Publié le 29 Novembre 2019

Hommage aux militaires morts au Mali.

Les commandos ont péri lundi soir au cours d’une opération de combat, suite à l’accident en vol de deux hélicoptères de l'armée de Terre engagés dans l’opération Barkhane.

 

« J’ai appris avec une profonde tristesse que 13 militaires de l'opération Barkhane ont péri hier soir, lundi 25 novembre 2019, lors de l'accident en vol de deux hélicoptères de l'armée de Terre au Mali, au cours d’une opération de combat » a déclaré Florence Parly, ministre des Armées, dans un communiqué de presse publié mardi matin. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

 

« Cette terrible nouvelle endeuille nos armées, la communauté de défense et la France toute entière. Je tiens à assurer aux familles endeuillées que l'institution militaire est à leurs côtés dans cette épreuve » a ajouté la ministre.

 

Le ministère des Armées s’associe à elle pour présenter toutes ses condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d'armes.

 

Voici la liste des treize militaires morts pour la France :

 

  • Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • Le lieutenant Alex MORISSE du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau.
  • Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e régiment de chasseurs de Gap.
  • Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e régiment de chasseurs de Gap.
  • Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e régiment de chasseurs de Gap.
  • Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e régiment de chasseurs de Gap.
  • Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces.
  • Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol.

 

La Nation s’incline devant leur courage et leur engagement.

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, invite le plus grand nombre à rendre un dernier hommage aux treize soldats morts pour la France, à l’occasion du passage du cortège funéraire sur le pont Alexandre III, le lundi 2 décembre 2019, à 11h30.

 

 

 

 

Sources et droits photographiques : Ministère des Armées.

Texte : DICod et Réserve du Gouverneur Militaire de Paris.

Hommage aux militaires morts au Mali.

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Publié le 23 Novembre 2019

La nécropole nationale de Notre Dame de Lorette, dans le Pas-de-Calais.

La nécropole nationale de Notre Dame de Lorette, dans le Pas-de-Calais.

Cette tribune a été écrite par le contrôleur général des armées, Serge Barcellini, président-général du Souvenir Français, et publiée par le journal Le Figaro, le 10 novembre 2019.

 

« Il y a des moments où la mémoire est lumineuse, où le recueillement s’impose à nous et où l’histoire nous oblige.

L’inhumation à la nécropole nationale de Chattancourt (Meuse) du soldat Léon Eugène Mérat est un de ces moments forts qui croise l’histoire familiale, locale et nationale. Le 17 octobre 2019, son cercueil drapé de tricolore était placé devant la stèle cruciforme qui désormais portera son nom. Derrière lui, des soldats rendaient les honneurs. Devant lui, un prêtre lisait la prière des morts. «Soldat Mérat la France te rend hommage». Un hommage tardif car ses restes viennent d’être découverts sur le champ de bataille de Verdun 103 ans après sa disparition.

Ce type d’hommage, il y en a eu plusieurs dizaines depuis 2014. Le centenaire a en effet mobilisé l’intérêt de l’opinion publique pour ces soldats dont les restes sont retrouvés tardivement sur le champ de bataille. Des hommages forts et nécessaires qui honorent notre Nation.

300 000 tombes familiales témoignent de la volonté des familles au lendemain de la victoire d’offrir une sépulture familiale à leur père, leur fils ou leur époux.

Cependant il y a aussi des moments où la mémoire est honteuse, où notre conscience s’interroge et où l’histoire est oublieuse. Edmond Merlin est «Mort pour la France» le 30 juillet 1916 dans un hôpital de l’arrière à Thorens (Haute-Savoie). Sa famille a récupéré son corps et a inscrit son nom sur la tombe familiale. Cette tombe dans le cimetière de Thorens-Glières rappela pendant des décennies la dette que la France avait envers leur famille.

Des tombes familiales renfermant le corps d’un combattant de la Grande Guerre, il s’en construisit près de 300.000 dans les cimetières communaux de notre pays. Elles témoignèrent de la volonté des familles au lendemain de la victoire d’offrir une sépulture familiale à leur père, leur fils ou leur époux.

Or, à l’exemple de celle d’Edmond Merlin, des milliers de tombes ont déjà disparues ou sont en voie de disparaître. Des «Mort pour la France» rejoignent une fosse commune !

Les cimetières communaux sont placés sous le regard d’entreprises qui démarchent les maires soumis à la pression démographique dans les villes.

Quelle étrange situation. Alors que les restes de combattants retrouvés sur les champs de bataille en 2019 sont inhumés avec honneur, les restes de ceux qui ont été restitués aux familles sont jetés dans les fosses communes lorsque leurs tombes entrent en déshérence !

