Publié le 23 Octobre 2010

La bataille de Nghia Lo.

 

 

Denoix de St Marc - 2eme CIPLE

 

Le capitaine Denoix de Saint Marc à la tête de la CIPLE.

 

 

Pierre Dufour, dans son ouvrage Indochine (ED. Lavauzelle) décrit la situation : « Nghia Lo est le poste clé du système défensif français en Haute Région. Il commande l’accès aux pays thaï, au Laos et aux contrées bordant le Moyen-Mékong. Situé entre le Fleuve Rouge et la Rivière Noire, dans une cuvette de dix kilomètres sur quatre, à environ deux cent cinquante mètres d’altitude, Nghia Lo est un bourg entouré de hautes montagnes atteignant parfois 1.500 mètres. L’endroit présente une topographie faite de massifs granitiques couverts d’épaisses forêts, séparés par des vallées encaissées. Les voies de communication sont limitées : la route fédérale 13, des pistes de montagne praticables seulement avec des guides et un terrain d’aviation qui permet de ravitailler la vallée perdue. La population se compose essentiellement de Thaïs et de quelques hameaux muongs ou annamites ; la montagne est le domaine des Mans et des Meos réputés hostiles au Vietminh ».

 

La garnison française de Nghia Lo est formée par les mille hommes du 1er bataillon thaï, dirigé par le commandant Girardin.

 

Le 28 septembre 1951, la région du poste Sai Luong est attaquée. Ses défenseurs se replient sur la vallée. Deux jours plus tard, les TD 141 et 209 sont signalés. Ils convergent vers la cuvette de Nghia Lo. A l’est, le TD 165 approche également. Les TD sont des Trung Doï ; ils sont composés de quatre bataillons qui peuvent contenir chacun mille hommes. Les TD appartiennent à la division de montagne 312, commandée par le colonel Le Trong Tan.

 

En l’absence du général de Lattre, occupé à demander de l’aide aux Etats-Unis après un passage en métropole, le commandement français est sous l’autorité du général Salan, qui s’y connaît en matière de troupes coloniales ! Il décide de soulager les défenseurs de la cuvette de Nghia Lo en larguant, sur les arrières de l’ennemi, le 8ème BPC (bataillon parachutiste colonial) du capitaine Gauthier et ses cinq cent soixante-treize hommes. C’est l’opération Rémy.

 

La 312 réagit en jetant toutes ses forces dans la bataille. A Nghia Lo, le commandant Girardin est tué, mais ses hommes tiennent bon. Le 4 octobre, le 2ème BEP est à son tour largué (opération Thérèse). Avec le 8ème BCP, il forme le GAP (Groupement aéroporté) nord-ouest sous les ordres du colonel de Rocquigny. Le 2ème BEP est alors composé d’une compagnie de commandement de base, sous les ordres du lieutenant Longeret, du 2ème CIPLE (compagnies indochinoise de la Légion étrangère – capitaine Hélie Denoix de Saint Marc), la 3ème compagnie (lieutenant Lemaire), la 4ème compagnie (lieutenant Louis-Calixte).

 

Le 5 octobre, Rocquigny donne l’ordre au 2ème BEP de se rendre à Bac Co, à six kilomètres du point de chute du bataillon. Les hommes mettent plus de neuf heures à atteindre leur objectif. Le lendemain, le bataillon accroche les bo-doïs à plusieurs endroits. Les combats sont terribles. Face à un ennemi que rien n’arrête, les légionnaires de Lemaire et les paras de Saint Marc usent de toutes leurs armes : baïonnettes au canon, ils repoussent les Vietnamiens dans les attaques incessantes de l’après-midi et de la nuit. Le 8ème n’est pas en meilleure posture : le capitaine Gauthier est grièvement blessé et les pertes sont importantes.

 

Le 6 octobre encore, le 10ème BPCP (bataillon parachutiste de chasseurs à pied), dirigé par le commandant Weil est lui-aussi largué en renfort.

 

Le 2ème BEP subit à nouveau des attaques tout au long de la journée du 7 octobre. Raffalli décide de se replier et de rejoindre le 8ème , en direction de Tan Kouen. Mais les coloniaux ne sont pas là où on les attend. Ils se sont positionnés sur la crête de la cote 405. Avec des blessés, portés sur des brancards de fortune, Raffalli reprend la piste, fait tailler un passage dans la forêt de bambous au coupe-coupe et parvient, seulement le lendemain, à retrouver le 8ème BPC du colonel Rocquigny. Ce dernier annonce à Raffali que la division 312 se retire, laissant sur « le carreau » entre 1.500 et 4.000 morts chez les bo-doïs, selon les sources. Le 2ème BEP compte quant à lui au moins au moins une trentaine de tués ou disparus.

