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Publié le 31 Mars 2019

Réunion annuelle des adhérents du Comité.

Le dimanche 23 mars 2019 s’est déroulée la réunion annuelle des adhérents du Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux et Vanves.

 

Etaient présents les membres du comité et :

 

  • Monsieur André Santini, député-maire, ancien ministre.
  • Madame Christine Hélary-Olivier, maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux.
  • Madame le colonel Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint de Vanves.
  • Monsieur le lieutenant-colonel Claude Guy, Délégué général de l’association pour les Hauts-de-Seine.
  • Monsieur le général de corps aérien Michel Forget, Grand’Croix de la Légion d’honneur, président d’honneur du Comité.
  • Monsieur le général de brigade aérienne, Jean-Claude Ichac, président honoraire du Comité.
  • Monsieur Jacques Tchirbachian, président de l’UFAC et de l’ANACRA.
  • Monsieur Lucien Martinsky, président de la FNACA.
  • Monsieur Fabien Lavaud, président de l’ACPG.
  • Monsieur André Rabartin, président de l’UNDIVG.
  • Monsieur Christian Poujols, président de l’UNC.
  • Monsieur Jacques Landois, président de la section de Vanves du Souvenir Français.
  • Monsieur Paul Guillaud, président de la Section UNC de Vanves.

 

Un hommage a été rendu à Mademoiselle Marie-Thérèse Borg et à l’adjudant-chef Giacomo Signoroni, tous deux membres du Comité et décédés au cours de l’année 2018 (se reporter aux articles écrits à leur mémoire).

 

Après lectures du rapport financier et du rapport moral, après présentations des actions et des initiatives prises au cours de l’exercice écoulé, de la rénovation de cinq tombes à Vanves et de la sépulture de la famille Marchand à Issy, de la conférence du général Forget sur la guerre d’Algérie, de la quête du Souvenir Français, des quêtes du Bleuet de France, des études et analyses publiées sur ce site Internet, des médailles ont été remises :

 

  • Médaille de bronze pour Jacques Landois.
  • Médaille de vermeil pour le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac.
  • Médaille d’honneur pour Christine Hélary-Olivier, maire-adjoint à Issy-les-Moulineaux.
  • Médaille d’honneur pour Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint à Vanves.

 

Cette réunion se plaçait dans un contexte chargé puisque la veille, la ville d’Issy-les-Moulineaux avait rendu un hommage mérité au général Glavany (qui fut en son temps président d’honneur de notre comité) et à son épouse, par le dévoilement d’une plaque rue Claude Matrat.

 

A la suite de cette réunion, un buffet « déjeunatoire », préparé par Jacques Tchirbachian et toute son équipe a rassemblé les participants à l’espace Savary d’Issy.

 

 

 

CDT (RC) Frédéric Rignault

Président du Comité

Délégué général adjoint.

 

Réunion annuelle des adhérents du Comité.
Réunion annuelle des adhérents du Comité.
Réunion annuelle des adhérents du Comité.
Réunion annuelle des adhérents du Comité.
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Publié le 27 Mars 2019

Hommage au général Glavany.

Ce samedi 23 mars, à 11h00, au bas du 2 rue Claude Matrat à Issy-les-Moulineaux, André Santini, maire, Christine Helary-Olivier, maire-adjoint, Jean Glavany, ancien ministre, et son frère Michel, ont dévoilé une plaque à la mémoire du général de corps aérien Roland Glavany, qui fut, entre autres, le président d’honneur de notre Comité pendant près d’une dizaine d’années.

 

Voilà ce qui est écrit sur cette plaque :

« Le général de corps aérien Roland Glavany (1922-2017), Grand ’Croix de la Légion d’Honneur. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il participa à la libération de la Corse, de l’île d’Elbe puis au débarquement en Provence au sein du 1er bataillon de choc. Il fut blessé quatre fois. Pilote d’essais, il fut le premier à franchir Mach II en Europe sur Mirage III A01 en octobre 1958. Il a vécu dans cet immeuble avec son épouse Monique de 1957 à 2017 ».

 

Michel puis Jean Glavany ont ensuite pris la parole. Puis ce fut le tour d’André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux, vice-président de la Métropole du Grand Paris.

