Publié le 14 Juillet 2019

Mourir à Faya-Largeau.

Faya-Largeau est une oasis en plein cœur du désert du Djourab, au pied des monts du massif du Tibesti, au Tchad. Originellement appelée Faya, la ville fut renommée Largeau lors de la colonisation française, d’après le nom du colonel Etienne Largeau, officier français qui joua un grand rôle dans la conquête du pays en s’emparant de la ville en 1913. Quand le Tchad recouvra l’indépendance, la ville prit le nom de Faya-Largeau.

Cette même année, Jean Vuillaume naît à Nomeny dans le département de la Meurthe-et-Moselle. Quelques années plus tard, il quitte sa Lorraine et s’installe sur la commune de Vanves. Il s’est engagé. Officier d’active, il fait l’école de Saint-Maixent et intègre le Promotion de l’Education Nationale (1930-1933). Il est titulaire du brevet d’observateur en avion. Au moment de l’armistice de 1940, alors lieutenant de gendarmerie, il rejoint Londres. De là, il est envoyé en Afrique Equatoriale Française et intègre le Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST).

Cette unité a été créée au Tchad en 1910. Après la défaite de 1940, le régiment se rallie majoritairement aux Français Libres du général de Gaulle. Plusieurs compagnies font partie de l’expédition contre l’oasis de Koufra en Lybie, qui est la première victoire des Forces Françaises Libres. Plus tard, les cadres européens du RTST vont bâtir le RMT : Régiment de Marche du Tchad, unité glorieuse de l’épopée du général Leclerc en Afrique puis en Europe.

 

De Koufra au Fezzan.

Le 2 décembre 1940, le général Leclerc, promu commandant militaire du Tchad, est chargé de préparer l'opération contre le Fezzan et, pour commencer, contre l'oasis fortifiée de Koufra (Sud-Est de la Libye, près de la frontière égyptienne). À Fort-Lamy, capitale du Tchad, il retrouve ses compagnons du Cameroun : Jean Colonna d’Ornano, Jacques Massu, Jacques de Guillebon et prend également le commandement du fameux RTST. Il va y ajouter d’autres unités venant principalement du Congo et du Gabon. En tout 6.000 hommes dont 500 européens. En quelques jours, il réunit les moyens de transport (une centaine de camionnettes, équipées de mitrailleuses et de mortiers de 81 mm) et les effectifs (350 hommes) nécessaires au raid sur Koufra. Comme Fort-Lamy est à 1.200 km de la frontière italienne (et à plus de 1.500 km de Koufra), il s'installe à Faya-Largeau, au nord du Tchad. Après trois mois de préparatifs et de reconnaissances terrestres et aériennes, la colonne Leclerc s'empare de Koufra le 1er mars 1941.

Revenu à Fort-Lamy, Leclerc se consacre, dans les mois qui suivent, à sa prochaine mission : le Fezzan. À partir du 15 février 1942, quatre patrouilles de dix voitures, appuyées par onze avions du groupe "Bretagne", vont porter à un ennemi distant de plus 600 km des coups sévères et inattendus. Le général Vézinet, qui y participa, racontera : "Des petites colonnes motorisées partaient du Tchad en se camouflant, arrivaient par surprise au pied d'un poste italien, s'en emparaient et brûlaient le poste, libéraient les combattants indigènes et faisaient prisonniers les Italiens" Les Français s'emparent ainsi de plusieurs postes importants.

C’est au cours de ces escarmouches que Jean Vuillaume trouve la mort. Exactement le 2 mars 1942, dans une attaque contre le poste italien de Zuila en Lybie. Chevalier de la Légion d’Honneur et Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, il est en outre cité : "Officier fanatique qui pousse à l'extrême la bravoure et le goût du combat. Parvenu audacieusement à proximité d'un poste fortifié, a ouvert le feu à bout portant sur l'ennemi, lui causant des pertes. Ayant réussi à décrocher sa patrouille, a été grièvement blessé en allant chercher le corps d'un de ses indigènes. Est mort des suites de ses blessures ».

 

Jean Vuillaume laisse une épouse, jeune institutrice, installée à Châtelaillon dans le département des Charentes Maritimes, ainsi qu’une fille, âgée de 15 ans. L’officier est déclaré Mort pour la France. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la ville de Nomeny en Lorraine, à Montigny-lès-Metz et sur la plaque commémorative de l’église Saint-Rémy de Vanves.

 

Quant à la guerre en Afrique du Nord, on connait la suite : la conquête du Fezzan, la libération de la Tunisie, l’alliance avec les Anglais de Montgomery, puis la chevauchée héroïque en France depuis la Normandie avec les Américains.

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Memorial GenWeb.
  • Site Overblog avec l’article sur la conquête du Fezzan par les troupes du général Leclerc.
  • Général Vézinet, Le général Leclerc, Editions France-Empire (1997).

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Publié le 27 Juin 2019

Soldats français au Mont Cassin (Monte Cassino).

Soldats français au Mont Cassin (Monte Cassino).

