commemorations - evenements

Publié le 25 Février 2022

Madame le général Valérie André.

Madame le général Valérie André.

Apprivoiser le souffle du vent : femmes aviatrices, du mardi 8 mars au dimanche 17 avril à Médiathèque des Chartreux.

Partez à la conquête du ciel dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes auprès de plusieurs aviatrices, pionnières de l’aviation et premières femmes à avoir obtenu le brevet de pilote-aviateur de l’Aéro-Club de France dès 1910.

Thérèse Peltier, Elise Deroche, Hélène Dutrieu, Jeanne Herveux, Marie-Louise Driancourt, Marie Marvingt, Maryse Bastié, … Autant de femmes aviatrices que de personnalités fortes de par leurs compétitivités, leurs goûts du risque et du dépassement de soi. Nombre d’entre elles ont fait leurs preuves sur l’ancien champ de manœuvres militaire, actuel héliport de Paris-Issy, et marquées le monde de l’aviation au même titre que de grands aviateurs tels que Henri Farman. Tout au long du XXe siècle, de nombreuses femmes ont fait carrière dans l’aviation civile, professionnelle, jusque dans l’armée, telle que Valérie André, première femme Général, médecin et pilote d’hélicoptère.

L’exposition Apprivoiser le souffle du vent : femmes aviatrices est également l’occasion de découvrir l’importance et l’évolution de l’aviation qui a marqué les imaginaires de par les meetings aériens, les dangers encourus et les prouesses techniques, jusqu’à s’inscrire dans notre quotidien.

Pour accéder aux médiathèques, les visiteurs de plus de 12 ans et 2 mois révolus sont tenus de présenter un pass sanitaire valide et les plus de 16 ans un pass vaccinal valide. Entrée libre.

 

Sources :

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Publié le 25 Février 2022

Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.

Le samedi 19 février 2022, des délégations de l’UNC d’Issy-les-Moulineaux et du Souvenir Français d’Issy-Vanves, de même que des membres de la FNACA d’Issy, ont été reçus en l’hôtel Rothelin-Charolais, par M. David Daoulas, maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux, membre du cabinet du porte-parolat du gouvernement et M. Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement, et élu sur Issy-Vanves.

 

Cette occasion a permis aux représentants des associations d’exposer un certain nombre d’éléments sur le monde associatif et surtout de pouvoir visiter l’hôtel de Rothelin-Charolais.

 

Cet hôtel est construit vers 1703-1704 pour Philippe d’Orléans, marquis de Rothelin (1678-1715). Cet édifice est caractéristique des hôtels particuliers du début du 18e siècle, entre cour et jardin, qui voient le jour dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés alors en plein développement.

En 1735, l’hôtel devient la propriété de Louis-Anne de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Charolais (1695-1758) qui entreprend de nombreux travaux.

Le marquis de Rothelin étant le premier propriétaire et Mademoiselle de Charolais étant à l’initiative des réaménagements qui lui donnent pratiquement ses dispositions actuelles, l’hôtel prend rapidement le nom de « Rothelin-Charolais ».

Il est aujourd’hui occupé par le Ministère de la Transformation et de la Fonction publiques et le porte-parole du Gouvernement.

 

Les associations d’anciens combattants d’Issy, le Souvenir Français d’Issy-Vanves tiennent à remercier chaleureusement M. Gabriel Attal, pour son accueil, sa disponibilité, son accessibilité et sa gentillesse, et remercient M. David Daoulas, pour la qualité de son exposé et d’avoir été à l’œuvre de cette journée mémorable.

 

Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.
Les associations d’anciens combattants et patriotiques reçues chez Gabriel Attal.

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Publié le 22 Février 2022

Réunion annuelle des adhérents.

Le dimanche 13 février 2022 s’est déroulée la réunion annuelle des adhérents – nouvelle dénomination de l’assemblée générale – au titre des années 2020 et 2021.