Depuis une décennie, en effet, les cimetières communaux sont placés sous le regard d’entreprises qui démarchent les maires soumis à la pression démographique dans les villes et rendus responsables de l’état d’abandon de nombreuses sépultures dans les villes.

Ce n’est pas à des entreprises privées d’arbitrer le sort des tombes familiales !

Le Souvenir Français dit «Non» à ce temps de l’oubli. Il s’oppose à la suppression des tombes des combattants «Mort pour la France» qui conduit au déracinement mémoriel de nos concitoyens.

Plus que jamais, ces tombes sont des bornes des chemins mémoriels de nos communes. Il est urgent de réagir avant qu’un Zola du temps présent lance un grand «J’accuse».

 

 

Crédit photographique : journal Challenges.

 

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Publié le 9 Novembre 2019

Les suicidés de la Première Guerre mondiale.

 

Durant quatre ans, tout au long de la Première Guerre mondiale, les Poilus ont envoyé des millions de lettres à leurs proches. Dans ces lignes, les soldats ont relaté leur quotidien sur le front, le courage, la camaraderie, l’héroïsme mais aussi l’ennui, la peur ou la solitude. Certains ont même raconté à leur famille le désarroi de leurs camarades. Dans un courrier daté du 11 août 1916, le caporal Perrier, originaire de Saône-et-Loire, s’inquiète d’un mal qui ronge les hommes. "Chez certains esprits, le moral est atteint. On sent une dépression chez beaucoup d’individus", écrit-t-il. Un peu plus loin, il rapporte même que plusieurs d’entre eux ont choisi de se donner la mort : "Nous espérons pour le moment que cette épidémie s’arrêtera là. Trois dans un mois à la même compagnie, c’est trop".

 

Infirmier à Verdun et dans l’Aisne, Jean Pottecher confie également à ses parents être témoin du même désarroi : "Un type de la 7e Cie que je ne connaissais pas (…) s’est suicidé hier d’un coup de révolver. Quoique je n’aime pas les généralisations trop rapides, je vous cite ce fait particulier comme un symptôme assez net de l’état de l’esprit du front (…). On dit que le suicide est épidémique : je ne sais pas si celui-ci contaminera le bataillon et s’il sera suivi d’autres".

 

Un chiffre impossible à établir.

 

Malgré "cette épidémie" décrite par ces soldats, très peu d’ouvrages sur la Grande Guerre se sont penchés sur les suicidés au cours du conflit. Xavier Trochu, historien et archiviste aux Archives municipales de Nantes, s’est ému de leur sort et a décidé de creuser la question. Pour cela, il a consulté les quelques 93 000 fiches de soldats, en ligne sur le site Mémoire des Hommes, n’ayant pas eu le droit à la mention Mort pour la France. "Sur celles-ci, j’en ai recensé plus de 3 900 qui avaient l’attribut de suicide. Cela correspond à la fourchette que l’historien Denis Rolland avait établie lors d’une conférence en 2004. Il arrivait à peu près à 4 000 / 4 500 morts par suicide", explique Xavier Trochu. "C’est très difficile d’être précis car le suicide en tant que tel n’est déjà pas quelque chose de facile à gérer chez les civils. Côté militaire, on se retrouve ainsi dans une situation encore plus particulière".

 

Le doute subsiste ainsi pour un certain nombre de fiches. "Il est difficile de savoir si la personne avait l’intention de se suicider ou pas. Il y a le cas par exemple de ceux qui se précipitaient sur le champ de bataille face à l’ennemi car ils en avaient marre. Ils n’ont pas été considérés comme suicidés mais comme morts pour la France", décrit l’historien. Au sein de l’armée, les militaires qui enregistraient les décès se sont aussi montrés plutôt enclin à cacher les suicides afin de protéger les proches : "Si on mettait cette mention, les conséquences pour les familles étaient immédiates : pas de pension ni de décoration. Au niveau local, elles se retrouvaient au ban de la société". Enfin, Xavier Trochu note que dans les hôpitaux militaires, "les médecins avaient certainement des réticences à dire que leurs patients s’étaient suicidés, car cela remettait en cause leur profession et le fait de savoir bien gérer une population malade".

 

En réalisant cette étude, l’archiviste a constaté un difficile accès aux sources. Mis à part ces fiches qui se révèlent incomplètes, parcellaires et surtout silencieuses, les documents manquent. Malgré tout, Xavier Trochu a pu dégager quelques tendances. "Ce ne sont pas forcément des gens qui sont en première ligne qui se suicident", a-t-il ainsi découvert. "Certains se donnent la mort à domicile, en cantonnement, en permission ou dans les hôpitaux". Contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont non plus pas les plus jeunes qui finissent par craquer : "Parmi ces suicidés, il y a énormément de territoriaux, c’est-à-dire de soldats qui ont plus de 35 ans. La guerre est plus difficile à supporter pour eux car ils ont déjà une famille ou une vie bien installée".