 

Hélie de Saint Marc : « Les troupes de Giap repassèrent à l’attaque. Elles ne voulaient pas laisser sur leurs arrières un adversaire qui risquait de les gêner dans leur offensive. Durant d’interminables heures, enterrés, nous avons subi les assauts des bo-doïs qui avançaient au coude à coude, en rangs serrés. Giap n’économisait jamais les vies humaines de son camp. Il profitait du nombre. En 1946, Hô Chi Minh avait prévenu le ministre français des colonies, Marius Moutet : « Cette affaire peut se régler en trois mois ou en trente ans. Si vous nous acculez à la guerre, vous me tuerez dix hommes quand je vous en tuerai un. A ce prix, c’est encore moi qui gagne… ». Ce jour-là, le Vietminh voulait anéantir le 2ème BEP à n’importe quel prix. Le syndrome de Cao Bang hantait les esprits de part et d’autre. Nos hommes tombaient, morts ou blessés. Les cadavres vietminhs s’amoncelaient. Nous eûmes le dessus. Les bo-doïs s’éloignèrent ».

 

 

 

Sur la RC6.

 

 

Bo-doïs - Pont Doumer - hanoi - 1954

 

Des bo-doïs franchissent le pont Paul Doumer à Hanoi, en 1954.

 

 

1952 marque une nouvelle rupture dans la guerre d’Indochine.

 

Le 11 janvier, le général Raoul Salan devient commandant en chef des forces françaises en Extrême-Orient en lieu et place du général Jean de Lattre de Tassigny, qui vient de mourir d’un cancer. Une très grande émotion envahit les soldats du CEFEO : leur « patron » vient de les laisser à leur sort.

 

La Guerre froide bat son plein : en Corée, la Chine accuse les Etats-Unis d’utiliser des armes bactériologiques. Dans le même temps, l’empire du Milieu accentue son aide au Vietminh comme les Américains appuient massivement en matériels et en logistique les troupes françaises. Des pays communistes – Chine, URSS, Allemagne de l’Est – se sont associés pour envoyer des instructeurs assister les bo-doïs dans la conduite de la guerre. Michel Bodin, spécialiste reconnu de la période indochinoise indique même que la Chine donne l’ordre à une dizaine de bataillons de son armée de soutenir le Vietminh pour des coups de main et la logistique.

 

Quant au 2ème BEP, il connaît une relative accalmie. Après la bataille de Nghia Lo, il est d’abord envoyé en convalescence en Cochinchine. Il est basé à Ba Kéo. Le repos n’est que de courte durée : du 13 janvier au 22 février 1952, il est placé sur la RC6 (la route qui part d’Hanoi en direction de l’ouest vers le Laos et Luang Prabang) dont il assure la protection d’une partie. Le 2ème prend position au col de Kem et participe à l’opération Speculum qui vise à nettoyer la route coloniale des éléments ennemis. En quelques jours, au prix de très violents combats, plus d’un millier de soldats communistes sont retrouvés morts.

 

Dans les semaines qui suivent, le 2ème BEP trouve encore l’occasion de faire parler de lui lors des opérations de dégagement du Delta grâce, entre autres, à l’opération Turco, qui se déroule en avril 1952. Toutes ces batailles du premier semestre sont un calvaire pour Giap qui voit disparaître près de 10.000 de ses hommes. Le général Salan peut savourer sa victoire. Mais elle est de courte durée : dès la fin de l’été 1952, les Services secrets français mentionnent la reconstitution des unités anéanties…

 

Robert Flageul est bien loin de ces préoccupations. Prisonnier, le soldat de 2ème classe meurt en plein jungle, au Camp C13 en juin 1952. Après le conflit, sa fiche est transmise aux Autorités françaises et la transcription est réalisée sur la commune d’Issy-les-Moulineaux. Robert Flageul est déclaré « Mort pour la France ».

 

Hélie de Saint Marc : « Ceux qui prétendent aimer la guerre ont dû la faire loin du carnage des champs de bataille, des cadavres épars et des femmes éventrées. La guerre est un mal absolu. Il n’y a pas de guerre joyeuse ou de guerre triste, de belle guerre ou de sale guerre. La guerre, c’est le sang, la souffrance, les visages brûlés, les yeux agrandis par la fièvre, la pluie, la boue, les excréments, les ordures, les rats qui courent sur les corps, les blessures monstrueuses, les femmes et les enfants transformés en charogne. La guerre humilie, déshonore, dégrade. C’est l’horreur du monde rassemblée dans un paroxysme de crasse, de sang, de larmes, du sueur et d’urine ».

 

 

 

 

Sources.

 

- Pierre Dufour, Indochine, Lavauzelle.

- Erwan Bergot, Bataillon Bigeard, Presses de la Cité.

