Publié le 15 Janvier 2016

Le docteur Lasserre et sa maison d'Issy.

Le village de Vaugirard.

Pierre-Paul Lasserre nait à Vaugirard le 17 septembre 1797. La France est sous le régime du Directoire et le général Bonaparte qui a alors 28 ans – et qui n’est pas encore gênant pour le gouvernement – en assure justement une certaine stabilité grâce à ses soldats et ses généraux tels Hoche et Augereau.

Vaugirard est un petit village agricole qui comprend des terres de labours, des zones de maraîchages, à la fois autour dudit village et en allant sur Paris. Des vignes sont également présentes sur les pentes au sud de la grande rue (qui deviendra la rue de Vaugirard). Quelques exploitations de sable et d’argile, des carrières de calcaire à ciel ouvert complètent son activité économique. Depuis quelques années déjà, une fabrique de produits chimiques, fondée par Claude Louis Bertholet fait parler d’elle. Le scientifique a découvert une substance qui a pris le nom de ce lieu : Javel !

Durant les années qui suivent, le village prend de l’ampleur et sa population passe de 700 à 2.000 puis 6.500 habitants. Longtemps, le village reste indépendant. Finalement, il est repris par Paris en 1860 avec son voisin Grenelle, Belleville et La Villette.

Chirurgien des Hôpitaux.

Pierre-Paul Lasserre fait des études à la nouvelle Faculté de Médecine de Paris (ouverte par décret impérial en 1808) et devient Chirurgien des Hôpitaux. Médecin militaire, il a le grade de médecin-major de l’armée et est titulaire de la Légion d’honneur.

A sa mort, en 1871, il lègue à la commune une petite maison qu’il possède à Issy.

Le testament.

Le testament du docteur Lasserre stipule que cette maison est un don en faveur du Bureau de Bienfaisance de la commune. Ce don est accepté en 1873. S’ajoute à cette demeure, une rente de 3.000 francs destinée à l’entretien de sept familles pauvres sélectionnées par le Bureau. Quelques années plus tard, les bénéficiaires sont plus nombreux et il faut des bâtiments largement plus grands. Ainsi est conçue puis bâtie par l’architecte Delaire (famille célèbre de bâtisseurs et de Syndics à Issy-les-Moulineaux), la nouvelle maison de retraite Lasserre. S’y ajoute bientôt un dispensaire.

La maison de retraite.

La maison de retraite est construite en U autour d’un jardin fermé par une grille donnant sur l’avenue. Les bâtiments de deux étages sont soignés avec les signes caractéristiques de l’architecture populaire de la fin du 19e siècle. Les murs sont recouverts de briques jaunes et agrémentés de lignes de briques rouges horizontales et verticales. En-dessous sont superposés du haut vers le bas, une horloge, une grande plaque rectangulaire avec l’inscription Ville d’Issy-les-Moulineaux, un profil féminin dans un médaillon et une autre plaque, plus petite.

Entre le premier et le deuxième étage, des cabochons de grès flammés turquoise ponctuent une corniche reposant sur de petits modillons. Les cintres bicolores des fenêtres ont un claveau en pierre au centre et deux sur les côtés. L’ensemble est achevé en 1899 et inauguré l’année suivante par Emile Loubet, président de la République.

Le personnel mixte de la maison de retraite est sous l’autorité d’un médecin et d’une surveillante. Le budget est géré par l’économe qui est le receveur municipal. Les conditions d’admission pour les pensionnaires sont très précises : il faut être Français, vivre seul, avoir plus de 65 ans et être incapable de gagner sa vie en travaillant. En outre, il faut résider dans la commune depuis au moins 5 ans consécutifs lors de la demande et avoir résidé 15 ans minimum dans la commune. De plus, en cas de revenu (forcément modeste), il faut l’abandonner à la maison de retraite. Enfin, la mendicité est interdite sous peine de privation de sortie pendant un mois et d’exclusion si récidive ! Sauf contre-ordre médical, les résidents sont incités à travailler dans la mesure de leurs possibilités.

Quant à la nourriture, trois repas sont prévus chaque jour. Le petit-déjeuner, servi à 8 heures, se compose d’une soupe ; le repas du midi comprend de la viande, des légumes et un dessert (qui ne doit pas coûter plus de 10 centimes). Le dîner est servi à 18 heures avec soupe, viande ou légumes, dessert. Le régime alimentaire quotidien prévoit 500 g de pain blanc, 250 g de viande ou poisson, 130 g de légumes, 30 cl de vin, 50 cl de potage (ou 25 cl s’il est remplacé par du lait).