 

"Un pauvre bougre emporté dans une énorme boucherie".

 

Cela a été le cas pour François-Maurice Fouassier, un soldat du 25e régiment d’infanterie territorial, originaire de Chemazé, en Mayenne. Ce père de quatre enfants s’est pendu le 19 mai 1916, à l’âge de 42 ans, à Laval, dans une chambre de son casernement où il était hospitalisé. Pourtant, il y a encore quelques mois, son arrière-petit-fils Christian Persin pensait que son ancêtre était décédé des suites d’une maladie. Il n’a découvert la véritable cause de son décès qu’en consultant sa fiche militaire : "J’ai appelé ma mère pour savoir s’il y avait un secret de famille, mais elle n’en savait rien. Elle n’avait jamais entendu parler d’un suicide de son grand-père. Ma grand-mère lui avait qu’il avait eu des gelures au pied et une maladie pulmonaire".

 

Mémoire des Hommes.

 

François-Maurice Fouassier a été enterré dans l’anonymat et son nom n’a pas été inscrit sur le monument aux morts. En découvrant la vérité, ce descendant de poilu a compris combien sa famille avait souffert de cette non-reconnaissance : "Je trouve cela particulièrement injuste que le fait de se suicider ait privé les proches de droits. La République a été sévère avec ces gens-là. Je sais que mon arrière-grand-mère a ramé socialement. Ils étaient très pauvres. C’était des métayers. Elle a été obligée de placer ses enfants chez des bourgeois en tant que domestiques".

 

Pour réparer cette injustice, Christian Persin a demandé auprès de l’Office national des anciens combattants que son arrière-grand-père soit reconnu comme Mort pour la France. Cette mention lui a été attribuée en juillet 2017. Il espère désormais que son nom apparaisse sur le Monument de Château-Gontier où il vivait avant-guerre. Cela devrait être chose faite à l’occasion du 11 novembre 2018 : "C’est une forme de réhabilitation. C’est un pauvre bougre qui a été emporté dans une énorme boucherie. Il y a laissé non seulement sa vie, mais sa famille en a aussi payé le prix". L’historien Xavier Trochu partage son avis. Pour lui, il est enfin temps de regarder ce passé en face : "C’est quelque chose de tabou et de pas facile. À l’époque, on a poussé l’individu à son extrême. C’est un sujet qui est difficile d’accès, mais qui mérite toute notre attention. Si ces hommes étaient restés dans un monde de paix, jamais il n’auraient pensé à se suicider".

 

Sources :

Stéphanie Trouillard - France 24

 

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Publié le 3 Novembre 2019

Un camp de travailleurs malgaches à la ferme d’Haeringen. Date : juillet 1917.

Un camp de travailleurs malgaches à la ferme d’Haeringen. Date : juillet 1917.

Plus de quarante-et-un mille Malgaches ont été mobilisés pendant la Grande Guerre, soit près de huit pour cent du total des «indigènes» ayant servi dans l’armée française. Plus de trente-quatre mille d’entre eux ont été envoyés sur le front européen.

Le 12e bataillon de marche de tirailleurs malgaches, rattaché à la 1e division marocaine du général Daugan, est la principale unité combattante en France. Il prend par la suite les noms de «12e bataillon de chasseurs malgaches» puis, en janvier 1919, de «1er régiment de chasseurs malgaches». Formé à Saint-Raphaël en novembre 1916, il est engagé au combat en mai 1917 au chemin des Dames, année où trente-deux mille Malgaches sont recrutés sur l’île, mais reste surtout affecté à des travaux routiers et au transport de munitions. En 1918, au cours de la deuxième bataille de la Marne, le bataillon perd près de cinq cents hommes en quelques jours. Il est ensuite engagé dans les batailles du Soissonnais. Après l’armistice, il se retrouve en Lorraine puis, en décembre, sur le Rhin, enfin en zone d’occupation, en Allemagne.

 

Le carré militaire du cimetière communal d’Issy-les-Moulineaux comporte deux tombes de travailleurs malgaches. Il s’agit de :

  • Ronandro, travailleur malgache du Groupe aviation.
  • Ramanonjisoa, travailleur malgache.

 

 

Sources :

  • Fonds ECPAD.
  • Crédits photographiques : Jacques Agié et fonds d’archives du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français.
  • Texte ECPAD et Souvenir Français d’Issy-Vanves.
Les Malgaches pendant la Première Guerre mondiale.

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Publié le 13 Octobre 2019

Quête nationale 2019 du Souvenir Français.

