Publié le 29 Septembre 2010

2010-09-25, Hommage Harkis 012

 Voici le discours prononcé le 25 septembre 2010, à la mairie d'Issy-les-Moulineaux, par André Santini, à l'occasion de la journée d'hommage aux harkis et aux membres des autres formations supplétives de l'Armée française pendant la guerre d'Algérie.

 

Retrouvez les photographies dans l'album : "2010-09-25, Harkis".

 

 

« La Ville d’Issy-les-Moulineaux, attache depuis toujours, une particulière importance au devoir de mémoire.

 

Victimes du génocide arménien, déportés,  résistants et anciens combattants de la seconde Guerre Mondiale, soldats français d’Indochine… je ne les citerai pas tous, mais, nous tenons à rendre hommage, chaque fois que nous le pouvons, à ces héros anonymes ou célèbres.

 

C’est pourquoi il était naturel qu’Issy-les-Moulineaux s’associe à nouveau à la Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives pour que les générations futures mesurent l’importance de leur sacrifice et n’oublient rien du tribut tragique qu’ils ont payé alors.

 

En effet, comment oublier les harkis, à la fois héros et martyrs de la France ?

 

Souvenons-nous que, supplétifs, militaires d’active, agents de l’Etat ou anciens combattants, ce sont près de 280 000 musulmans restés fidèles à la France pendant la guerre d’Algérie qui ont été directement menacés de mort par le FLN à la fin de la guerre, soit plus d'un million de personnes si l'on y ajoute leurs familles.

 

Du fait du refus du gouvernement français de prendre les mesures nécessaires pour les protéger, 150 000 d'entre elles seront assassinées dans des conditions abominables, après le 19 mars 1962, date officielle du cessez-le-feu.

 

Après cette date, 25 000 Pieds-noirs ont également été massacrés ou enlevés, sans avoir davantage été ni secourus ni recherchés.

 

Ces chiffres terribles, c’est moi-même qui les ai communiqués, alors que j’étais secrétaire d'Etat aux Rapatriés de 1986 à 1988.

 

Ce devoir de mémoire, qui nous rassemble aujourd’hui, ne doit donc pas occulter notre devoir de réparation.

 

J’ai apporté une première pierre lors de mes fonctions ministérielles, la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés en a ajouté une seconde.

 

Le lundi 20 septembre dernier, Hubert Falco, Secrétaire d’état aux Anciens combattants, à poursuivi cet œuvre en annonçant la création de la Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie, prévue par la loi du 23 février 2005.

 

Elle sera installée aux Invalides le mardi 19 octobre.

 

Mais nous devons aller encore plus loin dans l’édifice qui abritera ces fils et filles de la France, ainsi que leurs familles.

 

C’est justement pour que les harkis ne soient pas ces oubliés de l’Histoire, c’est pour que le souvenir de leur sacrifice demeure vivant dans nos cœurs que nous leur rendons hommage aujourd'hui. »

 

 

 

André SANTINI

Ancien Ministre

Député - Maire d’Issy-les-Moulineaux

 

 

2010-09-25, Hommage Harkis 011

 

 

 

Lire la suite

Publié le 26 Septembre 2010

Armes-Issy.gif

 

 

Le comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux a le plaisir de vous inviter au premier colloque d’HISTOIRE EN SEINE.

 

En présence de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire d’Issy-les-Moulineaux, de Monsieur Maire-Auguste Gouzel, maire-adjoint en charge des Affaires militaires, de Monsieur André Labour, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine, ce colloque se déroulera :

 

 

 

Samedi 20 novembre 2010, à 14h45.

Mairie d’Issy-les-Moulineaux

Salle Multimédia – Sous-sol.

62, rue du général Leclerc à Issy.

 

 

Planning :

 

- 14h45 : accueil des participants. 

 

- 15h15 précises – 16h15 : conférence sur le Stand de Tir (se reporter aux articles écrits sur site en septembre 2008) par Thomas Nuk, historien, et Frédéric Rignault, président du comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux.

 

-  16h15 – 16h45 : pause.