- Erwan Bergot, La Légion au combat, Presses de la Cité.

- Hélie de Saint Marc, Mémoires : les champs de braises, Perrin.

- Paul Bonnecarrère, Par le sang versé, Fayard.

- Lucien Bodard, l’Illusion, l’Aventure, Gallimard.

- Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.

- Pierre Montagnon, La guerre d’Indochine, Pygmalion.

- Jules Roy, la bataille de Dien Bien Phu, Julliard.

- Général Yves Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Plon.

- Général Marcel Bigeard, Ma guerre d’Indochine, Hachette.

- Bernard Simiot, De Lattre, Flammarion.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 16 Octobre 2010

 

800px-Expo 1931 Diorama

La section indochinoise à l’Exposition coloniale internationale de 1931.

 

L’Exposition coloniale.

 

Le 2 mai 1931, Robert Pierre René Flageul nait à Paris, dans le quatorzième arrondissement.

 

Quelques heures plus tard, à dix kilomètres de là, le maréchal Lyautey inaugure l’Exposition coloniale internationale. Elle est située dans le bois de Vincennes, autour du lac de Daumesnil. Le vieux militaire, couvert de gloire au Maroc, est accompagné de Paul Reynaud et Gaston Doumergue, alors président de la République.

 

L’œuvre est grandiose. Elle doit être à l’image de la puissance coloniale française. Elle s’adresse aux métropolitains, ravis de côtoyer leurs cousins « Français » de l’autre bout du monde, aux peuples du monde entier, aux aventuriers et aux industriels en leur expliquant les bienfaits du développement économique international : l’Empire colonial français est et restera l’une des premières puissances de la planète.

 

Les moyens mis en action sont considérables : pour se rendre à la Porte Dorée, les visiteurs ont le choix entre un chemin de fer, spécialement construit pour l’occasion, des centaines de cars et des bateaux. De plus, la République a multiplié les constructions : création d’un zoo, du musée des Colonies, de la Section des attractions, de la Cité des Informations. Enfin, des dizaines de villas sont bâties et louées aux entreprises présentes en Afrique, en Asie ou dans les Antilles françaises. C’est le temps de « Y’a bon Banania ! ».

 

Près de 300.000 personnes s’affairent pour que l’ensemble fonctionne. Et c’est un succès phénoménal : en quelques mois près de 10 millions de visiteurs viennent « faire le tour du monde en une journée » comme l’indiquent les publicités.

 

Sur plus de 110 hectares, l’Exposition coloniale présente des pavillons de toutes les colonies et des protectorats : Afrique Occidentale Françaises, Afrique Equatoriale Française, Antilles, Nouvelle-Calédonie, Algérie française, Maroc, Tunisie, Etats du Levant (Syrie, Liban, Etat des Alaouïtes), Inde française (…) et bien entendu l’Indochine avec le Tonkin, l’Annam, la Cochinchine, le Laos et le Cambodge (le pavillon d’Angkor est d’ailleurs resté dans la mémoire collective).

 

Bien sûr, le petit Robert Flageul ne peut imaginer qu’il va nouer son destin à celui de cet Empire colonial majestueusement représenté.

 

* * *

 Légionnaires 2eme BEP

Légionnaires du 2ème BEP en Indochine.

 

 

Au 2ème BEP.

 

Robert Flageul s’engage dans la Légion étrangère, à Marseille. Il porte le matricule 79.515 et, intègre le 2ème BEP (Bataillon Etranger Parachutiste).

 

Cette unité est créée à Sétif en Algérie en 1948 (elle deviendra 2ème REP en 1955). Sa devise est : More Majorum (« A la manière des anciens »). Sous le commandement du capitaine Solnon, elle débarque à Saigon le 9 février 1949. De nombreux para sortent de leur période de formation. D’autres n’ont derrière eux que les derniers combats de la Seconde Guerre mondiale. Mais plusieurs cadres sont aguerris par près de deux ans de guerre en Indochine.

 

Jusqu’en septembre 1950, le bataillon réalise des opérations en compagnies isolées au Cambodge – pour y maintenir l’ordre –, au Laos, dans le centre de l’Annam ou encore sur la presqu’île de Go-Gong. Celles-ci s’appellent Tigre, Glycine, Datura, Saint-Germain, Bernadette, Flore.

 

Arrive l’année 1951, « l’année du général de Lattre ».

 

« L’année de Lattre ».

 

Schématiquement, les périodes peuvent être ainsi résumées : jusqu’en 1949, la tactique du Vietminh – du fait de forces limitées – se condense en une série de coups de main et une guérilla « des champs ». Si les Français tiennent les villes, ce n’est pas toujours le cas dans les campagnes.