Pourquoi le Souvenir Français quête-t-il ?

 

Au début du XXe siècle, alors que seule la journée du 14 juillet était inscrite dans le calendrier commémoratif national, LE SOUVENIR FRANÇAIS a imposé que les journées du 31 octobre et du 1er novembre soient consacrées à rendre hommage aux combattants morts pour la liberté et la démocratie.

 

120 ans plus tard, ces journées sont toujours présentes dans notre calendrier national. Elles servent partout de support à la collecte organisée par les comités du SOUVENIR FRANÇAIS dans tous les cimetières et lieux publics de France.

 

L’argent collecté - 584.600 € en 2018 - sert à sauvegarder les tombes des combattants Morts pour la France rentrées en déshérence du fait de la disparition de leurs familles.

 

Cette année, un effort particulier sera porté à la sauvegarde et la rénovation des tombes des 3.500 combattants Morts pour la France durant la Drôle de guerre (03 septembre 1939/09 mai 1940). Il y a 80 ans. En se mobilisant pour remettre dans la lumière de la Mémoire ces combattants oubliés, LE SOUVENIR FRANÇAIS illustre pleinement sa devise « À NOUS LE

SOUVENIR … À EUX L’IMMORTALITÉ».

 

Message du contrôleur général des armées, Serge Barcelini, président-général du Souvenir Français.

 

« Après s’être arrêtés pendant 5 années sur les combattants de la Grande Guerre, à l’occasion d’un long et riche centenaire, les projecteurs de la Mémoire sont centrés sur la Libération de la France et sur le commencement de la Seconde Guerre mondiale, à l’occasion des 75e et 80e anniversaires. Ces commémorations sont l’occasion de rappeler à tous les français - et en particulier aux plus jeunes - les diverses pages de notre histoire nationale.

 

Mais ces anniversaires sont aussi l’occasion de rendre hommage aux 2 millions de français Morts pour la France qui durant les deux guerres mondiales ont donné leur vie pour la liberté de notre territoire et pour la défense de notre démocratie. Cet hommage rend nécessaire l’entretien et la sauvegarde de leurs tombes. 700.000 de ces combattants reposent dans les cimetières communaux ; les cimetières de nos villes et de nos villages. Ces tombes, qui sont des biens privés, disparaissent en fonction des mutations familiales.

 

LE SOUVENIR FRANÇAIS s’est donné comme objectif de les sauvegarder, car elles sont des éléments essentiels de notre mémoire collective.

 

Pour relever ce défi, LE SOUVENIR FRANÇAIS a besoin de TOUS.

AIDEZ-NOUS à sauvegarder NOTRE mémoire.

AIDEZ-NOUS à sauvegarder VOTRE mémoire. »

 

A Issy-les-Moulineaux, vous retrouverez les quêteurs à l’entrée du cimetière. Soyez généreux ! Le Comité d’Issy-Vanves vous remercie par avance.

 

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Publié le 11 Octobre 2019

Le traité de Sèvres, par Lisa Romeo.

Le traité de Sèvres est signé entre l’Empire ottoman et ses ennemis de la Première Guerre mondiale le 10 août 1920 dans les Hauts-de-Seine. L’Entente, victorieuse, impose alors ses conditions et achève le démembrement de l’Empire qui perd les quatre cinquièmes de son territoire.

La signature d’un accord de paix avec l’Empire ottoman.

Fin 1918, les troupes alliées occupent Constantinople, la capitale de l’Empire, ainsi que de nombreux territoires ottomans : les forces britanniques contrôlent la Mésopotamie et une bonne partie de la Syrie, la France occupe la Cilicie, les Italiens le sud-ouest de l’Anatolie et l’armée grecque se déploie en Thrace orientale et à Smyrne. L’avenir de la région est dorénavant largement entre les mains des puissances occidentales.

 

Après plusieurs rencontres et conférences, les Alliés finissent par s’entendre sur les conditions de paix avec l’Empire lors de la conférence de San Remo, en Italie, en avril 1920. Un traité de paix est signé à Sèvres, en France, par le Sultan Mehmet VI (1861-1926), dernier sultan ottoman, qui choisit de coopérer avec les Alliés.

 

 

Les termes du traité.

Les conditions du traité sont pourtant humiliantes pour un des plus grands empires de l’histoire moderne. Si les Ottomans conservent Constantinople et le nord de l’Anatolie, leur souveraineté est dorénavant fortement limitée.

