Publié le 10 Janvier 2009

 

Ch’timi portugais

 

 

« Je suis un Ch’timi portugais ! Né à Denain, dans le Nord, en 1926, mes parents s’étaient installés quelques années auparavant dans la région. Je suis entré dans la Résistance à l’âge de 17 ans, et pour moi cela était parfaitement naturel. Comme une tradition familiale. En effet, et cela se sait peu, mais pendant la Première Guerre mondiale, le Portugal avait envoyé un contingent pour aider les Alliés, sur le front de l’Ouest. Une des principales raisons de cet engagement consistait à combattre partout où cela était possible, l’ennemi allemand, qui avait des visées sur les possessions africaines du Portugal. Et d’obtenir un appui des Anglais.

 

Mon père était de ce contingent. Il participa, entre autres, à la bataille de la Lys, en avril 1918. En ces lieux, la seconde Division portugaise, sous le commandement du général Gomes da Costa, forte d’environ 20.000 hommes, résista avec acharnement à quatre divisions allemandes (50.000 hommes), laissant sur le terrain près de 300 officiers et 7.000 soldats, tués, blessés ou prisonniers. Le courage des Portugais força l’admiration de l’ensemble des Alliés. Mon père s’en sortit, comme par miracle. Sinon, je ne serais pas là !

 

Bref, en septembre 1944, le lieutenant Roger nous rassembla à Valenciennes et nous fit embarquer dans trois camions : direction la capitale ! A Saint-Germain-en-Laye, nous descendîmes au Quartier Gramont, lieu d’incorporation. Nous fîmes nos adieux à Roger, qui devenait l’adjoint du commandant Lanusse, en charge des nouvelles recrues. Inspection, instruction – rapide – et piqûres puis nous voilà au front ».

 

 

 

 

A la 2ème D.B.

 

« J’avais intégré le 2ème bataillon de la 8ème Compagnie, aussi appelée Escadron Vaugirard. Nous étions une unité du Régiment de Marche du Tchad (R.M.T.) – unité filleule de la ville d’Issy-les-Moulineaux – lui-même composant du Groupement Tactique du général de Langlade (G.T.L.), élément de la 2ème Division Blindée (D.B.) du général Philippe Leclerc de Hauteclocque. Notre commandant d’unité allait devenir célèbre : il s’agissait de Jacques Massu !

 

Mon baptême du feu, ce fut à Sélestat, en Alsace, au moment de Noël. J’étais posté dans une maison avec quelques camarades. L’un d’eux me cria : « Mickey ! » – car c’était ainsi que l’on m’appelait – « Fais gaffe, ils sont juste dans la ferme en face ! ». Un char arriva. Nous pensions être sauvés. Mais il roula sur une mine. Sous la force de l’explosion, l’engin s’immobilisa. Et les Allemands reprirent leur canarde de plus belle. Je peux dire que ce jour-là, nous primes une sacrée dérouillée. A notre poste, au matin, nous étions onze soldats. Le soir, nous nous retrouvâmes à deux survivants. Le lendemain, nous étions relevés et notre chef de groupe nous proposa de nous replier sur un quartier de la ville, plus en arrière, à l’abri des tirs ennemis.

 

Au milieu d’une foule de soldats, de matériels, de chars, de cris, mon camarade et moi, nous entrâmes dans un estaminet. La patronne nous accueillit avec gentillesse. Nous découvrîmes des gens adorables. Alors que bon nombre d’hommes de la région étaient « Malgré Nous », c’est-à-dire sous l’uniforme allemand et sur le front de l’Est, on nous offrit le couvert et le coucher. Un beau Noël pour deux pauvres jeunes gars loin de leurs parents, sans chéries. Des enfants…

 

Ce fut une joie presque aussi intense que notre entrée dans Strasbourg, un mois plus tôt. Je n’avais pas tenu le « Serment de Koufra » cher au général Leclerc, mais j’en étais de ceux qui avaient délivré la France. Au soir de ces combats dans Sélestat, je reçus la Croix de Guerre et fus cité à l’ordre du régiment. La suite fut tout aussi terrible pour le R.M.T. ».