Il y a quelques années, la maison de retraite a été déplacée et métamorphosée en EHPAD installé près de l’hôpital Corentin Celton et les anciens bâtiments ont été transformés en immeubles d’habitation.

Afin de rendre hommage au docteur Lasserre, la commune d’Issy-les-Moulineaux a donné son nom – en 1877 – à une rue du quartier Les Hauts d’Issy – Les Epinettes et s’occupe également de l’entretien de son tombeau placé au cimetière municipal.

Sources :

  • Cet article a été écrit, dans sa version originale par Madame Maestracci, de l’association Historim.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Encyclopédie Universalis.
  • Louise Michel, La Commune.
  • Site Rebellyon : www.rebellyon.info
  • Site Historim : www.historim.fr
  • Site de la ville d’Issy-les-Moulineaux : www.issy.com
  • Site La Porte Plume
  • Site www.toupie.org

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #1870-1871

Publié le 31 Décembre 2015

Voeux 2016 de la Délégation générale.

Mesdames et Messieurs les présidents de comité,

A toutes celles et ceux qui permettent au Souvenir français de poursuivre son œuvre dans notre beau département des Hauts de Seine, j'adresse mes vœux chaleureux pour l'année 2016.

Je pense bien évidemment et en premier lieu à la santé qui doit être recouvrée pour certains, consolidée pour d'autres et protégée pour le plus grand nombre.

Puisse également votre environnement familial, professionnel, associatif ou autre vous donner l'épanouissement que vous méritez.

Enfin, après les tragédies de 2015, il nous faut espérer que 2016 ouvrira les cœurs et les esprits pour plus de concorde, de fraternité et de respect comme cela est déjà le cas dans notre association qui sait regarder le passé, vivre le présent et préparer avec confiance l'avenir.

Bonne et belle année 2016.

Claude GUY (DG92)

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Publié le 21 Décembre 2015

Bonne fin d'année 2015.

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux et de Vanves vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année. Après toutes ces catastrophes et tragédies qui auront à jamais marqué l’année 2015, tournons-nous vers 2016 qui verra entre autres les commémorations des batailles de Verdun et de la Somme.

Bonnes fêtes à toutes et à tous, et que la paix vienne enfin.

CDT (RC) Frederic Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine

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Publié le 4 Décembre 2015

Salut au harki inconnu.

L’histoire qui suit a été publiée dans Le Piège, qui est la revue des anciens élèves de l’Ecole de l’Air. Elle s’inspire très largement d’un article écrit par le général d’aviation Christian Gueguen. L’affaire qui suit se déroule en avril 1962, soit moins d’un mois après les Accords d’Evian, dans la région de Geryville à 370 km au sud d’Oran. A l’époque capitaine, Christian Guegen raconte l’honneur d’un soldat harki.

Cette histoire a été également publiée dans le bulletin de l’association Secours de France.

Dans la région de Geryville.

Quelques jours auparavant, un commando de marine avait été envoyé à la rencontre d’une katiba qui, contrairement aux ordres reçus en application des Accords d’Evian, sortait de la zone qui lui était assignée pour infiltrer les nombreux campements de nomades existants dans la région. Dès son arrivée et avant toute entrée en pourparlers, les hommes de la katiba ouvraient le feu, tuant deux fusiliers-marins. Au terme du combat, appuyé par un hélicoptère « canon », « on dénombrait 26 cadavres en uniforme de l’ALN sur le terrain ».

En représailles, le FLN s’en prend à une harka attachée au régiment de spahis implanté dans le secteur. Dès le 19 mars, sur ordres supérieurs, les harkis avaient été désarmés et renvoyés dans leur village. Le 26 avril, deux harkis, qui ont réussi à s’échapper reviennent au PC du régiment : selon eux « plus de la moitié des membres de la harka avaient été sauvagement assassinés ».

Rupture du cessez-le-feu ?

Le lieutenant-colonel commandant le régiment de spahis indique qu’il va lancer une opération pour retrouver et détruire l’unité de l’ALN responsable du massacre ; il demande à Christian Gueguen « si l’armée de l’air accepterait de fournir un appui feu à l’opération ». Gueguen interroge sa hiérarchie, s’attendant à un refus caractérisé : « Gueguen, en plein cessez-le-feu ! Vous avez perdu l’esprit ! »

Au lieu de cela, un silence, puis une phrase laconique : « Soyez au terrain de Geryville à 8h demain ; je viendrai en Broussard et vous m’expliquerez ce que vous voulez faire ».