Tout d’abord, des sphères d’influence française et italienne sont établies. La France jouira donc d’un contrôle financier et administratif en Cilicie et l’Italie dans la région d’Adalia, dans le sud-ouest de la Turquie. Comme convenu à San Remo, les provinces arabes de l’Empire sont placées sous tutelle britannique en Palestine et en Irak, ou française en Syrie. La Grèce obtient, pour sa part, la Thrace orientale et la région de Smyrne. Cette dernière région fait cependant l’objet d’une clause particulière : elle est placée pendant cinq ans sous administration grecque et sous souveraineté ottomane. Au terme de cette période, les populations, grecques et turques, devront choisir, par référendum, leur pays de rattachement.

 

Par ailleurs, les Arméniens revendiquent une grande Arménie allant de la mer Noire à la mer Méditerranée et du Caucase à la Cilicie. Le traité de Sèvres prévoit finalement la formation d’un Etat indépendant plus restreint, comprenant les terres arméniennes russes et le Nord-est de l’Anatolie. Le principe d’un Kurdistan indépendant est également retenu par les Alliés. La délimitation de son territoire pose cependant de nombreux problèmes. Les Alliés s’entendent finalement sur la constitution d’un territoire autonome, compris dans la zone ottomane, au sud-ouest de l’Anatolie, comprenant environs 20 % des régions peuplées par les Kurdes. Son indépendance devra être considérée ultérieurement par la Société des Nations.

 

En outre, les détroits du Bosphore et des Dardanelles doivent être démilitarisés, neutralisés et gérés par une Commission internationale des détroits où sont représentés la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Japon, la Grèce, la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie. Leurs accès seront entièrement libres en cas de guerre comme en cas de paix et sont contrôlés.

 

Enfin, les capitulations sont rétablies et même élargis à tous les vainqueurs. Les finances et l’administration turques sont placées sous contrôle anglo-franco-italien. Les droits des minorités sont protégés. La Turquie est aussi sommée de livrer sa flotte, de réduire son armée à 15 000 hommes et 35 000 gendarmes. Le traité de Sèvres est donc d’une grande sévérité et limite fortement la souveraineté turque.

 

Si le sultan se résigne, après deux mois de discussion, à signer le traité de Sèvres, il est considéré comme inadmissible par les nationalistes, dirigés par Mustafa Kemal. Ce héros de la guerre, qui mène, à partir de l’Anatolie, une lutte acharnée contre le gouvernement de Constantinople et contre les puissances occupantes depuis juin 1919, le rejette immédiatement. La sévérité des clauses du traité de Sèvres l’aide alors à rallier une bonne partie de la population au mouvement. La Turquie en alors en pleine guerre civile et en pleine guerre contre la Grèce.

 

Les Alliés semblent avoir négligé l’importance du mouvement national turc. Ils s’aperçoivent très vite de leur incapacité à faire appliquer le traité qui ne sera finalement jamais ratifié. Dès l’automne 1920 et au fur et à mesure des victoires turques, certaines puissances appellent à une révision du traité. Une conférence se tient à Londres en février 1921 dans ce but, sans grands résultats. Le traité de Sèvres est finalement remplacé, le 24 juillet 1923, par le traité de paix de Lausanne qui marque définitivement la naissance de la République de Turquie indépendante s’étendant de la Thrace orientale à l’Asie mineure.

 

 

Bibliographie :

  • Jean-Pierre Derriennic, Le Moyen-Orient au XXème siècle, Paris, Armand Colin, 1980.
  • Nadine Picaudou, La Décennie qui ébranla le Moyen-Orient, 1914-1923, Bruxelles, Editions Complexe, 1992.
  • Salah Jmor, L’Origine de la question kurde, Paris, Editions L’Harmattan, 1994.
  • Robert Mantran, Histoire de la Turquie, Paris, Presses Universitaires de France, 1952.
  • M. E. Yapp, The Making of the modern Near East (1792-1923), London, Longman Group UK Limited, 1991.

 

Sources :

 

  • Site Internet de l’encyclopédie Wikipedia.
  • Site Internet « Les Clés du Moyen Orient » - Article de Lisa Romeo.

 

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Publié le 7 Octobre 2019

Extrait du clip de présentation du Souvenir Français sur You Tube.

Extrait du clip de présentation du Souvenir Français sur You Tube.

Vous l’avez peut-être noté : les journaux parlent de plus en plus du Souvenir Français. Ces derniers mois, Le Parisien a publié plusieurs articles concernant notre association.

Nous allons plus loin maintenant ! Comme l’a récemment indiqué notre Délégué général pour les Hauts-de-Seine, Claude Guy, un jeune adhérent de notre Comité d’Issy-Vanves, Adrien Ramassamy a mis en place différents vecteurs de communication.

