commemorations - evenements

Publié le 15 Décembre 2018

Centenaire : discours du Président de la République.

« Le 7 novembre 1918, lorsque le caporal clairon Pierre Sellier sonna le premier cessez-le-feu, vers 10 heures du matin, bien des hommes ne purent y croire, puis sortirent lentement de leurs positions, pendant que, de loin en loin, sur les lignes, les mêmes clairons répétaient le cessez-le-feu puis faisaient entendre les notes de la sonnerie aux morts, avant que les cloches ne répandent la nouvelle, à la volée, dans tout le pays.

 

Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, il y a cent ans, jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.

 

C’était l’armistice.

 

C’était la fin de quatre longues et terribles années de terribles combats meurtriers. L’armistice pourtant n’était pas la paix. Et à l’Est, pendant plusieurs années, d’effroyables guerres se poursuivirent.

 

Ici, ce même jour, les Français et leurs Alliés ont célébré leur victoire. Ils s’étaient battus pour leur patrie et pour la liberté. Ils avaient consenti, pour cela, tous les sacrifices et toutes les souffrances. Ils avaient connu un enfer que nul ne peut se représenter. Nous devrions prendre un instant pour faire revenir à nous cet immense cortège des combattants où défilent des soldats de la métropole et de l’empire, des légionnaires et des garibaldiens avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde.

 

Avec les ombres de Peugeot, premier tombé, et de Trébuchon, dernier Mort pour la France dix minutes avant l’armistice, voici l’instituteur Kléber Dupuy, défenseur de Douaumont, Apollinaire, Blaise Cendrars au régiment de marche de la légion étrangère, les soldats des régiments basques, bretons ou marseillais, le capitaine de Gaulle que personne alors ne connaissait, Julien Green, l’Américain, à la porte de son ambulance, Montherlant et Giono, Charles Péguy et Alain Fournier tombés dans les premières semaines, Joseph Kessel venu d’Orenbourg en Russie.

 

Et tous les autres, tous les autres qui sont les nôtres, auxquels plutôt nous appartenons, et dont on peut lire les noms sur chaque monument, des hauteurs solaires de la Corse aux vallées des Alpes, de la Sologne aux Vosges, de la pointe du Raz à la frontière espagnole. Oui, une seule France, rurale et urbaine, bourgeoise, aristocratique et populaire, de toutes les couleurs où le curé et l’anticlérical ont souffert côte à côte et dont l’héroïsme et la douleur nous ont faits.

 

Durant ces quatre années, l’Europe manqua de se suicider. L’humanité s’était enfoncée dans le labyrinthe hideux d’affrontements sans merci, dans un enfer qui engloutit tous les combattants, de quelque côté qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient.

 

Dès le lendemain, dès le lendemain de l’armistice, commença le funèbre décompte des morts, des blessés, des mutilés, des disparus. Ici en France, mais aussi dans chaque pays, les familles pendant des mois attendirent en vain le retour d’un père, d’un frère, d’un mari, d’un fiancé, et parmi ces absents, il y eut aussi ces femmes admirables engagées auprès des combattants.

 

10 millions de morts.

6 millions de blessés et mutilés.

3 millions de veuves.

6 millions d’orphelins.

Des millions de victimes civiles.

1 milliard d’obus tirés sur le seul sol de France.

 

Le monde découvrit l’ampleur des blessures que l’ardeur combattante avait occultée. Aux larmes des mourants, succédèrent celles des survivants. Car sur ce sol de France, le monde entier était venu combattre. Des jeunes hommes de toutes les provinces et de l’Outre-mer, des jeunes hommes venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom.

 

Les millions de témoins de toutes les nations racontèrent l’horreur des combats, la puanteur des tranchées, la désolation des champs de bataille, les cris des blessés dans la nuit, la destruction de campagnes florissantes où ne subsistait plus que la silhouette calcinée des arbres. Beaucoup de ceux qui sont rentrés avaient perdu leur jeunesse, leurs idéaux, le goût de vivre. Beaucoup étaient défigurés, aveugles, amputés. Vainqueurs et vaincus furent alors plongés pour longtemps dans le même deuil.

 

1918, c’était il y a cent ans. Cela semble loin, c’était hier !

