commemorations - evenements

Publié le 18 Janvier 2015

Hong Kong - 4

Comme chaque année, le Consulat de France à Hong Kong et l’Association du « Souvenir français de Chine » ont organisé une cérémonie de commémoration à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Hong Kong. Lors de l’invasion de la colonie britannique, le 8 décembre 1941, par les troupes japonaises, le territoire a été le théâtre d’affrontements très durs qui ont duré jusqu’au 25 décembre – resté comme le « Black Christmas » – date de la capitulation du gouverneur.

 

Ce que l’on sait moins, c’est qu’une trentaine de Français se sont engagés dans le corps volontaire de défense qui protégeait la colonie. Militaires de carrière, marins de passage ou simples civils, ces hommes se sont unis derrière le consul général de France, Louis Reynaud, qui, dès le 20 juin 1940 avait courageusement répondu à l’appel du général de Gaulle. Un comité de la France Libre existait donc à Hong Kong et son serment de résistance s’est trouvé durement mis à l’épreuve à partir de décembre 1941.

 

C’est une histoire qui reste à écrire dans les détails, mais ce qui est certain c’est qu’au moins six hommes ont payé leur engagement de leur vie. Probablement d’autres, mais les preuves manquent encore. Pour honorer leur mémoire, une stèle a été érigée dès 1948 dans le cimetière militaire de Stanley. Elle comportait quatre noms. Deux autres ont été rajoutés dans les années 1970 au gré des nouvelles recherches et informations.

 

C’est dans ce lieu que, chaque année, le vendredi après-midi le plus proche du 8 décembre, des membres de la communauté française se réunissent pour rendre hommage à cette partie exotique et méconnue de la France Libre.

 

Le 5 décembre dernier, la tradition était respectée. La consule générale adjointe à Hong Kong et Macao, Mme Lilas Bernheim (photographie ci-dessus), a tout d’abord livré un discours très poignant sur la nécessité du devoir de mémoire. Elle a évoqué la dette immense que la République a souscrit envers ces hommes et salué la présence de l’invité d’honneur de cette cérémonie: M. John Siewert, 91 ans, vétéran américain du débarquement de Normandie, récemment décoré de la Légion d’honneur. M. Siewert était marin sur le bateau USS Satterlee et a débarqué à Omaha beach. La consule générale a conclu son discours sur une note plus légère, une petite histoire du bleuet que le « Souvenir français de Chine » a distribué avant la cérémonie.

 

Le représentant de ladite association de mémoire, M. François Drémeaux, a ensuite pris la parole pour raconter aux élèves du lycée français, ainsi qu’au reste du public, le contexte très particulier du comité France Libre à Hong Kong ainsi que le déroulement de la bataille de Hong Kong. Pour insister sur la portée universelle du combat mené à Hong Kong, il a lu le télégramme du consul général de 1940, envoyé à l’attention du général de Gaulle: « Groupée autour de moi, la colonie française de Hong Kong s’indigne contre toute idée d’armistice et de paix séparée, et se révolte à la pensée d’une telle trahison qui déshonorerait la France à jamais vis-à-vis de nos alliés et de l’humanité! ». Liant les deux anniversaires du centenaire de la Première Guerre mondiale et des 70 ans du Débarquement, il a précisé que la mémoire était un instrument précieux qui devait être confié aux jeunes générations.

 

C’est sur ces mots que le représentant du « Souvenir français de Chine » a présenté les élèves de Première ES/L du lycée français international de Hong Kong qui se sont portés volontaires pour interpréter « Le chant des partisans » avec beaucoup de ferveur (photographie ci-dessous). Deux couronnes de fleurs ont ensuite été déposées, l’une par Mme Bernheim et un élève, l’autre par le général Hammerbeck de la Royal British Legion. Ce sont d’autres élèves qui ont poursuivi la cérémonie: Marie Océane Leroy et Maï-Ly Nguyen, élèves varoises en échange scolaire avec Saint-Margaret Co-Educational School de Hong Kong. Ces deux lycéennes ont la particularité d’avoir été lauréates, l’année dernière, du Concours national Résistance et Déportation.