Le prix du sang.

 

« Sur le sol d’Italie, de novembre 1943 à juillet 1944, le corps expéditionnaire français armé sur la terre d’Afrique a marqué du sang de 7.000 des siens la route victorieuse qui l’a conduit de Naples à Sienne avant son élan pour la libération de la France. Passant, songe que ta liberté a été payée de leur sang ! »

 

Telles sont les deux dédicaces que l’on peut lire au cimetière français de Venafro en Italie. Dans son ouvrage Vaincre sans gloire (Ed. Les Belles Lettres), l’historienne Julie Le Gac explique comment le corps expéditionnaire français (CEF) sombra dans l’oubli très rapidement : « Le souvenir de son chef, Alphonse Juin, seul général de la Seconde Guerre mondiale à avoir été consacré maréchal de son vivant, est éclipsé par celui des libérateurs de la France, Leclerc et de Lattre. La bataille de Monte Cassino, point d’orgue d’affrontements âpres et meurtriers en Italie, résonne désormais de manière fort lointaine dans la mémoire collective. Le terme même de « corps expéditionnaire » obscurcit, par sa technicité, l’humanité de l’histoire des combats d’Italie ».

 

Indigènes.

 

Le CEF a été constitué en novembre 1943, en Afrique du Nord, à partir d’unités de l’armée d’Afrique ayant participé à la campagne de Tunisie, renforcées, au fil du temps, par une mobilisation de 176.000 Européens et 223.000 « indigènes » provenant d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. Tous ne partiront pas en Italie car nombre d’entre eux sont encore en formation quand le CEF est retiré du front en juillet 1944 pour participer au débarquement de Provence, le mois suivant, auquel participeront de nouvelles recrues.

 

A son apogée en mai 1944, le CEF comptait 120.000 hommes sur les 600.000 soldats alliés présents en Italie. Si la majorité des officiers (souvent métropolitains) et au moins deux tiers des sous-officiers étaient européens, le CEF était composé à 60 % de maghrébins. Ces derniers formaient jusqu’à 88 % de la troupe dans l’infanterie (tirailleurs ou goumiers) tandis que les Européens servaient dans les armes dites « techniques » (cavalerie blindée, artillerie et génie) et quelques-uns dans des régiments de tirailleurs, comme des spécialistes antichars, transmetteurs, etc…

 

Les unités principales étaient, par ordre d’entrée sur le théâtre, la 2e division d’infanterie marocaine, la 3e division d’infanterie algérienne, la 4e division marocaine de montagne et la 1ère division français libre. Les 1er, 3e et 4e groupes de tabors marocains (bataillons de soldats appartenant à des goums marocains – unités d’infanterie légère – sous encadrement français) ont joué également un grand rôle. Trois mille femmes ont servi dans les transmissions, le service de santé, etc…

 

Le CEF s’est illustré tout au long de la campagne : en décembre 1943 dans la conquête du Pantano et de la Mainarde, puis dans celle du Belvédère en janvier 1944. Au printemps, il a participé à la rupture de la ligne Gustave avant d’entrer dans Rome avec les Américains, puis de remonter vers Sienne. Sur 6.287 tombes actuellement dans les cimetières militaires français en Italie, 4.272 sont des sépultures musulmanes. Plus de 11% des officiers français engagés en Italie y ont trouvé la mort. Le nombre de blessés du CEF, maghrébins et européens, s’élèvera à plus de 25.500.

 

Le CEF a été commandé du début à la fin par le général Juin. « Il était aimé par nous car c’était un des nôtres, s’est souvenu Henri Orsoni, un rapatrié d’Algérie. Son père était gendarme à Constantine donc c’était un pied-noir comme nous. Et il était simple, abordable. Oui, c’était quelqu’un de valeur ».

 

Souvent décrit comme le plus sportif français du 20e siècle, le champion d’athlétisme Alain Mimoun a combattu dans les rangs du CEF. Né Ali Mimoun Ould Kacha dans une famille pauvre d’agriculteurs algériens, il était caporal au 83e bataillon de génie de la 3e DIA, quand il a été grièvement blessé en janvier 1944, évitant de justesse l’amputation de sa jambe.

 

La légende Alain Mimoun.

 

Athlète reconnu régionalement, Alain Mimoun signe un contrat avec le Racing Club de France après le rétablissement de ses blessures et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dès 1947, le jeune homme domine les courses de fond en France : il est sacré champion sur 5.000 et 10.000 mètres. A l’international, son principal adversaire – qui deviendra aussi son ami – est le Tchécoslovaque Emile Zatopek. Ainsi en 1948, Mimoun doit se contenter des médailles d’argent aux Jeux olympiques de Londres, sur 10.000 derrière Zatopek. Il en sera de même quatre ans plus tard aux jeux d’Helsinki. En 1956, Alain Mimoun prend sa revanche et remporte le marathon des Jeux de Melbourne. Ce jour-là il porte le dossard n°13.