 

J’ai arpenté les terres de France où se sont déroulés les combats les plus rudes. J’ai vu dans ces campagnes de mon pays la terre encore grise et toujours stérile des champs de bataille ! J’ai vu les villages détruits qui n’avaient plus d’habitants pour les reconstruire et qui ne sont aujourd’hui que le témoignage, pierre sur pierre, de la folie des hommes !

 

J’ai vu sur nos monuments la litanie des noms de Français côtoyant les noms des étrangers morts sous le soleil de France ; j’ai vu les corps de nos soldats ensevelis sous une nature redevenue innocente, comme j’avais vu, dans les fosses communes, se mêler les ossements des soldats allemands et des soldats français côte à côte qui, par un hiver glacial, s’étaient entretués pour quelques mètres de terrain…

 

Les traces de cette guerre ne se sont jamais effacées ni sur les terres de France, ni sur celles de l’Europe et du Moyen-Orient, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.

 

Souvenons-nous ! N’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres !

 

Souvenons-nous : ne retranchons rien de ce qu’il y avait de pureté, d’idéal, de principes supérieurs dans le patriotisme de nos aînés. Cette vision de la France comme Nation généreuse, de la France comme projet, de la France porteuse de valeurs universelles, a été dans ces heures sombres exactement le contraire de l’égoïsme d’un peuple qui ne regarde que ses intérêts. Car le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales.

 

Souvenons-nous, nous autres Français, de ce que Clemenceau a proclamé le jour de la victoire : il y a cent ans jour pour jour, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, avant qu’en un chœur sans pareil n’éclate la Marseillaise : combattante du droit, combattante de la Liberté, la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal.

 

Ce sont ces valeurs et ces vertus qui ont soutenu ceux que nous honorons aujourd’hui, ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la Nation et la démocratie les avaient engagés. Ce sont ces valeurs, ce sont ces vertus qui firent leur force parce qu’elles guidaient leur cœur.

 

La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d’un peuple contre d’autres, pas plus que celle de l’oubli du passé. Elle est un enracinement qui oblige à penser à l’avenir et à penser à l’essentiel.

 

Dès 1918, nos prédécesseurs ont tenté de bâtir la paix, ils ont imaginé les premières coopérations internationales, ils ont démantelé les empires, reconnu nombre de Nations et redessiné les frontières ; ils ont même rêvé alors d’une Europe politique.

 

Mais l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes. La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix.

 

Ici, aujourd’hui, peuples du monde entier, sur cette dalle sacrée, sépulture de notre Soldat Inconnu, ce « Poilu » anonyme symbole de tous ceux qui meurent pour la patrie, voyez tant de vos dirigeants rassemblés !

 

Chacun d’eux mène à sa suite une longue cohorte de combattants et des martyrs issus de son peuple. Chacun d’eux est le visage de cette espérance pour laquelle toute une jeunesse accepta de mourir, celle d’un monde enfin rendu à la paix, d’un monde où l’amitié entre les peuples l’emporte sur les passions guerrières, d’un monde où la parole des hommes doit parler plus fort que le fracas des armes, où l’esprit de conciliation l’emporte sur la tentation du cynisme, où des instances et des forums permettent aux ennemis d’hier d’engager le dialogue et d’en faire le ciment de l’entente, le gage d’une harmonie enfin possible.

 

Cela s’appelle, sur notre continent, l’amitié forgée entre l’Allemagne et la France et cette volonté de bâtir un socle d’ambitions communes. Cela s’appelle l’Union européenne, une union librement consentie, jamais vue dans l’Histoire, et nous délivrant de nos guerres civiles. Cela s’appelle l’Organisation des Nations unies, garante d’un esprit de coopération pour défendre les biens communs d’un monde dont le destin est indissolublement lié et qui a tiré les leçons des échecs douloureux de la Société des Nations comme du Traité de Versailles.

 

C’est cette certitude que le pire n’est jamais sûr tant qu’existent des hommes et des femmes de bonne volonté. Soyons sans relâche, sans honte, sans crainte ces femmes et ces hommes de bonne volonté !

 

Je le sais, les démons anciens ressurgissent, prêt à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’Histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix, que nous croyions avoir définitivement scellé du sang de nos ancêtres.