Cette réunion a commencé par une minute de silence à la mémoire de nos camarades morts aux cours de ces deux dernières années, marquées par la pandémie de la Covid-19. Il s’agit :

  • Robert Choffé, grand ancien de la Seconde Guerre mondiale, au sein de Rhin et Danube.
  • Robert Dubot, qui lui-aussi fit la Seconde Guerre mondiale, au sein de Rhin-et-Danube ; il avait la particularité d’avoir fait aussi un temps au sein de la 2e Division Blindée.
  • Christian Poujols, ancien d’Algérie et qui a longtemps présidé les sections isséennes de l’UNC et de l’Union Nationale des Parachutistes.
  • Thierry Gandolfo, notre secrétaire, notre ami proche, notre frère d’artillerie, conservateur du cimetière d’Issy au cours de ces vingt dernières années.
  • Jean Boyer, héros de la Seconde Guerre mondiale, pilier des Partisans français de Slovaquie.
  • Gérard Dalmont, isséen, ancien d’Algérie.
  • René Veyrat-Parisien, ancien d’Algérie, porte-drapeau à Vanves.
  • Paul Richard, isséen, ancien d’Algérie et trésorier de longues années de l’UNC.
  • Pierre Borde, ancien d’Algérie.
  • Vinceza Signoroni, veuve de notre camarade Giacomo Signoroni, grand ancien d’Indochine (RC4 de 1949 et Dien Bien Phu) et d’Algérie.
  • Le général de corps aérien Michet Forget, Grand-Croix de la Légion d’honneur, qui fut, entre autres, membres du conseil d’administration de notre association et le président d’honneur de notre comité.

Ensuite, le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, notre président d’honneur, a pris la parole pour rappeler l’histoire du comité et il a été suivi par Christine Hélary-Olivier, conseiller municipal d’Issy-les-Moulineaux délégué aux Affaires militaires, qui a réaffirmé son soutien au Souvenir Français.

Le président, Frédéric Rignault, a exposé les rapports financiers et moraux du comité, avant d’indiquer les actions entreprises en 2020 et 2021. Celles-ci ont d’ailleurs fait l’objet d’articles sur ce site.

Paul Guillaud, président de la Section de Vanves, a fait le récit des actions menées sur sa commune.

Par la suite, s’est déroulée l’élection du nouveau bureau de notre comité, dont le mandat va courir de 2022 à 2025. Sont élus :

  • Général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, président d’honneur.
  • Frédéric Rignault, président.
  • Paul Guillaud, président de la Section de Vanves.
  • Alsira Cacheda, trésorière.
  • Matthieu Grégoire, secrétaire.
  • André Rabartin, porte-drapeau.
  • Eric Fily, porte-drapeau suppléant.

Enfin, Claude Guy, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine a informé l’assistance des directives nationales de notre association et des actions départementales réussies en dépit des confinements et des restrictions sanitaires.

L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.
L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.
L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.

L'assemblée, notre secrétaire (Matthieu) et notre trésorière (Alsira), Claude Guy, délégué général.

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Publié le 27 Octobre 2021

Du 28 octobre au 2 novembre : quête 2021 du Souvenir Français.

Ensemble, sauvons les tombes des combattants « Morts pour la France » ! 

Des tombes de combattants « Morts pour la France » disparaissent chaque jour dans nos cimetières communaux. Ces tombes sont celles de combattants dont le corps a été restitué à leur famille après chacun des grands conflits auxquels la France a participé (1914-1918 ; 1939-1945 ; Indochine ; Algérie ; Opex). 

Lorsque prend fin la concession de la tombe, la tombe est supprimée et les restes du combattant rejoignent un ossuaire anonyme. La disparition de ces tombes est une faute mémorielle. Par leur présence dans les cimetières communaux ces tombes participent au croisement d’une triple mémoire – familiale, locale et nationale. 