  

-  16h45 – 17h45 : conférence sur l’aviation pendant la Première Guerre mondiale, par le général Michel Forget.

 

18h00 : verre de l’amitié, offert par la municipalité d’Issy-les-Moulineaux et remise du nouveau drapeau du comité, par Monsieur André Santini, député-maire, ancien ministre.

 

 

Pour des raisons d’organisation, nous vous remercions par avance de bien vouloir nous prévenir de votre participation en appelant ou en écrivant :

 

  • - Téléphone : 01 45 29 04 71 (répondeur) ou 06 16 30 71 77.
  • - Email : sfdg92@neuf.fr

 

Pour vous rendre à la mairie d’Issy, voici quelques indications :

 

  • - Métro : ligne 12 – Station Mairie d’Issy.
  • - Parking : Mairie.
  • - Bus : 123, 169, 190, 290, 323 – Arrêt : Mairie d’Issy.

 

Le Souvenir Français compte sur vous !

 

A bientôt.

 

Frédéric RIGNAULT

Président.

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

 

 

 

Lire la suite

Publié le 19 Septembre 2010

 

Inondations 2 Issy 1910

« La Crue centennale ».

 

En janvier 1910, la Seine connait sa crue la plus importante et ce avec une grande rapidité : il lui faut une dizaine de jours pour atteindre son maximum (8,62 mètre au pont d’Austerlitz). Plus de 20.000 immeubles sont évacués. Pratiquement tous les quartiers le long de la Seine sont touchés.

 

Il est difficile d’imaginer ce que fut cette inondation, appelée « centennale », tant aujourd’hui, le fleuve est encadré et endigué. Une seule image : au pont de l’Alma, le zouave bien connu a de l’eau jusqu’aux épaules !

 

Mais dans ce désastre, l’on oublie généralement d’évoquer les villes de banlieues : Issy-les-Moulineaux, Gennevilliers, Epinay, Saint-Denis et l’Ile qui porte le même nom (…).

 

Les causes peuvent être résumées selon trois facteurs :

 

  • - pluviométrie anormale et très abondante.
  • - neige et gel particulièrement importants.
  • - débordement de plusieurs rivières : entre autres l’Yonne et le Loing.

 

 

Le Petit Journal.

 

Voici deux extraits du Petit Journal du dimanche 13 février 1910 :

 

« Il a fallu beaucoup de courage aux malheureux inondés pour supporter les privations, les tristesses dont ils furent victimes pendant que l'eau ravageait leurs maisons qu'ils avaient dû fuir. Mais ne leur en faudra-t-il pas plus encore pour rentrer au logis dévasté par le fléau et réparer les ruines que l'inondation y a accumulées ?

 

Dans quel état épouvantable la retrouvent-ils, la chère maison !... Les portes brisées, les fenêtres enfoncées, les parquets disloqués, les plafonds fendus. Des murs, l'humidité suintera pendant de longues semaines encore... Et le mobilier ?...Quel désastre ! Les meubles, la literie, tout est perdu. C'est un affreux spectacle de ruine et de désolation ; et l'on comprend, en y songeant, que leur premier sentiment devant ce tableau lamentable soit un sentiment d'horreur et de découragement. »

 

L’âme de Paris : « Un sentiment que Paris n'aura guère manifesté dans l'occurrence, c'est l'a peur. L'eau débondait sur les quais; dans les rues, envahissait les maisons, le sol s'effondrait : le Parisien vaquait à ses affaires comme de coutume et ne s'affolait pas.

 

Au contraire, il allait au danger. On lui avait dit qu'il y avait péril à s'approcher des parapets ! N'importe ! Le Parisien voulait voir. La curiosité est chez lui plus forte que la prudence... Songez donc !... On ne reverrait probablement plus jamais ça. Il y avait plus d'un siècle que pareille inondation n'avait ravagé la capitale. Et l'on eût voulu que le Parisien, si curieux de sa nature, restât chez lui. Allons donc !... Il a couru les quais, la banlieue, il a voulu voir, il a vu. A certains jours, il y eut cinq cent mille personnes qui se pressèrent tout le long de la Seine, s'arrêtant sur les ponts où la circulation était permise, contemplant le fleuve en furie... Tout cela, sans désordre, sans bousculade, sans un cri... Et ce fut un beau spectacle que celui de ce peuple s'imposant ainsi spontanément la discipline qui convenait. »

 

 

Inondations 1 Paris 1910 

 

 

Inondations 1 Issy 1910 

(merci à Mme Batard-Lalis pour les clichés). 