 

« Je suis heureux de vous retrouver aujourd'hui pour rendre hommage au général Roland Glavany, à son épouse Monique, et dévoiler une plaque commémorative en son honneur, à l’initiative de ses amis et voisins copropriétaires et de notre Ville.

Cette plaque rappellera, en façade de son lieu d’habitation, combien il fut un homme d’une grande générosité et d’un courage exemplaire, qui contribua à écrire l’histoire du XXème siècle.

Grand’ Croix de la Légion d’Honneur, le général Glavany, blessé à plusieurs reprises, participa à la libération de la Corse en 1943 et au débarquement de Provence.

Au cours d’une carrière qui force le respect et l’admiration de tous, il fut à la fois pilote d’essai dans l’industrie aéronautique et militaire brillant au sein de l’armée de l’Air. Il devint notamment le premier pilote européen à franchir la vitesse Mach 2.

Ses mémoires, riches d’une vie admirable et singulière et publiés en 2013 sous le titre « Du bataillon de choc au Mirage » furent présentés en notre Hôtel de Ville lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération de la Corse.

Isséens durant plus de six décennies, Roland et Monique Glavany prirent activement part à notre vie locale, en s’impliquant dans le milieu associatif. Attachés aux valeurs humanistes et altruistes, ils œuvrèrent beaucoup pour les plus défavorisés, notamment par le biais du Café 115.

Le général Roland Glavany fut aussi Président de la Conférence Saint-Vincent de Paul de la paroisse Saint-Benoît, Président départemental de l’association Aide d’Urgence 92, ou encore Président d’Honneur du Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux-Vanves.

Le courage face à l’adversité, la défense de valeurs humaines essentielles, tel est le message que le général Roland Glavany a incarné. Nous devons nous inspirer de ce héros, de son histoire, il doit être un phare qui aiguille de toute sa lumière les plus jeunes générations dans la tempête et leur transmet le message positif de l’incroyable génie humain au service de la fraternité.

C’est pourquoi je veux saluer la décision de la promotion 2016 de l’Ecole de l’Air de choisir, comme parrain de promotion le général Glavany.

Issy-les-Moulineaux est une terre mouvante qui n’oublie pas son histoire, terre d’accueil et main tendue pour les hommes et les femmes de bonne volonté. Le général Roland Glavany est un grand nom de cette histoire, et c’est avec respect et admiration que notre Ville lui rend hommage aujourd’hui.

J’appelle de mes vœux que cette plaque commémorative rappelle à tous quels furent les nobles engagements du général Roland Glavany.

Je vous remercie ».

 

 

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Publié le 24 Mars 2019

Samedi 6 avril à Chaville : les 20 ans de l’HAMAP !

Le colonel (ER) Joël Kaigre a le plaisir de vous informer que les vingt ans de l’association HAMAP, dont il est le fondateur, se dérouleront le samedi 6 avril 2019, à Chaville, à l’Atrium.

Les festivités commenceront par une table ronde à 17h30, seront suivies d’un cocktail à 19h00 puis d’un concert à 20h30. Pour vous inscrire :

CONCERT : Achat des billets au 01 43 75 44 68 ou ici

TABLE RONDE & COCKTAIL : Entrée gratuite sur inscription au 01 43 75 44 68.

Vous pouvez également vous inscrire sur www.hamap-humanitaire.org

 Venez nombreux !

 

COL Joël KAIGRE, ancien président du Comité de Chaville du Souvenir Français.

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Publié le 28 Janvier 2019

Disparition de Marie-Thérèse Borg.

Nous avons reçu, en cette fin d’année 2018, une triste nouvelle : la disparition de notre adhérente, Mademoiselle Marie-Thérèse Borg.

 

Mademoiselle Borg était née le 15 août 1930 à Paris. Alors qu’elle a 14 ans, elle voit débarquer chez elle les Allemands, à la recherche de son frère aîné, accusé par les nazis d’être un terroriste, c’est-à-dire un résistant. Mais point de frère aîné dans les parages, qui a eu le temps de déguerpir ! Malheureusement, les Allemands décident de prendre en otage le premier jeune venu dans l’immeuble : il s’agit de Wladimir Rygaloff, un jeune homme d’origine russe. Il est aussitôt fusillé en guise de représailles.

