Publié le 24 Juin 2018

A la mémoire du colonel Paul Schimpff, de Vanves.

Du Premier au Second conflit mondial.

 

Paul Adolphe Schimpff nait le 7 avril 1892 à Conflins-en-Jarnisy, commune du canton de Jarny, dans la moitié nord du département de Meurthe-et-Moselle, à environ 70 kilomètres de Nancy, mais à seulement 25 kilomètres à l’ouest de Metz.

 

Voilà dix-neuf ans que la région est sous le contrôle de l’Empire allemand. Son père est Alsacien, mais n’a pas hésité un seul instant : entre la république française et l’Empire allemand, la famille restera française !

 

Incorporé en 1912, Paul Schimpff intègre en 1913 l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (Promotion « De Montmirail »). Dès ses premiers jours de combat, en 1914, il est grièvement blessé. Ses supérieurs notent : « Sorti de l'école de Saint-Cyr depuis 15 jours, a conduit sa section à la baïonnette sur l'ennemi et a ainsi déterminé la reddition de 200 ennemis – A été grièvement blessé au cours de cette action ». Il reçoit pour cette action une citation. Au cours de la Première Guerre mondiale, il sera blessé une nouvelle fois et recevra une nouvelle citation. Il termine sa guerre comme engagé volontaire au sein du 1er bataillon de chasseurs à pied, alors en action sur le front de Champagne.

 

Militaire d’active, il est envoyé en poste au Maroc, puis est affecté en Rhénanie et dans la Ruhr occupée. En 1925, il est nommé au grade de chef de bataillon. Il quitte l’armée l’année suivante, pour entreprendre une carrière civile, principalement comme responsable financier de la Ligne de Défense contre les Chemins de Fer. En parallèle, Paul Schimpff continue activement à défendre les intérêts de ses anciens chasseurs. Par ailleurs, il est élu président d’une société de tir.

 

Depuis 1938, une mobilisation partielle est décrétée en France. Paul Schimpff est intégré au 69e bataillon de chasseurs à pied. En avril 1940, il fait partie de l’expédition à Narvik, en Norvège, où il participe à la victoire des alliés, qui sont alors français, anglais, norvégiens et polonais.

 

De retour en France, Paul Schimpff combat dans la Somme. La Wehrmacht le fait prisonnier. Il est libéré quelques mois plus tard, en janvier 1941, pour raisons de santé, du fait de son invalidité contractée lors de sa blessure de 1914.

 

La résistance.

 

Dès lors, il prend contact avec la Résistance française. En août 1942, il entre dans le mouvement Ceux de la Libération, sur les conseils de Raymond Jovignot, chasseur comme lui. Ce mouvement est l’un des huit grands réseaux qui va intégrer le Conseil National de la Résistance, dirigé par Jean Moulin. Le représentant de Ceux de la Libération est Roger Coquoin, qui sera tué en 1943. Paul Schimpf est alors chef du service Actions. Il prend le nom du colonel Lecor et enchaîne les missions.

 

Toute la région militaire de Paris est placée sous sa responsabilité. A la demande de Shimpff, Raymond Jovignot va étudier la possibilité de mettre au point des lance-flammes dont la fabrication devait être assuré par les Etablissements Philippe et Pain (Montrouge, dans les Hauts-de-Seine) et par les Etablissements Jovignot. Ce projet ne verra pas le jour. Paul Schimpff demande également à Henri Pergaud, son adjoint, de lui fournir les plans des réseaux ferrés avec les emplacements des tranchées et des signaux d’arrêt. Ils mettent alors au point un plan pour bloquer les transports militaires allemands.

Paul Schimpff dispose d’un bureau chez Kohn, administrateur de biens, au n°11 de l’avenue de l’Opéra, à Paris, où il réunit son Etat Major. Mais c’est là qu’il est arrêté le 28 avril 1943 par la Gestapo. Il parvient à s’évader de l’hôtel Cayré le soir même de son arrestation puis il envoie un rapport à Roger Coquoin, qui conduit le mouvement Ceux de la Libération depuis l’arrestation de Maurice Ripoche, dans lequel il explique la trahison dont il aurait été victime de la part de son secrétaire, agent passé à l’ennemi. De fait, l’arrestation de Schimpff entraîne un important coup de filet parmi les chefs des sections militaires de Paris.