 

 

Lire la suite

Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Issy d'antan

Publié le 11 Septembre 2010

Il n'était que temps !

 

Imaginez une conductrice d'ambulance, avec quelques centaines de milliers de kilomètres à son actif, qui recevrait officiellement son permis de conduire près de vingt ans après avoir quitté la vie professionnelle! Eh bien c'est un peu ce qui vient d'arriver le 2 septembre dernier au Médecin général inspecteur (2S) Valérie André, 3.200 heures de vol, quand elle a reçu des mains du chef d'état-major de l'armée de l'Air, devant le front des troupes et les drapeaux et fanions des unités d'hélicoptères de l'armée de l'air, le brevet militaire de pilote d'hélicoptère n°001. Pourquoi ce numéro ? Tout simplement parce que le n°01 avait bien sûr déjà été attribué, c'était à sa création en 1956, et c'est elle-même qui l'avait remis!

 

 V.Andre-1

 

La récipiendaire quelques secondes avant de recevoir son brevet.

 

 

 V.Andre-2

 … et regagnant sa place, portant son brevet tout neuf !

 

Née à Strasbourg en 1922, docteur en médecine en 1948, Valérie André s’engage en 1949 pour servir en Indochine.

 

Affectée à Saigon, elle se perfectionne en chirurgie de guerre pendant deux ans. Découvrant l'hélicoptère, elle revient en métropole et acquiert le brevet de pilote d’hélicoptère civil en 1950, avant de repartir en Indochine, orientant sa carrière dans la voie toute nouvelle des évacuations médicales héliportées. Elle totalise, dans des conditions périlleuses, 129 missions de guerre comme pilote d’hélicoptère et évacue, seule à bord, 165 blessés. Cinq citations avec croix de guerre TOE, dont quatre à l’ordre de l’armée, ainsi que la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre viennent récompenser sa brillante conduite au feu.

 

En 1952, elle est intégrée dans les cadres de l’armée d’active avec le grade de médecin capitaine. De retour en France, elle rejoint le centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge.

 

Affectée en 1959 en Algérie, elle y effectue 356 missions en tant que pilote. Deux citations à l’ordre du corps aérien avec croix de la valeur militaire lui sont attribuées.

 

Médecin-chef de la base aérienne de Villacoublay, puis conseiller du Commandement du transport aérien militaire (COTAM), elle est la première femme à être nommée officier général. C’est au poste de directeur du service de santé de la 2ème région aérienne qu’elle quitte le service actif en 1981.

 

 V.Andre-3

 Valérie André, « Miss Ventilateur » en Indochine, félicitée par le Général Forget.

 

Grand croix de la Légion d’honneur et grand croix de l’ordre national du Mérite, le médecin général inspecteur (2S) Valérie André est également titulaire de la médaille de l’aéronautique et de la médaille de vermeil d’honneur du service de santé des armées.

 

Si vous la croisez dans les rues d'Issy-les-Moulineaux, ou la rencontrez au cours d'une cérémonie patriotique, aux côtés de son neveu, André Santini, notre député-maire, ancien ministre, ne lui dites pas « Mes hommages, Madame », mais « Mes respects, mon Général ! ». Car elle y tient, à juste titre.

 

 

 

GBA (2S) JC Ichac – Président honoraire du Comité du Souvenir Français d'Issy.

(Photos JCI –  Eléments biographiques MIN.DEF.)

 

Lire la suite

Publié le 8 Septembre 2010

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à rendre hommage aux harkis et aux autres membres des Formations supplétives :

 

 Samedi 25 septembre 2010 :

 

En présence de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire, Monsieur Gouzel, maire-adjoint délégué aux Anciens combattants, et de Monsieur Patrick Strzoda, Préfet des Hauts-de-Seine :

 

– 17h30 : Monument aux Morts de la ville ; square de la Mairie ; Cérémonie du Souvenir et lecture du message de Monsieur Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants.