 

Sur la suggestion du délégué varois de la Fondation de la France Libre, Michel Magnaldi, elles ont lu deux extraits de discours du général de Gaulle, l’un du 11 novembre 1941 et l’autre du 11 novembre 1944. Par l’intermédiaire de ces deux jeunes filles, la Fondation de la France Libre a pu entrer en contact avec la délégation du « Souvenir français de Chine » à Hong Kong et être ainsi officiellement représentée pour la première année. Une collaboration qui ne fait que commencer…

 

Le clairon de la « Hong Kong Sea School » a ensuite sonné le début d’une minute de silence. Ce beau moment de partage et de mémoire s’est prolongé autour d’un cocktail, au cours duquel les élèves ont pu discuter, entre autres, avec l’attaché naval de Pékin, le capitaine de police du consulat de Hong Kong, mais aussi avec l’invité d’honneur, M. John Siewert. 

 

 

 Hong Kong - 3

 

Monsieur Michel Nivelle.

 

Sources

Souvenir Français de Chine et d’Asie – www.souvenir-francais-asie.com

Un grand merci à Monsieur Claude R. Jaeck, Délégué général du Souvenir Français pour la Chine et l’Asie.

Voir les commentaires

Publié le 4 Novembre 2014

 

2014-11-01 Quete SF Issy

 

Cette année le Souvenir Français avait organisé sa quête annuelle de la Toussaint, en plusieurs endroits de la commune : devant le Monoprix, à la sortie de la messe en l’église Saint-Bruno et bien entendu à l’entrée du cimetière.

Cette année, les Isséennes et les Isséens, comme l’ensemble des personnes de passage, ont été particulièrement généreux avec notre association : près de 300 euros ont été récoltés. Nous vous en remercions vivement ! Cet argent ira entre autres à l’entretien des tombes et monuments qui sont à notre charge. Il servira également à fleurir ces mêmes tombes et monuments à l’occasion des commémorations.

Nous tenons à remercier l’ensemble du personnel de la commune et du cimetière pour nous avoir permis de réaliser cette quête dans les meilleures conditions, de même que les quêteurs et toutes celles et ceux qui ont travaillé à l’organisation de cette manifestation patriotique.

 

CDT (RC) Frederic RIGNAULT

Président du Comité – Délégué Adjoint pour les Hauts-de-Seine

Voir les commentaires

Publié le 3 Septembre 2014

 

2014-08-31, Issy

 

Discours de Paul Subrini, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, 1er maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux.

 

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

 C'était il n'y a pas si longtemps, 70 ans. Nous déambulons aujourd'hui innocemment sans craindre de croiser, au détour d'une rue, une milice menaçante, d'être arrêté arbitrairement, d'être pris au milieu de tirs désordonnés. Nous nous promenons le soir sans guetter l'heure du couvre-feu, et le jour nous ne patientons pas avec angoisse dans d'interminables files d'attente, espérant obtenir quelques denrées avec nos tickets de rationnement.

 Cette époque est révolue, et nous souhaitons qu'elle ne revienne jamais. Mais il n'y a pas si longtemps, 70 ans, à peine la durée d'une vie humaine, voilà quel était le quotidien des Français, des Isséennes et des Isséens. En profitant spontanément de la plénitude de notre liberté, nous en viendrions presque à oublier qu'elle est fragile, qu'elle se perd aussi bien qu'elle se gagne.

 Souvenons-nous qu'à partir de 1940 et durant quatre années, l'Occupation nazie a instauré le règne de la peur et de la tyrannie. Chaque jour, les agents de ce régime infâme - soldats, miliciens, forces collaborationnistes remplissaient leur tâche avec une méticulosité diabolique : arrestations, tortures, exécutions sommaires, spoliations, déportations, et même, à l'insu de tous, l'extermination massive de millions d'hommes et de femmes.

 Tant bien que mal, la population faisait son possible pour continuer à vivre dans ce climat de terreur générale, attendant des jours meilleurs, priant pour une aide qui tardait à venir. Bien sûr, des citoyens courageux se sont engagés dans la Résistance et ont créé des réseaux efficaces pour harceler et déstabiliser l'ennemi. Sans produire d'actions décisives, ils permettaient néanmoins d'entretenir la flamme d'une certaine France, celle qui ne se résignait pas, celle qui ne voulait pas abdiquer et mourir.