 

Mademoiselle Borg se jure alors de conserver la mémoire de ce jeune qui a été sacrifié sur l’autel de la Résistance. C’est ce qu’elle fait en payant une tombe décente. Plus tard, beaucoup plus tard, grâce à Thierry Gandolfo, conservateur du cimetière d’Issy, Mademoiselle Borg viendra nous consulter pour que nous prenions en charge ladite sépulture. Et au passage, elle nous assurera de sa générosité en faisant don au Souvenir Français d’une somme qui nous permet des années d’entretien.

 

Mademoiselle Borg est décédée le 21 décembre 2018. Ses cendres ont été dispersées au jardin du souvenir du cimetière communal. Elle avait 88 ans.

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Publié le 15 Décembre 2018

Centenaire : discours du Président de la République.

« Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre Sellier sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.

 

Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.

 

C’était l’armistice.

 

C’était la fin de quatre longues et terribles années de terribles combats meurtriers. L’armistice pourtant n’était pas la paix. Et à l’Est, pendant plusieurs années, d’effroyables guerres se poursuivirent.

 

Ici, ce même jour, les Français et leurs Alliés ont célébré leur victoire. Ils s’étaient battus pour leur patrie et pour la liberté. Ils avaient consenti, pour cela, tous les sacrifices et toutes les souffrances. Ils avaient connu un enfer que nul ne peut se représenter. Nous devrions prendre un instant pour faire revenir à nous cet immense cortège des combattants où défilent des soldats de la métropole et de l’empire, des légionnaires et des garibaldiens avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde.

 

Avec les ombres de Peugeot, premier tombé, et de Trébuchon, dernier Mort pour la France dix minutes avant l’armistice, voici l’instituteur Kléber Dupuy, défenseur de Douaumont, Apollinaire, Blaise Cendrars au régiment de marche de la légion étrangère, les soldats des régiments basques, bretons ou marseillais, le capitaine de Gaulle que personne alors ne connaissait, Julien Green, l’Américain, à la porte de son ambulance, Montherlant et Giono, Charles Péguy et Alain Fournier tombés dans les premières semaines, Joseph Kessel venu d’Orenbourg en Russie.

 

Et tous les autres, tous les autres qui sont les nôtres, auxquels plutôt nous appartenons, et dont on peut lire les noms sur chaque monument, des hauteurs solaires de la Corse aux vallées des Alpes, de la Sologne aux Vosges, de la pointe du Raz à la frontière espagnole. Oui, une seule France, rurale et urbaine, bourgeoise, aristocratique et populaire, de toutes les couleurs où le curé et l’anticlérical ont souffert côte à côte et dont l’héroïsme et la douleur nous ont faits.

 

Durant ces quatre années, l’Europe manqua de se suicider. L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient.

 

Dès le lendemain, dès le lendemain de l’armistice, commença le funèbre décompte des morts, des blessés, des mutilés, des disparus. Ici en France, mais aussi dans chaque pays, les familles pendant des mois attendirent en vain le retour d’un père, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé, et parmi ces absents, il y eut aussi ces femmes admirables engagées auprès des combattants.

 

10 millions de morts.

6 millions de blessés et mutilés.

3 millions de veuves.

6 millions d’orphelins.

Des millions de victimes civiles.

1 milliard d’obus tirés sur le seul sol de France.

 

Le monde découvrit l’ampleur des blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’Outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom.

 

Les millions de témoins de toutes les nations racontèrent l’horreur des combats, la puanteur des tranchées, la désolation des champs de bataille, les cris des blessés dans la nuit, la destruction de campagnes florissantes où ne subsistait plus que la silhouette calcinée des arbres. Beaucoup de ceux qui sont rentrés avaient perdu leur jeunesse, leurs idéaux, le goût de vivre. Beaucoup étaient défigurés, aveugles, amputés. Vainqueurs et vaincus furent alors plongés pour longtemps dans le même deuil.

 

1918, c’était il y a cent ans. Cela semble loin, c’était hier !

 

J’ai arpenté les terres de France où se sont déroulés les combats les plus rudes. J’ai vu dans ces campagnes de mon pays la terre encore grise et toujours stérile des champs de bataille ! J’ai vu les villages détruits qui n’avaient plus d’habitants pour les reconstruire et qui ne sont aujourd’hui que le témoignage, pierre sur pierre, de la folie des hommes !

