Publié le 28 Novembre 2018

L'album du Centenaire.

Les commémorations du Centenaire ont commencé le 10 novembre à Issy-les-Moulineaux par la cérémonie des Flammes de la Mémoire, organisée par le Souvenir Français : devant le monument aux morts de la ville, chaque participant était invité à déposer une bougie rappelant le sacrifice des femmes et des hommes afin que nous puissions vivre dans un monde libre.

 

Elles se sont bien entendu poursuivies le lendemain avec un dépôt de gerbes à l’église Sainte-Lucie, puis une cérémonie de prières à l’auditorium du collège Saint-Nicolas. Il est à noter qu’un groupe de jeunes femmes, chrétiennes d’Orient, ont assuré la partie chantée de cette cérémonie de prières. Et l’assistance a assisté avec un plaisir non dissimulé à cette performance magnifique de grâce et de joie.

 

Par la suite, le cortège s’est formé à l’entrée du cimetière municipal pour se rendre au carré militaire et au monument aux Morts du cimetière. Ce même cortège est descendu sur la place du 11 novembre pour la lecture – sous une pluie battante – du message du Président de la République, par Madame Christine Helary-Oliver, maire-adjoint délégué aux Affaires et Parrainages militaires.

 

Enfin, devant le monument aux morts de la ville ont été prononcés les discours de Monsieur Poujols, président de l’UNC – lu par Fabien Lavaud, président des ACV – et de Monsieur Santini, maire, ancien ministre.

 

Les cérémonies se sont terminées en cette journée du 11 novembre par le banquet au foyer du PACI.

 

Autres actions à créditer au titre des cérémonies du Centenaire : le Concert « Grande Guerre » qui s’est déroulé au Palais des Congrès d’Issy le lundi 12 novembre 2018, puis le Spectacle musical « chanson tranchées » donné le lundi suivant par les élèves des classes à horaires aménagés musique spécialité vocale des établissements secondaires de la ville, accompagnés par un ensemble instrumental de la Musique de la Police Nationale et des étudiants du Centre national de la chanson.

 

Ci-dessous les photographies prises à l’occasion des cérémonies du Centenaires. A noter, entre autres bien entendu, la gerbe du Souvenir Français déposée par Monsieur le général Ichac, général de brigade aérienne (2s), président honoraire du Souvenir Français.

 

Le Souvenir Français tient à remercier vivement Monsieur Adrien Ramassamy, récent membre du Comité, pour la qualité des clichés et son enthousiasme.

 

 

F. RIGNAULT

Président du Comité d’Issy-Vanves

DG Adjoint du 92 - CDT (RC)

 

L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
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Publié le 24 Novembre 2018

Hommage aux Russes de Vanves.

Samedi 10 novembre 2018, sous une pluie battante, la municipalité de Vanves a tenu à rendre hommage aux quinze soldats Russes, qui sont Morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale, et sont enterrés dans le carré militaire de la ville.

Cet hommage a été organisé par la paroisse orthodoxe de Vanves, dirigée par le Père Michaël Rousseau, et l’association « Vie et Croissance ».

En présence d’une délégation venue de Moscou, d’un chœur russe, de représentants de l’ambassade de Russie en France, l’hommage a commencé par une célébration liturgique dans le cimetière, puis a été suivi des discours de Monsieur le maire, Bernard Gauducheau, et de Monseigneur Nestor, lui aussi venu de Moscou.

La commémoration s’est poursuivie dans les salons de l’Hôtel de Ville, avec des échanges de présents et des prises de parole. Par la suite, l’assemblée, formée de Vanvéens, de Russes, et des porte-drapeaux des associations patriotiques – qui sont restés stoïques toute la matinée sous la pluie – a eu la chance et l’honneur d’écouter plusieurs chants patriotiques entonnés par le chœur russe.

Pour mémoire, comme cela a été rappelé à plusieurs reprises en cette matinée par Madame Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint de Vanves et sur ce site Internet – notamment en novembre 2010 – les Russes du carré militaire de Vanves sont morts des suites de leurs blessures alors qu’ils avaient été ramenés du front au lycée Michelet, et qui était un hôpital militaire temporaire.

Le Comité du Souvenir Français a été particulièrement honoré d’être invité à cette commémoration et très fier d’y participer.

Ci-dessous quelques photographies prises à cette occasion.

 

 

Sources :

  • Crédit photographiques : Souvenir Français d’Issy-Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
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Publié le 12 Novembre 2018

De Morne-à-l'Eau aux Moulineaux.

Le 24e RIC.

 

Le 24e RIC (régiment d’infanterie coloniale) est créé le 16 décembre 1902 à Perpignan. Il est issu, par dédoublement, du 4e RIC, l’un des quatre plus vieux régiments des Troupes de marine, et qui s’est illustré en Crimée, en Indochine, à Madagascar et en Chine au moment de la révolte des Boxers.