 À Issy-les-Moulineaux, vous le savez Mesdames et Messieurs, deux groupes de résistance se sont organisés à partir de 1942 : le Mouvement de Libération Nationale, qui avait fixé son quartier général clandestin au cœur même de la Mairie ; et le groupe Francs-Tireurs et Partisans Boisredon, localisé à l'Hôpital Corentin-Celton.

 Faisant honneur à leur patrie, déterminés à préserver avec leurs faibles moyens ses idéaux humanistes, ces Résistants ont agi dans l'ombre et sous la menace permanente de représailles, attendant l'élan libérateur qui devait venir d'au-delà des mers. Et il est venu, enfin, ce souffle de renouveau et d'espoir, grâce au général de Gaulle et aux unités coloniales restées fidèles à la République, grâce à l'Angleterre martyrisée et grâce aux États-Unis d'Amérique, déterminés à mobiliser leur puissance pour faire barrage aux ténèbres du nazisme. À partir de juin 1944, les forces alliées déferlent sur nos côtes, de Normandie puis, quelques semaines plus tard, de Provence. Faisant cause commune avec les populations opprimées, se mettant au service de la démocratie et de la liberté, ces soldats libèrent un à un chaque village, chaque quartier, chaque maison.

 Cette année, nous commémorons le 70ème anniversaire de cette Libération et c'est le cœur empli de gratitude et d'émotion que nous rendons une fois encore hommage à ces héros. Nous ravivons dans nos mémoires les épisodes de ce moment historique important. Dans les jours qui suivent le débarquement, la panique gagne les forces d'Occupation, les troupes refluent vers I'Est.  Le bruit arrive bientôt à Paris que la délivrance est proche, l'espoir renaît, la fièvre saisit la population. Gendarmes, fonctionnaires, ouvriers, s'insurgent, la grève générale est déclarée le 18 août ! À partir du 19 août, I ‘hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux est officiellement occupé par la Résistance, elle qui y avait déjà installé son quartier général clandestin depuis longtemps.

 Des barricades s'élèvent les jours suivants, rue Renan, rue Chénier, boulevard Rodin...pour contrecarrer la retraite des troupes nazies. Le 23 août, en fin de journée, les premiers éléments de la 2e Division blindée du général Leclerc pénètrent sur le territoire de la ville, la liberté est recouvrée. Il faudra attendre encore plusieurs mois avant que les combats ne cessent, que l'Allemagne nazie et tous ses partenaires belliqueux ne capitulent sans conditions. Encore beaucoup de morts, beaucoup de souffrance, mais lors de cet été 44, Paris et sa banlieue revivent. C'est ce retour de la liberté que nous célébrons aujourd'hui, cette liberté qui ne doit plus jamais disparaître, que nous savourons chaque jour, sans oublier à qui nous la devons.

 II ne tient qu'à nous de la sauvegarder, d'être dignes des sacrifices endurés par les Libérateurs, de veiller à ce que le règne de la haine et de la peur ne connaisse pas de gloire nouvelle. 70 ans, cela semble beaucoup à l'échelle de nos vies fragiles, mais c'est une fraction de seconde dans l'histoire d'un peuple.

 Au nom de la Ville d'Issy-les-Moulineaux, je remercie toutes celles et tous ceux, soldats, résistants et simples citoyens, qui participèrent à notre libération. Nous n'oublions pas leur sacrifice et leur engagement.

 

Voir les commentaires

Publié le 21 Août 2014

 

 

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux participera aux cérémonies communales destinées à célébrer l’anniversaire de la Libération de la ville, le dimanche 31 août 2014 :

 

 

– 9h15 : rassemblement sur le parc de stationnement du CNET et départ en car.

 – 9h30 : place « Groupe Manouchian » - Dépôt de gerbes au buste éponyme.

 – 9h45 : parc de la Résistance ZAC Sainte-Lucie – Dépôt de gerbes à la stèle commémorative.