 

J’ai vu sur nos monuments la litanie des noms de Français côtoyant les noms des étrangers morts sous le soleil de France ; j’ai vu les corps de nos soldats ensevelis sous une nature redevenue innocente, comme j’avais vu, dans les fosses communes, se mêler les ossements des soldats allemands et des soldats français côte à côte qui, par un hiver glacial, s’étaient entretués pour quelques mètres de terrain…

 

Les traces de cette guerre ne se sont jamais effacées ni sur les terres de France, ni sur celles de l’Europe et du Moyen-Orient, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.

 

Souvenons-nous ! N’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres !

 

Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés. Cette vision de la France comme Nation généreuse, de la France comme projet, de la France porteuse de valeurs universelles, a été dans ces heures sombres exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts. Car le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales.

 

Souvenons-nous, nous autres Français, de ce que Clemenceau a proclamé le jour de la victoire : il y a cent ans jour pour jour, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, avant qu’en un chœur sans pareil n’éclate la Marseillaise : combattante du droit, combattante de la Liberté, la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal.

 

Ce sont ces valeurs et ces vertus qui ont soutenu ceux que nous honorons aujourd’hui, ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la Nation et la démocratie les avaient engagés. Ce sont ces valeurs, ce sont ces vertus qui firent leur force parce qu’elles guidaient leur cœur.

 

La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d’un peuple contre d’autres, pas plus que celle de l’oubli du passé. Elle est un enracinement qui oblige à penser à l’avenir et à penser à l’essentiel.

 

Dès 1918, nos prédécesseurs ont tenté de bâtir la paix, ils ont imaginé les premières coopérations internationales, ils ont démantelé les empires, reconnu nombre de Nations et redessiné les frontières ; ils ont même rêvé alors d’une Europe politique.

 

Mais l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes. La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix.

 

Ici, aujourd’hui, peuples du monde entier, sur cette dalle sacrée, sépulture de notre Soldat Inconnu, ce « Poilu » anonyme symbole de tous ceux qui meurent pour la patrie, voyez tant de vos dirigeants rassemblés !

 

Chacun d’eux mène à sa suite une longue cohorte de combattants et des martyrs issus de son peuple. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d’un monde enfin rendu à la paix, d’un monde où l’amitié entre les peuples l’emporte sur les passions guerrières, d’un monde où la parole des hommes doit parler plus fort que le fracas des armes, où l’esprit de conciliation l’emporte sur la tentation du cynisme, où des instances et des forums permettent aux ennemis d’hier d’engager le dialogue et d’en faire le ciment de l’entente, le gage d’une harmonie enfin possible.

 

Cela s’appelle, sur notre continent, l’amitié forgée entre l’Allemagne et la France et cette volonté de bâtir un socle d’ambitions communes. Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie, jamais vue dans l’Histoire, et nous délivrant de nos guerres civiles. Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies, garante d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde dont le destin est indissolublement lié et qui a tiré les leçons des échecs douloureux de la Société des Nations comme du Traité de Versailles.

 

C’est cette certitude que le pire n’est jamais sûr tant qu’existent des hommes et des femmes de bonne volonté. Soyons sans relâche, sans honte, sans crainte ces femmes et ces hommes de bonne volonté !

 

Je le sais, les démons anciens ressurgissent, prêt à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’Histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix, que nous croyions avoir définitivement scellé du sang de nos ancêtres.

 

Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !

 

Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons, en ce 11 novembre 2018, réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé.

 

Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Nous avons engagé ce combat et nous pouvons le gagner : poursuivons-le, car la victoire est possible !

 

Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain.

 

Ensemble, nous pouvons faire surgir l’extraordinaire floraison des sciences, des arts, des échanges, de l’éducation, de la médecine que, partout dans le monde, je vois poindre car notre monde est, si nous le voulons, à l’aube d’une époque nouvelle, d’une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l’homme.

 

Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique. Ici, aujourd’hui, affrontons dignement le jugement de l’avenir !

 

La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.

 

La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.

 

« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume Apollinaire.

 

Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.

 

En ce 11 novembre 2018, cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde, je vous remercie pour ce rassemblement de la fraternité retrouvée du 11 novembre 1918. Puisse ce rassemblement ne pas être celui d’un jour. Cette fraternité, mes amis, nous invite, en effet, à mener ensemble le seul combat qui vaille : le combat de la paix, les combat d’un monde meilleur.

 

Vive la paix entre les peuples et les Etats !

