Publié le 21 Juin 2007

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A l'occasion de la commémoration du 67ème anniversaire  de l'appel du général de Gaulle, la mairie d'Issy-les-Moulineaux a organisé, le 16 juin 2007, une conférence-débat animée par Monsieur Georges-Joseph Caïtucoli, Secrétaire général de la Fondation de la France Libre, membre du Haut Conseil de la Mémoire Combattante et Grand Officier de la Légion d'Honneur. Vous trouverez les photos de cet événement dans l'album intitulé "16 juin 2007 - France Libre". Voici un extrait de l'intervention de MR Caïtucoli : "Depuis la cruelle défaite de notre pays en 1940 et l'Appel du général de Gaulle, la France a vécu, jusqu'à la victoire, une des périodes les plus exceptionnelles de son histoire. Nous avions le devoir d'en transmettre le souvenir intact à nos descendants car les combats menés par ceux qui refusèrent la défaite furent patriotiques, généreux, courageux et exemplaires. Certains, pourtant essentiels, par un long et inéluctable processus, ont malheureusement été, de fait, progressivement éclipsés au détriment de la réalité historique. (...) Dès la libération du territoire, il y a eu une disproportion entre la place donnée aux combats des uns et des autres. Deux unités de la France Libre ont échappé au manque de médiatisation. L'une est le groupe d'aviation "Normandie Niémen" qui, ayant combattu en Russie, a été adopté par toute la presse communiste dont le tirage était, à l'époque, considérable. (...) L'autre unité est la 2ème DB, parce qu'elle a libéré Paris avec les Forces de l'Intérieur.

Par contre,  personne ne connaît la 1ère DFL, la Division emblématique de la France Libre, qui s'est battue partout, acceptant loin de toutes et de tous, tous les sacrifices. Ce fut dès l'automne 1940, à Sidi Barani où un bataillon de Français Libres se battit avec les Britanniques pour reprendre cette place forte aux Italiens, puis au printemps 1941, en Erythrée, où Montclar et ses 1.200 hommes remporteront, avec nos alliés, une formidable victoire se terminant par la capitulation à Massaoua de 14.000 hommes des troupes de Mussolini. Ce fut la Syrie où ils perdirent tant des leurs, dans un cruel combat fraticide avec les Vichystes, Bir Hakeim symbole d'héroïsme, la Tunisie, l'Italie avec le corps expéditionnaire. Enfin ce fut, le débarquement de Provence avec la 1ère Armée. (...) Nos marins ont été engagés sur tous les océans avec nos alliés. (...) Les Parachutistes de la France Libre, intégrés au "Special Air Service" Britannique se sont illustrés dans toutes les opérations menées en Cyrénaïque, en Libye, en Crête, en Tunisie, en Italie, avant de combattre en Bretagne, d'abord, puis dans de nombreuses régions de France ensuite. (...) 

Soixante ans après ces combats qui ont permis au général de Gaulle de prétendre que la France, n'ayant jamais quitté le combat, devait siéger à la table des vainqueurs, l'Education nationale les a fait disparaître de l'enseignement. (...) C'est pour tenter d'endiguer ce processus qui aboutit à ne transmettre qu'une relation partielle des événements que notre pays a connu que le livre 'La France au combat" a été conçu. (...) Il s'agit d'un récit complet et impartial des combats et des engagements de toutes les forces qui ont participé à la victoire."


L'ouvrage "La France au combat", ouvrage collectif avec une préface de Max Gallo, est disponible aux Editions Perrin : www.editions-perrin.com . 850p, 26 €.

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Publié le 13 Juin 2007

Témoignage sur le Vercors : Le malentendu permanent, par le colonel Richard MARILLIER.

Le 4 juin dernier, disparaissait le général Alain Le Ray, figure historique de la Résistance française. Le général fut le premier à s'être évadé de la forteresse de Colditz en 1941. Il entra en 1943 dans la résistance et devient le premier chef militaire du maquis du Vercors.

L’action du général Le Ray nous permet de rappeler ce que fut le maquis du Vercors. Le colonel Richard Marillier, commandeur de la Légion d'Honneur, résistant de la première heure sur ce plateau nous a fait l’amitié de nous donner son avis.