En cavale, Paul Schimpff est finalement arrêté alors qu’il s’apprête à franchir la frontière espagnole le 20 septembre 1943. Transféré à Fresnes, il est déporté à Buchenwald en janvier 1944. A l’approche des Alliés, les SS commencent à vider le camp: ce seront les « marches de la mort » dont Paul Schimpff sera l’une des victimes: parti vers le 7 avril 1945 il parcourt à pied environ 350 km, jusqu’en Haute Bavière où une colonne de chars US le libère très affaibli le 23 avril 1945. Son compagnon de captivité est le colonel Doucet, chef historique du Ceux de la Libération.

De retour en France, le colonel Schimpff est accueilli le 2 mai 1945 au Val de Grâce où il décède d’épuisement et de fièvre typhoïde le 17 mai, non sans avoir eu le temps d’écrire au Ministre de la Guerre pour défendre les intérêts des familles de ses officiers morts en déportation.

 

Le colonel Schimpff était Officier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 14-18 avec 4 citations et Croix de Guerre 39-40 avec 2 citations. Il était aussi titulaire de la Croix de Combattant Volontaire et de la Croix des Services Volontaires avec une Citation à l'Ordre du Corps d'Armée.

 

Le nom de Paul Schimpff figure sur le monument aux morts de Vanves.

 

La couverture.

 

La Résistance a parfois des conséquences inattendues. Dans son ouvrage Un juif improbable, le professeur et géopolitologue Monsieur Dominique Moïsi indique de Paul Schimpff, alors membre de la société d’administration de biens Kohn, a été de ceux qui ont « récupéré » puis liquidé grâce au Gouvernement de Vichy les avoirs de la société de son père, précipitant la faillite de celui-ci.

 

En fait, Paul Schimpff se servait de cette société pour cacher ses actions clandestines !

 

 

 

 

Sources

 

  • Encyclopédie Larousse, Wikipédia et Universalis.
  • Archives INA.
  • Site Internet du Ministère des Armées : Mémoire des Hommes.
  • Site Internet www.memorialgenweb.org
  • Site Internet www.memoresist.org
  • Extraits du livre de M. Dominique Moïsi, Un juif improbable, Flammarion, 2011.
  • Archives municipales.
  • Histoire de la France et des Français, d’André Castelot et d’Alain Decaux.
  • Le colonel Paul Schimpff, ce héros, par Jean-Marie Schimpff.

 

 

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Publié le 16 Juin 2018

Giacomo et Vincenza Signoroni. Au premier plan, le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac.

Giacomo et Vincenza Signoroni. Au premier plan, le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac.

En prélude à la Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France de la Guerre d’Indochine, le 8 juin dernier, le général de brigade aérienne Jean-Claude Ichac, a souhaité saluer la mémoire de son ami, Giacomo Signoroni.

 

 

 

« Monsieur le Préfet,

Monsieur le Maire,

Chers amis,

 

Dans quelques minutes nous allons rendre hommage aux Morts pour la France en Indochine. Mais aujourd'hui, contrairement aux années précédentes, cette cérémonie se déroulera en l'absence de l'un des derniers acteurs de cette tragédie héroïque qui s'est déroulée, il y a soixante dix ans, à 9.000 kilomètres d'Issy, un acteur qui était aussi un citoyen de notre ville, un voisin, un camarade, un ami.

 

Avec son béret vert de « para Légion » et sa cravate de commandeur de la Légion d'Honneur, il était pour nous l'archétype de ceux qui avaient « fait l'Indo », cette Indochine où il avait effectué trois séjours en opérations, où il avait été cité trois fois dont une citation à l'ordre de l'armée et où il avait été blessé à trois reprises, devenant ainsi, selon la belle formule de la Légion étrangère, lui qui était italien d'origine, « français, non par le sang reçu, mais par le sang versé » !