 

La bataille de Kilstett

 

« Le maréchal allemand Von Rundstet avait déclenché une vaste offensive sur le front des Ardennes. Les Américains et notre 2ème D.B. se précipitèrent pour colmater cette brêche. Mais, dans le même temps, il ne fallait pas dégarnir l’Alsace. Leclerc avait dit : « La division tout entière doit passer en Alsace et se faire tuer sur place, jusqu’au dernier homme, pour sauver l’honneur de la France ».

 

A Kilstett, situé  à 15 km au nord de Strasbourg, le commandant Reyniès, qui avait fait l’Afrique, et qui était encerclé avec son bataillon dans la ville, hurla à la radio : « Faites vite ! Le hallouf (cochon) est dans le douar ». Notre 8ème Compagnie du R.M.T. fut envoyée sur place pour participer au dégagement. Nous avions face à nous deux bataillons du Régiment Marbach, composés d’élèves sous-officiers, de vrais fanatiques. Une seule chose comptait pour eux : assommer la ville sous les bombes et foncer sur Strasbourg pour reprendre ce symbole. Le général de Langlade envoya immédiatement à l’assaut les sous-groupements Gribius et Massu, dont je faisais toujours partie. Les combats furent incroyables de violence. Dès les premières minutes, nos pertes furent sérieuses. Je tirais comme je pouvais, appuyant les copains du mieux possible. Nous nous battîmes maison par maison, nettoyant notamment le quartier de la Sablière.

 

Et c’est là que je fus blessé. Tout autour de moi, ce n’étaient que morts et blessés. Mon chef gisait dans une mare de sang, due à une blessure en pleine poitrine. Pour ma part, j‘étais immobilisé, une balle dans le pied. On m’évacua sur l’hôpital de Sarrebourg et je reçus, après l’étoile de Bronze, celle d’Argent sur ma Croix de Guerre. Avec mes compagnons d’armes, je fus cité à l’ordre de la Division. Le général de Lattre de Tassigny cita à l’ordre du Corps d’Armée le G.T.L. de la 2ème D.B. : « Engagé le 22 janvier 1945 aux ordres du général de Langlade, en soutien de la 3ème D.I.A., est intervenu de façon décisive dans pour briser le dernier assaut allemand en direction de Strasbourg. Après une étape de nuit rendue difficile par la haute neige et le gel, un sous-groupement sous les ordres du chef d’escadron Gribius s’est porté « résolument » à l’attaque pour dégager un bataillon de Tirailleurs encerclé depuis la veille à Kilstett, par des forces supérieures. Par la soudaineté et la violence de son intervention, a complètement surpris l’ennemi, l’a mis en déroute, lui infligeant de lourdes pertes et faisant une centaine de prisonniers ».

 

Par la suite…

 

« Par la suite, remis, je poursuivis les combats en Allemagne, puis jusqu’à Berchtesgaden, le fameux « nid d’aigle » d’Adolf Hitler. Démobilisé en 1946, je rejoignis un de mes frères à Lyon qui me fit entrer dans le secteur de la restauration où j’exerçai pendant près de trente ans. Là, je me mariai et un fils naquit. Je terminai ma carrière dans le bâtiment, en tant que spécialiste de la remise en état ».
 

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Publié le 4 Janvier 2009


Le Comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français vous présente tous ses meilleurs voeux pour 2009 et vous donne rendez-vous pour de nouveaux témoignages, à venir très prochainement :

- Claude Correia racontera sa participation à la Seconde Guerre mondiale dans les rangs de la 2ème Division Blindée du général Leclerc.

- Le général Roland Glavany, notre Président d'honneur, a écrit un article sur sa participation à la libération de la Corse en septembre 1943, avec le Bataillon de Choc.