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«Je n’ai pas connu le capitaine Le Ray dans le Vercors pour la simple raison que je n’y étais pas lorsqu’il y était et qu’il n’y était plus lorsque j’y suis arrivé. Je l’ai rencontré, pour la première fois, le 5 novembre 1944, à Grenoble, lors d’une prise d’armes où nous faisions partie, tous les deux, des huit résistants décorés par le général de Gaulle. Je l’ai revu, par la suite, sur le front des Alpes, puis, beaucoup plus tard, en Région parisienne lorsqu’il était général. Ces dernières années, je lui téléphonais de temps en temps et nous évoquions le Vercors. Il me disait que cela le réconfortait de m’entendre puisqu’il n’y voyait plus guère et ne pouvait plus communiquer par l’écriture. Huit jours avant sa mort, Roland Bechmann (Lescot dans le Vercors), gendre de Jean Prévost, me téléphonait pour me dire que le général Le Ray était dans un coma profond et que c’était la fin.

 

L’histoire du Vercors est, à la fois, simple dans sa conception et très compliquée dans sa réalisation. De quoi s’agissait-il ? Tout simplement de faire du massif – véritable forteresse naturelle – une terre d’accueil et de recueil pour des unités parachutistes en liaison avec un débarquement dans le midi. Cette idée, exprimée par Pierre Dalloz et Jean Prévost, mise en forme par Alain Le Ray, relayée par Yves Farge et défendue par le général Delestraint et Jean Moulin devant le général de Gaulle à Londres, fut entérinée en février 1943 sous le nom de Plan Montagnard. En conséquence, un Comité de Combat du Vercors fut créé et commença ce que j’appelle un malentendu permanent entre ceux qui espèrent et ceux qui attribuent. Non, vous ne recevrez pas de renforts aéroportés mais recueillerez un commando de parachutistes américains et nous vous demandons d’aménager deux pistes d’atterrissage pour gros porteurs. Oui, le Plan Montagnard est toujours valable ; pour preuve, le 14 juillet 1944, 72 forteresses de l’US Air Force nous larguent, en plein jour, de quoi armer 2.000 hommes.

En fait, il existait un décalage entre ce que le BCRA d’Alger prescrivait et les moyens nécessaires dont il ne disposait pas. De toute façon, le drame du Vercors commença avec l’arrestation du général Delestraint et de Jean Moulin, les seuls qui se seraient opposés au déclenchement du Plan dans de telles conditions. Le maquis du Vercors ne disposait, le 6 juin, ni des effectifs ni de l’armement nécessaires. La suite, on la connaît : 15.000 soldats allemands (chasseurs de montagnes, bataillons de Volontaires de l’Est (« Mongols »), artillerie divisionnaire, 240 aviateurs, des panzers divisions, des parachutistes) sont déployés et attaquent. La bataille dure 56 heures ; le bilan est éloquent : l’Histoire retiendra que 629 maquisards auxquels il convient d’ajouter 210 civils y perdront la vie, ce qui signifie, si l’on s’en réfère aux chiffres officiels de l’Association des Pionniers du Vercors, que plus de 3.000 combattants ont pu, soit survivre dans le maquis au milieu des Allemands, soit quitter ce même plateau par des issues de secours. L’Histoire retiendra aussi qu’environ 120 soldats de la Wehrmacht y ont été tués et que le lendemain de l’opération du Vercors le général allemand Karl Pfaum a été relevé de son commandement, le général Streicker le remplaçant à la tête de la Division 157, le 1er septembre 1944 ».


Le colonel Marillier a publié plusieurs livres sur le Vercors, aux Editions de l’Armançon : http://www.editions-armancon.fr/ . Par ailleurs, le colonel Marillier connaît bien Issy-les-Moulineaux  : en tant que Directeur Adjoint Délégué du Tour de France, entre 1981 et 1990, il présentait chaque années au PACI les itinéraires et les équipes.

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Publié le 13 Juin 2007

Visite à Aisne-Marne :

 

Le dimanche 3 juin 2007, les associations des Anciens combattants d’Issy-les-Moulineaux ont visité le cimetière américain d’Aisne-Marne. Participaient, entre autres personnalités, à cet événement : les colonels Alexander et Kelly ; MR Riblet du Souvenir Français ; MR Fleury de l’UFAC et de la FNACA ; MR Poujols de l’UNC ; MR Quillard de l’ACV et MR Rossignol de la FNCPG / CATM. Retrouvez les photos sur l’album intitulé « Bois Belleau – Juin 2007 ».