 

Que ce jour anniversaire soit donc celui où se renouvelle l’éternelle fidélité à nos morts ! Faisons, une fois de plus, ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix, nous en savons le poids, nous en savons les exigences !

 

Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons, en ce 11 novembre 2018, réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé.

 

Additionnons nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Nous avons engagé ce combat et nous pouvons le gagner : poursuivons-le, car la victoire est possible !

 

Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain.

 

Ensemble, nous pouvons faire surgir l’extraordinaire floraison des sciences, des arts, des échanges, de l’éducation, de la médecine que, partout dans le monde, je vois poindre car notre monde est, si nous le voulons, à l’aube d’une époque nouvelle, d’une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l’homme.

 

Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique. Ici, aujourd’hui, affrontons dignement le jugement de l’avenir !

 

La France sait ce qu’elle doit à ses combattants et à tous les combattants venus du monde entier. Elle s’incline devant leur grandeur.

 

La France salue avec respect et gravité les morts des autres nations que, jadis, elle a combattues. Elle se tient à côté d’elles.

 

« Nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » écrivait Guillaume Apollinaire.

 

Que sur les tombes où ils reposent, fleurisse la certitude qu’un monde meilleur est possible si nous le voulons, si nous le décidons, si nous le construisons, si nous l’exigeons de toute notre âme.

 

En ce 11 novembre 2018, cent ans après un massacre dont la cicatrice est encore visible sur la face du monde, je vous remercie pour ce rassemblement de la fraternité retrouvée du 11 novembre 1918. Puisse ce rassemblement ne pas être celui d’un jour. Cette fraternité, mes amis, nous invite, en effet, à mener ensemble le seul combat qui vaille : le combat de la paix, les combat d’un monde meilleur.

 

Vive la paix entre les peuples et les Etats !

Vive les nations libres du monde !

Vive l’amitié entre les peuples !

Vive la France ! »

 

 

Discours d’Emmanuel Macron, président de la République française, le 11 novembre 2018 à 11 heures, devant 70 chefs d’Etats étrangers, rassemblés à l’Arc de Triomphe de Paris.

 

 

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Publié le 9 Décembre 2018

Le 4 décembre à l'Arc de triomphe.

 

Dès la nuit tombante, 120 porte-drapeaux dont une quarantaine du Souvenir Français se rangent aux abords de l’avenue des Champs Elysées.

 

Ils sont là portant fièrement nos 3 couleurs chargées d’Histoire et frémissantes sous le ciel étoilé.

 

À l’heure prescrite, ils se mettent en marche suivis par un cortège grossissant au fur et à mesure de la progression vers la place de l’Etoile. Des touristes, des badauds, des braves gens aimeraient également se joindre à ce défilé de l’honneur où je croise les regards connus de certains de nos présidents de comité, de nos adhérents et de nombreux membres d’autres associations de renom.

 

En présence de la secrétaire d’État aux anciens combattants, de la maire de Paris, de celle du 8e arrondissement, d’un autre maire et de nombreux présidents d’associations dont notre président général du Souvenir Français, le ravivage de la Flamme se déroule comme toujours depuis le 11 novembre 1923.

 

Cette cérémonie empreinte de solennité a su dans le silence du recueillement laver l’affront des bêtes – dans les deux sens du terme, c’est à dire incultes et sauvages – qui souillèrent de leur vulgarité le lieu sacré, effacer l’outrage qui fut fait et rendre l’hommage mérité au Soldat Inconnu, symbole suprême du Souvenir et de la Mémoire.

 

C. Guy

DG des Hauts-de-Seine.

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Publié le 28 Novembre 2018

L'album du Centenaire.

Les commémorations du Centenaire ont commencé le 10 novembre à Issy-les-Moulineaux par la cérémonie des Flammes de la Mémoire, organisée par le Souvenir Français : devant le monument aux morts de la ville, chaque participant était invité à déposer une bougie rappelant le sacrifice des femmes et des hommes afin que nous puissions vivre dans un monde libre.

 

Elles se sont bien entendu poursuivies le lendemain avec un dépôt de gerbes à l’église Sainte-Lucie, puis une cérémonie de prières à l’auditorium du collège Saint-Nicolas. Il est à noter qu’un groupe de jeunes femmes, chrétiennes d’Orient, ont assuré la partie chantée de cette cérémonie de prières. Et l’assistance a assisté avec un plaisir non dissimulé à cette performance magnifique de grâce et de joie.