 – 10h05 : angle pont Jean Moulin / avenue Jean Monnet – Dépôt de gerbes au buste de Jean Moulin, premier Président du Conseil National de la Résistance.

 – 10h25 : place du 8 mai 1945 – Dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle, chef de la France libre.

 – 10h40 : square Bonaventure Leca – Dépôt de gerbes au buste du général Leclerc.

 – 10h45 : square Bonaventure Leca – Fleurissement du monument aux morts – Allocutions de Monsieur Jean Quillard, président départemental des ACV et de Monsieur André Santini, ancien ministre, député-maire.

 – 11h15 : vin d’honneur dans le salon Elysée de l’Hôtel de Ville.

 

Voir les commentaires

Publié le 3 Mai 2014

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à célébrer l’anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 :

 

  • - Mardi 7 mai à 18h00, salle multimédia, hôtel de ville : conférence donnée par le capitaine de vaisseau Guy Crissin : « Le commando KIEFFER dans le débarquement du 6 juin en Normandie».

 

  • - Dimanche 8 mai :
    • – 8h00 : rassemblement sur le parc de stationnement du CNET et départ en car.
    • – 8h30 : messe en l’église Notre Dame des Pauvres, 27, boulevard Gallieni.
    • – 9h15 : fleurissement de la stèle du maréchal Juin.
    • – 9h35 : place du 8 mai 1945 : dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle ; lecture du message de Kader Arif, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.
    • – 9h50 : cortège en direction de la place du maréchal de Lattre de Tassigny.
    • – 10h00 : square Bonaventure Leca. Dépôt de gerbes au buste du général Leclerc.
    • – 10h05 : dépôt de gerbes à la plaque « Veuves et orphelins victimes de guerre ».
    • – 10h15 : monument aux morts de la ville ; dépôt de gerbes et discours de Monsieur Roger Quillard, Président départemental des ACV et Monsieur André Santini, député-maire.
    • – 10h45 : vin d’honneur dans les salons de l’Hôtel de Ville.

 

Comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

Voir les commentaires

Publié le 17 Avril 2014

2014-04-05--congres-national 5119

 

 

 

Les vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 avril 2014, s’est déroulé le congrès national du Souvenir Français.

 Ce congrès a commencé le vendredi 3 avril par une cérémonie du culte israélite à la Maison Moadon, dans le 17e arrondissement de Paris. Il s’est poursuivi le lendemain par une session de travail dédiée aux Délégués généraux puis une seconde session ouverte aux présidents de comités et aux adhérents. Enfin, le dimanche, il s’est clôturé par une messe solennelle en l’église Saint-Louis des Invalides.

 De nombreux sujets ont été abordés :

 

  • Présentation des rapports financier et moral.
  • Présentation du parrainage et des actions de communication entre le Souvenir Français et la Patrouille de France.
  • Indication sur les thèmes à venir concernant la communication, les objets publicitaires afin que chaque adhérent puisse porter les « couleurs » de l’association.
  • Création d’un nouveau site Internet.
  • Revitalisation de la Revue.
  • Présentation du nouveau logo (cela fera l’objet d’un futur article relatif aux explications de ce nouveau logo).
  • Nouvelle carte d’adhérent ; nouveau bulletin d’adhésion ; nouveaux diplômes…

 

Bien entendu, un hommage a été rendu aux adhérents, aux présidents et aux délégués généraux disparus cette année. Nous tenons une nouvelle fois à exprimer toute notre sympathie aux familles de Michel Leclercq, qui fut président du Comité de Châtillon et de Jean-Louis Monnin, qui lui fut président de Courbevoie.

 Traditionnellement, le samedi soir a eu lieu le ravivage de la Flamme avec de très nombreux porte-drapeaux et une imposante délégation, qui a remonté les Champs-Elysées depuis la rue Balzac. Le général Bruno Dary, président du Comité de la Flamme, et le contrôleur général Delbauffe, président-général de notre association, en compagnie de Madame Anne Hidalgo, maire de Paris, ont procédé au ravivage de la Flamme du Soldat inconnu.