Vive les nations libres du monde !

Vive l’amitié entre les peuples !

Vive la France ! »

 

 

Discours d’Emmanuel Macron, président de la République française, le 11 novembre 2018 à 11 heures, devant 70 chefs d’Etats étrangers, rassemblés à l’Arc de Triomphe de Paris.

 

 

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Publié le 9 Décembre 2018

Le 4 décembre à l'Arc de triomphe.

 

Dès la nuit tombante, 120 porte-drapeaux dont une quarantaine du Souvenir Français se rangent aux abords de l’avenue des Champs Elysées.

 

Ils sont là portant fièrement nos 3 couleurs chargées d’Histoire et frémissantes sous le ciel étoilé.

 

À l’heure prescrite, ils se mettent en marche suivis par un cortège grossissant au fur et à mesure de la progression vers la place de l’Etoile. Des touristes, des badauds, des braves gens aimeraient également se joindre à ce défilé de l’honneur où je croise les regards connus de certains de nos présidents de comité, de nos adhérents et de nombreux membres d’autres associations de renom.

 

En présence de la secrétaire d’État aux anciens combattants, de la maire de Paris, de celle du 8e arrondissement, d’un autre maire et de nombreux présidents d’associations dont notre président général du Souvenir Français, le ravivage de la Flamme se déroule comme toujours depuis le 11 novembre 1923.

 

Cette cérémonie empreinte de solennité a su dans le silence du recueillement laver l’affront des bêtes – dans les deux sens du terme, c’est à dire incultes et sauvages – qui souillèrent de leur vulgarité le lieu sacré, effacer l’outrage qui fut fait et rendre l’hommage mérité au Soldat Inconnu, symbole suprême du Souvenir et de la Mémoire.

 

C. Guy

DG des Hauts-de-Seine.

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Publié le 28 Novembre 2018

L'album du Centenaire.

Les commémorations du Centenaire ont commencé le 10 novembre à Issy-les-Moulineaux par la cérémonie des Flammes de la Mémoire, organisée par le Souvenir Français : devant le monument aux morts de la ville, chaque participant était invité à déposer une bougie rappelant le sacrifice des femmes et des hommes afin que nous puissions vivre dans un monde libre.

 

Elles se sont bien entendu poursuivies le lendemain avec un dépôt de gerbes à l’église Sainte-Lucie, puis une cérémonie de prières à l’auditorium du collège Saint-Nicolas. Il est à noter qu’un groupe de jeunes femmes, chrétiennes d’Orient, ont assuré la partie chantée de cette cérémonie de prières. Et l’assistance a assisté avec un plaisir non dissimulé à cette performance magnifique de grâce et de joie.

 

Par la suite, le cortège s’est formé à l’entrée du cimetière municipal pour se rendre au carré militaire et au monument aux Morts du cimetière. Ce même cortège est descendu sur la place du 11 novembre pour la lecture – sous une pluie battante – du message du Président de la République, par Madame Christine Helary-Oliver, maire-adjoint délégué aux Affaires et Parrainages militaires.

 

Enfin, devant le monument aux morts de la ville ont été prononcés les discours de Monsieur Poujols, président de l’UNC – lu par Fabien Lavaud, président des ACV – et de Monsieur Santini, maire, ancien ministre.

 

Les cérémonies se sont terminées en cette journée du 11 novembre par le banquet au foyer du PACI.

 

Autres actions à créditer au titre des cérémonies du Centenaire : le Concert « Grande Guerre » qui s’est déroulé au Palais des Congrès d’Issy le lundi 12 novembre 2018, puis le Spectacle musical « chanson tranchées » donné le lundi suivant par les élèves des classes à horaires aménagés musique spécialité vocale des établissements secondaires de la ville, accompagnés par un ensemble instrumental de la Musique de la Police Nationale et des étudiants du Centre national de la chanson.

 

Ci-dessous les photographies prises à l’occasion des cérémonies du Centenaires. A noter, entre autres bien entendu, la gerbe du Souvenir Français déposée par Monsieur le général Ichac, général de brigade aérienne (2s), président honoraire du Souvenir Français.

 

Le Souvenir Français tient à remercier vivement Monsieur Adrien Ramassamy, récent membre du Comité, pour la qualité des clichés et son enthousiasme.