 

Par la suite, le cortège s’est formé à l’entrée du cimetière municipal pour se rendre au carré militaire et au monument aux Morts du cimetière. Ce même cortège est descendu sur la place du 11 novembre pour la lecture – sous une pluie battante – du message du Président de la République, par Madame Christine Helary-Oliver, maire-adjoint délégué aux Affaires et Parrainages militaires.

 

Enfin, devant le monument aux morts de la ville ont été prononcés les discours de Monsieur Poujols, président de l’UNC – lu par Fabien Lavaud, président des ACV – et de Monsieur Santini, maire, ancien ministre.

 

Les cérémonies se sont terminées en cette journée du 11 novembre par le banquet au foyer du PACI.

 

Autres actions à créditer au titre des cérémonies du Centenaire : le Concert « Grande Guerre » qui s’est déroulé au Palais des Congrès d’Issy le lundi 12 novembre 2018, puis le Spectacle musical « chanson tranchées » donné le lundi suivant par les élèves des classes à horaires aménagés musique spécialité vocale des établissements secondaires de la ville, accompagnés par un ensemble instrumental de la Musique de la Police Nationale et des étudiants du Centre national de la chanson.

 

Ci-dessous les photographies prises à l’occasion des cérémonies du Centenaires. A noter, entre autres bien entendu, la gerbe du Souvenir Français déposée par Monsieur le général Ichac, général de brigade aérienne (2s), président honoraire du Souvenir Français.

 

Le Souvenir Français tient à remercier vivement Monsieur Adrien Ramassamy, récent membre du Comité, pour la qualité des clichés et son enthousiasme.

 

 

F. RIGNAULT

Président du Comité d’Issy-Vanves

DG Adjoint du 92 - CDT (RC)

 

L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
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L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.
L'album du Centenaire.

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Publié le 24 Novembre 2018

Hommage aux Russes de Vanves.

Samedi 10 novembre 2018, sous une pluie battante, la municipalité de Vanves a tenu à rendre hommage aux quinze soldats Russes, qui sont Morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale, et sont enterrés dans le carré militaire de la ville.

Cet hommage a été organisé par la paroisse orthodoxe de Vanves, dirigée par le Père Michaël Rousseau, et l’association « Vie et Croissance ».

En présence d’une délégation venue de Moscou, d’un chœur russe, de représentants de l’ambassade de Russie en France, l’hommage a commencé par une célébration liturgique dans le cimetière, puis a été suivi des discours de Monsieur le maire, Bernard Gauducheau, et de Monseigneur Nestor, lui aussi venu de Moscou.

La commémoration s’est poursuivie dans les salons de l’Hôtel de Ville, avec des échanges de présents et des prises de parole. Par la suite, l’assemblée, formée de Vanvéens, de Russes, et des porte-drapeaux des associations patriotiques – qui sont restés stoïques toute la matinée sous la pluie – a eu la chance et l’honneur d’écouter plusieurs chants patriotiques entonnés par le chœur russe.

Pour mémoire, comme cela a été rappelé à plusieurs reprises en cette matinée par Madame Marie-Françoise Goloubtzoff, maire-adjoint de Vanves et sur ce site Internet – notamment en novembre 2010 – les Russes du carré militaire de Vanves sont morts des suites de leurs blessures alors qu’ils avaient été ramenés du front au lycée Michelet, et qui était un hôpital militaire temporaire.

Le Comité du Souvenir Français a été particulièrement honoré d’être invité à cette commémoration et très fier d’y participer.

Ci-dessous quelques photographies prises à cette occasion.

 

 

Sources :

  • Crédit photographiques : Souvenir Français d’Issy-Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.
Hommage aux Russes de Vanves.

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Publié le 14 Octobre 2018

Quête nationale du Souvenir Français : du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux va quêter devant le cimetière communal.

Conformément aux éléments présentés dans le Journal Officiel, cette quête se déroulera du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018.

Par avance, merci pour votre générosité.

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Publié le 13 Octobre 2018

Cérémonies du Centenaire à Issy.