Le lendemain, à l’heure dite, le capitaine Gueguen expose à son supérieur – le commandant L. – ce qui a été envisagé avec le colonel de spahis. Le commandant l’écoute et tranche : « OK. Vous aurez un DIH (Détachement d’intervention hélicoptères) et quatre T-28 à partir de 7h demain matin. Renouvelable jusqu’à 18h… A 18h, on arrête tout, sauf cas exceptionnel… ».

« J’éprouve le plus grand respect, précise le général Gueguen, pour cet homme. Rupture de cessez-le-feu. Il sait qu’il engage la suite de sa carrière si l’affaire tourne mal… ».

Une dizaine de corps.

Les spahis sont transportés sur zone par des hélicoptères H34 de la marine. La katiba responsable s’est évidemment évaporée. Les deux harkis qui se sont échappés s’offrent à guider les spahis vers le lieu où se tient le chef FLN local responsable de l’exécution de leurs camarades, et précisent que plusieurs harkis sont retenus captifs dans un village à quelque distance. Le responsable FLN est capturé. Il indique l’emplacement d’un charnier. Une dizaine de corps dénudés, démembrés et terriblement mutilés sont ainsi découverts.

Les harkis survivants sont libérés par une partie du détachement de spahis et l’officier chargé de cette opération, invite, par radio, son colonel sur le chemin du retour, à bord de l’hélicoptère, à le rejoindre sur place.

Au garde-à-vous.

Ecoutons le général Gueguen : « un harki est là, avec le capitaine de spahis. Celui-ci explique à son chef que le harki n’accepte d’embarquer en hélicoptère que si l’on évacue en même temps sa femme et ses enfants ; en tout, huit personnes.

Le colonel explique à l’homme qu’il n’y a pas assez de place dans les hélicoptères pour évacuer toute la famille. Et essaie de la convaincre de partir seul : on récupérera sa famille plus tard en camion. Refus du harki : s’il part, toute sa famille sera assassinée le soir même, à sa place, sauvagement, à titre d’exemple. Il doit rester. Malgré les efforts du colonel pour le faire changer d’avis, il reste intraitable. Notre armada redécolle, direction Geryville. Le harki nous regarde, impassible et digne. Il se met au garde-à-vous et agite la main pour nous dire au revoir. Dans l’Alouette, le silence est écrasant… ».

Sources :

  • Revue Le Piège.
  • Amicale des Anciens élèves de l’Ecole de l’Air.
  • Bulletin Secours de France, automne 2015.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 29 Novembre 2015

La chapelle de That-Khé est sauvée !

Le 27 août 2014, nous relayions sur ce site l’appel pour sauver la chapelle de That-Khé de la ruine. Souvenez-vous, cette chapelle avait abrité de nombreux soldats français du CEFEO durant la terrible bataille de la RC4.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater sur cette photographie, la chapelle a été restaurée et est sauvée. Grâce à de nombreuses associations, dont l’ANAPI, le Souvenir Français d’Asie, et surtout l’action énergique de Bernard Tissier et de Thierry Servot-Viguier.

Une plaque figure à l’entrée de cette chapelle :

« Nous tenons à remercier sincèrement les organisations, les associations, de leur soutien pour la restauration de la chapelle de That Khé, notamment :

  • La congrégation d’évangélisation des puples ;
  • L’évêque de Lang-Son et Cao-Bang ;
  • Vietnam-Espérance, l’ANAPI et leurs amis ;
  • Les mécénats nationaux et internationaux ».

Bravo à Bernard Tissier, Thierry Servot-Viguier et Amédée Thévenet d’avoir œuvré pour répondre à l’attente de tous les anciens d'Indochine.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 29 Novembre 2015

Commémorations en Macédoine.

A la suite de notre article sur les cimetières militaires français en République de Macédoine, son Excellence Monsieur Blagoj Zasov, ambassadeur, Délégué général du Souvenir Français en Macédoine, nous a fait parvenir des photographies, dont celle ci-dessus, et nous a écrit quelques lignes : « Vous savez que la Macédoine est l’un des pays où sont enterrés des soldats français tombés pendant la Première guerre mondiale. De ce fait, chaque année, les Macédoniens participent massivement aux commémorations du 11 novembre organisées de l’Ambassade de France à Skopje. »

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Publié le 25 Novembre 2015

Yvette Farnoux (Copyright Le Monde).
Yvette Farnoux (Copyright Le Monde).

Yvette Farnoux n’est plus. Décédée le 7 novembre 2015 à Vanves, ville qu’elle habitait avec son époux Abel depuis longtemps. Résistante et déportée française, survivante du camp d’Auschwitz, Yvette Farnoux faisait partie des quelques françaises devenues Grand’Croix de la Légion d’honneur comme Germain Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jacqueline de Romilly et Madame le général Valérie André.