 

Pensionnaire depuis 18 mois de l'Institution nationale des Invalides, l'adjudant Giacomo Signoroni nous a quitté, il y a quelques jours, pour rejoindre ses camarades tombés à ses côtés à Tan-My, à Xon-Lon, à Kham-Thien ou à Dien-Bien-Phu. Lui, le guerrier, peut maintenant reposer, en paix.

 

Nous ne l'oublierons pas.

 

 

 

Général de brigade aérienne (2s) Jean-Claude ICHAC

Président honoraire

du comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français »

 

 

Ci-dessous un album souvenir de notre ami Giacomo, Jacques, comme aimait à dire Vincenza.

 

Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.
Giacomo Signoroni, par le GBA Jean-Claude Ichac.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 10 Juin 2018

Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.

Notre ami et adhérent Giacomo Signoroni vient de nous quitter le 22 mai 2018, à la veille de ses 97 ans. Ancien d’Indochine et d’Algérie, Giacomo Signoroni était pensionnaire de l’Institut National des Invalides depuis la fin de l’année 2016.

 

Voici ci-après son éloge funèbre par le général de corps d’armée Christophe de Saint-Chamas, Gouverneur des Invalides, le 25 mai 2018.

 

« Mon Adjudant, voici venu le moment des adieux que vous adresse la famille de l’Institution Nationale des Invalides, cette famille des Pensionnaires que vous aviez rejointe il y a un an et demi, et que vous quittez au terme d’une vie marquée par de magnifiques aventures et par de douloureuses épreuves.

 

C'est l’émotion que nous ressentons alors que, dans quelques instants, vous allez franchir le seuil de cette Cathédrale Saint Louis des Invalides, l’Eglise des Soldats, pour traverser la Cour d’Honneur des Invalides porté par des soldats du détachement d’honneur, pour rejoindre le carré militaire du cimetière de Vaugirard où vous allez pouvoir reposer au milieu des Pensionnaires qui vous y ont précédé. Il me revient l'honneur d'être l'interprète de tous ceux qui vous entourent aujourd’hui, pour vous exprimer notre considération et notre chaleureuse affection.

 

Giacomo SIGNORONI, votre vie tout entière fut une épopée. Vous êtes né le 23 mai 1921 à Castagneto Po, un village situé à quelques kilomètres de Turin au cœur du Piémont italien, où votre père est cultivateur. Votre mère meurt en vous donnant naissance et vous perdez votre père à l’âge de huit ans. Orphelin, c’est votre marraine qui vous élève et qui vous inculque les valeurs de la patrie. C’est donc tout naturellement, que lorsque l’Italie se range aux côtés des Forces de l’Axe, vous décidez de vous engager et servez alors au sein de l’armée italienne.

 

Après avoir assisté à pas mal d’atrocités et constaté le démantèlement de votre nation, vous émigrez dans le sud de la France à la fin de la guerre. Devenu apatride, vous décidez en décembre 1945 de vous engager dans les rangs de la Légion Etrangère. Affecté à la 13e Demi-brigade de la Légion Etrangère, vous rejoignez votre unité stationnée à Bizerte en Tunisie. Désignée pour combattre en Extrême-Orient, la « 13 » commandée par le Colonel de SAIRIGNÉ, débarque à Saïgon le 3 mars 1946. Engagé en Cochinchine au sein de la 2e compagnie, vous êtes rapidement nommé caporal. Votre comportement au feu vous vaut de recevoir la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures avec une première citation à l’ordre du régiment dès novembre 1946.

 

Promu caporal-chef le 1er mars 1947, vous êtes nommé sergent en octobre de la même année. Vous vous faites remarquer à nouveau le 6 mars 1948, en vous élançant à la tête de votre groupe pour venir en renfort des éléments de tête de votre compagnie. Blessé par balle à la poitrine au cours de cette action, vous êtes cité une nouvelle fois à l’ordre de la division.