 

1949 marque un tournant, avec l’avènement de la Chine communiste de Mao, qui arme et finance puissamment ses cousins idéologiques du Vietnam. La guérilla devient une guerre faite de batailles avec des régiments de bo-doïs, eux-mêmes rassemblés dans des divisions. La victoire majeure du Vietminh est la prise de Cao-Bang et de la Route coloniale 4, en septembre 1950. Les Français y laissent plusieurs milliers d’hommes.

 

Le gouvernement français décide d’intensifier la guerre et fait nommer son meilleur général : Jean de Lattre de Tassigny. « Je ne sais qu’une chose, c’est que maintenant vous allez être commandés ! » proclame-t-il en arrivant à Hanoi, au mois de décembre 1950.

 

Le général Giap, commandant en chef de l’armée vietminh, décide de frapper fort en attaquant en plusieurs endroits la zone du delta du Fleuve Rouge, autour de Hanoi. Face à cette approche, de Lattre fait élever des centaines de blockhaus et de points d’appui qui sont autant de postes d’observation. L’avantage de la stratégie du général français consiste en une mobilisation totale du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient) dans le but de « casser du Viet ». Il s’agit de redonner le moral aux troupes, déjà lasses des atermoiements politiques. Et de Lattre sait surtout qu’il n’a pas les moyens de placer des forces suffisantes partout où il en faudrait.

 

1951 marque également un tournant pour le 2ème BEP, grâce à la nomination de son nouveau chef : le capitaine Raffalli. Un cavalier sorti de Saint-Cyr puis de Saumur en 1936, qui sait galvaniser ses hommes pour leur faire accomplir des dizaines de kilomètres à pied, les orienter et les placer au mieux pour les coups de main, les embuscades et les attaques aéroportées.

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Le capitaine Raffalli.

 

 

Attaques sur le delta du Fleuve Rouge.

 

Donc, depuis le début de l’année 1951, le général de Lattre de Tassigny « marque des points ». Toutes les attaques des forces communistes sont repoussées. La reconquête des terrains perdus arrive. Elle commence par la victoire de Vinh Yen où les troupes de Giap laissent sur le terrain près de 1.300 tués, plus de 3.000 blessés. Sa division 308 – la plus aguerrie, la mieux formée - subit là des pertes très sévères. Pour la première fois dans l’Histoire, les bombes au napalm sont employées massivement.

 

Mao Khé est le deuxième épisode. Il se déroule courant mars-avril 1951. Les bo-doïs sont encore défaits. Le Delta reste aux mains des Français.

 

La « bataille du Day », du 28 mai au 7 juin 1951, frappe les soldats français au plus profonds d’eux-mêmes. Le Vietminh tente encore une fois de faire la différence dans le Delta. L’un des points stratégiques non loin du fleuve Day, est Ninh Binh. Le poste est tenu par un escadron du 1er chasseur, commandé par un certain Bernard de Lattre, fils unique du général en chef. Les combats font rage. Alors qu’il subit des pluies incessantes d’obus, le poste tient plusieurs jours, permettant la victoire du CEFEO. Mais c’est au prix de la mort du jeune Bernard. On retrouve son corps, criblé d’éclats d’obus. « Jeune officier, tombé héroïquement en plein combat, donnant l’exemple des plus belles vertus militaires à l’aube d’une carrière exceptionnellement brillante, ouverte en France dans la Résistance dès l’âge de 15 ans ». En recouvrant le cercueil de son fils du drapeau tricolore, le général de Lattre, que certains surnomment « le roi Jean », ajoute : « En dépit de la promesse faite à sa mère, je n’ai pas su le protéger ».

 

En juillet 1951, à l’occasion d’un discours à Saigon, le général s’adresse aux soldats vietnamiens incorporés dans le CEFEO (son idée étant de créer une armée vietnamienne digne de ce nom) : « Si vous êtes communistes rejoignez le Vietminh : il y a là des individus qui se battent bien pour une mauvaise cause. Mais si vous êtes des patriotes, combattez pour votre patrie car cette guerre est la vôtre ».

 

Bien sûr, Giap ne l’entend pas ainsi. Le quatrième volet des batailles de l’année 1951 se déroule à Nghia Lo.

 

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Bernard de Lattre de Tassigny.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 6 Octobre 2010

Le Comité d'Issy-les-Moulineaux a la douleur de vous annoncer le décès de deux de ses amis :

 

- Louis Fortunat, qui avait raconté son épopée pendant la Seconde Guerre mondiale et en Indochine ("Louis Fortunat, brancardier en Indochine" publié sur ce site en octobre 2008), est décédé à la fin du mois de septembre.

 

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Robert Dubot et Louis Fortunat - Issy, le 8 mai 2009.