 Retrouvez toutes les photographies du congrès national, dans l’album intitulé « 2014-04-05, congrès national » ; vous y verrez, entre autres, les délégations des comités des Hauts-de-Seine. Bonne visite !

 

 

Voir les commentaires

Publié le 27 Mars 2014

 2014-03-22--Messe-Algerie 5077

Le samedi 22 mars 2014, en l’église Saint-Bruno, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux a participé à la messe à la mémoire des Isséens morts pour la France, ou en Service Commandé, pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie. Leurs noms sont les suivants :

 

  • André Bernheim, avril 1957.
  • Jean Brulin, décembre 1960.
  • Pierre Essayan, novembre 1958.
  • Gérard Flament, mai 1958.
  • Roland Fortin, septembre 1959.
  • Claude Franck, juillet 1956.
  • Jean Gosselin, septembre 1961.
  • Jean Henry, décembre 1960.
  • Roger Langlois, août 1956 (Tunisie).
  • André Lemoine, mai 1956 (Maroc).
  • Thang Giung Nguyen, mars 1962.
  • Georges Pinchaud, novembre 1958.
  • Jacques Prieur, juin 1958.
  • Georges Segard, juin 1956.
  • Belcacem Slimani, mars 1961.
  • Casimir Stachurski, décembre 1957.
  • Dominique Verley, juin 1957.

 

Mort en Service Commandé aérien dans le secteur d’Oran en 1959 : l’officier de l’armée de l’air le lieutenant Jean-Pierre Pouillien.

 

Retrouvez les photographies de cette messe, suivie d’une cérémonie au cimetière municipal, dans l’album éponyme.

 

Voir les commentaires

Publié le 1 Mars 2014

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux participera à la messe à la mémoire des isséens morts au combat en Algérie. Celle-ci se déroulera le samedi 22 mars 2014 ; en voici le programme :

 

  • 9h30 – Rassemblement sur le parking du CNET et départ en car.
  • 10h00 : église Saint-Bruno, 14 rue de l’Egalité – Messe du Souvenir.
  • 11h00 : cimetière communal, 57 rue de l’Egalité – Fleurissement des tombes des Morts en Algérie.

Voir les commentaires

Publié le 14 Décembre 2013

 

2013-11-11, Issy - J

 

Le général de corps aérien Roland Glavany, Grand Croix de la légion d’honneur, et le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, président honoraire du Souvenir Français, déposent une gerbe pour la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918.

 

 

Le dimanche 8 décembre 2013 s’est déroulée dans la salle d’honneur de la Maison du Combattant, l’assemblée générale du comité d’Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français.

 

Le président a remercié l’ensemble des personnes présentes, Monsieur le député-maire, ancien ministre, André Santini, Monsieur le maire-adjoint Marie-Auguste Gouzel, les présidents des associations d’anciens combattants de la ville d’Issy-les-Moulineaux, le président de l’UFAC, Messieurs Villenfin et Leconte pour l’organisation.

 

Après un moment de silence demandé en mémoire de nos soldats morts au combat et une pensée pour notre adhérente Georgette Poussange, la séance de travail a été ouverte.

 

Le président a présenté le rapport moral et le rapport d’activité du comité au cours de l’exercice 2012-2013, en rappelant, entre autres, la sortie du livre « Mémoire des carrés militaires des Hauts-de-Seine » publié par le Souvenir Français. Ensuite, le rapport financier a été exposé.

 

Monsieur André Labour, Délégué général pour les Hauts-de-Seine, a rappelé les valeurs de l’association et la nécessité de joindre des jeunes aux manifestations patriotiques puis, en compagnie de Monsieur André Santini, qui avait honoré cette assemblée générale de sa présence, des médailles ont été remises :

 

Médaille de Bronze : Monsieur Michel Villenfin et Monsieur Giovanni Gandolfo, porte-drapeau du Comité.

Médaille d’argent pour Gilles Guillemont (qui va céder sa place à Louise Zazerra) et pour Monsieur le général Jean-Claude Ichac, président honoraire.

 

Par la suite le verre de l’amitié a été servi au foyer Robert Savary et les participants se sont rendus au restaurant Le Bistrot du Boucher pour le déjeuner.