A bientôt.

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Publié le 20 Décembre 2008


 

Toute l'équipe du Comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année 2008 et vous donne rendez-vous début janvier 2009, pour de nouveaux textes et de nouveaux témoignages.
 

 

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Publié le 17 Décembre 2008

 

Les Chasseurs

 

 

 

L’une des rares photographies ornant les tombes du carré militaire du cimetière d’Issy-les-Moulineaux est celle du caporal du 120ème bataillon de Chasseurs à pied, Marcel Javelot.

 

La première fois que le terme « chasseur » est employé pour une unité militaire française remonte à 1743 avec la création des chasseurs de Fischer, un groupe de francs-tireurs de l’Armée royale. Cette définition restera. Les chasseurs sont souvent considérés comme des unités d’élite, rattachées ou non à un régiment, et qui, au cours de l’histoire, vont se spécialiser : chasseurs à cheval, chasseurs alpins, groupes de chasseurs cyclistes et bien entendu chasseurs à pied. Equipés plus légèrement que les hommes d’infanterie, ils sont souvent utilisés pour des « coups de main » ou des assauts particulièrement difficiles.

 

Sous le Premier Empire, Napoléon les utilise, entre autres, pour former les 1er et 2ème régiments de Chasseurs à pied de la Garde impériale. Par la suite, les chasseurs se couvrent de gloire lors de la conquête de l’Algérie et pendant la guerre de Crimée.

 

En 1914, trente et un bataillons de chasseurs à pied ou alpins existent. Ils sont rapidement augmentés de chasseurs alpins territoriaux et neuf bataillons de marche sont créés. Il s’agit des 32ème, 102ème, 106ème, 107ème, 114ème, 115ème, 116ème, 120ème et 121ème.

 

 

La 129ème division d’infanterie

 

Le 120ème est formé le 15 mars 1915 à Sennecey-le-Grand, dans le département de la Saône-et-Loire. Il est rattaché en juin de la même année à la 129ème division d’infanterie, qui comprend également les 297ème et 359ème régiments d’Infanterie, les 106ème, 114ème, 115ème, 121ème bataillons de Chasseurs à pied, le 14ème régiment de Tirailleurs de Marche et le 141ème régiment d’Infanterie Territoriale.

 

Marcel Javelot est né le 20 avril 1892, à Braisne, dans l’Aisne. Il commence son service militaire en 1912. Au recrutement du 3ème bureau du département de la Seine, il a le matricule 1408 et le 1947 au Corps. Avec son régiment, le picard participe en juillet 1915 aux attaques sur le Linge (Vosges). De septembre à octobre de la même année, la 129ème est engagée dans la deuxième bataille de Champagne. Retirée du front fin octobre 1915, elle repart dans le secteur de Nancy en mars 1916, puis participe à la bataille de Verdun, avec des assauts très meurtriers sur la côte de Froideterre puis devant Fleury-devant-Douaumont. En 1917, la 129ème est l’une des unités du désastre du Chemin des Dames, où 200.000 soldats tombent en quelques semaines sous les balles et les obus allemands.

 

La Seconde bataille de la Marne

 

En 1918, après un engagement dans la bataille des Flandres, la 129ème division contribue à la Seconde bataille de la Marne. Au cours de cette bataille, à cheval sur la Picardie et le Nord de la Région parisienne, vers les Bois des Loges et le village de Campagne, Marcel Javelot est blessé. Il est transporté vers l’arrière puis rapatrié sur l’hôpital militaire temporaire basé à l’Institut Saint-Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. Le 11 septembre 1918, à l’âge de 26 ans, le caporal Marcel Javelot, titulaire de la Croix de Guerre, rend son âme à Dieu.