 

Le 24e a donc son casernement principal à Perpignan et un casernement secondaire se trouve à Sète pour le 1er bataillon. Avec le 22e RIC, il forme la 6e brigade coloniale et fait partie de la 2e division d’infanterie coloniale (avec les 4e et 8e RIC). L’effectif du 24 est de 72 officiers et de 3.290 sous-officiers et soldats.

 

Dès le début de la Première Guerre mondiale, la 6e brigade est engagée dans les combats de Rossignol puis ceux de Jaulnay où 500 hommes de l’unité périssent. Le chef de corps, le colonel Béthouart est grièvement blessé. Dans la foulée, l’unité est engagée dans la Première bataille de la Marne, avec à sa tête le commandant Bourda. Les combats du Mont Morêt coûtent encore plus de 500 hommes au 24e RIC. Un mois et demi après le début de la guerre, le régiment ne compte plus que 1.700 hommes…

 

1915 est marquée par les combats de la ferme de Beauséjour et la Seconde bataille de Champagne. L’année suivante, le 24e est transportée sur la Somme où il participe à l’offensive de juin puis aux combats de Frise le mois suivant.

 

En 1917, la brigade participe à la bataille – au massacre – du Chemin des Dames. Charles Tardieu, lieutenant au 24e RIC, a raconté les combats : « Nous occupions, nous 24e colonial, une position en travers du plateau, perpendiculaire au Moulin de Laffaux. A 6h, nous entendons l’assourdissant cataclysme d’artillerie. Devant nous, nul indice. Nous nous amusons à contempler les courbes des torpilles. Nous étions persuadés qu’il n’y avait devant nous qu’un rideau peu consistant. Nous étions un peu fébriles, impatients, anxieux. Jamais journée de combat, commencée avec les résolutions les plus viriles au cœur et dans l’âme, les espoirs les plus fous, ne se termina dans un tel effondrement. A mon cri, les poilus bondissent. Les coups de fouet des balles se font plus drus autour de nos têtes et voilà les mitrailleuses qui s’en mêlent. Les balles claquent à nos oreilles. Mes hommes avancent de plus en plus difficilement dans ce terrain gluant, inégal, troué comme une écumoire. Les tirs de barrage nous mitraillent d’éclats. Le sergent Jourda est tué, l’adjudant Figuières est tué. Notre ligne se disloque et semble se vider. J'ai l'impression encore vague que notre élan est coupé. D'innombrables, d'infernales mitrailleuses sorties au dernier moment des carrières et embusquées aux quatre coins de l'horizon, à Laffaux, au Moulin, sur l'éminence de la Motte, à droite, à gauche et devant nous, balayent la route de Maubeuge, le plateau que nous venons de traverser et celui qui s'étend, arrondi comme une carapace de tortue sous mes yeux; des rafales meurtrières brisent net tout départ et interdisent toute avance sur la deuxième ligne où le boche est retranché ».

 

L’année suivante, en 1918, le 24e régiment d’infanterie coloniale est basé à l’est de Reims. Il participe à des combats comme ceux de la Côte 240 en juillet ou d’Herpy à l’automne.

 

Après la guerre, le 24e participera à la Guerre du Rif, au Maroc, à la bataille de France en 1940, puis deviendra 24e régiment de marche, 24e régiment de tirailleurs sénégalais et enfin 24e RIMa (régiment d’infanterie de marine). Il aura participé aux guerres d’Indochine et d’Algérie et sera dissous en 1991.

 

Claricin Joannès Gaspard.

 

Claricin Joannès Gaspard nait le 17 janvier 1897 à Morne-A-L’eau (Guadeloupe), commune située à l’ouest de Grande-Terre, entre la mangrove, les grands fonds vivriers et la plaine cannière. Morne-à-l’Eau est connue aujourd’hui, entre autres, pour avoir un des cimetières les plus visités de l’archipel. Son attrait provient des motifs en damier noir et blanc qui ornent la majorité des sépultures, donnant à l’ensemble des airs de grand échiquier.

 

Claricin Gaspard quitte son île et s’engage au 24e RIC. Il porte le matricule 20.776 au Corps (Classe 1917) et le numéro 157 au bureau de la Guadeloupe. Malheureusement, il tombe malade au front, est rapatrié sur l’hôpital temporaire de l’école Saint-Nicolas d’Issy-les-Moulineaux et meurt le 30 mai 1918 des suites d’une pleurésie tuberculeuse.

 

Claricin Gaspard était l’un des 48 enfants de Morne-à-l’Eau qui s’étaient engagés pour défendre la patrie.

 

En ce 7 novembre 2018.

 

Le 7 novembre 2018, une délégation a tenu à rendre hommage à Claricin Gaspard, enterré au carré militaire du cimetière d’Issy-les-Moulineaux. Celle-ci était composée de :

 

  • Madame la sénatrice de Guadeloupe Victoire Jasmin ;
  • Monsieur le sénateur de l’île de Saint-Barthélemy et président de la délégation sénatoriale aux Outre-mer Michel Magras ;
  • Joël Althey, représentant du CREFOM (Conseil Représentatif des Français d’Outre-mer) ;
  • D’une délégation de Mornaliens d’Ile de France ;
  • De Madame Michèle Makaïa Zenon, adjointe au maire de Morne-à-l’Eau, en charge de la Jeunesse, qui a initié les recherches pour retrouver la tombe de Claricin Gaspard.