 

- Gérard Riblet, est décédé hier matin, des suites d'une longue maladie. Gérard était un pilier de notre Comité : après avoir porté le drapeau pendant des années, il était devenu président de 2004 à 2008, oeuvrant avec gentillesse et dévouement pour chaque cérémonie. Ancien du Tchad, au début des années 1970, Gérard avait fait une grande partie de sa carrière professionnelle dans le monde de la sécurité. Ses obsèques se dérouleront le mercredi 13 octobre à 14h30 en l'église Notre-Dame-des-Pauvres, boulevard Galliéni, à Issy-les-Moulineaux. 

 

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 Gérard Riblet (cravate rouge), avec le drapeau du Comité. 

 

Le comité présente ses très sincères condoléances aux deux familles, avec une pensée et une attention particulière pour Christiane.

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Publié le 29 Septembre 2010

2010-09-25, Hommage Harkis 012

 Voici le discours prononcé le 25 septembre 2010, à la mairie d'Issy-les-Moulineaux, par André Santini, à l'occasion de la journée d'hommage aux harkis et aux membres des autres formations supplétives de l'Armée française pendant la guerre d'Algérie.

 

Retrouvez les photographies dans l'album : "2010-09-25, Harkis".

 

 

« La Ville d’Issy-les-Moulineaux, attache depuis toujours, une particulière importance au devoir de mémoire.

 

Victimes du génocide arménien, déportés,  résistants et anciens combattants de la seconde Guerre Mondiale, soldats français d’Indochine… je ne les citerai pas tous, mais, nous tenons à rendre hommage, chaque fois que nous le pouvons, à ces héros anonymes ou célèbres.

 

C’est pourquoi il était naturel qu’Issy-les-Moulineaux s’associe à nouveau à la Journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives pour que les générations futures mesurent l’importance de leur sacrifice et n’oublient rien du tribut tragique qu’ils ont payé alors.

 

En effet, comment oublier les harkis, à la fois héros et martyrs de la France ?

 

Souvenons-nous que, supplétifs, militaires d’active, agents de l’Etat ou anciens combattants, ce sont près de 280 000 musulmans restés fidèles à la France pendant la guerre d’Algérie qui ont été directement menacés de mort par le FLN à la fin de la guerre, soit plus d'un million de personnes si l'on y ajoute leurs familles.

 

Du fait du refus du gouvernement français de prendre les mesures nécessaires pour les protéger, 150 000 d'entre elles seront assassinées dans des conditions abominables, après le 19 mars 1962, date officielle du cessez-le-feu.

 

Après cette date, 25 000 Pieds-noirs ont également été massacrés ou enlevés, sans avoir davantage été ni secourus ni recherchés.

 

Ces chiffres terribles, c’est moi-même qui les ai communiqués, alors que j’étais secrétaire d'Etat aux Rapatriés de 1986 à 1988.

 

Ce devoir de mémoire, qui nous rassemble aujourd’hui, ne doit donc pas occulter notre devoir de réparation.

 

J’ai apporté une première pierre lors de mes fonctions ministérielles, la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés en a ajouté une seconde.

 

Le lundi 20 septembre dernier, Hubert Falco, Secrétaire d’état aux Anciens combattants, à poursuivi cet œuvre en annonçant la création de la Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie, prévue par la loi du 23 février 2005.

 

Elle sera installée aux Invalides le mardi 19 octobre.

 

Mais nous devons aller encore plus loin dans l’édifice qui abritera ces fils et filles de la France, ainsi que leurs familles.

 

C’est justement pour que les harkis ne soient pas ces oubliés de l’Histoire, c’est pour que le souvenir de leur sacrifice demeure vivant dans nos cœurs que nous leur rendons hommage aujourd'hui. »

 

 

 

André SANTINI

Ancien Ministre

Député - Maire d’Issy-les-Moulineaux

 

 

2010-09-25, Hommage Harkis 011

 

 

 

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Publié le 26 Septembre 2010

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Le comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux a le plaisir de vous inviter au premier colloque d’HISTOIRE EN SEINE.

 

En présence de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire d’Issy-les-Moulineaux, de Monsieur Maire-Auguste Gouzel, maire-adjoint en charge des Affaires militaires, de Monsieur André Labour, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine, ce colloque se déroulera :

 

 

 

Samedi 20 novembre 2010, à 14h45.

Mairie d’Issy-les-Moulineaux

Salle Multimédia – Sous-sol.

62, rue du général Leclerc à Issy.

 

 

Planning :

 

- 14h45 : accueil des participants. 

 

- 15h15 précises – 16h15 : conférence sur le Stand de Tir (se reporter aux articles écrits sur site en septembre 2008) par Thomas Nuk, historien, et Frédéric Rignault, président du comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux.

 

-  16h15 – 16h45 : pause.