 

– 17h50 : Hôtel de Ville, salle multimédia ; projection du film : « Hommage aux Harkis : Histoire et Mémoire ».

 

– 18h15 : Hôtel de Ville – Hall : inauguration de l’exposition « Hommage aux Harkis » ; film et exposition conçus par l’association « Jeune Pied Noir ».

 

– 18h30 : Hôtel de Ville – Salon Elysée : vin d’honneur à l’invitation de la municipalité d’Issy-les-Moulineaux.

 

Lire la suite

Publié le 7 Août 2010

 

Stick-SF.gif

 

Voici plusieurs événements à inscrire sur vos tablettes pour la rentrée :

 

29 août 2010 : commémoration de la Libération d'Issy-les-Moulineaux (cf article précédent sur le mois de juillet).

 

- 18 septembre 2010 : projection du film "Face à la mort" à 9h00 au centre socio-culturel de St-Pierre-les-Nemours (77) ; film sur la guerre d'Indochine. Renseignements au 01 64 29 14 69 (Robert Lutereau) ou au 06 73 21 17 99 (Daniel Villaume). Cette manifestation est organisée par l'ANAI, l'ONAC et la DG du Souvenir Français de Seine-et-Marne.

 

- 25 septembre 2010 : réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine, à Issy-les-Moulineaux, à 14h30 à la Maison du Combattant.

 

- 23 octobre 2010 : assemblée générale de la Délégation des Hauts-de-Seine à Levallois Perret.

 

- 24 octobre 2010 : salon du livre d'écrivains combattants et d'historiens, organisé par le Souvenir Français de Seine-et-Marne, à Meaux.

 

- 20 novembre 2010 : colloque à Issy-les-Moulineaux, "Histoire en Seine", organisé par notre comité avec deux conférences : le "Stand de Tir" par Frédéric Rignault et l'aviation pendant la Première Guerre mondiale, par le général Michel Forget.

 

Bien entendu, nous reviendrons longuement et par courrier sur plusieurs de ces événements afin que votre information soit complète.

 

D'ici là, bonnes vacances !

Lire la suite

Publié le 25 Juillet 2010

 

Escalier Mairie1

Etienne Lalis est présent sur les marches de la mairie d’Issy ; il porte la main à sa veste.

 

Après la guerre.

 

A la suite de la défaite française en 1871, Etienne Lalis est renvoyé à la vie civile et il reprend ses activités de marchand carrier et de marchand de vin. C’est un personnage connu et respecté d’Issy.

 

Dans le Livre d’Or des Combattants de 1870-1871 (publié au début des années 1900), Etienne Lalis est présenté ainsi : « Si un homme a rendu de grands services dans sa vie civile et militaire, payé de sa personne et de son argent dans les nombreuses sociétés humanitaires et patriotiques, dont il fit et fait encore partie, c’est bien M. Lalis dont nous donnons aujourd’hui la figure si connue et si sympathique. Président de la Chambre syndicale des Marchands carriers de France, Vice-Président de l’Union des fournisseurs du bâtiment à Paris, arbitre-expert, à titre gratuit, devant les tribunaux. »

 

 

Le monument de la municipalité pour les combattants de 1870-1871 dans le cimetière d’Issy.

 

Extrait du Livre d’or : « Le siège de Paris terminé, la 2ème Compagnie a demandé à la Municipalité d’ouvrir une souscription pour élever un monument et y déposer les corps des camarades tués à Issy devant l’ennemi.

 

Cette autorisation lui a été accordée et la commune a donné le terrain dans le cimetière. Le 5 décembre 1871, c’est au milieu d’une grande affluence et d’une belle manifestation patriotique que les corps de ces malheureuses victimes du devoir ont été ramenés et déposés dans le cimetière. De belles couronnes furent déposées et toute la population d’Issy avait été invitée à y assister. A cette cérémonie, de beaux discours furent prononcés.

 

La guerre terminée, notre camarade Lalis fut un des plus zélés organisateurs de nos nombreuses sociétés patriotiques, humanitaires et mutualistes.