 

Et en présence :

 

  • De Jean-Pierre Saint-Eloi, membre du Comité de la Flamme.
  • Des porte-drapeaux des associations d’anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux (FNACA, ANACRA, UNC, ACV) et du Comité local du Souvenir Français, l’ensemble étant emmené par Jacques Tchirbachian, vice-président de l’UFAC.

 

Madame la sénatrice Victoire Jasmin : « Nous voilà rassemblés sur la place du Souvenir d’Issy-les-Moulineaux où nous honorons une page injustement oubliée de notre Histoire nationale, où nous honorons une aventure extraordinaire qui était tombée dans l’oubli. En effet, la restitution de cette « Grande Guerre » décrite dans biens des ouvrages et à travers de nombreux témoignages reste parcellaire. Une partie de cette histoire est méconnue du grand public : l’apport des colonies françaises de l’époque dans la lutte incessante pour la victoire et la préservation de nos valeurs. Oui, de nombreuses mères et de nombreux pères – parfois qui avaient été réduits en esclavage jusqu’en 1848 – ont vu leurs fils s’engager au sein des forces armées afin d’aller braver l’ennemi au péril de leur vie, dans des lieux et des conditions climatiques profondément méconnus. Le tribut payé par les colonies françaises de l’époque fut lourd. Lourd de sacrifices tant la volonté de ces hommes non préparés au jeu de la guerre, était grande. Derrière cet engagement se cachait le désir ardent de reconnaissance de la mère Patrie pour des hommes devenus libres peu de temps auparavant, d’être considérés comme des citoyens français au même titre que les autres soldats ».

 

Le Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français, comme l’ensemble des associations d’anciens combattants, a été fier de pouvoir participer à cette cérémonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédie Larousse en ligne : www.larousse.fr
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Internet « Mémoire des Hommes » du Ministère des Armées.
  • Service d’Information et de Relations Publique de l’Armée de terre (SIRPA Terre).
  • Crédit photographique : Issy-les-Moulineaux – Cimetière – Fabien Lavaud.
  • Site sur 14-18 : www.chtimiste.com
De Morne-à-l'Eau aux Moulineaux.

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Publié le 7 Novembre 2018

Le 11 novembre 1918 de Paul Tuffrau.

Biographie.

Paul Tuffrau nait à Bordeaux le 1er mai 1887. Il effectue des études brillantes. Passionné par le pays basque, il écrit quelques nouvelles qui seront rassemblées après sa mort sous le titre d’Anatcho. Plus tard, le jeune homme monte à Paris et prépare, au lycée Louis-le-Grand, le concours de l’Ecole normale supérieure. En 1911, il est reçu au concours de l’agrégation de lettres. Il est nommé professeur à Vendôme, dans le Loir-et-Cher.

Mais la guerre éclate et Paul Tuffrau part en août 1914 comme sous-lieutenant de réserve. Blessé plusieurs fois, il refusera d’être évacué, sauf durant un mois en 1917. Il reçoit, sur le front des troupes, la Croix de guerre puis la Légion d’honneur. Il termine la guerre comme chef de bataillon dans l’armée du général Mangin, et achève l’année 1918 comme commandant de place à Sarrelouis.

Paul Tuffrau rejoint Vendôme après la guerre et reprend son métier de professeur. Par la suite il est nommé au lycée de Chartres, puis au lycée Louis-le-Grand, comme professeur de khâgne, enfin à l’Ecole polytechnique où il sera titulaire de la chaire d’histoire et de littérature jusqu’en 1958.

Réengagé en 1939, il prend part aux combats des ponts d’Orléans. Pendant l’occupation, il partage sa vie entre Lyon et Paris, où se trouve l’Ecole polytechnique. Au cours de ces années, il publie régulièrement des œuvres sur l’histoire de la littérature et renouvelle des textes médiévaux, comme La Légende de Guillaume d’Orange ou Les Lais de Marie de France ou encore une version du Roman de Renart.

Écrivain, critique littéraire, historien, sachant transmettre ses connaissances par son enseignement qu'il a poursuivi toute sa vie, avec une grande rigueur et un grand humanisme, Paul Tuffrau aura été non seulement un homme de lettres au sens plein du terme, mais aussi un homme d'une modestie peu commune, alliée à une extrême intelligence, une très grande culture. Paul Tuffrau meurt le 16 mai 1973. Il était commandeur de la Légion d'honneur.

 

Extrait des Carnets d’un combattant.

Le 11 novembre 1918.