Un hommage lui a été rendu aux Invalides en présence d’un grand nombre de représentants d’associations d’anciens combattants et patriotiques, parmi lesquels le Contrôleur général des armées Serge Barcellini, président général du Souvenir Français. Des représentants des hautes autorités de l’Etat étaient également présents. A cette occasion le président de la République, a indiqué : « Cette combattante de la liberté est devenue après la guerre une militante de la mémoire qui n’a jamais cessé d’œuvrer pour la transmission de l’esprit de Résistance aux jeunes générations ». Puis, Manuel Valls, Premier ministre, a ajouté : « Nous saluons ce jour ses combats, son courage, ses souffrances. Elle aura été un grande héroïne de la nation ».

Yvette Farnoux, née Baumann, voit le jour en Alsace, le 10 septembre 1919, au sein d’une famille juive. Ses parents s’installent sur Paris dans le 16e arrondissement. Etudiante au lycée Molière de Paris, la jeune Yvette s’oriente très tôt vers le service aux autres et décide de travailler pour le Secours national. Arrive la Seconde Guerre mondiale : elle s’engage dans la Résistance dès 1941 – elle n’a pas alors 22 ans – et devient une collaboratrice de Berty Albrecht.

Berty Albrecht est alors l’une des figures des mouvements clandestins. Ancienne surintendante aux usines Fulmen de Clichy et de Vierzon, elle participe aux premiers mouvements de la Résistance, en compagnie de Pierre Fresnay (qui fonde le Mouvement de Libération Nationale), Pierre de Froment et Robert Guédon. Mais arrêtée en 1942, Berty Albrecht réussit à s’évader et entre en clandestinité. Arrêtée de nouveau en 1943, transférée à la prison de Fresnes, elle est retrouvée pendue dans sa cellule le jour même. Un suicide pour ne pas parler sous la torture. Les Mouvements Unis de la Résistance (MNR) se tournent alors vers Yvette Baumann et lui demande de prendre la responsabilité nationale de ses services sociaux. Profitant de ce poste, elle monte des actions visant à l’évasion des résistants.

Mais en janvier 1944, alors qu’elle est enceinte de huit mois d’un premier mari qui disparaîtra dans les camps de concentration, Yvette est arrêtée pour fait de résistance. Elle tente de se suicider en se tailladant les poignets, est transférée vers l’hôpital de Blois, accouche d’un enfant mort-né, puis cherche à s’évader. Reprise, elle est déportée vers Auschwitz-Birkenau puis Ravensbrück. Les nazis lui tatouent le numéro 80583 sur le bras. Tatouage qu’elle ne fera jamais effacer.

Le camp est libéré par les Soviétiques le 30 avril 1945. Yvette rencontre Abel Farnoux, évadé du camp de Buchenwald après 22 mois de captivité. Il a été intégré à l’armée américaine et est chargé du rapatriement des déportés. Ils se marient l’année suivante et auront trois enfants.

Après la guerre, Abel fait carrière aux Postes et Télécommunications. Il travaille aux liaisons téléphoniques entre l’Afrique et l’Europe et n’a de cesse de promouvoir la technologie française en matière d’électronique et d’une toute nouvelle activité, l’informatique. Viennent ensuite l’aventure de la télévision en couleur – Abel Farnoux est à l’origine du procédé de télévision Vidéocolor – et l’aventure politique : en 1991 il est nommé conseiller spécial de Madame le Premier ministre Edith Cresson. Quant à Yvette, assistante sociale, elle créé des associations de défense de la mémoire et œuvre pour les anciens déportés. Entre autres, elle fonde l’association Mémoire des déportés et des résistants d’Europe.

En 2009 au magasine Le Déporté, elle déclare : « Malgré les interrogations disons… musclés, ma seule gloire, ainsi que celle de mon mari, c’est qu’après mon arrestation, personne n’a été capturé ». Puis d’ajouter : « Avoir eu des enfants fut une grande revanche. Mais quand ils ont grandi, j’ai toujours eu peur pour eux. Peur que ça recommence… En fait, depuis la Libération, j’ai cette peur-là ».

Bertold Brecht, in La Résistible Ascension d’Arturo Ui, a écrit ceci :

« Vous apprenez à voir, plutôt que de rester

Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder.

Voilà ce qui aurait pour un peu dominé le monde !

Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut

Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt.

Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. »

Source :

  • Blog de Bernard Gauducheau, maire de Vanves.
  • Journal Le Parisien.
  • Journal Le Monde.
  • Journal Le Figaro.

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Publié le 15 Novembre 2015

Deuil national.