Si la première mémoire, celle des familles, peut en effet s’éteindre, celles des communes et de la Nation s’inscrivent elles, dans la durée. Alors que les cimetières communaux s’imposent aujourd’hui plus qu’hier comme des lieux de la mémoire partagée des Français, il est urgent de sauvegarder ces tombes et de redonner un destin aux « Morts pour la France » qui y sont inhumés. Le Souvenir Français s’y est engagé. Pour relever ce défi, il a besoin de tous les citoyens, il a besoin de vous ! 

Du 28 octobre au 2 novembre, les adhérents bénévoles du Souvenir Français seront aux portes du cimetière communal d’Issy-les-Moulineaux et solliciteront votre générosité. En sauvant leurs tombes, nous sauvegardons notre mémoire commune. 

 

Merci à vous !

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Publié le 10 Septembre 2021

77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

 

Cela fait 77 ans, et nous n’oublions pas. Cela fait 77 ans que Paris et les villes voisines furent libérées, après avoir été maintenues sous la coupe du nazisme pendant plus de 1500 jours.

C’est pour nous un devoir de commémorer aujourd’hui encore cet anniversaire, en hommage à tous ceux qui ont souffert, se sont battus et sont morts d’un crépuscule à l’autre de cette longue nuit parisienne.

Une nuit de 4 années, où ne raisonnèrent plus que les bottes des militaires et les râles des suppliciés, une nuit pendant laquelle l’étendard haineux du nazisme outragea nos monuments et l’honneur de la France.

En 1940, la population de nos villes subit le rationnement, la peur, les humiliations, les tortures, les exécutions sommaires.

Mais, même dans les heures les plus sombres, l’espoir, les valeurs de la République et l’idéal de la France, ne se sont jamais totalement éteints. Déjà, la Résistance s’organise sur tout le territoire et se met en marche, sous l’impulsion du général de Gaulle et grâce à Jean Moulin.

A Issy-les-Moulineaux, deux groupes vont émerger à partir de 1942 : le Mouvement de Libération Nationale, dont le quartier général clandestin se trouvait au cœur même de la Mairie ; et le groupe Francs-Tireurs et Partisans Boisredon, qui siégeait à l’Hôpital Corentin-Celton.

Les membres de ces groupes réaliseront jusqu’à la fin de la guerre diverses actions de sabotage et de renseignements.

Harceler et espionner l’ennemi d’outre-Rhin comme l’ennemi de l’intérieur et entretenir la flamme d’une autre France, celle des Droits de l’Homme et des valeurs universelles, celle de Londres, où résonne la voix du Général, telles ont été les missions de la Résistance française durant tout le conflit.

Dès lors, chacun comprend que la paix et la liberté ont un prix : le sang des hommes libres ! Jean Moulin, héros français, unificateur de la Résistance en 1943, fut l’un de ces martyrs. Elle est considérable la force nécessaire pour abattre un peuple et un pays qui ne veulent pas mourir. Grâce au sacrifice de ces hommes, le pouvoir nazi n’y est pas parvenu !

Avec le soutien des Alliés, le vaste mouvement de reconquête des Forces Françaises Libres se met en marche dans nos colonies d’Afrique. Puis le débarquement de juin 1944 sur les plages de Normandie ouvre la voie à la libération de la métropole.   

En août 1944, la déroute de l’Allemagne nazie se murmure et un grondement sourd agite Paris : la Liberté est proche ! Alors, fonctionnaires et ouvriers s’insurgent, la grève générale est déclarée le 18 août.

Paris renoue avec les barricades, Paris se dresse de nouveau au nom de la France, comme aux grandes heures de son Histoire.

En périphérie, les Forces Françaises de l’Intérieur s’activent pour faciliter l’avancée de la 2ème Division Blindée du Général Leclerc et faire fuir l’ennemi. A Issy-les-Moulineaux, le groupe mené par Emile Bienvenu réussit à faire capituler l’unité de 550 soldats allemands basée sur l’Ile-Saint Germain.

Le 25 août 1944, Paris est libéré, la France renaît !