« Hier nous avons reçu de nous porter à Neuviller. Marche de nuit, d’abord par clair de lune, puis par brouillard noir. Pas de convois sur les routes, mais beaucoup d’autos d’états-majors, phares allumés, des cantonnements pleins de troupes qui s’installent, une impression un peu fiévreuse et joyeuse à la fois. Un avion boche, très canonné, nous survole très haut, au départ. Plus tard, dans le grand silence de la campagne, Dumetz, qui me suit à cheval, me dit tout d’un coup : « Mon commandant, on entend encore le canon ». Coups sourds au loin. Toutes les pensées sont ainsi tendues pour deviner plus tôt le grand événement, qu’on sent imminent.

Installation de nuit à Neuviller. Une fois de plus, j’apprends que l’armistice serait signé, du major de zone lui-même. Mais on reste sceptique.

Réveil paresseux. Journaux. Davoigneau, un peu moins calme qu’à l’ordinaire, me dit que des artilleurs ont lu, à Bayon, un message capté par la TSF de là-bas, qui indique la signature de l’armistice ce matin à 5 heures. Inault, le cycliste du bataillon, est allé le copier. On me l’apporte : « Plénipotentiaires allemands à GQG allemand… ». Je veux continuer à douter. Mais un officier de l’armée a apporté la nouvelle au vieux colonel chez qui je reste. Et pendant que je me présente à celui-ci dans son bureau, un voisin remet la copie d’un message du préfet aux maires : « Aux conditions imposées par les alliés, armistice signé à 5 heures. Faites carillonner. » Les femmes courent, frappent aux vitres pour s’appeler et se donner la nouvelle ; par la rue montante qui mène à l’église, les petits enfants galopent à toutes jambes ; les rues se remplissent de poilus radieux ; et les drapeaux sortent partout des fenêtres (…).

On avait dit : ce jour-là, il y aura une saoulerie générale. Jamais la rue n’a été aussi calme. Rumeur heureuse mais insaisissable. (…) On avait dit aussi : il y aura une crise de la discipline. C’est une erreur. Les poilus « se gobent » trop pour cela. Jamais ils n’ont si correctement salué. Pour accentuer l’impulsion dans ce sens, et mieux savourer la joie de ces heures pleines comme un siècle, j’ai fait une prise d’armes ce matin. (…) Et une idée m’est venue.

Ceux qui ont fait les premiers combats, la Belgique, la Marne… mettez l’arme sur l’épaule. J’en ai à peine trouvé quarante-neuf, en comptant les officiers, qui tenaient à ne pas être oubliés. Ceux qui ont fait l’Yser… Ceux qui ont fait la Champagne et l’Artois en 1917… Ceux qui ont fait Verdun… A mesure que j’avançais les fusils montaient plus nombreux sur les épaules… Ceux qui ont fait l’Ourcq…les combats de l’Aisne, de l’Oise… Ceux qui ont fait l’Italie… Ceux qui ont fait l’Orient, Sedülh-Bar, Florina, Monastir. Il ne restait plus à la fin qu’une soixante d’hommes, l’arme au pied. Les recrues, regardez vos anciens. Ils comptent parmi les plus grands soldats de l’histoire ».

 

 

 

Sources :

  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Œuvres de Paul Tuffrau :
    • Carnets d’un combattant, Payot, 1917 (paru dans un premier temps sous pseudonyme).
    • Nos jours de gloire : de la Moselle à la Sarre en novembre 1918, Cahier de la Quinzaine, 1928.
    • La Grande Guerre, Gauthier-Villars et Cie, 1930.
    • Les Lais de Marie de France, Piazza, 1923.
    • Le Merveilleux Voyage de Saint-Brandan, l’Artisan du Livre, 1925.

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Publié le 14 Octobre 2018

Quête nationale du Souvenir Français : du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux va quêter devant le cimetière communal.

Conformément aux éléments présentés dans le Journal Officiel, cette quête se déroulera du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018.

Par avance, merci pour votre générosité.

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Publié le 13 Octobre 2018

Cérémonies du Centenaire à Issy.

Voici le détail des cérémonies à Issy pour le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves :

 

  • Samedi 10 novembre 2018 :
    • 18h20 : opération des « Flammes de la Mémoire » devant le monument aux morts de la ville. Chaque participant est invité à déposer une bougie rappelant le sacrifice des femmes et des hommes afin que nous puissions vivre dans un monde libre.

 

  • Dimanche 11 novembre 2018 :

 

  • 8h15 : départ en car pour les cérémonies, en face du Centre administratif.
  • 8h30 : dépôt de gerbes à l’église Sainte-Lucie.
  • 8h45 : cérémonie de prières à l’auditorium du collège Saint-Nicolas.
  • 9h30 : départ en car pour le cimetière et cérémonie au carré militaire.
  • 10h25 : dépôts de gerbes place du 11 novembre et lecture du message du Président de la République, par Madame Christine Helary-Oliver, maire-adjoint délégué aux Affaires et Parrainages militaires.
  • 10h50 : cérémonie au monument aux morts de la ville ; discours de Monsieur Poujols, président de l’UNC et de Monsieur Santini, maire.
  • 11h15 : vin d’honneur offert par la municipalité.
  • 12h30 : banquet au foyer du PACI (participation payante à hauteur de 40 Euros).