 

 

F. RIGNAULT

Président du Comité d’Issy-Vanves

DG Adjoint du 92 - CDT (RC)

 

L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
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Publié le 24 Novembre 2018

Hommage aux Russes de Vanves.

Samedi 10 novembre 2018, sous une pluie battante, la municipalité de Vanves a tenu à rendre hommage aux quinze soldats Russes, qui sont Morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale, et sont enterrés dans le carré militaire de la ville.

Cet hommage a été organisé par la paroisse orthodoxe de Vanves, dirigée par le Père Michaël Rousseau, et l’association « Vie et Croissance ».

En présence d’une délégation venue de Moscou, d’un chœur russe, de représentants de l’ambassade de Russie en France, l’hommage a commencé par une célébration liturgique dans le cimetière, puis a été suivi des discours de Monsieur le maire, Bernard Gauducheau, et de Monseigneur Nestor, lui aussi venu de Moscou.

La commémoration s’est poursuivie dans les salons de l’Hôtel de Ville, avec des échanges de présents et des prises de parole. Par la suite, l’assemblée, formée de Vanvéens, de Russes, et des porte-drapeaux des associations patriotiques – qui sont restés stoïques toute la matinée sous la pluie – a eu la chance et l’honneur d’écouter plusieurs chants patriotiques entonnés par le chœur russe.

Pour mémoire, comme cela a été rappelé à plusieurs reprises en cette matinée par Madame Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint de Vanves et sur ce site Internet – notamment en novembre 2010 – les Russes du carré militaire de Vanves sont morts des suites de leurs blessures alors qu’ils avaient été ramenés du front au lycée Michelet, et qui était un hôpital militaire temporaire.

Le Comité du Souvenir Français a été particulièrement honoré d’être invité à cette commémoration et très fier d’y participer.

Ci-dessous quelques photographies prises à cette occasion.

 

 

Sources :

  • Crédit photographiques : Souvenir Français d’Issy-Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.

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Publié le 14 Octobre 2018

Quête nationale du Souvenir Français : du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux va quêter devant le cimetière communal.

Conformément aux éléments présentés dans le Journal Officiel, cette quête se déroulera du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018.

Par avance, merci pour votre générosité.

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Publié le 13 Octobre 2018

Cérémonies du Centenaire à Issy.

Voici le détail des cérémonies à Issy pour le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves :

 

  • Samedi 10 novembre 2018 :
    • 18h20 : opération des « Flammes de la Mémoire » devant le monument aux morts de la ville. Chaque participant est invité à déposer une bougie rappelant le sacrifice des femmes et des hommes afin que nous puissions vivre dans un monde libre.

 

  • Dimanche 11 novembre 2018 :

 

  • 8h15 : départ en car pour les cérémonies, en face du Centre administratif.
  • 8h30 : dépôt de gerbes à l’église Sainte-Lucie.
  • 8h45 : cérémonie de prières à l’auditorium du collège Saint-Nicolas.
  • 9h30 : départ en car pour le cimetière et cérémonie au carré militaire.
  • 10h25 : dépôts de gerbes place du 11 novembre et lecture du message du Président de la République, par Madame Christine Helary-Oliver, maire-adjoint délégué aux Affaires et Parrainages militaires.
  • 10h50 : cérémonie au monument aux morts de la ville ; discours de Monsieur Poujols, président de l’UNC et de Monsieur Santini, maire.
  • 11h15 : vin d’honneur offert par la municipalité.
  • 12h30 : banquet au foyer du PACI (participation payante à hauteur de 40 Euros).

 

Comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

 

D’autres cérémonies vont suivre les commémorations du centenaire de l’Armistice de 1918 :

 

  • Lundi 12 novembre 2018 :
    • Palais des Congrès d’Issy – Salle Berlioz.
    • Concert « Grande Guerre » par l’Orchestre d’Harmonie et la Batterie-Fanfare de la Musique de la Police Nationale (entrée gratuite dans la limite des places disponibles).

 

  • Lundi 19 novembre 2018 :
    • Palais des Congrès d’Issy – Salle Berlioz.
    • Spectacle musical « chanson tranchées » par les élèves des classes à horaires aménagés musique spécialité vocale des établissements secondaires de la ville, accompagnés par un ensemble instrumental de la Musique de la Police Nationale et des étudiants du Centre national de la chanson (entrée gratuite dans la limite des places disponibles).

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