C’est par ce geste simple et hautement symbolique que nous transmettons la mémoire de ces événements, en hommage à l’ensemble de ces victimes et à tous ceux qui ont lutté pour faire triompher la démocratie sur la tyrannie.

Saluons et souvenons-nous aussi du martyre de celles et ceux qui sont morts, victimes de l’odieuse entreprise d’extermination nazie.

Pensons également à tous ces jeunes engagés des Etats-Unis, du Canada, d’Angleterre et de tous les pays du monde qui, pourtant épargnés par cette guerre, gagnèrent les rives de France pour se battre à nos côtés, pour mourir à nos côtés au nom de la liberté.

N’oublions pas enfin ces allemands qui protégèrent des innocents cachés dans leurs caves et leurs greniers et combattirent de l’intérieur ce régime qu’ils abhorraient.

C’est tout cela que nous ne devons pas oublier, c’est cette histoire que nous devons transmettre. Non pas pour ce qu’elle représente en termes d’horreur… Mais, pour que ne se reproduisent jamais ces comportements indignes des êtres de raison et de jugement que constitue l’ensemble de l’humanité.

 

Je vous remercie.

 

André SANTINI

Ancien Ministre

Maire d’Issy-les-Moulineaux

Vice-Président de la Métropole du Grand-Paris

77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.
77e anniversaire de la Libération de Paris, par André Santini.

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Publié le 19 Juin 2021

Le mot du président honoraire.

Chers membres du comité d'Issy-les-Moulineaux et de Vanves du Souvenir Français,

J'ai eu le plaisir de remettre, le samedi 5 juin 2021, en présence de Madame Christine Helary-Olivier, conseillère municipale déléguée aux affaires militaires, la croix de chevalier de l'ordre national du Mérite à notre président, Frédéric Rignault, également délégué départemental adjoint, cette distinction étant motivée par son engagement depuis plus de dix ans dans notre association.

Malheureusement, pour nous conformer aux règles en vigueur, nous avons dû réduire à dix le nombre de participants à cette cérémonie qui s'est tenue, avec masques, dans les Jardins du Carrousel à Issy-les-Moulineaux. Mais vous étiez représentés par notre drapeau, porté par notre camarade André Rabartin.

C'est donc par ce mot que je tenais à vous en informer, en transmettant de votre part au nouveau décoré nos plus amicales et chaleureuses félicitations.

 

 

Général de brigade aérienne (2S) Jean-Claude Ichac,

Président honoraire du comité d'Issy-les-Moulineaux et Vanves du Souvenir Français

 

 

Crédit photographique : Gérard de Boissieu.

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Publié le 13 Juin 2021

A la mémoire de Roger Fleury.

Nous avons appris la disparition de Roger Fleury, à l’âge de 84 ans.

Roger Fleury, né en 1937, part en Algérie, appelé, à 19 ans. Il est intégré au 8e régiment d’infanterie motorisée. Installée à Saïda, dans le sud oranais, l’unité fait partie de la 13e division d’infanterie du général Ginestet en Zone Sud-Oranais. Roger, comme ses camarades de régiment, connaît de nombreux accrochages et s’en sort avec une toute autre vision que celle contée par les camarades qu’il a croisé avant de partir : « Non, la guerre d’Algérie ce n’était pas le Club Med et j’ai vu plus d’un camarade tomber à mes côtés. Des gars jeunes, robustes, qui parfois avaient des femmes et des enfants. On ne se remet jamais tout à fait de cela » nous confiera-t-il un jour.

Après son temps de service national militaire, Roger Fleury rentre en métropole et va faire carrière dans la presse, au NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse parisienne), entreprise chargée de distribuer des imprimés à travers un réseau de points de vente. Reprise en 2010, l’entreprise s’appelle maintenant Presstalis.

Au début des années 1980, alors encore en activité, Roger Fleury prend la présidence du comité d’Issy-les-Moulineaux de la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie). Vingt années plus tard, il remplace Raymond Thiebault à la présidence du comité local de l’UFAC (Union Française des Associations de Combattants).