 

Comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

 

D’autres cérémonies vont suivre les commémorations du centenaire de l’Armistice de 1918 :

 

  • Lundi 12 novembre 2018 :
    • Palais des Congrès d’Issy – Salle Berlioz.
    • Concert « Grande Guerre » par l’Orchestre d’Harmonie et la Batterie-Fanfare de la Musique de la Police Nationale (entrée gratuite dans la limite des places disponibles).

 

  • Lundi 19 novembre 2018 :
    • Palais des Congrès d’Issy – Salle Berlioz.
    • Spectacle musical « chanson tranchées » par les élèves des classes à horaires aménagés musique spécialité vocale des établissements secondaires de la ville, accompagnés par un ensemble instrumental de la Musique de la Police Nationale et des étudiants du Centre national de la chanson (entrée gratuite dans la limite des places disponibles).

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Publié le 26 Septembre 2018

A Issy : la Résistance de père en fils.

Le dimanche 26 août, à l’occasion de la commémoration du 74e anniversaire de la Libération de Paris et de sa banlieue, Monsieur le général Ichac, président honoraire du Souvenir Français, Madame Christine Hélary-Olivier, maire-adjoint en charge des Affaires militaires et patriotiques et Monsieur André Santini, maire (de gauche à droite) ont dévoilé une plaque à la mémoire d’Henri Colin, et de son fils, Henri-Léon Colin.

 

Cette plaque avait retirée à l’occasion de travaux. Elle a donc été remise en place ce dimanche 26 août 2018, et se trouve au 21 de l’avenue du Gouverneur-général Félix Eboué à Issy.

 

La Résistance de père en fils.

 

Henri Colin nait le 3 novembre 1894 à Belfort. Il s’installe non loin de là, prend profession et se marie. Un fils, baptisé lui aussi Henri, nait de cette union, le 31 août 1921, à Mandeure dans le département du Doubs.

 

Puis, comme cela se fait toujours, Henri Colin, père, trouve du travail dans l’usine Allinquant, alors spécialisée dans les métaux, et située sur la commune d’Issy-les-Moulineaux. La famille s’installe au 21 de la rue Jean-Jacques Rousseau. En effet, celle-ci ne prendra le nom de « Gouverneur général Eboué » qu’en 1949.

 

Peu après l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne, en 1939, l’usine rapatrie sa production et ses ouvriers dans la petite ville de Nay, capitale du béret et située dans le sud-est du département des Pyrénées-Atlantiques.

 

Henri Colin et son fils, maintenant installés dans le Béarn, décident d’entrer en Résistance. Ils font parties des FTPF : les Francs-Tireurs Partisans Français. Il s’agit alors de l’un des mouvements les plus importants de la Résistance française. Il a été créé dès la fin de 1941 (après la fin du Pacte Germano-Soviétique et l’envahissement de la Russie par l’Allemagne nazie) par la direction du Parti communiste français.

 

Les Colin sont arrêtés le 20 juillet 1944 dans la ferme de Joseph Labat à Lys, à environ 10 kilomètres de Nay. Les Colin, le résistant André Lafourcade et Joseph Labat sont conduits à Lourdes pour être interrogés puis à Tarbes. De là, les Allemands les placent à la prison Saint-Michel de Toulouse.

 

Cette prison est restée célèbre pour avoir malheureusement enfermé de nombreux résistants dont André Malraux. L’écrivain était alors le chef des maquis du Lot sous le nom du colonel Berger. Il réussira à s’en échapper, en juillet 1944, grâce au coup de force des frères Angel, sous les ordres de Jean-Pierre Vernant, la veille de la date prévue pour son transfert en Allemagne.

 

Tous n’auront pas cette chance. C’est le cas pour les Colin père et fils.

 

Le 17 août 1944, 50 prisonniers sont extraits de Saint-Michel, dont les Colin, pour être conduits à Buzet, plus au sud dans le département de Haute-Garonne. Le convoi s’arrête dans une ferme. Les Allemands ordonnent aux prisonniers de descendre du véhicule et de se diriger vers une grange sous un prétexte quelconque. Sans avertissement, sans autre sentiment que la haine et la barbarie, les pauvres hommes sont abattus à la mitrailleuse. Les Allemands ferment les portent de la grange, et ils y mettent le feu.

 

Les 50 corps seront sortis de cette grange. Plus tard. Certains seront méconnaissables.

 

Dans les registres, les Colin père et fils sont indiqués « morts dans la prison de Saint-Michel » quatre jours plus tard, le 21 août 1944.

 

Dans la commune de Nay, une plaque honore leur mémoire et leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts. A Issy-les-Moulineaux, là où ils habitaient, le Souvenir Français a tenu, avec la municipalité, à replacer une plaque également à leur mémoire.