  

-  16h45 – 17h45 : conférence sur l’aviation pendant la Première Guerre mondiale, par le général Michel Forget.

 

18h00 : verre de l’amitié, offert par la municipalité d’Issy-les-Moulineaux et remise du nouveau drapeau du comité, par Monsieur André Santini, député-maire, ancien ministre.

 

 

Pour des raisons d’organisation, nous vous remercions par avance de bien vouloir nous prévenir de votre participation en appelant ou en écrivant :

 

  • - Téléphone : 01 45 29 04 71 (répondeur) ou 06 16 30 71 77.
  • - Email : sfdg92@neuf.fr

 

Pour vous rendre à la mairie d’Issy, voici quelques indications :

 

  • - Métro : ligne 12 – Station Mairie d’Issy.
  • - Parking : Mairie.
  • - Bus : 123, 169, 190, 290, 323 – Arrêt : Mairie d’Issy.

 

Le Souvenir Français compte sur vous !

 

A bientôt.

 

Frédéric RIGNAULT

Président.

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

 

 

 

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Publié le 19 Septembre 2010

 

Inondations 2 Issy 1910

« La Crue centennale ».

 

En janvier 1910, la Seine connait sa crue la plus importante et ce avec une grande rapidité : il lui faut une dizaine de jours pour atteindre son maximum (8,62 mètre au pont d’Austerlitz). Plus de 20.000 immeubles sont évacués. Pratiquement tous les quartiers le long de la Seine sont touchés.

 

Il est difficile d’imaginer ce que fut cette inondation, appelée « centennale », tant aujourd’hui, le fleuve est encadré et endigué. Une seule image : au pont de l’Alma, le zouave bien connu a de l’eau jusqu’aux épaules !

 

Mais dans ce désastre, l’on oublie généralement d’évoquer les villes de banlieues : Issy-les-Moulineaux, Gennevilliers, Epinay, Saint-Denis et l’Ile qui porte le même nom (…).

 

Les causes peuvent être résumées selon trois facteurs :

 

  • - pluviométrie anormale et très abondante.
  • - neige et gel particulièrement importants.
  • - débordement de plusieurs rivières : entre autres l’Yonne et le Loing.

 

 

Le Petit Journal.

 

Voici deux extraits du Petit Journal du dimanche 13 février 1910 :

 

« Il a fallu beaucoup de courage aux malheureux inondés pour supporter les privations, les tristesses dont ils furent victimes pendant que l'eau ravageait leurs maisons qu'ils avaient dû fuir. Mais ne leur en faudra-t-il pas plus encore pour rentrer au logis dévasté par le fléau et réparer les ruines que l'inondation y a accumulées ?

 

Dans quel état épouvantable la retrouvent-ils, la chère maison !... Les portes brisées, les fenêtres enfoncées, les parquets disloqués, les plafonds fendus. Des murs, l'humidité suintera pendant de longues semaines encore... Et le mobilier ?...Quel désastre ! Les meubles, la literie, tout est perdu. C'est un affreux spectacle de ruine et de désolation ; et l'on comprend, en y songeant, que leur premier sentiment devant ce tableau lamentable soit un sentiment d'horreur et de découragement. »

 

L’âme de Paris : « Un sentiment que Paris n'aura guère manifesté dans l'occurrence, c'est l'a peur. L'eau débondait sur les quais; dans les rues, envahissait les maisons, le sol s'effondrait : le Parisien vaquait à ses affaires comme de coutume et ne s'affolait pas.

 

Au contraire, il allait au danger. On lui avait dit qu'il y avait péril à s'approcher des parapets ! N'importe ! Le Parisien voulait voir. La curiosité est chez lui plus forte que la prudence... Songez donc !... On ne reverrait probablement plus jamais ça. Il y avait plus d'un siècle que pareille inondation n'avait ravagé la capitale. Et l'on eût voulu que le Parisien, si curieux de sa nature, restât chez lui. Allons donc !... Il a couru les quais, la banlieue, il a voulu voir, il a vu. A certains jours, il y eut cinq cent mille personnes qui se pressèrent tout le long de la Seine, s'arrêtant sur les ponts où la circulation était permise, contemplant le fleuve en furie... Tout cela, sans désordre, sans bousculade, sans un cri... Et ce fut un beau spectacle que celui de ce peuple s'imposant ainsi spontanément la discipline qui convenait. »

 

 

Inondations 1 Paris 1910 

 

 

Inondations 1 Issy 1910 

(merci à Mme Batard-Lalis pour les clichés). 

 

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Issy d'antan

Publié le 11 Septembre 2010

Il n'était que temps !