Roger Fleury était père de quatre enfants. Il était un président respecté et très apprécié de ses compagnons d’armes et des membres des associations patriotiques de la ville d’Issy-les-Moulineaux. Il est enterré au cimetière communal à côté de son épouse, décédée en 1992.

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français – Comité d’Issy-Vanves.
  • Entretiens Jacques Tchirbachian – Président de l’UFAC d’Issy-les-Moulineaux.

 

A la mémoire de Roger Fleury.

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Publié le 30 Mai 2021

André Devambez, La Barricade, 1911, FNAC 14488, Centre national des arts plastiques © Domaine public / Cnap / crédit photo : © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux (détail).

André Devambez, La Barricade, 1911, FNAC 14488, Centre national des arts plastiques © Domaine public / Cnap / crédit photo : © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Franck Raux (détail).

Deux événements majeurs se sont inscrits entre l'été 1870 et l'été 1871 : la guerre contre la Prusse de septembre 1870 à janvier 1871, puis la Commune de mars à mai 1871. Paris subit deux sièges successifs et une place de tout premier plan revint au Fort d'Issy, qui commandait la partie la plus faible de l'enceinte de la capitale.

 

L'exposition privilégie la réinsertion de ces temps forts de l'histoire isséenne dans le contexte de l'époque, à travers la peinture, les arts graphiques et la sculpture. Elle permet ainsi de constater que si la Commune est devenue le fait marquant de l'année 1870-71, elle s'est longtemps effacée derrière la guerre franco-prussienne dont elle est une conséquence directe. Les deux événements présentent d'évidents points communs, dont le moindre n'est pas leur échec final. Pour l'artiste se pose alors une question : comment représenter l'issue malheureuse d'un conflit ? Si chacun a répondu avec ses émotions et ses engagements, chaque événement a aussi donné naissance à ses propres images.

 

Musée Français de la Carte à Jouer

Du 26 mai au 14 août 2021 – 16 rue Auguste Gervais – Issy -

 

Autour de l'exposition :

 

  • Jeudi 3 Juin à 18h30

CONFÉRENCE « ISSY AU COEUR DE L'ANNÉE TERRIBLE », par Florian Goutagneux. Du 8 septembre 1870, jour où le colonel Guichard reçoit le commandement du Fort d'Issy, au 18 mai 1871, jour où l'hospice des Petits Ménages est dévasté par des obus à pétrole, les événements isséens accompagnent ceux qui ont marqué la capitale.

 

  • Jeudi 10 juin à 18h30

CONFÉRENCE « UNE ILLUSTRATION DU SIÈGE DE PARIS, LA SUITE BINANT », par Sylvie Gonzalez, Conservateur honoraire. La Suite Binant, composée de 36 tableaux présentés à la fameuse Galerie Durand-Ruel en janvier 1872, exalte des épisodes héroïques de résistance civile et militaire pendant le siège de Paris.

 

  • Samedi 19 juin, de 14h à 18h

BIVOUAC DU 12e DE LIGNE DE L'ASSOCIATION ARDENNAISE NAPOLÉONIENNE (ANN)

4 soldats d'infanterie de marine encadrés par leur officier et 2 soldats d'infanterie de ligne en uniforme installent leur camp sur la terrasse du musée et présentent le quotidien du soldat, son équipement et son armement. Des évolutions tactiques offriront une évocation de l'entraînement à la baïonnette.

 

 

Denis BUTAYE

Directeur

Musée Français de la Carte à Jouer

16, rue Auguste Gervais

92130 Issy-les-Moulineaux 

 

Jours et heures d’ouverture du musée : mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h Samedi et dimanche : de 14h à 18h Eté : ouvert jusqu’au 14 août Fermé les jours fériés et du 15 août au 31 août Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche

 

Cette exposition est réalisée avec le soutien du Souvenir français.