Ces vecteurs sont maintenant accessibles depuis ce site :

 

Vous les trouverez tout en bas de cette page, à droite, dans la catégorie « Liens ». Vous trouverez également les liens vers nos sites :

 

  • Site national.
  • Site de la Délégation générale des Hauts-de-Seine.
  • Site de la Réserve Citoyenne du Gouverneur Militaire de Paris.
  • Site de la Délégation générale de Chine et d'Asie.
  • Site de la ville d’Issy-les-Moulineaux.
  • Site de la ville de Vanves.
  • Site du Musée de l’Armée.
  • Site national de l’UNC.
  • Page Facebook du Souvenir Français de notre département.
  • Chaîne Youtube du Souvenir Français de notre département.

 

Bon surf !

 

F. RIGNAULT

Président du Comité d’Issy-Vanves

Délégué général adjoint.

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Publié le 28 Septembre 2019

Rénovation de tombes à Vanves.

Sous l’égide de notre comité, avec l’enthousiasme et le concours financier de la municipalité de Vanves et du comité local de la Légion d’honneur, que nous remercions une nouvelle fois, cinq tombes ont été rénovées au cimetière communal de Vanves par les Etablissements Caruel.

 

Raymond Gautier, soldat de 2e classe du 89e régiment d’infanterie. Mort des suites de ses blessures à l’hôpital de Chatel Guyon le 9 octobre 1914. Né le 21 juin 1890 à Tacoignières dans le département de Seine-et-Oise (arrondissement de Mantes).

Rénovation de tombes à Vanves.

Alexis Franco, soldat de 2e classe du 403e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi dans la région de Reims le 16 avril 1917. Né le 14 juillet 1896 à Vanves.

Rénovation de tombes à Vanves.

Charles Boutin, soldat de 2e classe au 1er régiment léger (1er régiment d’infanterie légère). Mort pour la France le 29 octobre 1916, des suites de ses blessures dans l’ambulance 3/75 dans la Somme. Il était né le 16 janvier 1894 à Meudon.

Rénovation de tombes à Vanves.

Louis Guillier, soldat de 2e classe au 70e régiment d’infanterie territoriale, mort des suites de ses blessures le 13 septembre 1914 0 Montdidier, dans la Somme. Il était né à Neuvy-le-Roi (Indre et Loire) le 25 avril 1875.

Rénovation de tombes à Vanves.

Fernand de L’Isle, soldat de 2e classe au 74e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 17 octobre 1918, dans les Flandres à Ypres (Belgique). Il était né le 6 avril 1891 à Bracquemont dans le département de Seine-Inférieur (Seine Maritime, arrondissement de Dieppe).

Rénovation de tombes à Vanves.

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Publié le 14 Septembre 2019

Les coloniaux : Emile Gentil.

Missions en Afrique.

 

Emile Gentil nait le 4 avril 1866 à Volmunster, dans le département de la Moselle. Diplômé de l’Ecole navale, elle sert pendant plusieurs années dans son arme. Il est chargé en tant qu’enseigne de vaisseau d’une mission hydrographique au Gabon, entre 1890 et 1892. Il choisit ensuite d’intégrer l’administration coloniale.

 

Sa première grande mission se déroule en Afrique entre 1895 et 1897. Son but est de trouver la voie la plus praticable entre le Gabon et le Tchad, pour constituer un bloc unique. Le 27 juillet 1895, il entreprend la remontée du fleuve Congo à bord du bateau le Léon Blot, un vapeur monté sur place.

 

Le Léon Blot est démonté, transporté à travers la forêt tropicale pour naviguer sur l’Oubangui, le Kemo, son affluent, puis, après un nouveau démontage, le Chari. En octobre 1897, il signe avec le sultan Gaourang, un traité d’alliance qui confie à la France le protectorat sur le Baghirmi pour le protéger du Rabah. Le 20 octobre, il pénètre dans le pays de Rabah et atteint le lac Tchad, le 28. Il rentre ensuite en France.

 

Deux années plus tard, Emile Gentil repart pour une seconde mission. Son but est de refouler Rabah, qui a défait Gaourang, qui demande secours en vertu du traité de protectorat. Le 16 août 1899, il atteint Gaoura, où il apprend la mort de Bretonnet, qui dirigeait une mission dans le Chari, tué lors du combat de Togbao, le 17 juillet.

 

Le 28 octobre 1899, il attaque à Kouno la plus importante garnison de Rabah où il est mis en échec. Le 11 avril 1900, à Mandjafa, il fait sa jonction avec la mission Foureau-Lamy et la mission Joalland-Meynier pour l’affrontement final avec Rabah à Kousséri qui a lieu le 22 avril 1900, et au cours duquel le commandant Lamy est tué. Gentil prend le commandement et fonde, le 29 mai 1900, Fort Lamy – actuelle capitale du Tchad, sous le nom de Ndjamena.

 

Commissaire général.