Voir les commentaires

Publié le 15 Novembre 2013

 

2013-11-11, Issy - G

Christian Poujols.

 

Christian Poujols est président de l’Union Nationale des Combattants, 46e Section (Issy-les-Moulineaux). Voici son discours à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

 

 

« Monsieur le Maire,

Monsieur le Maire-Adjoint délégué aux Anciens Combattants et aux Affaires militaires,

Messieurs les présidents d’Associations d’Anciens Combattants et les Anciens Combattants,

Mesdames Messieurs les représentants des Autorités civiles et militaires,

Mesdames Messieurs les élus,

Mesdames Messieurs,

 

Nous voici rassemblés cette année encore devant le monument aux Morts de notre ville pour commémorer le 11 Novembre 1918 où, à la 11ème heure du 11ème jour du 11èmemois, le clairon a sonné la fin d’une longue guerre de 52 mois.

 Un peu plus de quatre années pendant lesquelles les soldats ont vécu dans les tranchées ; ils ont connu sans discontinuer le froid, la pluie, la neige et, aussi, la chaleur. Il nous arrive de nous plaindre de la chaleur ou du froid ; dans ces moments-là, pensons à nos Poilus et à ce qu’ils ont dû endurer. En plus de la mitraille, en plus des obus, en plus des assauts donnés et reçus.

 Il y avait des moments pendant lesquels Français et Allemands se retrouvaient entre les tranchées pour porter secours et ramener les blessés dans leurs tranchées respectives ; ils échangeaient un signe, un salut, se montraient les photos de leurs enfants puis rejoignaient leurs postes.

 Et la guerre reprenait. Que ressentaient-ils en voyant fixé sur eux le regard de l’homme dans le ventre duquel ils enfonçaient leur baïonnette et avec lequel ils avaient, peu de temps auparavant, échangé un signe, des photos ?

 La Marne, la Somme, l’Yser, Verdun où, le premier jour, nos soldats ont encaissé 936.000 obus ; ils ont riposté, tiré quelques 120.000 obus par jour. On estime que 37 millions de projectiles ont été tirés de part et d’autre à Verdun !

 L’année prochaine, nous commémorerons le 100ème anniversaire du début de cette guerre qui a changé la façon de vivre des français : les maris, les fils étaient au front et les femmes ont dû les remplacer. Elles ont travaillé la terre, elles ont travaillé en usine pour fabriquer les munitions dont leurs hommes avaient besoin ; elles ont appris à conduire les tramways. La guerre finie, beaucoup d’entre elles ont continué ce travail qu’elles avaient découvert parce que l’homme n’était pas revenu. Parce que cette guerre a fait 1.500.000 morts et trois fois plus de blessés dans les rangs de l’Armée française.

 La Der des Der pensaient  nos Poilus. Hélas ! L’esprit de revanche amena les Allemands à refaire la guerre en 1939 avec Hitler à leur tête. Cette deuxième guerre mondiale qui fut suivie de bien d’autres, Indochine, Corée, Afrique du Nord. Le monde ne s’est pas encore assagi et de nombreux conflits surgissent ; la menace nucléaire reparait.

 Que, tout au long de cette année 2014 où sera commémorée la Grande Guerre, les dirigeants du monde soient interpellés par ces batailles, ces nombreux lieux de mémoire, ces morts, ces blessés et qu’il leur soit donné un peu de raison ; de nombreuses raisons d’apaiser les tensions et que nos enfants et petits enfants ne connaissent jamais ce que nos aînés ont vécu, ce que vous les Anciens Combattants ici présents avez connu.

 Mon Père qui se levait lorsqu’il entendait  La Marseillaise jouée à la radio après le discours de tel ou tel Ministre ou Président, les badauds qui se découvraient lorsque passait devant eux le drapeau du régiment ou lorsqu’ils entendaient l’hymne national ou la sonnerie aux Morts sont un monde révolu paraît-il ; autres temps autres mœurs nous dit-on.

 Eh bien, malgré cela,

 

Vive la France. »

 

Voir les commentaires