 

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Publié le 12 Novembre 2020

Hommage de la Nation à Maurice Genevoix et à « Ceux de 14 ».

Discours de M. Emmanuel Macron, président de la République.

 

Il y a cent ans, depuis la citadelle de Verdun, le cercueil d’un soldat inconnu gagnait la dalle sacrée de l’Arc de Triomphe. Sa flamme, gardée par une poignée de braves, ne s’est jamais éteinte.

Un siècle plus tard, jour pour jour, celui qui a redonné vie et chair aux combattants de la Grande Guerre entre au Panthéon. Sa flamme ne s’éteindra pas.

Le lieutenant Maurice Genevoix entre ici avec tous « ceux de 14 ». L’écrivain Maurice Genevoix entre ici avec toutes les figures qui habitent les 1 000 pages de son chef-d'œuvre. Tout un peuple dressé face à l’épreuve et aux tourments. Ils sont là.

Avec Maurice Genevoix entre au Panthéon un destin républicain, une existence française.

Son enfance fut bercée par la Loire, scandée par le clocher de son village, rythmée par le travail. Depuis Châteauneuf-sur-Loire, il conçut un amour charnel et profond pour notre terre et se fraya un chemin de mérite jusqu’au banc de l’Ecole normale supérieure à Paris. Il y noua des amitiés solides dont celle de Paul Dupuy, son guide, celui qui avait décelé son génie et l’encouragea à écrire.

Mais à l’été 1914, comme des millions d’autres, l’histoire le rattrapa. A ce jeune homme de 23 ans qui voulait devenir professeur, la Grande Guerre allait assigner un autre destin. Commander une section d’un régiment d’infanterie, le 106e. Combattre. Voir ses amis mourir. Tenir. Être blessé et devoir quitter ses frères. Finalement écrire.

Écrire avec toute la tendresse dont un homme est capable. Écrire pour donner un nom, une voix à ces inconnus, morts en héros. Maurice Genevoix allait être l’écrivain de la guerre et de la mort sur les rives de la Meuse, puis l’écrivain de la nature et de la liberté des méandres de la Loire. Auréolé d’une œuvre immense, couronné d’un prix Goncourt, consacré Secrétaire perpétuel de l’Académie française, il n’en resta pas moins fidèle à ses chers poilus des tranchées. Il leur offrit l’immortalité des mots. La mort avait séparé Maurice Genevoix et ses camarades.

Longtemps, sa famille, ses proches, nombre de ses lecteurs ont œuvré pour qu’ils se retrouvent ainsi. Certains entre-temps sont tombés sur d’autres champs d’horreur en l’espérant. La République, aujourd’hui, les réunit tous. Pour l'éternité. Ils sont là.

Ceux de 14 furent d'abord les combattants de la joie et de l'innocence. A l'été, les hommes, capotes bleues et pantalons rouges, partent à la guerre. Ils marchent dans la campagne française pour rejoindre le front. Ils chantent parfois, rient souvent, se découvrent. Les jambes et le cœur encore légers. Ils ont l'espoir de revenir vite, victorieux, vivants. Mais ils découvrent bientôt l'horreur. Dès septembre 1914, à la Vaux-Marie, le vacarme terrible. Partout, des obus qui explosent. Des hommes qui meurent en ne ressemblant plus à des hommes. Des chevaux mutilés qui agonisent sur le flanc des chemins. La campagne ravagée, la terre mille fois éventrée. Les cris au loin. Les champs de boue semés de cadavres.

Dans le chaos, malgré tout, des moments sauvent du désespoir. La vie résiste. Les vrais repas, si rares. Les lettres reçues. Les rires, les discussions. La chouette de l'église des Éparges. Le café qui réchauffe le corps. L'ivresse qui soutient les forces. Ces instants suspendus où Genevoix et Porchon, l'ami venu lui aussi de la Loire, délirent de bonheur parce qu'un soir, enfin, ils dorment dans un vrai lit.