 

 

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Le cimetière américain d’Aisne-Marne est géré par l’American Battle Monuments Commission. Fondée par le Congrès des Etats-Unis en 1923, cette commission a pour mission de conserver la mémoire des sacrifices et des exploits des forces militaires américaines là où elles servirent à partir de 1917. Le cimetière, d’une superficie de 21.25 ha, est situé au pied de la colline sur laquelle se trouve le Bois Belleau. Lorsque le Congrès autorisa, en 1921, son maintien en tant que l’un des huit cimetières permanents de la Première Guerre mondiale en terre étrangère, un accord fut passé avec le gouvernement français garantissant la jouissance des terres occupées à perpétuité, à titre gracieux sans aucun impôt ou taxe.



Le Bois Belleau

 

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Le Bois Belleau est un mémorial dédié à tous les Américains qui combattirent durant la Première Guerre mondiale ; il jouxte le cimetière derrière la Chapelle. On peut y voir des restes de tranchées, des trous d’obus et des vestiges de la guerre, trouvés dans les environs. Le monument ci-dessus est une stèle de granit noir, portant un bas-relief en bronze de Félix de Weldon représentant grandeur nature un Marine attaquant avec un fusil à baïonnette. Ce monument commémore la 4ème Brigade des Marines de la 2ème Division Américaine à qui revient principalement la capture du bois. 


Mémorial Américain d’Aisne-Marne  

 

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Situé sur la cote 204, à 3 km à l’ouest de Château-Thierry, le monument d’Aisne-Marne offre une vue étendue de la vallée de la Marne. De grandes statues symbolisant les Etats-Unis et la France unis par une longue amitié ornent son côté ouest, tandis que le côté est abrite un aigle aux dimensions également impressionnantes. Sous cette sculpture l’inscription suivante est gravée : « Le temps ne ternira pas la gloire de leurs exploits ».  

Il existe des documentations (dont est issu ce texte) sur le Cimetière américain d’Aisne-Marne ; celui-ci se trouve à Belleau dans le département de l’Aisne. Pour trouver des informations sur les cimetières et monuments américains en France, et ailleurs, se connecter : www.abmc.gov

 

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Publié le 6 Juin 2007

Le Comité d'Issy-les-Moulineaux a participé au Memorial Day (journée du Souvenir pour les Américains), le 26 mai dernier, à Marnes la Coquette. Cette cérémonie se déroulait en présence de nombreuses personnalités, ainsi que du délégué général du Souvenir Français pour les Hauts de Seine : MR André Labour. Retrouvez toutes les photographies de cet événement sur l'album intitulé  "Memorial Day", et qui s'est déroulé au pied du monument dédié à la mémoire des pilotes de l'Escadrille La Fayette.

Ce rendez-vous nous permet d'écrire quelques lignes sur cette unité, peu présente dans les mémoires collectives américaines et françaises.

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Sur cette photographie figurent les premiers pilotes de l'escadrille (extrait du site web : http://perso.orange.fr/rdisa/html - Lafayette Flying Corps.)

 

L'Escadrille La Fayette s'est constituée en 1916, par de jeunes américains présents en France, sur la base de trois principes : tout Américain qui se respecte connaît alors l'importance du rôle de la France et de son marquis au moment de l'Indépendance en 1776 ; un sentiment de solidarité entre les deux nations ; des appels et des manifestes qui paraissent dans toute la presse appelant les étrangers résidant en France à s'engager dans l'Armée française (l'un des appels les plus célèbres étant celui de Blaise Cendrars, lui-même Légionnaire).

La naissance de l'escadrille n'est pas simple, car en cette année les Etats-Unis ne sont pas encore entrés en guerre ; quid d'Américains aux côtés de soldats et d'aviateurs français ? L'affaire est réglée par l'engagement de l'ensemble des pilotes dans la Légion Etrangère. Formée de volontaires, l'escadrille s'installe à Luxeuil les Bains et participe à de nombreux combats, dans les Vosges aussi bien que dans la Somme. Les premiers pilotes sont Victor Chapman, Elliot Cowdin, Bert Hall, James Mac Connel, Norman Prince, Kiffin Rockwell, William Thaw (...). Ils sont placés sous le commandement d'un officier français, le capitaine Georges Thenault, secondé du lieutenant de Laage de Meux.