 

En plus de vingt années de compétitions, Alain Mimoun va remporter 32 titres de champions de France, 4 médailles olympiques, 2 aux championnats d’Europe, 6 au Cross des Nations. En 1963, après les Accords d’Evian, il demande sa « reconnaissance de nationalité française ». En 2002, à Argenteuil en Région parisienne, il assiste à l’inauguration du 50e stade portant son nom.

 

Admis à l’hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé, il y meurt dans la soirée du 27 juin 2013. Un hommage national lui est rendu en présence du Président de la République, le 8 juillet dans la cour d’honneur des Invalides. Un bâtiment de l’hôpital militaire porte maintenant son nom « Halle Caporal Alain Mimoun ».

 

La ville d’Issy-les-Moulineaux peut s’enorgueillir d’avoir donné le nom d’Alain Mimoun à l’un de ses complexes sportifs, situé rue Rabelais, dans le quartier des Epinettes.

 

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Extrait de TIM (Terre Info Magazine) n°250 Décembre 2013 (texte Bernard EDINGER).
  • Crédit photographie – Site « lechoduchampdebataille.blogspot.com »
  • Crédit photographique – Journal Libération.

 

Monte Cassino, le CEF et Alain Mimoun.

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Publié le 15 Juin 2019

« La République avait dit son refus au nazisme », par Fabien Lavaud.

« Comme chaque année, nous voici réunis pour la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

8 mai 1945 : ce jour-là prenait fin en Europe la guerre la plus meurtrière de l’histoire de l’Humanité. Plus de cinquante millions de femmes et d’hommes, dont la moitié était des civils, avaient péri au cours de ce conflit mondial.

 

8 mai 1945 : le général de Lattre de Tassigny signait, au nom de la France, la capitulation de l’Allemagne nazie. La France était ainsi à Berlin, effaçant la défaite de 1940 et l’esprit collaborationniste. Dès le 18 juin 1940, la République avait dit son refus et sa volonté d’agir pour permettre à la France de retrouver sa place au sein des grandes nations, afin d’apporter son message universel et humaniste de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

8 mai 1945 : ce jour-là rayonnait donc la victoire des valeurs humanistes et démocratiques sur une idéologie raciste et criminelle, grâce à ces femmes et ces hommes qui avaient accepté l’effacement de leur destin individuel devant celui collectif de la France.

 

Rappelons-nous à ce titre ces mots gravés dans la pierre, au Mémorial de Caen : « La douleur m’a brisé, la fraternité m’a relevé, de ma blessure a jailli un fleuve de liberté ». Ou bien celui de Colombey-les-Deux-Eglises : « Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde ». Rappelons-nous également ces paroles du général de Lattre de Tassigny dans son Ordre du Jour n°9 : « Vous avez, par vos efforts, votre ferveur, votre héroïsme, rendu à la Patrie son rang et sa grandeur ».

 

8 mai 2019, 74 ans plus tard. Cette journée nous permet d’honorer tous ces héros tombés au Champ d’Honneur. Les soldats, les résistants, les déportés, les Justes mais aussi tous celles et ceux qui sont venus d’autres continents pour libérer la France de l’occupation nazie.

 

Que faut-il retenir, sinon que la Résistance se conjugue au pluriel, là où le résistant est au singulier ? Son acte traduit un attachement fort à des valeurs dont la perte conduit à une révolte compulsive. En l’occurrence, la poignée de Montoire, qui avait laissé la France hébétée. N’oublions jamais les exécutions du Mont Valérien, celles du Stand de Tir, à deux pas d’ici, la rafle du Vel d’Hiv’, la déportation, les enfants d’Izieu, les massacres des populations, les camps de la mort. Alors le résistant hisse le drapeau de la colère et jette à la face de l’oppresseur son mépris de l’intolérance, de la haine et de la barbarie. Il hurle, tandis que les autres se cloîtrent dans le silence obscur. Il agit car au fond, c’est sa survie qui en dépend.

 

Des actes solitaires, est né l’esprit de résistance.

 

Résister, devenir un résistant, relève de l’indicible, de ce qui fonde en nous le meilleur ou le pire et c’est seulement en passant, ou pas, à l’acte que se révèle notre nature. Et nous : qu’aurions-nous été ? Il est plus facile d’écrire l’Histoire que de la faire et de se poser la question aujourd’hui de ce que nous aurions été.

 

C’est pourquoi devant ce monument érigé pour la mémoire, il nous faut honorer ces femmes et ces hommes qui sont entrés en résistance et même si nous ne acquittons jamais tout à fait de notre dette à leur égard, faisons tout pour que leur sacrifice ne soit pas vain.