Surtout, il y a la fraternité qui unit ces hommes. Ils ne se connaissaient pas, mais se découvrent dans les tranchées un même amour de la patrie, un même goût de la liberté. Ils endurent l'horreur coude à coude, épaule contre épaule. Avec le même courage. Avec les mêmes peurs. D'où qu'ils viennent. Il n'y a plus là de distinction sociale, de différence. Face au chaos, juste des camarades. Alors, quand vient chaque soir le moment où « il faut que les vivants se retrouvent et se comptent », ils resserrent encore les rangs pour partager tout ce qu'il leur reste : « la chaleur de leur corps misérable ». Ensemble, ils s'accrochent à quelques arpents de terre pris un jour et qui seront peut-être repris le lendemain. Absurdité de ces mois où les offensives sont lancées sur des morceaux de colline que l'on venait de perdre, où la tranchée bientôt se mêle aux entrailles de la terre, où le sol de France que l'on reconquiert mètre par mètre est le linceul des frères d'armes qui l'avaient perdu.

Sur la crête des Eparges, au printemps 1915, les orages d'acier grondent sans cesse. Comme plus tard dans la Somme, au Chemin des Dames, à Verdun ou Vimy, des milliers d'hommes perdent leur jeunesse, leurs camarades, leur raison, souvent leur vie. Robert Porchon y tombe à 21 ans. Un peu plus tard, Genevoix, est frappé à son tour. Trois balles. Le brancard, l'infirmerie, la vie sauve. La guerre du lieutenant Genevoix est terminée.

Mais son œuvre commence. À ses camarades, Maurice Genevoix veut redonner des noms, des visages, des accents, offrir à ces héros ordinaires et à leur bravoure un tombeau de mémoire dans la langue française. Ceux de 14 est le chant de la volonté d'une Nation, de la force d'âme de tout un peuple. Le carnet de vie et de mort de l'indicible. L'histoire de femmes et d'hommes animés de courage. Du courage de ceux qui savent pourquoi ils se battent. Du courage français. Le même qui avait soulevé ceux de 1789, les Volontaires de l'an II, de toutes nos guerres.

Le courage de tous nos soldats. Celui-là même qui nous permit de bâtir quelques décennies plus tard, avec notre Europe, la paix que nous leur devions. Non pas une paix faite de lâchetés et de renoncements mais celle d'un dialogue constant, respectueux de nos histoires comme de nos différences, exigeant pour nos valeurs.

Ils entrent ici aujourd'hui, enfin. Le soldat inconnu et les livres d'or de tous nos villages devaient un temps converger sous cette nef. En ce jour, nous les rassemblons tous. A travers le sépulcre de Maurice Genevoix. A travers ses camarades, leurs noms, leur vie. Et en recréant ce lieu unique, le Panthéon, palimpseste de notre Nation. Par les œuvres d'Anselm Kiefer qui disent la mystique de ces errances nocturnes, les destins stellaires, les vies fauchées entre ciel et terre, les vestiges d'un quotidien où la langue de Genevoix apparaît en écho : vêtements, barbelés, bicyclettes, fleurs perdues dans la boue, épis de blés, livres. Histoire tangible, présente. Le courage réinventé dans la matière.

Par les chants dédiés à la lumière de Pascal Dusapin qui habitent l'espace de cette cathédrale laïque pour accompagner chacun. Harmonies mêlées, vagabondes, saisissant par un appel introuvable ce que l'amour de la Nation porte de transcendance. Souffle de chants qui tourne, descend, et nous enlace. Ponctué par ces noms qui passent, leurs noms, ici dits, qui reprennent leurs droits.