 

ORDRE GENERAL de la IIIème ARMEE

Le Général Commandant en Chef décide que le 12ème Groupe de Chasseurs soit cité à l’Ordre de la IIIème Armée, avec le motif suivant :

« Du 10 Août au 6 Septembre 1918, sous les ordres du Lieutenant-colonel de TORQUAT de la COULERIE, comprenant le 106ème Bataillon de Chasseurs à Pied, sous les Ordres du Commandant HUREL, le 120ème Bataillon de Chasseurs à Pied, sous les ordres du Commandant NADAL, le 121ème Bataillon de Chasseurs à Pied, sous les Ordres du Chef de Bataillon MATHIEU, a attaqué l’ennemi à six reprises avec la plus grande vigueur. Malgré des pertes sensibles, l’a forcé à reculer devant lui de plus de 30 kilomètres, lui capturant 221 prisonniers, un canon de 77, 30 mitrailleuses, 12 minenwerfer et un important matériel. A fait preuve de superbes qualités offensives et d’une ténacité remarquable dans le combat.

Signé : PETAIN »

Le lendemain de la mort de Marcel Javelot, la 129ème division est retirée du front et se regroupe vers Rimbercourt, dans l’Oise, pour ensuite se préparer à une offensive dans le secteur de Bezange-la-Grande (Meurthe-et-Moselle). Offensive qui ne se déroulera pas, l’armistice intervenant le 11 novembre 1918. Le 13 mai 1919, à Sarreguemines, en Moselle, le 120ème bataillon de Chasseurs à pied est dissous.

 

Chasseurs à pied du 106ème bataillon.

 

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Publié le 12 Décembre 2008


Le 7 décembre 2008,  devant une assistance de près de cinquante personnes, s'est déroulée l'assemblée générale du Souvenir Français d'Issy-les-Moulineaux. Après l'exposé des activités relatives à l'année 2007-2008 (exercice du 1er octobre au 30 septembre), le rapport financier a été lu et le bureau a été présenté :

- Président d'honneur : général Roland Glavany, grand croix de la Légion d'honneur.
- Président : Gérard Riblet.
- Trésorier : Thierry Gandolfo.
- Secrétaire, webmaster et Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine : Frédéric Rignault.
- Secrétaire adjoint : Gilles Guillemont.

Monsieur André Santini, ministre-maire, nous avait fait l'honneur et l'amitié de sa présence.

Puis, les recherches sur le Devoir de Mémoire ont été exposées via les deux médias utilisés : des fascicules distribués aux associations d'Anciens combattants de la ville, ainsi que l'outil internet : www.souvenirfrancais-issy.com. A ce jour, près de 86 articles ont été écrits sur les deux Guerres mondiales, sur l'Indochine, l'Algérie, ainsi que sur la Guerre franco-prussienne.

Le bureau de l'association a rappelé ses demandes de recherches de documents et de témoignages sur les derniers conflits. L'assemblée s'est terminée autour du verre de l'amitié.

Le Souvenir Français tient à remercier l'UFAC par la présence de ses adhérents et pour avoir prêté la salle d'honneur Jean Moulin de la Maison du Combattant d'Issy ; Marie-Auguste Gouzel, maire-adjoint en charge des Affaires militaires ; André Labour, Délégué général pour les Hauts-de-Seine, ainsi que les délégations des comités du Souvenir Français de Clamart, d'Antony, de Chatillon, de Fontenay-aux-Roses et de Meudon.

Sur la photographie, sont présents, de gauche à droite : Thierry Gandolfo, Frédéric Rignault, André Labour, André Santini, Marie-Auguste Gouzel, le général Roland Glavany.

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Publié le 5 Décembre 2008

 

« (Photo prise le 30 mars, près de Verdun).

 

 

24 avril,

 

Ma chère maman,

 

Voici une équipe de braves poilus au premier rang desquels figure ton fils, mal rasé et les mains sales (je ne suis pas d’ailleurs le seul dans mon cas). Nous venons de passer une journée assez pénible. Admire la batterie de cuisine. Je t’embrasse. Ton André ».