 

Permettez-moi de rendre hommage en ce jour au résistant M. Jean-Baptiste Boyer, décédé le 22 janvier dernier à l’âge de 95 ans. Il fut maquisard en Slovaquie contre les troupes nazies. Prisonnier, évadé, il est cité à l’Ordre de l’Armée par le général de Gaulle, le 9 décembre 1944. Après la guerre, il fit carrière à La Poste, où il termina inspecteur général. A Issy-les-Moulineaux, il présidait l’Amicale des Anciens combattants et partisans de Slovaquie. Pensées également à nos militaires en opérations extérieures, qui eux-aussi font face à la barbarie. Souvenons-nous du médecin-capitaine Marc Laycuras, tombé pour la France au Mali lors de l’opération Barkhane le 2 avril dernier. N’oublions pas la résistance de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris qui pendant plusieurs heures luttèrent le 15 avril contre l’incendie de Notre Dame de Paris. Ils ont sauvé « La Paroisse de la France », ce joyau gothique du 13e siècle.

 

Soyons vigilants. L’Histoire nous rappelle que les événements peuvent basculer très vite et que nul ne sait comment les choses peuvent finir, d’autant que les armes sont si nombreuses et si monstrueuses par l’ampleur des dégâts qu’elles peuvent occasionner.

 

N’oublions jamais : les idées qui sèment la discorde et l’horreur seront toujours présentes dans le monde et dans nos sociétés.

 

Au nom du souvenir, guettons-les, traquons-les, dénonçons-les avant qu’elles ne grandissent trop et ne nous ramènent dans les ténèbres. Soyons les résistants de la paix au sein de l’Europe. Voilà notre combat du souvenir, du Devoir de Mémoire.

 

Vive la Paix, vive la République, vive la France. »

 

 

Fabien Lavaud,

Président départemental de l’Association des Combattants Volontaires

Membre du bureau du Souvenir Français d’Issy-Vanves.

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Publié le 29 Mai 2019

Cinq des chefs historiques du FLN (Front de Libération Nationale) : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella.

Cinq des chefs historiques du FLN (Front de Libération Nationale) : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella.

1956 en Algérie.

 

Roger Langlois nait le 13 avril 1934 à Issy-les-Moulineaux. Il meurt en Algérie le 17 août 1956.

 

1956 en Algérie est l’année de l’escalade dans les événements (on parle bien d’événements car l’Algérie c’est alors la France. Donc il s’agit bien d’événements policiers, ou pire de guerre civile, mais pas d’une guerre entre deux nations).

 

Donc, en cette année 1956, les élections anticipées en France donnent une majorité relative au Front républicain, situé à gauche de l’échiquier politique. Le nouveau président du Conseil, M. Guy Mollet, est initialement partisan de l’indépendance, et même de l’indépendance rapide. Mais devant l’impossibilité d’obtenir une majorité parlementaire sur l’Algérie l’amène à modifier sa position pour aller vers des négociations après l’arrêt des événements et des élections.

 

Le 7 janvier, les oulémas algériens publient un manifeste en faveur de l’indépendance. Le 22 du même mois, l’écrivain Albert Camus, Pied-noir, appelle en vain à la trêve civile. Le 6 février, lors de l’installation du nouveau gouverneur, le général Catroux, une manifestation monstre se déroule à Alger. Ce dernier est conspué par la population, de même que le président du Conseil. Catroux est rapidement remplacé par Robert Lacoste, plus proche des Pieds noirs.

 

Le 12 mars, face à des attentats et des embuscades militaires qui ne faiblissent pas, Guy Mollet fait voter la loi sur les « pouvoirs spéciaux » de l’armée. Cette dernière prend de plus en plus de pouvoirs jusque-là tenus par des civils, comme la police et la justice. Dans la foulée, le nombre de militaires (du contingent) présents sur le sol algérien passe de 200.000 à 400.000 !

 

Le 20 août 1956 se déroule le Congrès de La Soummam. C’est là que les fondements de l’Etat algérien sont posés dans la plate-forme politique de la Soummam adoptée par le Front de Libération Nationale.

 

Le 22 octobre, l’avion d’Air Maroc, conduisant de Rabat à Tunis cinq des chefs historiques du FLN est détourné dans l’espace international sur Alger : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella sont arrêtés et demeurent prisonniers jusqu’en 1962. Moins d’un mois plus tard, le général Salan, qui s’est illustré en Indochine, est nommé commandant en chef de l’armée en Algérie.

 

L’année 1956 se termine tragiquement. Le 28 décembre, Amédée Froger, président de la Fédération des maires d’Algérie, est assassiné. Son enterrement, deux jours plus tard, veille de la Saint- Sylvestre, donne lieu à des émeutes qui dégénèrent dans ce qui sera alors appelé des « ratonnades ».

 

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Archives départementales du Souvenir Français.
  • Caserne Bernadotte de Pau – Archives militaires.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 8 Mai 2019

Chasseur Jouhet.

Le 501e RCC.

 

Le 16 avril 1917, sous les ordres du chef d’escadron Bossut, 132 chars Schneider attaquent à Berry-au-Bac. A partir de ce premier groupement de chars, le 501e régiment d’artillerie d’assaut est créé le 20 mai 1918. Plus tard appelé RCC (régiment de chars de combat), le 501e est la première unité formée selon la nouvelle organisation des troupes blindées en 1918.