 

Il est membre du conseil d’administration de la grande et belle société des Vétérans des armées de terre et de mer 1870-1871 ; Président de la Fédération des sections du département de la Seine ; Président de la 251ème section d’Issy, a obtenu la médaille d’honneur en or de la Société pour services rendus. Membre du Comité de l’œuvre des Vieux Militaires ; Délégué général de la 1ère section d’Issy, membre fondateur de l’œuvre. Membre de la Société du Souvenir Français ; membre du Bureau de la société d’assistance à la Vieillesse et à l’invalidité d’Issy et de nombreuses sociétés dont il est membre et membre d’honneur.

 

Le 13 juillet 1905, le gouvernement de la République lui décernait la médaille de la Mutualité.

 

Le 4 décembre 1905, M. Lalis était nommé officier d’académie et le 13 novembre 1909, il recevait la médaille d’argent de la Mutualité et le 5 mars 1911, la médaille d’honneur de l’Encouragement au Bien.

 

Ceux qui comme lui font le bien, savent défendre toutes les causes justes, reconnaissent les services rendus, ne transigent jamais avec leur conscience, pour ceux-là, comme nous le faisons aujourd’hui pour le camarade Lalis, on peut dire que ce sont des hommes de bien qui méritent le respect et la sympathie de leur concitoyens.

 

Nous croyons donc rendre un grand service en montrant ces bons Français qui savent tout sacrifier à l’intérêt général, et à l’humanité. M. Lalis fait partie de cette phalange d’hommes dont un pays doit s’honorer et conserver toujours la mémoire ».

 

Reconnu par ses pairs et la municipalité, Etienne Lalis vit ses dernières années à Issy-les-Moulineaux. Il est couvert d’honneurs, de médailles et de récompenses. Il décède le 23 juillet 1918. L’Armée française vient de remporter la Seconde bataille de la Marne.

 

Lire la suite

Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Issy d'antan

Publié le 22 Juillet 2010

Stick-SF.gif

 

 

 

Le Comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français participera, le dimanche 29 août 2010, aux cérémonies de Libération de la cité.

 

- 9h30 : place Manouchian. Dépôt de gerbes.

 

- 9h45 : parc de la Résistance, ZAC Sainte Lucie. Dépôt de gerbes et discours de Monsieur Jegou, président de la FNDIRP.

 

- 10h05 : dépôt de gerbes au buste de Jean Moulin (pont Jean Moulin).

 

- 10h25 : place du 8 mai. Dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle.

 

- 10h40 : square Bonaventure Leca. Dépôt de gerbes au buste du maréchal Leclerc.

 

- 10h45 : fleurissement du monument aux morts de la ville. Discours de Monsieur Quillard, président des ACV et de Monsieur Santini, député-maire, ancien ministre.

Lire la suite

Publié le 10 Juillet 2010

Veterans1

 

Vétérans de la Garde nationale et de la Guerre franco-prussienne. Etienne Lalis se tient debout, derrière à droite.

 

 

La Guerre franco-prussienne.

 

Le 2 juillet 1870, l’Espagne dont le trône est vacant depuis la révolution de 1868, confirme l’annonce de la Prusse d’une candidature du prince Léopold de Hohenzollern. L’Empire français ne peut accepter une telle décision qui viendrait à l’entourer de pays favorables à l’expansionnisme prussien. Le 12 juillet, le gouvernement espagnol déclare la candidature fameuse « caduque », mais le lendemain, le chancelier prussien Bismark provoque Napoléon III dans une dépêche : Hohenzollern s’est retiré et le chancelier « n’a plus rien d’autre à dire à l’ambassadeur de l’Empire français ». L’humiliation est accentuée dès le lendemain par une série de caricatures et d’articles dans la presse allemande. Bismarck veut « exciter le taureau gaulois » selon la formule restée célèbre. Poussé par l’opinion publique et une partie de son entourage, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse.