 

André Beneteau, au premier rang avec une écharpe, est le grand-père maternel de Frédéric RIGNAULT, secrétaire du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux, Délégué général adjoint du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

 

Né le 16 novembre 1890 à Thouars, dans le département des Deux-Sèvres, André Beneteau effectue son service militaire de 1910 à 1912. Il est comptable dans le Cher, à Saint-Amand-Montrond, quand l’ordre de mobilisation est donné. A son arrivée à Bourges, il est affecté au Service de Santé. Puis, à sa demande, il passe dans la « biffe » et est versé au 132ème régiment d’Infanterie. Le 3 septembre 1914, il est commotionné par un éclat d’obus de 155, à Thiaucourt. L’année suivante, il est enseveli par un autre éclatement d’obus, à Tahure, en Argonne. En 1916, il passe canonnier au 37ème régiment d’Artillerie. Le 31 mars, il obtient une permission à caractère médical pour une angine. Ce qui lui sauvera certainement la vie : le déluge de bombes sur Verdun vient de commencer. En 1917, le 21 mars, devenu téléphoniste, il est intoxiqué par gaz, à la Butte du Mesnil. Il termine la guerre en passant par le 24ème puis à nouveau le 132ème RI, avec le grade de maréchal des logis.

 

Ordre de la 4ème Armée n°138 du 30 décembre 1916 : « Appelé dans le Service Auxiliaire, au début de la campagne, a demandé à passer dans le Service Armé pour servir plus utilement son pays. Deux fois volontaire pour le front, s’est toujours signalé par un très haut sentiment du Devoir. Le 3 octobre 1915, il a ramené dans les lignes françaises, sous un feu d’artillerie et de mitrailleuses extrêmement violent, un officier observateur grièvement blessé. Croix de guerre avec palme ».

 

Par la suite, André Beneteau reçoit également la Médaille militaire.

 

Aussitôt la guerre terminée, André Beneteau touche une bourse du Gouvernement français et part étudier aux Etats-Unis, à l’Université de Philadelphie, où il devient professeur et acquiert le titre de docteur en philosophie et celui de Master of Arts. Il a notamment pour élève Margaret Mitchell, l’auteur d’Autant en emporte le vent. Il enseigne ensuite les langues romanes à la George Washington University et à la Catholic University de Washington DC, puis exerce la fonction de secrétaire de l’Attaché militaire de l’ambassade de France aux Etats-Unis. Chevalier des palmes académiques, André Beneteau se fait de nombreuses et solides amitiés dans le monde des arts et du spectacle, comme Maurice Chevalier, qui passe quelques jours chez lui, à chacun de ses déplacements outre-Atlantique.

 

En 1938, il est rappelé en France et enseigne au sein d’établissements scolaires catholiques, en particulier à l’école Saint-Joseph et l’Immaculée Conception, situées à Lectoure dans le Gers. André Beneteau a écrit plusieurs ouvrages, dont une Etude sur l’inspiration et l’influence de Paul Verlaine (1927) et l’Escadrille Lafayette (1939), formée par des aviateurs américains qui combattirent pendant la Première Guerre mondiale. S’ajoutent de nombreuses histoires et nouvelles, publiées notamment par les journaux français Minerve, Candide, France Hebdo, La France, et le journal américain Liberty.

 

André Beneteau est mort à Lectoure, le 28 juillet 1962.

 

 

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Publié le 26 Novembre 2008

Le 11 novembre 2008, la ville d'Issy-les-Moulineaux a célébré le 90ème anniversaire de l'armistice de 1918, mettant fin au plus grand carnage de tous les temps : la Première Guerre mondiale. A cette occasion, une stèle a été dévoilée par André Santini, ministre-maire de la ville, à la mémoire des Poilus, en présence de nombreuses personnalités et de représentants des quatre unités parrainées par notre commune : le Chasseur de mines Tripartite Andromède, l'escadron d'hélicoptère Parisis, la Garde républicaine, et le Régiment de marche du Tchad, durement endeuillé par les pertes subies en Afghanistan.