A peine remis de votre blessure, vous vous portez volontaire pour rejoindre les premiers légionnaires parachutistes et êtes affecté en mai 1948 à la compagnie parachutiste du 3e REI à Hanoï. Au sein de cette unité, vous vous distinguez à maintes reprises et notamment le 28 janvier 1949 à Kham Thien dans la région d’Hanoï au Tonkin, où vous êtes une nouvelle fois blessé et cité à nouveau à l’ordre du régiment.

 

Vous assistez alors à la dissolution de cette compagnie parachutiste du 3e REI et à la création du 1er BEP. Arrivé au terme de votre séjour, vous embarquez en juin 1949 sur le Pasteur pour rentrer en Afrique du Nord. Après quelques mois passés à Sidi-Bel-Abbès, la Maison mère de la Légion Etrangère, vous êtes réaffecté à la 13e DBLE où vous rejoignez le 4e Bataillon en décembre 1949. Au cours de ce second séjour en Indochine, vous êtes promu sergent-chef en juin 1950. Vous rentrez sans encombre en Afrique du Nord en janvier 1952.

 

Vous repartez pour un troisième séjour indochinois en mars 1953. Affecté comme chef de la section pionniers au 1er Bataillon de la 13e DBLE, vous rejoignez en fin d’année le camp retranché de Dien Bien Phu. Quand on vous interrogeait à ce sujet, vous aviez coutume de dire « Là-bas, nous avons tous fait notre travail en soldat ». Au risque de froisser votre modestie, je voudrai tout simplement reprendre le texte de la citation qui accompagnait la concession de votre Médaille Militaire : « Sous-officier d’une bravoure faisant l’admiration de tous, lors des attaques qui se sont succédées pendant les mois de mars et d’avril 1954 à Dien Bien Phu (Vietnam du Nord), a fait preuve d’un rare sens du devoir en remplissant sans défaillance toutes les nombreuses missions qui lui étaient confiées, malgré les tirs particulièrement violent de l’artillerie et des armes de tout calibre. A combattu jusqu’à l’extrême limite de ses forces. Digne des plus belles traditions de la Légion Etrangère… ».

 

Blessé grièvement le 10 avril 1954, vous êtes nommé adjudant au feu six jours plus tard. Le 8 mai, à la chute du camp retranché, vous êtes fait prisonnier par le Viet Minh et malgré vos blessures, emmené en captivité dans des conditions épouvantables. Vous allez alors vivre l’enfer pendant plus de trois mois et demi avant d’être enfin libéré le 22 août. Rapatrié sanitaire en Afrique du Nord, vous bénéficiez d’une période de convalescence, avant d’être affecté au 5e Régiment étranger d’infanterie avec lequel vous effectuez un quatrième et dernier séjour en Indochine entre juillet 1955 et mars 1956.

 

Ensuite, ce sera la campagne d’Algérie, où vous prenez part à de nombreuses opérations au sein du 2e Régiment étranger d’infanterie puis au sein du 1er Régiment étranger de cavalerie dont vous me parliez ces derniers mois avec fierté et émotion.

 

Dans la même période, après avoir reçu la nationalité française en janvier 1956, vous avez épousé Mademoiselle Vincenza MARZIANO le 2 août 1958. Votre foyer accueille deux enfants qui vous entourent aujourd’hui, Elisabetta et Marcel. Le 30 novembre 1961, vous êtes rayé des contrôles de l’armée d’active, après avoir servi avec « honneur et fidélité » pendant 16 années dans les rangs de la Légion Etrangère. Retiré pendant quelques mois à Saïda où votre beau-père tient une pêcherie, vous rentrez en France en 1962 et installez votre famille à Saint Mandé.

 

Pendant près de vingt-cinq ans vous alternez différents emplois comme pigiste dans la publicité puis dans le domaine de la sécurité et du gardiennage. Vous consacrez également votre temps libre à votre famille que vous emmenez l’hiver sur les pistes de ski et l’été à Port-la-Nouvelle en bord de mer.

