 1958.
  • Jacques Prieur, juin 1958.
  • Georges Segard, juin 1956.
  • Belcacem Slimani, mars 1961.
  • Casimir Stachurski, décembre 1957.
  • Dominique Verley, juin 1957.

 

Mort en Service Commandé aérien dans le secteur d’Oran en 1959 : l’officier de l’armée de l’air le lieutenant Jean-Pierre Pouillien.

 

Retrouvez les photographies de cette messe, suivie d’une cérémonie au cimetière municipal, dans l’album éponyme.

 

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