 

 

 

 

Sources :

 

  • Site Mémoire des Hommes du Ministère des Armées.
  • Site Mémorial GenWeb - www.memorialgenweb.org
  • Archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Crédit photographique : Souvenir Français.
  • Site de Dominique Delpoux sur la prison Saint-Michel de Toulouse.
  • Encyclopédie Wikipédia.

 

Henri Colin - Père.

Henri Colin - Père.

Henri Colin - Fils.

Henri Colin - Fils.

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Publié le 8 Septembre 2018

Gaël Taburet, dernier pilote du Normandie-Niemen.

 

Formation.

 

Gaël Taburet nait le 12 novembre 1919 à Messac, dans le département de l’Ille-et-Vilaine. La France est alors encore sous le coup de la fin de la Première Guerre mondiale. Le pays entier est à reconstruire. Un point est cependant d’importance : le droit est reconnu aux peuples à « disposer d’eux-mêmes », par le Traité de Saint-Germain-en-Laye, dont le français est la langue principale. Intéressant en regard de ce qui se passe aujourd’hui ! L’Empire autrichien est démantelé : Les Tchèques peuvent s’unir aux Slovaques ; la Galicie intègre la Pologne ; les Slovènes, Serbes et Croates peuvent créer un Etat commun ; les régions de Trieste et d’Istrie, où l’on parle italien, deviennent italiennes…

 

Gaël Taburet grandit. A l’âge de 19 ans, il s’engage dans l’armée de l’Air et présente le concours d’entrée à l’école d’Istres. Il est reçu et commence sa formation de pilote. Le 13 avril 1939, il est dirigé à Ambérieu-en-Bugey, dans l’Ain, pour y être breveté. C’est là que se trouve l’école bressanne, fondée en 1909 par Mignot et Harding, à laquelle s’associe bientôt la Société Aérienne de Lyon-Bron. Le centre est connu : plusieurs écoles ont déjà déplacé leurs infrastructures pour renforcer celle d’Ambérieu. Cela a notamment été le cas de l’école de pilotage Caudron (du nom du constructeur) qui a quitté Le Crotoy dans la Somme pour venir s’y installer. L’école est prestigieuse et s’enorgueillit d’avoir formé des pilotes comme Jean Mermoz et René Fonck.

 

Après un stage de transformation à Istres en août 1939, Gaël Taburet  est affecté au G.T. I/15 (Groupe de Transport). En octobre 1941, il est affecté au G.T. III/15 et reçoit la mission de convoyer en Afrique du Nord quelques vieux Amiot 143. En avril 1942, il s’installe avec son unité sur la base d’Oujda, au Maroc. Le débarquement allié lui permet d’être reclassé dans la chasse, début 1943, à Kasba-Tadla, non loin de Béni-Mellal au Maroc.

 

A l’Escadrille Normandie-Niemen.

 

Au mois de juillet 1940, le général de Gaulle a créé les Forces Aériennes Libres. Un peu moins d’une année plus tard, en juin 1941, l’Allemagne envahit l’URSS. C’est l’Opération Barbarossa. De Gaulle y voit un espoir pour la France : aider les Soviétiques à combattre les Allemands, c’est aussi une manière de contrer quelque peu l’influence anglaise dans le cadre du rapprochement des Alliés.

 

Au même moment, en Syrie, les troupes fidèles à la France Libre battent les troupes françaises restées à la botte du régime du maréchal Pétain. De Gaulle se rend à Damas et commence un rapprochement avec des représentants russes. Puis, il confie une mission au général Petit. Les deux hommes se connaissent bien : ils étaient à Saint-Cyr ensemble. Petit se rend donc à Moscou et règle avec les Russes les modalités d’interventions d’une force armée. Le moyen le plus simple est l’organisation d’une escadrille. Après maints rebondissements, celle-ci est créée à la fin de l’année 1942. Les premiers pilotes rejoignent la base d’Ivanovo, à 250 km au nord de Moscou. L’instruction peut commencer.

 

Le 21 janvier 1944, Gaël Taburet se porte volontaire pour le « Normandie ». Nommé aspirant, il rejoint le groupe en Russie le 3 avril 1944, et est affecté à la 3e escadrille. Le 26 juin 1944, au cours de sa première mission de guerre, il obtient sa première victoire aérienne en abattant un Fw 190 dans le secteur d’Orcha. Au cours du mois d’octobre 1944, il abat trois autres appareils ennemis.

 

Le sous-lieutenant Taburet termine la guerre crédité de 5 victoires homologuées plus 1 probable.

 

 

 

Après la Seconde Guerre mondiale.

 

 

De retour en France en juin 1945, il devient tour à tour :

 

  • commandant d’escadrille au « Normandie-Niemen », à Rabat-Salé (Maroc) en 1949,
  • chef des opérations à Saigon en 1950.

 

Le capitaine Taburet reste fidèle au « Normandie-Niemen » jusqu’en 1951.