Le 16 août 1917, le général Pétain décerne à l'escadrille sa première citation à l'ordre de l'armée : "Escadrille composée de volontaires américains venus se battre pour la France, avec le plus pur esprit de sacrifice. A mené sans cesse sous le commandement du capitaine Thénault qui l'a formée, une lutte ardente contre nos ennemis. A soulevé l'admiration profonde des chefs qui l'ont eue sous leurs ordres et des escadrilles françaises qui, loin de l'affaiblir, exaltaient son moral, a abattu 28 avions ennemis homologués".

A la fin de l'année 1917, la majeure partie des pilotes de l'Escadrille La Fayette rejoint le Corps expéditionnaire américain ; dans sa forme originelle, l'unité cesse d'exister le 18 février 1918. Son insigne - une tête de Sioux - et ses traditions seront repris par l'Armée de l'Air française. Aujourd'hui, c'est l'escadron de chasse 2/4 La Fayette, stationné à Luxeuil, qui en est en charge.

L'image d'Epinal de l'Escadrille La Fayette est celle de chevaliers, héroïques, au secours d'une nation amie : il faut dire que les premiers pilotes étaient principalement de jeunes gens fortunés et que leur mess était subventionné par un riche américain et avait pour chef un ancien saucier du Ritz de New York !

A noter plusieurs sites web complets sur cette escadrille, comme celui cité plus haut, ainsi qu'un article de Daniel Hary (de l'Institut de Stratégie Comparée - Ecole pratique des Hautes Etudes de la Sorbonne)  sur
www.stratisc.org 

Enfin, à noter l'ouvrage de Jean Gisclon dont la couverture est ci-dessous.


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Publié le 4 Juin 2007

Le 8 mai 2007, l'ensemble des associations d'anciens combattants, des déportés, le Souvenir Français et son Président et porte-drapeau, Gérard Riblet, étaient présents à la commémoration de l'Armistice de la Seconde Guerre mondiale. Cette célébration était présidée par Mr André Santini, ancien ministre et député-maire d'Issy-les-Moulineaux, Mr Marie-Auguste Gouzel, maire-adjoint en charge des Affaires militaires à Issy-les-Moulineaux et Mr Roger Fleury, président local de l'UFAC.  Cette cérémonie de prise d'armes fut suivie d'un défilé de troupes à pied du Régiment de Marche du Tchad, dont la ville est Marraine. Retrouvez les photographies de cet événement dans l'album intitulé "Commémoration du 8 mai à Issy".

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Publié le 1 Juin 2007

 

Bonjour,

Nous avons le plaisir d'ouvrir en ce jour du 1er juin 2007, le site web du Comité du Souvenir Français à Issy-les-Moulineaux.

 

L’association Le Souvenir Français a été créée en 1872, en Alsace et Lorraine occupées, pour assurer l’entretien des tombes des soldats français morts aux combats de la Guerre de 1870. Depuis, l’association n’a jamais cessé d’œuvrer pour la mémoire de celles et ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie au nom de la Patrie ; et ce, chaque année, dans une triple action : entretien, rénovation et fleurissement de plus de 120.000 tombes en France ; restauration de plus de 150 monuments ; réalisation de près de 50 stèles et monuments commémoratifs en France et à l’étranger ; organisation de visites de scolaires sur les lieux de mémoire de notre Histoire.

A Issy-les-Moulineaux, le Souvenir Français a besoin de vous ! Pour nous aider dans ces missions, pour nous aider à fleurir les tombes de nos glorieux aînés, pour nous permettre de perpétuer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour sauver notre pays, adhérez et faites adhérer au Souvenir Français. Les cotisations annuelles sont à partir de 8 euros.

Pour tout renseignement et pour adhérer, merci de prendre contact avec le Souvenir Français – MR Gérard Riblet – 91, avenue du Gouverneur général Eboué – 92130 Issy-les-Moulineaux – Tél. : 01 46 48 00 05. Email : gerard.riblet.sf@club-internet.fr .

 

Par ailleurs, le Souvenir Français entreprend une grande collecte d’informations sur toutes celles et ceux dont les noms sont inscrits sur le Monument aux morts de la ville, dans le but d’informer et d’illustrer un site web en cours de réalisation, ainsi qu’un ouvrage à paraître. Toutes les informations, photographies peuvent nous être adressées par courrier à l’adresse ci-dessus ou par email aux adresses ci-dessous :

Président : Gérard Riblet – Email : gerard.riblet.sf@club-internet.fr

Comité d'Issy-les-Moulineaux : 

Président : Gérard Riblet 
Trésorier : Thierry Gandolfo
Secrétaire : Frédéric-Edmond Rignault

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