 

Imaginez une conductrice d'ambulance, avec quelques centaines de milliers de kilomètres à son actif, qui recevrait officiellement son permis de conduire près de vingt ans après avoir quitté la vie professionnelle! Eh bien c'est un peu ce qui vient d'arriver le 2 septembre dernier au Médecin général inspecteur (2S) Valérie André, 3.200 heures de vol, quand elle a reçu des mains du chef d'état-major de l'armée de l'Air, devant le front des troupes et les drapeaux et fanions des unités d'hélicoptères de l'armée de l'air, le brevet militaire de pilote d'hélicoptère n°001. Pourquoi ce numéro ? Tout simplement parce que le n°01 avait bien sûr déjà été attribué, c'était à sa création en 1956, et c'est elle-même qui l'avait remis!

 

 V.Andre-1

 

La récipiendaire quelques secondes avant de recevoir son brevet.

 

 

 V.Andre-2

 … et regagnant sa place, portant son brevet tout neuf !

 

Née à Strasbourg en 1922, docteur en médecine en 1948, Valérie André s’engage en 1949 pour servir en Indochine.

 

Affectée à Saigon, elle se perfectionne en chirurgie de guerre pendant deux ans. Découvrant l'hélicoptère, elle revient en métropole et acquiert le brevet de pilote d’hélicoptère civil en 1950, avant de repartir en Indochine, orientant sa carrière dans la voie toute nouvelle des évacuations médicales héliportées. Elle totalise, dans des conditions périlleuses, 129 missions de guerre comme pilote d’hélicoptère et évacue, seule à bord, 165 blessés. Cinq citations avec croix de guerre TOE, dont quatre à l’ordre de l’armée, ainsi que la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre viennent récompenser sa brillante conduite au feu.

 

En 1952, elle est intégrée dans les cadres de l’armée d’active avec le grade de médecin capitaine. De retour en France, elle rejoint le centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge.

 

Affectée en 1959 en Algérie, elle y effectue 356 missions en tant que pilote. Deux citations à l’ordre du corps aérien avec croix de la valeur militaire lui sont attribuées.

 

Médecin-chef de la base aérienne de Villacoublay, puis conseiller du Commandement du transport aérien militaire (COTAM), elle est la première femme à être nommée officier général. C’est au poste de directeur du service de santé de la 2ème région aérienne qu’elle quitte le service actif en 1981.

 

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 Valérie André, « Miss Ventilateur » en Indochine, félicitée par le Général Forget.

 

Grand croix de la Légion d’honneur et grand croix de l’ordre national du Mérite, le médecin général inspecteur (2S) Valérie André est également titulaire de la médaille de l’aéronautique et de la médaille de vermeil d’honneur du service de santé des armées.

 

Si vous la croisez dans les rues d'Issy-les-Moulineaux, ou la rencontrez au cours d'une cérémonie patriotique, aux côtés de son neveu, André Santini, notre député-maire, ancien ministre, ne lui dites pas « Mes hommages, Madame », mais « Mes respects, mon Général ! ». Car elle y tient, à juste titre.

 

 

 

GBA (2S) JC Ichac – Président honoraire du Comité du Souvenir Français d'Issy.

(Photos JCI –  Eléments biographiques MIN.DEF.)

 

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Publié le 8 Septembre 2010

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à rendre hommage aux harkis et aux autres membres des Formations supplétives :

 

 Samedi 25 septembre 2010 :

 

En présence de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire, Monsieur Gouzel, maire-adjoint délégué aux Anciens combattants, et de Monsieur Patrick Strzoda, Préfet des Hauts-de-Seine :

 

– 17h30 : Monument aux Morts de la ville ; square de la Mairie ; Cérémonie du Souvenir et lecture du message de Monsieur Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants.

 

– 17h50 : Hôtel de Ville, salle multimédia ; projection du film : « Hommage aux Harkis : Histoire et Mémoire ».

 

– 18h15 : Hôtel de Ville – Hall : inauguration de l’exposition « Hommage aux Harkis » ; film et exposition conçus par l’association « Jeune Pied Noir ».

 

– 18h30 : Hôtel de Ville – Salon Elysée : vin d’honneur à l’invitation de la municipalité d’Issy-les-Moulineaux.

 

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Publié le 7 Août 2010

 

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Voici plusieurs événements à inscrire sur vos tablettes pour la rentrée :

 

29 août 2010 : commémoration de la Libération d'Issy-les-Moulineaux (cf article précédent sur le mois de juillet).

 

- 18 septembre 2010 : projection du film "Face à la mort" à 9h00 au centre socio-culturel de St-Pierre-les-Nemours (77) ; film sur la guerre d'Indochine. Renseignements au 01 64 29 14 69 (Robert Lutereau) ou au 06 73 21 17 99 (Daniel Villaume). Cette manifestation est organisée par l'ANAI, l'ONAC et la DG du Souvenir Français de Seine-et-Marne.