 

En 1987, vous faites valoir vos droits à la retraite et vous allez enfin pouvoir vous consacrer à votre passion de la lecture des livres d’histoire, ainsi qu’aux voyages. Très attaché au devoir de mémoire, vous êtes particulièrement impliqué dans les associations d’Anciens Combattants et au Souvenir Français de la Ville d’Issy-les-Moulineaux où vous résidez.

 

Victime d’un accident vasculaire cérébral à l’automne 2016, vous demandez votre admission à l’Institution Nationale des Invalides où vous êtes accueilli en qualité de Pensionnaire le 8 décembre suivant. Aux Invalides, vous retrouvez cette ambiance militaire que vous appréciez tant, en particulier les activités où vous retrouviez vos camarades Pensionnaires anciens légionnaires à Noël ou à Camerone. Depuis quelques temps nous constations avec tristesse la lente dégradation de votre état de santé. Vous nous avez quittés mardi après-midi à la veille de vos 97 ans.

 

A votre épouse Vincenza, à votre fille Elisabetta et votre fils Marcel, à leurs conjoints, à vos petits-enfants Océane, Maxence, Sébastien et Warren, à tous vos proches et amis, j’adresse en mon nom personnel, au nom du médecin général inspecteur Directeur de l’Institution, au nom de tous les médecins et du personnel, au nom de tous les bénévoles qui œuvrent dans le cadre de l’Institution, et surtout au nom de tous vos camarades Pensionnaires, nos plus vives et nos plus sincères condoléances.

 

Adjudant Giacomo SIGNORONI, vous êtes commandeur de la Légion d’honneur, Médaillé Militaire, titulaire de la croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieures avec quatre citations dont une à l’ordre de l’armée, de la médaille coloniale avec agrafe Extrême-Orient, de la médaille commémorative de la campagne d’Indochine, de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord et de la croix du combattant.

 

En nous associant dans le recueillement à la peine de votre famille, et à celle de tous vos amis, de vos frères d’armes légionnaires, de tous ceux qui vous ont entouré ces derniers mois, nous allons vous rendre un dernier hommage, en nous levant pour entendre résonner, en présence de l'Etendard des Invalides, la sonnerie qui vous honore en cet instant : « Aux Morts ! »

 

 

Général de corps d’armée Christophe de SAINT CHAMAS

Gouverneur des Invalides »

 

 

 

Crédit photographiques :

 

  • Jacques Tchirbachian – Président de l’ANACRA
  • Gérard de Boissieu – Membre du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français

 

 

Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.
Eloge funèbre de Giacomo Signoroni, par le général de Saint-Chamas.

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Publié le 3 Juin 2018

Le trio des Fouga à l’entrée du musée du Bourget.

Le trio des Fouga à l’entrée du musée du Bourget.

Le 21 août 2016, su ce site Internet, j’écrivais dans un article intitulé « Morts en SAC, enfin reconnus », les phrase suivantes : « … une « Association du Mémorial des Aviateurs » vient de voir le jour. Son but, en liaison étroite avec le Musée de l'air et de l'espace du Bourget, est d'une part de mettre en place, sur l'esplanade du musée, un monument à la mémoire des aviateurs morts en service, et d'autre part d'installer, dans l'enceinte même du musée, une borne mémorielle permettant l'accès à une base de données rassemblant à terme plusieurs dizaines de milliers de noms, avec le maximum de renseignements sur chacun d'eux. »

 

Un peu moins de deux ans plus tard, pourquoi tous les adhérents du Souvenir Français doivent-ils se sentir concernés par l'état d'avancement de ce projet? La réponse à cette question se trouve dans les statuts de « l'Association du Mémorial des Aviateurs » qui stipulent, à l'article 6 : « Les membres de droit sont :

 