 

Bien entendu, les associations des Anciens combattants étaient également présentes, de même que le Souvenir Français qui avait organisé le soir du 10 novembre l'opération "Flammes de la Mémoire" et le lendemain, la quête du Bleuet de France. La commémoration s'est achevée par un grand déjeuner, organisé par l'Union Nationale des Combattants, présidée par MR Christian Poujols (ci-dessous), au Pavillon Dauphine, à Paris. Retrouvez toutes les photographies de cet événement dans l'album intitulé "2008-11-11, Issy".

 

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Publié le 15 Novembre 2008

 

 

Sous la présidence d’honneur de Monsieur le Général Roland Glavany, et en présence de Monsieur André Santini, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction Publique, maire d’Issy-les-Moulineaux, de Monsieur Maire-Auguste Gouzel, maire-adjoint en charge des Affaires militaires, de Monsieur André Labour, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine, nous avons le plaisir de vous convier à notre assemblée générale. 

 

 

Dimanche 7 décembre 2008, à 10h précises

 A la maison du Combattant

4 rue du général Leclerc à Issy

(salle d’honneur Jean Moulin – 1er étage)

 Elle sera suivie par le traditionnel verre de l’amitié.

A 12h30, nous vous proposons de déjeuner ensemble, au restaurant « le Bistrot du Boucher », situé au 30 de la rue du général Leclerc, à deux pas de la maison du Combattant.

Au prix de 29 euros par personne (à régler sur place le jour même), pour un menu tout compris avec un kir en apéritif, une entrée, un plat, un dessert (le tout au choix dans la carte), un café ainsi que ¼ de vin ou ½ bouteille d’eau. Merci de nous prévenir par téléphone (06 16 30 71 77), par écrit (adresse du comité à Issy) ou par email (rignault@neuf.fr) de votre participation avant le 25 novembre 2008.

 Nous avons besoin de vous ! Nous comptons sur vous ! Venez nombreux !



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Publié le 10 Novembre 2008

 

Rue Ernest Renan, début du 20ème siècle. L'Institut Saint-Nicolas se trouve sur la gauche de la rue.
 



« Le Jour de deuil de l’Armée allemande »
Au printemps de l’année 1918, l’Armée allemande profite de l’armistice qu’elle vient de signer avec la nouvelle Russie bolchévique pour transférer sur le front ouest des dizaines de milliers de soldats. Une offensive générale est déclenchée et les lignes françaises sont enfoncées en Picardie, en Champagne et sur la Marne. Après un instant de panique et d’hésitation, une contre-offensive est décidée et menée rapidement, sous le commandement militaire du général Foch et politique de Clémenceau. Le reflux des troupes du IIème Reich est immédiat et il s’en faut de peu que des divisions entières ne soient encerclées.
Le renfort des américains accélère l’offensive alliée. La situation devient si grave que le général Ludendorff, n’hésite pas à nommer la journée du 8 août 1918 comme « le jour de deuil de l’Armée allemande ». 
Quelques semaines plus tard, des pourparlers sont engagés entre les Américains et les Allemands. Ils discutent du projet du président des Etats-Unis, Woodrow Wilson. Ce plan en 14 points consiste, notamment, à mettre fin aux hostilités par l’évacuation des territoires occupés ou annexés, à assurer la liberté de navigation et du commerce, à créer une association des nations (qui deviendra la Société des Nations). 
Dans le même moment, l’empereur Guillaume II nomme un nouveau chancelier, le prince Max de Bade. Mais ce dernier n’arrive pas à enrayer le flot de colère du peuple germanique. De nombreux soldats et ouvriers refusent de retourner au combat ou de continuer à travailler pour la « machine de guerre ». L’Empire allemand est à l’agonie.