 

L’année suivante il est engagé outre-mer au sein de l’armée d’Orient en Crimée, où il contient la révolution bolchévique jusqu’au mois de mai. Encore une année plus tard, de retour en France, le 501e s’installe à Tours.

 

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le régiment est dissocié et forme quatre bataillons de chars : les 1er et 2e BCC, respectivement issus des 1er et 2e bataillons du 501 et comprenant chacun 45 chars Renault R35 et les 30e et 31e BCC formés à partir de réservistes et équipés de 63 chars FT, provenant de stocks de réserve.

 

A partir de la 342e compagnie autonome de retour de Narvik, dont une quinzaine de volontaires rejoignent la France libre, va être donné naissance à la 1ère compagnie autonome de chars de la France libre. Elle participe à la campagne du Gabon puis aux combats de Syrie. Elle sert ensuite dans les rangs de la VIII armée Britannique qui opérait à partir de l’Egypte. Elle est alors équipée de chars de combats anglais de type Crusader. Cette compagnie appartient alors à la « colonne volante » avec le 1er spahis et participe à la grande bataille d’El Alamein.

 

Deux autres compagnies créées en 1940 et en 1941 fusionnent avec celle-ci pour reconstituer le régiment à Sabratha en Tripolitaine.

 

Après avoir rejoint l’Angleterre avec la 2e DB du général Leclerc, le 501e débarque en Normandie le 3 août. Il entreprend alors une marche victorieuse jalonnée par la libération de la Normandie, de la banlieue parisienne, puis la ville de Paris, la ville de Strasbourg et finit la campagne en pénétrant le 5 mai 1945 dans Berchtesgaden, où il s’empare du Berghof, demeure préférée d’Adolf Hitler.

 

En 10 mois de campagne, le régiment a infligé aux troupes ennemies les pertes suivantes : 78 chars, 90 canons, 150 véhicules et fait plus de 6.000 prisonniers, dont le général von Choltitz, qui commandait les troupes allemandes à Paris. Philippe Leclerc de Hauteclocque dira : « Jamais le 501e ne m’a déçu » !

 

Léon Jouhet.

 

Léon Jouhet nait le 19 mars 1909 à Bellenaves dans le département de l’Allier. Chasseur à la 2e compagnie du 1er peloton et de la 1ère section du 501e régiment de chars de combat, il est 1er pilote du char Champaubert, qui est un Sherman M4 (américain). Il s’agit du troisième char à entrer dans Paris le 24 août 1944, en provenance de Vanves.

 

Léon Jouhet trouve la mort le 2 octobre 1944, à l’âge de 35 ans, tué par les nazis, dans les Vosges, à Anglemont. Il était le frère de Louis Jouhet, dit « Judex » qui était responsable inter-régional FTP (Franc-Tireur Partisan).

 

Médaille militaire – Croix de guerre. Le nom de Léon Jouhet est inscrit sur la plaque commémorative de l’église Saint-Rémy de Vanves.

 

 

 

Sources :

 

  • Site du Ministère des Armées : Mémoire des Hommes – Fiches individuelles.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelles.

 

Le général Leclerc et des soldats du 501e RCC.

Le général Leclerc et des soldats du 501e RCC.

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Publié le 21 Avril 2019

Le cimetière militaire français de Venafro en Italie.

D’une surface de 76.000 m², les deux nécropoles ont recueilli 6.055 corps (4.345 à Venafro et 1.710 à Rome) inhumés en tombes individuelles et collectives. Les sépultures sont ornées de stèles musulmanes, de croix chrétiennes, de stèles juives et animistes, selon la religion de chaque mort pour la France.

 

Venafro était le lieu du P.C. du C.E.F. (Corps Expéditionnaire Français – dont l’association s’est dissoute et a été reprise par le Souvenir Français) au moment des combats. Le cimetière de Venafro regroupe aujourd’hui les soldats morts au Belvédère (pendant la bataille du Monte Cassino) et dans les hôpitaux de Naples (soit 4.922 sépultures). Le cimetière de Venafro abrite un carré chrétien et un carré musulman.

 

Ces cimetières militaires ont eux-mêmes leur histoire. A la fin des combats en 1944, on comptait 55 petits cimetières militaires français et les militaires procédaient à la hâte aux inhumations à proximité des lieux des combats. On dénombrait ainsi plus de 2.000 tombes isolées dans les Abbruzes, le long du Garigliano, dans le Latium et au-delà de Rome, vers Sienne, les rives de l’Arno, ainsi qu’à l’Ile d’Elbe.

 

Après la guerre, la France décide de créer trois nécropoles. Les travaux sont effectués sous l’égide du commandement militaire français en Italie du général Louchet, puis du général Le Coulteux. Le service de l’état civil et des sépultures de guerre du commandant Morlot et le service des travaux du génie sont réunis en une direction des travaux de cimetières dirigée par le commandant Ruze.