 

Le 5 février 1902, Emile Gentil est nommé commissaire général du gouvernement au Congo français. Hostile à la mission Brazza, venue enquêter en 1905, sur les exactions des Français à l’égard des populations indigènes, malmené par la presse dans l’affaire des massacres du Congo, mais innocenté par la commission Lanessan, Gentil reste en poste et organise les quatre circonscriptions du Gabon, du Moyen-Congo, de l’Oubangui-Chari et du Tchad, qui forment l’AEF. Il quitte l’Afrique en 1910.

 

L’ensemble de ces missions a été consigné dans des Comptes rendus de la Société de Géographie. Le Gouvernement français a conféré le nom de l’explorateur à un port établi à l’embouchure de l’Ogooué : Port-Gentil, au Gabon.

 

Emile Gentil meurt à Bordeaux le 30 mars 1914. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise, à Paris.

 

Il aura publié plusieurs ouvrages :

 

  • La chute de l’empire de Rabah (1895-1898), Paris, Hachette, 1902
  • Itinéraire de la Mission E. Gentil entre l’Oubangui et le Tchad, 1895-1989, Société de Géographie, Paris, 1898.

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Site sur l’Histoire : www.herodote.net
  • Site de l’ambassade de France au Gabon : https://ga.ambafrance.org/
  • Marcel Souzy, Les coloniaux français illustres, B. Arnaud, 1941.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #La Coloniale

Publié le 13 Août 2019

Au sous-lieutenant Isaac, de Vanves.

Une ascendance prestigieuse.

 

Henry Isaac nait le 7 mai 1883 à Basse-Terre en Guadeloupe. Ses parents sont Pierre Isaac et sa mère Jeanne Gagneur. Henry voit le jour au sein d’une famille très réputée dans l’île.

 

Pierre Isaac (1845 à Pointe-à-Pitre et 1899 à Vanves) est un administrateur et homme politique français. Directeur de l’Intérieur en Guadeloupe de 1879 à 1884, il est l’un des principaux artisans de l’organisation de l’enseignement primaire et secondaire publics dans l’île. Sénateur radical de Guadeloupe de 1885 à 1899, son implication et sa grande compétence, principalement dirigées vers les questions coloniales, lui valent d’être secrétaire du Sénat de 1892 à 1895. Il est considéré à Pointe-à-Pitre, selon le site même de la ville, comme « une des plus grandes figures de couleur qu’aient produites les Antilles françaises ».

 

Un héros.

 

Henry Isaac entreprend des études de droits, qu’il réussit brillamment et devient magistrat colonial en Extrême-Orient. Réformé du service militaire actif, se trouvant en congés au moment de la déclaration de guerre en 1914, il s’engage et est blessé en Champagne en 1915. Promu sous-lieutenant, il est versé dans un régiment de zouaves. Blessé une seconde fois dans la Somme, il entre alors dans l’aviation, en dépit du refus de sa mère. Au début du mois de juin 1917, son avion est abattu par les Allemands. Henry Isaac chute avec son appareil. Gravement blessé, il est transporté à l’hôpital temporaire 25 de Châteauroux dans l’Indre. C’est là qu’il décède le 10 juin 1917. Son corps est rapatrié sur Vanves et il est enterré dans la sépulture familiale.

 

Il était titulaire des décorations suivantes : chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre. Il avait été également cité à l’ordre du régiment.

 

Cérémonie à Vanves.

 

Le Souvenir Français a retrouvé les discours prononcés à l’occasion de la cérémonie des obsèques d’Henry Isaac, en l’église Saint-Rémy de Vanves, le 23 juin 1917. Et ils furent nombreux : le discours de M. Lencou-Barême, président de la Cour d’appel de l’Indochine; celui de M. Vollard, procureur de la République de l’Inde ; celui de M. le docteur Vitalien, Président du « Foyer Colonial » et ami de la famille ; celui de M. Emile Berthier, adjoint au maire de Vanves, qui était alors M. Aristide Duru. Auparavant, M. R. Boisneuf, député de la Guadeloupe, avait prononcé l’éloge funèbre du lieutenant Isaac.

 

Nous avons choisi de reproduire ici celui de M. Vollard puis celui de M. Berthier.

 

M. Vollard : « Dans les moments terribles que nous vivons, nous en sommes venus à opposer l’indifférence au spectacle, même des ruines, même des dévastations, par quoi notre pays et l’humanité entière se trouvent dépouillés de trésors d’un prix inestimable, des monuments de l’intelligence, de l’activité de générations multiples, du travail accumulé des siècles. Seule, la disparition de ceux qui nous sont chers sera capable, toujours, de nous émouvoir.