 

- 25 septembre 2010 : réunion des présidents des comités des Hauts-de-Seine, à Issy-les-Moulineaux, à 14h30 à la Maison du Combattant.

 

- 23 octobre 2010 : assemblée générale de la Délégation des Hauts-de-Seine à Levallois Perret.

 

- 24 octobre 2010 : salon du livre d'écrivains combattants et d'historiens, organisé par le Souvenir Français de Seine-et-Marne, à Meaux.

 

- 20 novembre 2010 : colloque à Issy-les-Moulineaux, "Histoire en Seine", organisé par notre comité avec deux conférences : le "Stand de Tir" par Frédéric Rignault et l'aviation pendant la Première Guerre mondiale, par le général Michel Forget.

 

Bien entendu, nous reviendrons longuement et par courrier sur plusieurs de ces événements afin que votre information soit complète.

 

D'ici là, bonnes vacances !

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Publié le 25 Juillet 2010

 

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Etienne Lalis est présent sur les marches de la mairie d’Issy ; il porte la main à sa veste.

 

Après la guerre.

 

A la suite de la défaite française en 1871, Etienne Lalis est renvoyé à la vie civile et il reprend ses activités de marchand carrier et de marchand de vin. C’est un personnage connu et respecté d’Issy.

 

Dans le Livre d’Or des Combattants de 1870-1871 (publié au début des années 1900), Etienne Lalis est présenté ainsi : « Si un homme a rendu de grands services dans sa vie civile et militaire, payé de sa personne et de son argent dans les nombreuses sociétés humanitaires et patriotiques, dont il fit et fait encore partie, c’est bien M. Lalis dont nous donnons aujourd’hui la figure si connue et si sympathique. Président de la Chambre syndicale des Marchands carriers de France, Vice-Président de l’Union des fournisseurs du bâtiment à Paris, arbitre-expert, à titre gratuit, devant les tribunaux. »

 

 

Le monument de la municipalité pour les combattants de 1870-1871 dans le cimetière d’Issy.

 

Extrait du Livre d’or : « Le siège de Paris terminé, la 2ème Compagnie a demandé à la Municipalité d’ouvrir une souscription pour élever un monument et y déposer les corps des camarades tués à Issy devant l’ennemi.

 

Cette autorisation lui a été accordée et la commune a donné le terrain dans le cimetière. Le 5 décembre 1871, c’est au milieu d’une grande affluence et d’une belle manifestation patriotique que les corps de ces malheureuses victimes du devoir ont été ramenés et déposés dans le cimetière. De belles couronnes furent déposées et toute la population d’Issy avait été invitée à y assister. A cette cérémonie, de beaux discours furent prononcés.

 

La guerre terminée, notre camarade Lalis fut un des plus zélés organisateurs de nos nombreuses sociétés patriotiques, humanitaires et mutualistes.

 

Il est membre du conseil d’administration de la grande et belle société des Vétérans des armées de terre et de mer 1870-1871 ; Président de la Fédération des sections du département de la Seine ; Président de la 251ème section d’Issy, a obtenu la médaille d’honneur en or de la Société pour services rendus. Membre du Comité de l’œuvre des Vieux Militaires ; Délégué général de la 1ère section d’Issy, membre fondateur de l’œuvre. Membre de la Société du Souvenir Français ; membre du Bureau de la société d’assistance à la Vieillesse et à l’invalidité d’Issy et de nombreuses sociétés dont il est membre et membre d’honneur.

 

Le 13 juillet 1905, le gouvernement de la République lui décernait la médaille de la Mutualité.

 

Le 4 décembre 1905, M. Lalis était nommé officier d’académie et le 13 novembre 1909, il recevait la médaille d’argent de la Mutualité et le 5 mars 1911, la médaille d’honneur de l’Encouragement au Bien.

 

Ceux qui comme lui font le bien, savent défendre toutes les causes justes, reconnaissent les services rendus, ne transigent jamais avec leur conscience, pour ceux-là, comme nous le faisons aujourd’hui pour le camarade Lalis, on peut dire que ce sont des hommes de bien qui méritent le respect et la sympathie de leur concitoyens.

 

Nous croyons donc rendre un grand service en montrant ces bons Français qui savent tout sacrifier à l’intérêt général, et à l’humanité. M. Lalis fait partie de cette phalange d’hommes dont un pays doit s’honorer et conserver toujours la mémoire ».

 

Reconnu par ses pairs et la municipalité, Etienne Lalis vit ses dernières années à Issy-les-Moulineaux. Il est couvert d’honneurs, de médailles et de récompenses. Il décède le 23 juillet 1918. L’Armée française vient de remporter la Seconde bataille de la Marne.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Issy d'antan