Ils sont là. Ceux de 14. Formant le cortège de braves qui entrent aujourd'hui au Panthéon. Voilà que se lèvent les camarades de Genevoix : Porchon, Butrel, Sicot, Pannechon et tant d'autres. Voilà Charles Péguy, Alain Fournier, Louis Aragon et Jean Giono, Joseph Kessel et Guillaume Apollinaire. Albert Roche, brave parmi les braves, qui parvint à tenir seul une tranchée face à l'ennemi. Marie Marvingt, qui voulait tant défendre son pays qu'elle se déguisa en homme pour combattre en première ligne. Maurice Maréchal qui, dans le vacarme du front, jouait de son violoncelle de fortune, fait de morceaux de portes et d'une caisse de munitions. Lazare Ponticelli, italien engagé dans la Légion étrangère, qui devint Français et fut le dernier de nos vétérans. Fernand Satouf, natif de Beyrouth, engagé volontaire dans le deuxième régiment de zouaves à Alger. Abdoulaye Yendiai, tirailleurs sénégalais. Tous ces poilus venus de toutes nos provinces, de tous nos villages. Soldats de l'Armée noire et des Troupes coloniales, venus des départements d'Algérie, des protectorats de Tunisie et du Maroc, des colonies françaises d'Afrique, d'Inde et d'Indochine, ainsi que de nos Outre mers, par-delà l'Atlantique, l'Océan Indien et le Pacifique.

Ils sont là, tous. « Ce qu'ils ont fait, écrit Genevoix, c’est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes. Et ils l'ont fait ». Les voici qui arrivent par millions pour entrer sous ce dôme. Ecoutons la marche des morts de Notre-Dame-de-Lorette, de Verdun, du Vieil Armand et des Dardanelles. Tous se rassemblent et s’approchent. Hier frères d'armes, aujourd'hui compagnons d'éternité, ils s'avancent devant le temple des héros de notre Patrie. « Les gloires du passé ne sont vivantes que pour les pays vivants », prévenait Jaurès. De Ceux de 14 à Ceux d'aujourd'hui. Nous, Français, sommes bien vivants. Notre sol fut la terre de leur bataille.Leur amour de la liberté, le viatique qu'ils nous ont légué.

Leur sacrifice dit notre dette et nos devoirs. « Il y avait moi parmi vous » leur écrivit Genevoix. Il y avait nous parmi eux, déjà.

Vive la République !

Vive la France !

 

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Publié le 24 Octobre 2020

Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.

Cette année, notre quête se déroulera du vendredi 30 octobre au lundi 2 novembre 2020, à la porte d’entrée du cimetière d’Issy.

 

Pour mémoire, le cimetière est ouvert de 8h00 à 18h00.

 

Vous reconnaitrez les quêteurs à leur tronc (désinfecté) du Souvenir Français et à leur brassard. Les quêteurs porteront un masque et par mesure d’hygiène ne pourront pas vous apposer le petit stick habituel.

 

Faites leur bon accueil. Ils sont là pour que les tombes des Morts pour la France ne disparaissent pas. Pour que notre mémoire collective ne disparaisse pas.

 

Merci à vous.

 

Le mot du Président-général du Souvenir Français, Serge Barcelini :

« La quête du Souvenir Français est inscrite dans l’ADN de notre association. Depuis le début du 20e siècle, nos bénévoles sont à la porte des cimetières lors de la Toussaint. Ils sollicitent la générosité des ceux qui viennent se recueillir sur leurs tombes familiales afin que nulle tombe de combattant Mort pour la France ne soit oublié. Leur présence est à la fois un temps de rencontres avec les habitants des communes sur lesquelles est implantée notre association, mais aussi un moment de renforcement financier. La quête représente aujourd’hui 15 % des ressources de notre association. (…) Cette année, notre mobilisation doit être générale afin de répondre à la massive disparation des tombes des Morts pour la France dans nos cimetières communaux. Elle doit faire appel à l’indignation de nos concitoyens Ces tombes de Morts pour la France sont notre histoire. En les sauvegardant nous préservons la mémoire partagée des Français ».

 

Et voici les sépultures entretenues par le Souvenir Français à Issy et à Vanves :

Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.
Quête du Souvenir Français au cimetière d’Issy-les-Moulineaux.

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