 

Les mouvements militaires sont immédiatement déclenchés. Mais, profitant d’un meilleur armement, de forces aguerries et de la pitoyable stratégie des chefs de l’Armée française, les Prussiens défont les troupes de Napoléon III en quelques semaines. Ils se trouvent aux portes de Paris le 19 septembre 1870.

 

 

La guerre d’Etienne Lalis.

 

Madame Batard-Lalis a conservé un précieux document. Il s’agit du Livre d’Or des combattants de 1870-1871 de France et des colonies, publié au début des années 1900.

 

« Ancien sergent-fourrier, du 41ème Bataillon de la Garde nationale de la Seine, M. Lalis n’écoutant que son patriotisme s’engage pour la durée de la guerre. Bientôt, il est nommé sergent-major de la 2ème Compagnie de guerre 1er Bataillon du 13ème régiment de Paris qui occupe le poste avancé du château d ‘Issy. Dans cette position avancée, la Compagnie perd 4 hommes tués et onze blessés.

 

Il assiste également aux engagements avec l’ennemi à la gare aux Bœufs, à Choisy-le-Roi, à la gare de Clamart et au Moulin de pierre.

 

Le 29 décembre 1870, dans l’après-midi en poussant une reconnaissance sous les ordres du capitaine Candon, le sergent-major Lalis découvrit, caché dans une carrière, une certaine quantité de munitions et un outillage servant à la confection des cartouches. Cette carrière était située route de Gardes à Meudon sous la prise d’eau des bains, au lieu dit Les Montalats, carrière Malzac.

 

Ces munitions étaient enfermées dans 200 boîtes de tôle, le tout contenu dans des sacs.

 

Le général Coréard ordonna au lieutenant-colonel Jametel, une sortie de nuit pour aller s’emparer des munitions de guerre. Deux compagnies armées et un nombre d’hommes de corvées se mettaient en marche à 9 heures du soir dans la direction de Meudon.

 

Le capitaine Candon et le sergent-major Lalis guidèrent la colonne, qui marchait en se gardant de l’ennemi, précédée de tirailleurs et de flanqueurs, l’éveil pouvant d’un moment à l’autre attirer l’attention de l’ennemi.

 

Après un travail opiniâtre, nécessitant de grandes précautions, l’expédition rentrait avec les munitions au château d’Issy.

 

L’honneur de cette expédition revenait au capitaine Candon, mais une grande part au sergent-major Lalis qui le premier, signala l’existence de ce dépôt. »

 

Rapport du général Coréard, ordre du jour du 3 janvier 1871 : « Colonel, M. le Commandant en chef de la 3ème armée, a fait connaître à M. le Gouverneur de Paris, les détails de la reconnaissance opérée par le 13ème régiment de la garde mobilisée, sous la direction du colonel Jametel commandant le régiment : dans la nuit du 29 au 30 décembre 1870, le gouverneur a chargé M. le général Commandant supérieur des gardes mobilisés de la Seine, d’être auprès du Régiment et de son chef, l’interprète de sa vive satisfaction pour l’ordre parfait avec lequel cette opération a été conduite, et de féliciter en particulier, M. le capitaine Candon et son sergent-major Lalis qui a le 1er signalé l’existence du matériel ».

 

Le 25 février 1871, Etienne Lalis est nommé agent-comptable, avec rang d’adjudant, pour les 1ère et 2ème compagnies sédentaires et 2ème compagnie de guerre du 41ème Bataillon. Mais le mois suivant, les troupes prussiennes défilent sur les Champs-Elysées.

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #1870-1871

Publié le 23 Juin 2010

Arriere Grand Pere Medailles

 

Etienne Lalis (1841 – 1918) – Photographie prise au début du 20ème siècle.

 

 

Madame Nicole Batard-Lalis, membre du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux, nous a fait parvenir des documents rares sur son arrière-grand-père, Etienne Lalis, et sur la commune d’Issy, à l’aube du 20ème siècle. Ces documents sont publiés dans l’album de photographies intitulé « Issy d’antan ».

 

 

La montée sur Paris.

 

Antoine Lalis nait dans le département de la Corrèze, à Saint-Etienne-aux-Clos, le jour de Noël 1799. Le Directoire vit ses dernières heures. Bientôt, un jeune général va prendre le pouvoir d’abord dans le cadre du Consulat, puis de l’Empire : Napoléon Bonaparte.