 

En vain, nous disons que le genre humain leur paiera le tribut d’une gratitude qui ne s’éteindra pas ; en vain savons-nous que leur souvenir, nimbé de gloire, sera célébré dans la mémoire des hommes ; que, participant d’une vie immatérielle et universelle, et comme réchauffés par l’élan, par le don des cœurs unanimes, ils vivront une vie plus intense que l’homme dans les travaux de la paix, qui se débat au milieu de l’obscurité d’un horizon borné, et, encore, pris dans les entraves de son être périssable ; vainement aussi, nous sentons que l’éternité est le partage des nobles ouvriers de la plus noble des causes : nous ne pouvons nous résoudre à voir disparaître, sans nous apitoyer, un bon entre les meilleurs.

 

J’ai connu Isaac, dans l’Inde. Il ne m’a pas été donné de l’y rencontrer souvent en raison de l’éloignement des circonscriptions judiciaires, mais il était de ceux qu’on pénétrait, qu’on aimait tout de suite. La franchise, beaucoup de bonne humeur, un esprit vif, pétillant : le charme opérait dès le premier contact. Il vous livrait son âme toute nue et il commandait la confiance et la sympathie. C’est le même entrain, c’est la même vivacité d’esprit, que je retrouvais, après quelque trois années de périls et de lutte, au cours de la visite qu’il eut l’amabilité de me faire, durant son dernier passage à Paris.

 

Isaac a porté très haut le drapeau de la Magistrature : il a été un exemple. Dans les situations les plus difficiles, il discernait son devoir du premier coup et il l’accomplissait jusqu’au bout, d’un courage tranquille, avec autant d’intelligence et d’impartialité que de fermeté.

 

Au moment de la déclaration de guerre, Isaac se trouvait en congé en France. Il contracta aussitôt un engagement, fut, dans la guerre, le modèle des soldats, et conquit les plus hautes et les plus flatteuses distinctions.

 

Isaac ne comptait que des amis. C’est dire quels regrets il laisse. J’aurais manqué à un devoir qu’il m’est doux de remplir, dans la plus attristante circonstance, si je n’avais essayé de dire, en y réunissant très imparfaitement, les sentiments qu’éveillera, chez ceux qui l’on connu, la disparition, à la suite d’une cruelle catastrophe, d’un noble cœur, du plus intègre des juges, du meilleur des amis ».

 

M. Berthier :

« Au nom de la Municipalité,

Au nom du Conseil municipal,

Au nom de la population toute entière,

 

J’adresse un dernier adieu au sous-lieutenant pilote Henry Isaac, et un hommage ému à sa mémoire.

 

La famille Isaac, originaire de la Guadeloupe, est venue se fixer à Vanves, il y a de longues années déjà, alors que celui qui repose ici et tous ses frères et sœurs n’étaient encore que des enfants ; nous avons conservé le souvenir de leur regretté père, Monsieur Isaac, sénateur de la Guadeloupe.

 

Le sous-lieutenant Isaac et ses frères firent leurs études au Lycée Michelet de Vanves, et tous surent se créer une situation enviable par leur travail.

 

Celui qui va reposer de son dernier sommeil dans ce cimetière était un magistrat colonial du plus bel avenir, la guerre l’enleva à ses fonctions pour l’envoyer défendre la mère-patrie. Il accomplit son devoir comme un héros, s’est particulièrement distingué par sa bravoure, obtint la Croix de guerre, et celle de la Légion d’Honneur. Déjà précédemment blessé, il fit une chute d’avion à Châteauroux et est mort pour la France à l’hôpital de cette ville le 20 juin 1917, âgé de 34 ans, après tant d’autres vaillants officiers et soldats, et après tant d’autres vaillants aviateurs, qui versent leur sang avec tant de courage et d’abnégation pour la défense sacrée de la Patrie.

 

Qu’il repose en paix, son sacrifice n’aura pas été inutile puisque la civilisation vaincra la barbarie et que le sang de nos héros, qui coule avec tant d’abondance arrose la moisson qui germe pour un avenir de paix, de justice, et de fraternité des peuples.

 

Que Madame Veuve Isaac, sa mère, que ses frères, ses sœurs, sa fiancée, toute sa famille reçoivent l’assurance de la très grande part que nous prenons à leur douleur et acceptent nos respectueuses condoléances.

 

Que ce témoignage de sympathie apporte un adoucissement à leur profond chagrin.

 

Adieu, sous-lieutenant Isaac, adieu.

 

 

 

 

Sources :

 

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle du lieutenant Isaac.
  • Site de la ville de Pointe-à-Pitre : www.ville-pointeapitre.fr
  • Site de la ville de Vanves – www.vanves.fr
  • Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  • André Castelot et Alain Decaux : Histoire de la France et des Français, Larousse.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.
  • Discours retrouvés sur le site www.issuu.com

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