 

Le 12 juin 1951, il est nommé commandant de l’escadrille des moniteurs et de réentraînement de la base école de Meknès, au Maroc. Puis les affectations se succèdent. En mars 1954, il est affecté à la Défense aérienne du territoire (DAT) à Versailles, poste qu’il occupe jusqu’au 31 mai 1956. Le 1er juin 1956, il est nommé commandant-adjoint de la base aérienne 110 de Creil, puis commandant en chef en mars 1957. En 1958, il est affecté au 4e Bureau du 4e CATac à Lahr, en Allemagne. En octobre 1960, il part en opérations en Algérie et commande le PCA de Grande Kabylie, à Tizi-Ouzou.

 

A son retour d’Algérie, en février 1962, il est affecté au commandement en second de la base d’Orange. Le 28 février 1963, le colonel Taburet fait valoir ses droits à la retraite.

 

Rendu à la vie civile en mars 1963, Gaël Taburet devient directeur de l’action régionale à l’Institut de contrôle de gestion.

 

Commandeur de la Légion d’honneur, le colonel Taburet est également titulaire de la Croix de guerre 39-45, la Croix de guerre TOE, la Croix de la Valeur militaire, l’Ordre du Drapeau Rouge, l’Ordre de la Guerre pour le salut de la Patrie, l’Ordre de l’Etoile Rouge, la Médaille de la Victoire et la Médaille pour la prise de Königsberg.

 

Le 6 octobre 2015, Gaël Taburet est décoré de la médaille commémorative des 70 ans de la victoire dans la Grande Guerre patriotique. Cette décoration lui est remise par Son Excellence Monsieur Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie en France. A cette occasion une délégation du Régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen », basé à Mont-de-Marsan (Landes), est présente.

 

Résident cannois, Gaël Taburet, âgé de 97 ans, rend son âme à Dieu le 10 février 2017. Il était le dernier pilote survivant de « Normandie-Niemen ».

 

 

 

 

 

Sources :

 

 

 

Gaël Taburet, dernier pilote du Normandie-Niemen.

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Publié le 2 Septembre 2018

74e anniversaire de la Libération de Paris, par Fabien Lavaud.

« Monsieur le ministre, vice-président de la Métropole du Grand Paris,

Madame le maire-adjoint déléguée aux Affaires militaires et patriotiques,

Monsieur le député,

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les représentants de l’‘autorité militaire,

Messieurs les présidents des associations d’anciens combattants et patriotiques,

Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames, Messieurs, chers amis,

 

La commémoration de la Libération d’Issy-les-Moulineaux, de Paris et de sa banlieue fin août et début septembre 1944 à pour nous une valeur mémorielle et éducative sur la fin de cette horrible guerre, et l’action de la Résistance qui permit de libérer il y a 74 ans nos populations de l’occupation allemande et des monstruosités du nazisme.

 

Les humiliations, privations et douleurs, auxquelles se mêlèrent l’abjection antisémite et les déportations prirent fin grâce notamment aux femmes et aux hommes qui dès 1940 surent dire non à cette oppression. A la tentation du reniement et de la compromission, ils firent le choix de l’engagement. Grâce à eux, à la force qu’ils puisèrent au plus profond de leur être, éclairés par un idéal, la Libération de Paris et sa banlieue pu s’accomplir. Cette libération fut, aux côtés des armées françaises et alliées, la victoire de la Résistance et du peuple. Elle constitua une étape essentielle vers la capitulation du régime nazi. Elle mit fin au règne de Vichy, complice actif du nazisme et scella la reconnaissance du général de Gaulle et du rôle du Conseil National de la Résistance.

 

Le général de Gaulle voulait qu’une armée française soit la première à entrer dans Paris, tandis que la Résistance (avec les FFI et les FTP) voulait que la ville se libère par elle-même, et que Hitler souhaitait qu’elle soit défendue jusqu’au dernier soldat allemand, puis rasée avant son évacuation. Le 19 août, des centaines d’affiches proclament la mobilisation générale. Elle est signée du colonel Rol-Tanguy, chef des FFI pour Paris et l’Ile-de-France. Appelant le peuple parisien à la révolte avec l’appui du Conseil National de la Résistance et le Comité Parisien de la Libération. Le 22 août, il lance un appel « tous aux barricades ». Près de 600 surgissent un peu partout. Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes font la chaîne pour se passer pavés, grilles, matelas, sacs de sable… Les barricades ont un impact psychologique très important : les Parisiens participent à leur propre libération. Paris renoue avec la tradition révolutionnaire de 1830, 1848 et 1870, dont les barricades avaient là aussi valeur de symbole. Les comités de Libération s’installent dans les ministères, les mairies et aux sièges des journaux. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis quatre ans d’occupation.