 

L’Etat, en outre, a financé le rapatriement des corps en France aux familles qui en ont fait la demande, ce qui explique le nombre important de tombes in memoriam. Les exhumations des corps commencent en octobre 1944 et des ré-inhumations sont effectuées à Miano près de Naples. Le cimetière de Miano est aménagé et terminé dès novembre 1945. Les travaux concernant Venafro commencent en 1945, ceux de Rome, en 1947. Le maréchal Juin inaugure Miano et Venafro les 1er et 2 novembre 1946. A Rome, il pose la première pierre d’un monument commémoratif le 5 décembre 1946 que le sculpteur Fenaux termine en 1948. Les opérations d’exhumations et de rapatriement des corps prendront quant à elles plusieurs années.

 

Terminées, les trois nécropoles regroupaient 7.037 sépultures dont 4.600 musulmanes, ce qui témoigne de l’implication des anciennes colonies de la France. A Miano, fut érigée une kouba comportant trois soldats inconnus nords-africains (un algérien, un marocain et un tunisien). A Venafro, un minaret fut érigé. Les trois cimetières comportaient chacun trois chapelles chrétiennes.

 

La dégradation de l’environnement du cimetière de Miano impose sa désaffection en 1991 et la translation des tombes fut effectuée vers Venafro : 1.719 tombes (dont 485 in memoriam) constituée de 849 musulmans, 344 chrétiens, 22 israélites et 19 animistes. En juin 1992, le cimetière de Venafro est rénové. Une place d’armes est créée. Deux murs du souvenir sont érigés sur lesquels sont gravés le nom des militaires dont les corps furent restitués.

 

Le ministre des anciens combattants et victimes de guerre, assisté par les consulats généraux de Rome et Naples, assure la pérennité des deux nécropoles où les Morts pour la France reposent en sépulture perpétuelle. Le cimetière de Venafro est un lieu de commémoration habituel des faits d’armes du C.E.F. Venafro est une concession à perpétuité accordée à l’Etat français par l’Italie.

 

 

 

 

Sources.

 

 

Le cimetière militaire français de Venafro en Italie.

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Publié le 7 Avril 2019

Les Serbes de Thiais.

L’amitié franco-serbe.

Feu notre ami Alexander Tesich, qui était d’origine serbe, et qui longtemps présida le « post » isséen de l’association américaine Veterans of Foreign Wars (VFW) parlait régulièrement de l’amitié franco-serbe et de la présence de centaines de tombes de soldats serbes dans le cimetière de Thiais.

« Cette amitié n’est pas née d’hier » disait-il. Elle a toujours existé. Et il avait raison. Dès le 11e siècle, lors de la première Croisade, entre 1096 et 1099, les croisés traversent la Serbie, et leur chef, Raymond de Toulouse, rend une visite d’amitié au roi Bodin. Les chroniqueurs dépeignent alors une rencontre pleine d’amitié. Il en est de même un siècle plus tard, quand Louis VII traverse à son tour la Serbie. Au 13e siècle, la princesse Hélène d’Anjou épouse le roi Ouroch 1er ; ensuite, c’est au tour de Charles de Valois, frère du roi Philippe IV, dit le Bel, de conclure une alliance avec le roi serbe Miloutine Némanide. Et il en sera ainsi pendant des siècles.

Si cette amitié est mise entre parenthèses pendant la période ottomane (la Serbie est un vassal de l’Empire ottoman du 15e à la seconde moitié du 19e siècle), elle renait dès l’indépendance nouvelle de cet Etat. Le nouveau roi, Pierre 1er, est francophile et Saint-Cyrien. Il s’est engagé dans la Légion étrangère pour défendre la France face à la Prusse en 1870. Dès son accession, Pierre 1er replace la France au rang de ses premiers alliés.

 

La Triple Entente.

La Triple Entente est l’alliance militaire de la France, du Royaume-Uni et de la Russie impériale. Ces alliés s’opposent à ceux de la Triple Alliance, bientôt appelée la Triplice, à savoir : l’Allemagne, l’Empire d’Autriche-Hongrie et l’Italie.

La Triple Entente est le résultat d’une convention militaire entre la France et la Russie signée en 1892, puis de l’Entente cordiale, signée entre la France et le Royaume-Uni en 1904. Et les jeunes royaumes du Monténégro et de la Serbie sont alliés de la sainte Russie tsariste. Des accords bilatéraux résultent de ces conventions militaires et de ces traités d’amitié.

Le 28 juin 1914, le double assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, par Gavrilo Princip, devient l’événement déclencheur de la Première Guerre mondiale. Les organisateurs de l’attentat sont de jeunes nationalistes serbes de Bosnie et des musulmans bosniaques, qui effectuent leurs études à Belgrade.

 

La guerre des Serbes.

La Serbie entre en guerre. En 1914, elle remporte la première bataille des Alliés face aux Empires Centraux. Mais cette victoire est de courte durée. Moins nombreuse, mal armée et manquant de munitions, l’armée serbe doit se replier dans les montagnes face à la nouvelle offensive autrichienne.

L’année suivante, la France envoie plusieurs missions en Serbie, dont une militaire, l’autre sanitaire. Elles participent à l’effort de guerre.