Décret du 14 novembre portant déclaration de deuil national :

« Le Président de la république,

Sur le rapport du Premier ministre,

Décrète :

Article 1 : les 15 novembre, 16 novembre et 17 novembre sont déclarés jours de deuil national en hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.

Article : 2 : le Premier ministre est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la république française ».

Circulaire du 14 novembre 2015 relative aux jours de deuil national en hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.

« J'ai l'honneur de vous faire connaître que, conformément à un décret de ce jour du Président de la République, les dimanche 15 novembre, lundi 16 novembre et mardi 17 novembre 2015 seront jours de deuil national afin de rendre hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.

L'ensemble de nos concitoyens doit pouvoir se joindre à cet hommage. Les employeurs ont été invités à permettre à leurs salariés d'y participer.

Selon des modalités qu'il vous appartiendra de fixer, vous veillerez donc à organiser lundi 16 novembre prochain, à 12 heures, un moment de recueillement permettant aux agents des services publics relevant de votre autorité ou placés sous votre tutelle de s'associer à cet hommage.

Enfin, les drapeaux seront mis en berne sur les bâtiments et édifices publics dès aujourd'hui et jusqu'au mardi 17 novembre inclus.

Manuel Valls ».

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Publié le 11 Novembre 2015

La lettre.

« Bien chers parents,

La lettre que je vous écris est une lettre d’adieu et lorsqu’elle vous parviendra, je serai probablement tombé sous les balles de l’ennemi. Mais qu’importe, ne pleurez pas, ma mort sera bien peu de chose si elle peut contribuer à la victoire de mon pays. Mon seul regret aura été de mourir sans avoir pu jouir du beau spectacle de son triomphe.

Vous achèterez une petite couronne ou un rameau de laurier que vous mettrez sur la tombe de mon frère et vous lui direz un dernier adieu pour moi.

Embrassez-bien mes sœurs, frères et beaux-frères s’ils reviennent sains et saufs. Dites-leur que si ma vie a été courte, mon rôle aura été suffisamment rempli, car j’aurai disparu au champ d’honneur sous les plis du drapeau, en faisant mon devoir de Français.

Chers parents, j’écris cette lettre avant de partir au feu, demain, nous arriverons sur le champ de bataille. Et, avant d’y aller, j’ai voulu vous faire mes adieux ; pour le moment, je suis en parfaite santé et désire qu’il en soit de même pour vous tous.

Je vous embrasse bien tous.

Marcellin. »

Extrait de la revue du Souvenir Français – Octobre 2015 – Lettre écrite par Marcellin Porteix, tombé au champ d’honneur à Lankhof (Belgique), le 24 décembre 1914.

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Publié le 11 Novembre 2015

Le Souvenir Français d'Issy vous dit merci.

Pour le Souvenir Français, le mois de novembre est toujours chargé, surtout sur sa première quinzaine. Cette année n’a pas dérogé à la règle. Avec une différence d’importance : nous avons organisé notre quête annuelle du jeudi 29 octobre au 1er novembre. Et les Isséens et Isséennes et toutes celles et ceux qui se sont rendus au cimetière communal en ces jours ont été particulièrement généreux. Nous n’avions jamais auparavant connu une telle réussite. Le beau temps y est peut-être pour quelque chose, mais rien n’oblige pour autant à « mettre la main dans le porte-monnaie ». Nous avons récolté 515 Euros. Cette somme ira pour partie au siège de notre organisation pour être employée à des actions de réhabilitation de monuments et de tombes de Morts pour le France en état de décrépitude avancée et pour partie pour notre cimetière où, en accord avec la municipalité, nous pourrons refaire à nouveau des plaques pour les victimes civiles des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Ensuite, le mardi 10 novembre au soir se sont déroulées les Flammes de l’Espoir, qui consistent à déposer des bougies sur le Monument aux Morts de la Ville. En présence des unités militaires filleules de la ville, et des représentants de nombreuses associations d’anciens combattants et autres comme les Pupilles de la Nation ou la Légion d’Honneur, plus de 50 bougies ont été déposées.

Nous tenons à remercier la municipalité d’Issy-les-Moulineaux et en particulier Michel Raineri, de même que tous les participants pour leur générosité et leur implication. Un salut spécial et nos plus vifs remerciements à nos quêteurs et à la gentillesse et au dévouement du personnel du cimetière communal.

Un autre salut amical à notre ami Jacques Landois qui a organisé avec la municipalité de Vanves la première manifestation du Souvenir Français sur sa commune.

CDT (RC) Frederic RIGNAULT

Président du Comité – Délégué Adjoint pour les Hauts-de-Seine

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