Voici le détail des cérémonies à Issy pour le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves :

 

  • Samedi 10 novembre 2018 :
    • 18h20 : opération des « Flammes de la Mémoire » devant le monument aux morts de la ville. Chaque participant est invité à déposer une bougie rappelant le sacrifice des femmes et des hommes afin que nous puissions vivre dans un monde libre.

 

  • Dimanche 11 novembre 2018 :

 

  • 8h15 : départ en car pour les cérémonies, en face du Centre administratif.
  • 8h30 : dépôt de gerbes à l’église Sainte-Lucie.
  • 8h45 : cérémonie de prières à l’auditorium du collège Saint-Nicolas.
  • 9h30 : départ en car pour le cimetière et cérémonie au carré militaire.
  • 10h25 : dépôts de gerbes place du 11 novembre et lecture du message du Président de la République, par Madame Christine Helary-Oliver, maire-adjoint délégué aux Affaires et Parrainages militaires.
  • 10h50 : cérémonie au monument aux morts de la ville ; discours de Monsieur Poujols, président de l’UNC et de Monsieur Santini, maire.
  • 11h15 : vin d’honneur offert par la municipalité.
  • 12h30 : banquet au foyer du PACI (participation payante à hauteur de 40 Euros).

 

Comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

 

D’autres cérémonies vont suivre les commémorations du centenaire de l’Armistice de 1918 :

 

  • Lundi 12 novembre 2018 :
    • Palais des Congrès d’Issy – Salle Berlioz.
    • Concert « Grande Guerre » par l’Orchestre d’Harmonie et la Batterie-Fanfare de la Musique de la Police Nationale (entrée gratuite dans la limite des places disponibles).

 

  • Lundi 19 novembre 2018 :
    • Palais des Congrès d’Issy – Salle Berlioz.
    • Spectacle musical « chanson tranchées » par les élèves des classes à horaires aménagés musique spécialité vocale des établissements secondaires de la ville, accompagnés par un ensemble instrumental de la Musique de la Police Nationale et des étudiants du Centre national de la chanson (entrée gratuite dans la limite des places disponibles).

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Publié le 2 Septembre 2018

74e anniversaire de la Libération de Paris, par Fabien Lavaud.

« Monsieur le ministre, vice-président de la Métropole du Grand Paris,

Madame le maire-adjoint déléguée aux Affaires militaires et patriotiques,

Monsieur le député,

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les représentants de l’‘autorité militaire,

Messieurs les présidents des associations d’anciens combattants et patriotiques,

Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames, Messieurs, chers amis,

 

La commémoration de la Libération d’Issy-les-Moulineaux, de Paris et de sa banlieue fin août et début septembre 1944 à pour nous une valeur mémorielle et éducative sur la fin de cette horrible guerre, et l’action de la Résistance qui permit de libérer il y a 74 ans nos populations de l’occupation allemande et des monstruosités du nazisme.

 

Les humiliations, privations et douleurs, auxquelles se mêlèrent l’abjection antisémite et les déportations prirent fin grâce notamment aux femmes et aux hommes qui dès 1940 surent dire non à cette oppression. A la tentation du reniement et de la compromission, ils firent le choix de l’engagement. Grâce à eux, à la force qu’ils puisèrent au plus profond de leur être, éclairés par un idéal, la Libération de Paris et sa banlieue pu s’accomplir. Cette libération fut, aux côtés des armées françaises et alliées, la victoire de la Résistance et du peuple. Elle constitua une étape essentielle vers la capitulation du régime nazi. Elle mit fin au règne de Vichy, complice actif du nazisme et scella la reconnaissance du général de Gaulle et du rôle du Conseil National de la Résistance.

 

Le général de Gaulle voulait qu’une armée française soit la première à entrer dans Paris, tandis que la Résistance (avec les FFI et les FTP) voulait que la ville se libère par elle-même, et que Hitler souhaitait qu’elle soit défendue jusqu’au dernier soldat allemand, puis rasée avant son évacuation. Le 19 août, des centaines d’affiches proclament la mobilisation générale. Elle est signée du colonel Rol-Tanguy, chef des FFI pour Paris et l’Ile-de-France. Appelant le peuple parisien à la révolte avec l’appui du Conseil National de la Résistance et le Comité Parisien de la Libération. Le 22 août, il lance un appel « tous aux barricades ». Près de 600 surgissent un peu partout. Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes font la chaîne pour se passer pavés, grilles, matelas, sacs de sable… Les barricades ont un impact psychologique très important : les Parisiens participent à leur propre libération. Paris renoue avec la tradition révolutionnaire de 1830, 1848 et 1870, dont les barricades avaient là aussi valeur de symbole. Les comités de Libération s’installent dans les ministères, les mairies et aux sièges des journaux. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis quatre ans d’occupation.