Au moment où les Serbes retraitent à travers les montagnes enneigées du Monténégro et de l’Albanie, des diplomates, des militaires, des hommes d’affaires, des médecins et des professeurs français les accompagnent. Se portant au secours de son alliée, la France contribue au transport des civils et des militaires de la côte albanaise sur son propre sol et à Corfou. Ainsi, elle participe à la reconstitution de l’armée serbe. Ses écoles et ses universités accueillent environ 4.000 élèves et étudiants serbes qui doivent former la future élite intellectuelle et administrative du pays.

Sur le front de Salonique, l’armée serbe reconstituée et l’armée française d’Orient combattent côte à côte et finissent par libérer la Serbie. La Serbie « martyre » et « vaillante », comme on disait à l’époque, marque les esprits des Français qui ont partagé avec elle les horreurs de la guerre.

L’historien Frédéric Le Moal ajoute : « Le rapprochement entre les deux pays est antérieur à 1914. Mais le conflit a renforcé ce lien. La France s’est rangée du côté des Serbes en raison du jeu des alliances : alliance franco-russe d’une part et alliance russo-serbe de l’autre, mais elle l’a également fait en solidarité avec ce petit pays ami qui était considéré comme victime d’une agression. »

En 1918-1919, la France joue un rôle décisif dans la fondation du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui deviendra la Yougoslavie en 1929. Ainsi, les relations franco-serbes sont inscrites dans la pierre et mémorisées dans la culture immatérielle à Belgrade et partout en Serbie. Des visites régulières sont organisées entre Poilus d’Orient et vétérans serbes du premier conflit mondial.

 

Les rapatriés sanitaires.

La République française n’abandonne jamais ses enfants. Même si elle n’est pas toujours vertueuse – l’adage dit bien que les Etats n’ont pas d’états d’âmes mais que des intérêts – elle a souvent aussi veillé à aider et soigner les soldats de ses alliés. C’est vrai en 1915 avec les soldats russes qui combattent en Champagne : les tombes russes du carré militaire de Vanves sont là pour en témoigner. C’est aussi vrai avec les militaires serbes.

Recueillis sur le front, ces derniers sont acheminés par bateau jusqu’à Marseille. De là, ils sont dispersés dans des hôpitaux militaires – temporaires ou d’active – et les morts sont enterrés dans des carrés. Au cours des années 1930, la République décide de les regrouper à Thiais, ce qui, entre autres, facilite les commémorations.

 

 

Sources :

 

Soldats serbes.

Soldats serbes.

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Publié le 31 Mars 2019

Réunion annuelle des adhérents du Comité.

Le dimanche 23 mars 2019 s’est déroulée la réunion annuelle des adhérents du Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux et Vanves.

 

Etaient présents les membres du comité et :

 

  • Monsieur André Santini, député-maire, ancien ministre.
  • Madame Christine Hélary-Olivier, maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux.
  • Madame le colonel Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint de Vanves.
  • Monsieur le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général de l’association pour les Hauts-de-Seine.
  • Monsieur le général de corps aérien Michel Forget, Grand’Croix de la Légion d’honneur, président d’honneur du Comité.
  • Monsieur le général de brigade aérienne, Jean-Claude Ichac, président honoraire du Comité.
  • Monsieur Jacques Tchirbachian, président de l’UFAC et de l’ANACRA.
  • Monsieur Lucien Martinsky, président de la FNACA.
  • Monsieur Fabien Lavaud, président de l’ACPG.
  • Monsieur André Rabartin, président de l’UNDIVG.
  • Monsieur Christian Poujols, président de l’UNC.
  • Monsieur Jacques Landois, président de la section de Vanves du Souvenir Français.
  • Monsieur Paul Guillaud, président de la Section UNC de Vanves.

 

Un hommage a été rendu à Mademoiselle Marie-Thérèse Borg et à l’adjudant-chef Giacomo Signoroni, tous deux membres du Comité et décédés au cours de l’année 2018 (se reporter aux articles écrits à leur mémoire).

 

Après lectures du rapport financier et du rapport moral, après présentations des actions et des initiatives prises au cours de l’exercice écoulé, de la rénovation de cinq tombes à Vanves et de la sépulture de la famille Marchand à Issy, de la conférence du général Forget sur la guerre d’Algérie, de la quête du Souvenir Français, des quêtes du Bleuet de France, des études et analyses publiées sur ce site Internet, des médailles ont été remises :

 

  • Médaille de bronze pour Jacques Landois.
  • Médaille de vermeil pour le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac.
  • Médaille d’honneur pour Christine Hélary-Olivier, maire-adjoint à Issy-les-Moulineaux.
  • Médaille d’honneur pour Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint à Vanves.

 

Cette réunion se plaçait dans un contexte chargé puisque la veille, la ville d’Issy-les-Moulineaux avait rendu un hommage mérité au général Glavany (qui fut en son temps président d’honneur de notre comité) et à son épouse, par le dévoilement d’une plaque rue Claude Matrat.