 

Le vendredi 25 août 1944 à 15h30, le général Philippe Leclerc de Hauteclocque reçoit à Paris, devant la gare de Montparnasse, la capitulation des troupes d’occupation de la capitale. Le document est signé par le général Dietrich Von Choltitz, commandant du 84e corps d’armée. Il est aussi contresigné par le colonel Rol-Tanguy. Une heure plus tard, le général de Gaulle arrive à la gare et se voit remettre par Leclerc l’acte de capitulation. Il se rend ensuite à l’hôtel de ville ou il est reçut par Georges Bidault, Président du Conseil National de la Résistance. Le soir, de Gaulle s’installe au Ministère de la Guerre, en tant que chef du Gouvernement Provisoire de la République Française. Le lendemain, 26 août, il descend en triomphe les Champs-Elysées, acclamé par deux millions de Parisiens. Il est suivi du général Leclerc et de ses fidèles de la première heure.

 

Sur le perron de l’hôtel de ville, devant une foule enthousiaste et joyeuse, de Gaulle prononce un discours célèbre en des termes flamboyants : « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple ! ». La libération de Paris laisse un lourd bilan. Elle a causé pendant cette période 76 morts, issus de la 2e division blindée, ainsi que 901 résistants et 3.200 Allemands. Il y aura également 12.800 soldats allemands faits prisonniers.

 

Ce qui est pour la capitale le fut aussi pour Issy-les-Moulineaux, avec ses 115 isséens fusillés où morts en déportation, où sous les bombardements. Pendant la libération de notre cité, on dénombre cinq morts parmi les « Leclerc » et une dizaine de résistants. La Résistance isséenne était bien présente avec le Groupe Bienvenu sous les ordres du lieutenant-colonel Tari. Le 25 août, plus de 500 Allemands se rendent sans conditions quittant ainsi l’île Saint-Germain et le fort.

 

A cette occasion, permettez-moi de rendre hommage à trois personnes. Je tiens à saluer la mémoire de notre ami Marcel Leconte, qui fut vice-président de la FNACA. Il vient de nous quitter. Isséen depuis toujours, il avait laissé pour le Souvenir Français un témoignage sur la libération de la ville ainsi que sur le Stand de Tir où les Allemands fusillèrent près de 150 résistants. Le 4 août dernier, Arsène Tchakarian, dernier survivant du Groupe Manouchian, disparaissait. Egalement le 17 avril 2018 : Madame Raymonde Jean-Mougin nous quittait. Elle était la dernière conductrice ambulancière, surnommée les « Rochambelles ». Nous ne vous oublierons pas.

 

Demeurer fidèle à l’esprit de la Résistance, commémorant l’action de la France Libre, c’est se souvenir que sous le même drapeau frappé de la croix de Lorraine, combattirent ensemble toutes les confessions religieuses et des athées pour que triomphe la liberté, pour que demeure l’indépendance de la Patrie et que recule la barbarie. Comme avait dit Albert Camus au sujet de la Résistance et de la Libération de Paris : « Le Paris qui se bat ce soir au sujet de la Résistance veut commander demain. Non pour le pouvoir, mais pour la justice ; non pour la politique mais pour la morale, non pour la domination du pays, mais pour sa grandeur ».

 

Vive la République et vive la France ».

 

 

Fabien Lavaud,

président départemental de l’association

des Anciens Combattants Volontaires.

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Publié le 24 Août 2018

Juin 2008 : au nom des anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux, Marcel Leconte s’apprête à déposer une gerbe devant la tombe du Soldat Inconnu.

Juin 2008 : au nom des anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux, Marcel Leconte s’apprête à déposer une gerbe devant la tombe du Soldat Inconnu.

Au début de ce mois d’août, nous avons appris la douloureuse nouvelle de la disparition de notre ami Marcel, membre depuis des années de notre Comité du Souvenir Français, ainsi que vice-président du Comité local de la FNACA.

 

Marcel avait rejoint le Souvenir Français en 2007 et nous avait, depuis lors, constamment aidé que ce soit pour porter le drapeau à maintes occasions comme pour gérer le pot de l’amitié à l’occasion des assemblées générales.

 

Marcel Leconte, isséen depuis toujours, nous avait raconté son enfance dans notre commune et rappelé ce que furent à la fois la Libération de la ville en août 1944 comme la découverte du Stand de Tir, où les Allemands avaient fusillé près de 150 résistants. Il était un ancien d’Algérie. Soldat, entre autres, du 584e bataillon du train, il nous avait également confié ses aventures en tant que chauffeur de son commandant de compagnie : Jean Pouget, l’ancien de Dien Bien Phu et journaliste/écrivain célèbre dans le monde combattant.

 

Ses souvenirs sont présents sur ce site à la date du mois d’octobre 2009.

 

A sa famille, à ses amis, le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves présente ses très sincères condoléances.

 

 

Sources :

 

  • Crédits photographies : archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
Marcel Leconte en Algérie (à dr. Sur la photo, il porte le fusil à l’épaule).

Marcel Leconte en Algérie (à dr. Sur la photo, il porte le fusil à l’épaule).

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