 

Le vendredi 25 août 1944 à 15h30, le général Philippe Leclerc de Hauteclocque reçoit à Paris, devant la gare de Montparnasse, la capitulation des troupes d’occupation de la capitale. Le document est signé par le général Dietrich Von Choltitz, commandant du 84e corps d’armée. Il est aussi contresigné par le colonel Rol-Tanguy. Une heure plus tard, le général de Gaulle arrive à la gare et se voit remettre par Leclerc l’acte de capitulation. Il se rend ensuite à l’hôtel de ville ou il est reçut par Georges Bidault, Président du Conseil National de la Résistance. Le soir, de Gaulle s’installe au Ministère de la Guerre, en tant que chef du Gouvernement Provisoire de la République Française. Le lendemain, 26 août, il descend en triomphe les Champs-Elysées, acclamé par deux millions de Parisiens. Il est suivi du général Leclerc et de ses fidèles de la première heure.

 

Sur le perron de l’hôtel de ville, devant une foule enthousiaste et joyeuse, de Gaulle prononce un discours célèbre en des termes flamboyants : « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple ! ». La libération de Paris laisse un lourd bilan. Elle a causé pendant cette période 76 morts, issus de la 2e division blindée, ainsi que 901 résistants et 3.200 Allemands. Il y aura également 12.800 soldats allemands faits prisonniers.

 

Ce qui est pour la capitale le fut aussi pour Issy-les-Moulineaux, avec ses 115 isséens fusillés où morts en déportation, où sous les bombardements. Pendant la libération de notre cité, on dénombre cinq morts parmi les « Leclerc » et une dizaine de résistants. La Résistance isséenne était bien présente avec le Groupe Bienvenu sous les ordres du lieutenant-colonel Tari. Le 25 août, plus de 500 Allemands se rendent sans conditions quittant ainsi l’île Saint-Germain et le fort.

 

A cette occasion, permettez-moi de rendre hommage à trois personnes. Je tiens à saluer la mémoire de notre ami Marcel Leconte, qui fut vice-président de la FNACA. Il vient de nous quitter. Isséen depuis toujours, il avait laissé pour le Souvenir Français un témoignage sur la libération de la ville ainsi que sur le Stand de Tir où les Allemands fusillèrent près de 150 résistants. Le 4 août dernier, Arsène Tchakarian, dernier survivant du Groupe Manouchian, disparaissait. Egalement le 17 avril 2018 : Madame Raymonde Jean-Mougin nous quittait. Elle était la dernière conductrice ambulancière, surnommée les « Rochambelles ». Nous ne vous oublierons pas.

 

Demeurer fidèle à l’esprit de la Résistance, commémorant l’action de la France Libre, c’est se souvenir que sous le même drapeau frappé de la croix de Lorraine, combattirent ensemble toutes les confessions religieuses et des athées pour que triomphe la liberté, pour que demeure l’indépendance de la Patrie et que recule la barbarie. Comme avait dit Albert Camus au sujet de la Résistance et de la Libération de Paris : « Le Paris qui se bat ce soir au sujet de la Résistance veut commander demain. Non pour le pouvoir, mais pour la justice ; non pour la politique mais pour la morale, non pour la domination du pays, mais pour sa grandeur ».

 

Vive la République et vive la France ».

 

 

Fabien Lavaud,

président départemental de l’association

des Anciens Combattants Volontaires.

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Publié le 24 Août 2018

Juin 2008 : au nom des anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux, Marcel Leconte s’apprête à déposer une gerbe devant la tombe du Soldat Inconnu.

Juin 2008 : au nom des anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux, Marcel Leconte s’apprête à déposer une gerbe devant la tombe du Soldat Inconnu.

Au début de ce mois d’août, nous avons appris la douloureuse nouvelle de la disparition de notre ami Marcel, membre depuis des années de notre Comité du Souvenir Français, ainsi que vice-président du Comité local de la FNACA.