 

Quelques années plus tard, Antoine Lalis vient s’installer à Issy, qui n’est encore qu’un village. Il fait partie de ces Limousins qui viennent chercher fortune sur Paris. Certains s’établissent comme marchands de vins et de charbon, d’autres artisans ou manœuvriers. A force de travail et d’abnégation, Antoine Lalis s’octroie une place honorable. Il devient marchand carrier. Il épouse Françoise Bréant, née le 3 juillet 1813 à Clamart. Ils vivent rue du Puits, devenue depuis rue Lazare Carnot.

 

Il profite de la formidable expansion économique du 19ème siècle, d’abord sous les rois Charles X et Louis-Philippe 1er, puis sous le Second empire. Les bouleversements de Paris engendrés par les plans du préfet Hausmann nécessitent des milliers de tonnes de matériaux ! Les affaires de la famille se transforment pour devenir florissantes. Mais leur histoire s’arrête en 1870, quand, à une journée d’intervalle, le 26 et le 27 mai, deux mois avant le déclenchement de la Guerre franco-prussienne, Antoine puis Françoise Lalis sont rappelés à Dieu.

 

 

Les carrières.

 

Depuis l’antiquité, les Parisiens ont à disposition des carrières locales pour bâtir les monuments et leurs maisons. Celles-ci sont d’abord exploitées à ciel ouvert. On en trouve partout : être au plus proche de la capitale permet de substantielles économies de transport.

 

En leur temps, la chaux du département de la Seine – le blanc de Meudon et d’Issy – le calcaire au sud de Paris, le gypse de Montmartre ou encore l’argile des plaines de Vaugirard et le sable de la Seine, connaissent de grandes exploitations. Ainsi, c’est une carrière appartenant à des Pères Chartreux, située à l’intérieur même de leur enceinte de Port-Royal (actuel 14ème arrondissement) qui fournit aux 17ème et 18ème siècles des pierres pour les chantiers du palais du Louvre.

 

Mais l’urbanisation croissante et la baisse des rendements obligent les maîtres carriers à s’éloigner de la capitale ou à exploiter de nouveaux gisements en souterrain. Et à cela, il convient d’ajouter la construction de glacières pour les châteaux et demeures prestigieuses : ce sont des installations, souvent circulaires, creusées profondément dans le sol, offrant des propriétés isothermes qui permettent de conserver les aliments et la glace. Peu à peu, Paris et nombre de ses villes limitrophes se transforment en un véritable gruyère. D’ailleurs, en 1813, l’exploitation à l’intérieur de la capitale est stoppée. Les carrières du sud de Paris vont alors servir, pour partie, à récupérer les ossements des cimetières intra-muros, que la municipalité vide peu à peu. Les catacombes sont nées.

 

Les chantiers abandonnés sont loin d’être tous suffisamment consolidés et les accidents ne manquent pas : au cours du 19ème siècle, régulièrement des portions de rues ou des immeubles s’effondrent. A Issy-les-Moulineaux même, le 1er juin 1961, une carrière de craie s’effondre. L’accident tue vingt-et-une personnes. Car il s’agit bien d’un accident dû aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville depuis deux jours, et non un attentat de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) comme le croient un temps les autorités.

 

 

Etienne Jacques Lalis.

 

Antoine et Françoise Lalis ont plusieurs enfants, dont Etienne Jacques Lalis, qui voit le jour à Issy le 26 novembre 1841. Rapidement, Etienne entreprend de travailler auprès de son père. Et ajoute au métier de marchand carrier celui de marchand de vin !

 

Etienne Lalis épouse Anne Flore Morlet, née le 2 juillet 1837 à Paris. En 1870, à l’âge de 29 ans, dans un élan de patriotisme, il s’engage dans l’armée « pour la durée de la guerre ». Cet engagement est à placer aussi dans le cadre d'un contexte familial très difficile : en juillet 1869, le marchand carrier perd son épouse. Elle venait de fêter son trentième anniversaire.

 

 

Lire la suite

Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Issy d'antan