  • Le Directeur du Musée de l'air et de l'espace.
  • Le Maire de la commune de Dugny.
  • Le maire de la commune du Bourget.
  • Le Président du Souvenir français.
  • Le Président de l'association Les Ailes Brisées. » (*)

 

Que déduire de la présence « de droit » de notre président au sein de l'Association du Mémorial des Aviateurs ? Que d'une part le Souvenir Français est reconnu comme un des organismes incontournables parmi ceux qui promeuvent le devoir de mémoire, sans oublier le volet « air » de cette mission, et que d'autre part notre association juge l'initiative du Mémorial suffisamment importante pour décider, en approuvant ce choix, que son président puisse, de l'intérieur, en suivre, et peut-être au besoin, en compléter l'évolution.

 

Aujourd'hui, en mai 2018, on peut esquisser un premier « rapport d'étape ». Comme prévu, le « Mémorial des Aviateurs » comportera deux entités, le Monument, piloté par l'Armée de l'air, et l'Espace mémoriel, piloté par l'association :

 

  • Le projet retenu pour le monument a été conçu par Jean-Bernard Metais. Il sera implanté devant la porte d'entrée du Musée de l'air et de l'espace, sur l'aéroport du Bourget, au pied du trio des Fouga « Magister » aux couleurs de la Patrouille de France, et sera essentiellement constitué d'une pale d'hélice dressée verticalement, avec l’épitaphe « l'Armée de l'air, en hommage aux aviateurs » et portant les visages de deux légendes de l'aéronautique militaire, Georges Guynemer, mort au champ d'honneur, et Maryse Bastié, disparue en service aérien commandé. Si le calendrier est respecté, le monument pourrait être inauguré à l'automne, peut-être le 11 septembre, date anniversaire de la fin glorieuse du capitaine Guynemer.

 

  • L'Espace mémoriel sera, lui, implanté à l'intérieur du Musée, sans doute dans le hall dit « de la Cocarde ». Il se présentera sous la forme d'un produit multimédia accessible au public et permettant d'avoir accès à l'histoire des aviateurs morts dans l'accomplissement de leur mission. La constitution de la banque de données représente un travail considérable de recherche et de mise en mémoire. A ce jour plus d'un millier de fiches ont été réalisées et sont en cours de validation par un Conseil Scientifique et Historique, en donnant dans un premier temps la priorité à la période post-Guerre d'Algérie à nos jours, et à une sélection des « légendes » de l'aéronautique militaire.

 

Si de nombreux organismes, officiels ou privés, sont détenteurs des informations nécessaires et sont actuellement recensés et contactés par les équipes de l'association, il ne faut pas sous-estimer l'aide que peuvent apporter tous ceux qui ont découvert et photographié, au cours d'une promenade, une tombe oubliée en bordure de forêt, ou retrouvé dans leur grenier une boîte de souvenirs et de photos d'un aviateur de la famille, ou se souviennent des faits d'armes racontés par un ancien...

 

Communiqués à l'Association du Mémorial (**), ces photos, ces documents, ces lettres ou ces souvenirs peuvent permettre de compléter une biographie, rectifier une erreur, ou même réparer un oubli, action qui peut paraître, à tort, trop ponctuelle, voire insignifiante mais qui est au contraire indispensable pour que soit conservé le souvenir des aviateurs qui ont rejoint trop tôt le paradis des pilotes et des équipages disparus, car ...

 

« Quand on est oublié, c'est là qu'on meurt vraiment ».

 

 

 

Général de brigade aérienne (2s) Jean-Claude ICHAC

Président honoraire du Comité d'Issy-Vanves du Souvenir Français

 

 

(*)  Le Chef d'état-major de l'Armée de l'air, prévu dans une rédaction antérieure des statuts, à décidé, pour des raisons juridiques, de ne plus figurer dans cette liste.

 

(**) Association du Mémorial des Aviateurs : 5, rue Christophe Colomb, 75008 PARIS – Adresse email : memorialdesaviateurs@gmail.com

Projet du Mémorial des Aviateurs

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