 

Marcel avait rejoint le Souvenir Français en 2007 et nous avait, depuis lors, constamment aidé que ce soit pour porter le drapeau à maintes occasions comme pour gérer le pot de l’amitié à l’occasion des assemblées générales.

 

Marcel Leconte, isséen depuis toujours, nous avait raconté son enfance dans notre commune et rappelé ce que furent à la fois la Libération de la ville en août 1944 comme la découverte du Stand de Tir, où les Allemands avaient fusillé près de 150 résistants. Il était un ancien d’Algérie. Soldat, entre autres, du 584e bataillon du train, il nous avait également confié ses aventures en tant que chauffeur de son commandant de compagnie : Jean Pouget, l’ancien de Dien Bien Phu et journaliste/écrivain célèbre dans le monde combattant.

 

Ses souvenirs sont présents sur ce site à la date du mois d’octobre 2009.

 

A sa famille, à ses amis, le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves présente ses très sincères condoléances.

 

 

Sources :

 

  • Crédits photographies : archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
Marcel Leconte en Algérie (à dr. Sur la photo, il porte le fusil à l’épaule).

Marcel Leconte en Algérie (à dr. Sur la photo, il porte le fusil à l’épaule).

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Publié le 2 Avril 2018

Hommage au général Glavany.

Il y a un peu plus d’une année, le 16 janvier 2017, disparaissait le général de corps aérien, Roland Glavany. Il avait été le président d’honneur du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français entre 2008 et 2017.

 

Le jeudi 22 mars 2018, trente élèves de la promotion 2016 de l’École de l’air (EA) ont rendu hommage au parrain de leur promotion, le général Roland Glavany.

 

La cérémonie s’est déroulée au cimetière d’Issy-les-Moulineaux, en présence de la famille Glavany, de quelques proches et amis, comme le général Forget et le général Valérie André.

 

Il s’agit d’une initiative des élèves de l’EA, qui ont profité de leur séjour en Région parisienne, à l’occasion du séminaire interarmées des grandes écoles militaires (SIGEM), pour organiser cet hommage.

 

Ils ont remis l’insigne de leur promotion à leur parrain à titre honorifique avant d’entonner leur chant de promotion.

 

 

 

Copyright Armée de l’Air pour le texte (pour partie) et la photographie (Julien Fechter).

 

 

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Publié le 7 Novembre 2017

Louise Zazzera et sa petite-fille Margaux, à l’entrée du cimetière d’Issy-les-Moulineaux.

Louise Zazzera et sa petite-fille Margaux, à l’entrée du cimetière d’Issy-les-Moulineaux.

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux et Vanves a quêté devant le cimetière. Conformément aux éléments présentés dans le Journal Officiel, cette quête s’est déroulée du samedi 28 octobre au mercredi 1er novembre 2017.

Nous tenons à remercier les services techniques de la ville pour avoir pavoisé la place du Souvenir Français (elle se trouve à droite en sortant du cimetière, rue de l’Egalité), Monsieur Michel Raineri du protocole, le commissariat, toute l’équipe du cimetière emmenée par Monsieur Gandolfo, ainsi que les quêteurs, bien entendu.

Nous tenons aussi et surtout à remercier tous les donateurs. Il y a quelques années en arrière, la quête du Souvenir Français se résumait à une présence le 1er novembre pendant quelques heures seulement et 50 Euros. Cette année, les quatre jours de quête ont rapporté près de 700 Euros soit pratiquement autant que l’année dernière, qui avait été un cru exceptionnel !

Que chacun et chacune d’entre vous, qui avez donné, soit mille fois remerciés. Cette somme ira à la réfection de tombes et de monuments de celles et ceux qui sont morts pour la France et que l’on n’oublie pas, afin que, comme le disait Roland Dorgelès, « ils ne meurent pas une deuxième fois » !

Mais les événements ne sont pas terminés ! Vendredi 10 novembre, à 18h20, devant le monument aux Morts de la ville, se dérouleront les Flammes de l’Espoir et le Souvenir Français assurera la vente du Bleuet de France, le 11 novembre à l’occasion des cérémonies commémorant l’armistice de 1918.

 

Merci pour tant de générosité.

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