 

 

Colmar, Novembre 1918 : défilé d'artilleurs de campagne.

 


« Novembre 1918 »

Le 7 novembre, des émissaires allemands demandent à rencontrer des représentants du Grand Quartier Général français. Pendant trois jours, les émissaires du IIème Reich tentent d’imposer des conditions honorables, mais elles sont repoussées par les Français. Le 9 novembre, Max de Bade conseille à Guillaume II d’abdiquer et de se réfugier aux Pays-Bas. La république est proclamée, accueillie par une foule en liesse dans les rues de Berlin.
Dans le même moment, Louis Nicolas se meurt à l’hôpital temporaire d’Issy-les-Moulineaux, dans l’Institut Saint-Nicolas.
Le soldat de 2ème classe Louis Nicolas est né le 27 octobre 1872 à Plaisians dans la Drôme provençale. Au commencement de la guerre, il intègre le 118ème régiment d’Artillerie lourde. A l’époque, cette arme se caractérise par des canons imposants comme des 95 de campagne (le chiffre indique le diamètre des obus en mm), des 105, des 150, des 155, tirés par des quatre chevaux, ou des engins encore plus puissants tels des 240 ou 400, placés sur des rails de chemins de fer.

 

 

 

Canon Rimailho de 155.

 


A l’image de la plupart des régiments d’artillerie lourde, le 118ème est composé de plusieurs Groupes, eux-mêmes formés d’un Etat Major et de une à trois Batteries. Chaque Groupe peut être affecté à un Corps d’Armée différent et intervient soit pour des offensives soit pour couvrir des actions de repli stratégique. C’est le cas du 1er Groupe au moment de la Seconde bataille de la Marne, au cours de l’été 1918. On peut supposer qu’à l’occasion des combats dans le secteur, Louis Nicolas est tombé malade. Rapatrié dans un hôpital proche, celui de l’Institut Saint-Nicolas d’Issy-les-Moulineaux, il y meurt le 10 novembre 1918. Louis Nicolas est le dernier militaire à rendre son âme à Dieu, à Issy-les-Moulineaux, pendant la durée des combats de la Première Guerre mondiale.

 
Le lendemain, à 5 heures du matin, l’armistice (initialement pour une durée de 36 jours) est signé, à Rethondes, dans le wagon du maréchal Foch. Les combats doivent cesser le jour même, onzième jour du onzième mois à 11 heures.
 

 

 

L’armistice vient d’être signé dans le wagon de Rethondes.

 


« Clémenceau à la Chambre »

Le 11 novembre, à 16 heures, avec la force de ses 77 ans, Georges Clémenceau, président du Conseil, s'avance d'un pas lourd et grave. Une à une, il monte les marches pour se rendre au pupitre de la Chambre des représentants (Assemblée nationale). 

« Messieurs, je cherche vainement ce qu’en une pareille heure, après cette lecture devant la Chambre des représentants français, je pourrais ajouter. Je vous dirai seulement que, dans un document allemand et dont, par conséquent, je n’ai pas à donner lecture à cette tribune en ce moment, document qui contient une protestation contre les rigueurs de l’armistice, les signataires dont je viens de vous donner les noms reconnaissent que la discussion a été conduite dans un grand esprit de conciliation. Pour moi, la convention d’armistice lue, il me semble qu’à cette heure, en cette heure terrible, grande et magnifique, mon devoir est accompli. Un mot seulement. Au nom du peuple français, au nom du Gouvernement de la République française, j’envoie le salut de la France une et indivisible à l’Alsace et la Lorraine retrouvées. »

 

 

Georges Clémenceau.

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Publié le 8 Novembre 2008



A l'occasion de notre quête, qui s'est déroulée comme chaque année devant le cimetière communal, le jour de la Toussaint, nous avons récolté près de 150 euros. Nous vous en remercions. Cette somme nous permettra de fleurir et d'entretenir les tombes de nos soldats morts pour la France.
 

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