 

A la suite de cette réunion, un buffet « déjeunatoire », préparé par Jacques Tchirbachian et toute son équipe a rassemblé les participants à l’espace Savary d’Issy.

 

 

 

CDT (RC) Frédéric Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint.

 

Réunion annuelle des adhérents du Comité.
Réunion annuelle des adhérents du Comité.
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Publié le 27 Mars 2019

Hommage au général Glavany.

Ce samedi 23 mars, à 11h00, au bas du 2 rue Claude Matrat à Issy-les-Moulineaux, André Santini, maire, Christine Helary-Olivier, maire-adjoint, Jean Glavany, ancien ministre, et son frère Michel, ont dévoilé une plaque à la mémoire du général de corps aérien Roland Glavany, qui fut, entre autres, le président d’honneur de notre Comité pendant près d’une dizaine d’années.

 

Voilà ce qui est écrit sur cette plaque :

« Le général de corps aérien Roland Glavany (1922-2017), Grand ’Croix de la Légion d’Honneur. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il participa à la libération de la Corse, de l’île d’Elbe puis au débarquement en Provence au sein du 1er bataillon de choc. Il fut blessé quatre fois. Pilote d’essais, il fut le premier à franchir Mach II en Europe sur Mirage III A01 en octobre 1958. Il a vécu dans cet immeuble avec son épouse Monique de 1957 à 2017 ».

 

Michel puis Jean Glavany ont ensuite pris la parole. Puis ce fut le tour d’André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux, vice-président de la Métropole du Grand Paris.

 

« Je suis heureux de vous retrouver aujourd'hui pour rendre hommage au général Roland Glavany, à son épouse Monique, et dévoiler une plaque commémorative en son honneur, à l’initiative de ses amis et voisins copropriétaires et de notre Ville.

Cette plaque rappellera, en façade de son lieu d’habitation, combien il fut un homme d’une grande générosité et d’un courage exemplaire, qui contribua à écrire l’histoire du XXème siècle.

Grand’ Croix de la Légion d’Honneur, le général Glavany, blessé à plusieurs reprises, participa à la libération de la Corse en 1943 et au débarquement de Provence.

Au cours d’une carrière qui force le respect et l’admiration de tous, il fut à la fois pilote d’essai dans l’industrie aéronautique et militaire brillant au sein de l’armée de l’Air. Il devint notamment le premier pilote européen à franchir la vitesse Mach 2.

Ses mémoires, riches d’une vie admirable et singulière et publiés en 2013 sous le titre « Du bataillon de choc au Mirage » furent présentés en notre Hôtel de Ville lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération de la Corse.

Isséens durant plus de six décennies, Roland et Monique Glavany prirent activement part à notre vie locale, en s’impliquant dans le milieu associatif. Attachés aux valeurs humanistes et altruistes, ils œuvrèrent beaucoup pour les plus défavorisés, notamment par le biais du Café 115.

Le général Roland Glavany fut aussi Président de la Conférence Saint-Vincent de Paul de la paroisse Saint-Benoît, Président départemental de l’association Aide d’Urgence 92, ou encore Président d’Honneur du Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux-Vanves.

Le courage face à l’adversité, la défense de valeurs humaines essentielles, tel est le message que le général Roland Glavany a incarné. Nous devons nous inspirer de ce héros, de son histoire, il doit être un phare qui aiguille de toute sa lumière les plus jeunes générations dans la tempête et leur transmet le message positif de l’incroyable génie humain au service de la fraternité.

C’est pourquoi je veux saluer la décision de la promotion 2016 de l’Ecole de l’Air de choisir, comme parrain de promotion le général Glavany.

Issy-les-Moulineaux est une terre mouvante qui n’oublie pas son histoire, terre d’accueil et main tendue pour les hommes et les femmes de bonne volonté. Le général Roland Glavany est un grand nom de cette histoire, et c’est avec respect et admiration que notre Ville lui rend hommage aujourd’hui.

J’appelle de mes vœux que cette plaque commémorative rappelle à tous quels furent les nobles engagements du général Roland Glavany.

Je vous remercie ».

 

 

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Publié le 24 Mars 2019

Samedi 6 avril à Chaville : les 20 ans de l’HAMAP !

Le colonel (ER) Joël Kaigre a le plaisir de vous informer que les vingt ans de l’association HAMAP, dont il est le fondateur, se dérouleront le samedi 6 avril 2019, à Chaville, à l’Atrium.

Les festivités commenceront par une table ronde à 17h30, seront suivies d’un cocktail à 19h00 puis d’un concert à 20h30. Pour vous inscrire :

CONCERT : Achat des billets au 01 43 75 44 68 ou ici

TABLE RONDE & COCKTAIL : Entrée gratuite sur inscription au 01 43 75 44 68.

Vous pouvez également vous inscrire sur www.hamap-humanitaire.org

 Venez nombreux !

 

COL Joël KAIGRE, ancien président du Comité de Chaville du Souvenir Français.

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