Publié le 20 Juillet 2011

 

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Le Comité du Souvenir Français d'Issy-les-Moulineaux participera à la cérémonie du 67ème anniversaire de la Libération de Paris, le dimanche 28 août 2011 :

 

- 9h20 : rassemblement devant le CNET puis départ en car.

 - 9h30 : dépôt de gerbes, place Groupe Manouchian.

 - 9h45 : discours et dépôts de gerbes au parc de la Résistance, ZAC Sainte-Lucie.

 - 10h05 : dépôt de gerbes au buste de Jean Moulin (angle pont Jean Moulin / avenue Jean Monnet).

 - 10h25 : dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle, place du 8 Mai.

 - 10h40 : square Bonaventure Luca, dépôt de gerbes au buste du maréchal de maréchal Leclerc.

 - 10h45 : devant le Monument aux Morts, dépôts de gerbes et discours de Monsieur Quillard et de Monsieur le Député-Maire.

 - 11h15 : vin d'honneur dans le salon Elysée de l'Hôtel de Ville.

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Publié le 4 Juillet 2011

debarquement normandie

 

 

Fête de l’indépendance.

 

Le 4 juillet marque la fête nationale des Etats-Unis. Il s’agit de l’ « Independance Day » qui commémore la Déclaration d’indépendance des colonies britanniques d’Amérique en 1776. Depuis cette période, où le royaume de France avait envoyé une armée de 15.000 hommes, qui œuvra considérablement pour la victoire finale des Américains, les deux pays sont alliés.

 La Première Guerre mondiale apporta une preuve éclatante de cette alliance, et le débarquement du 6 juin 1944 la conforta encore une fois. Ce jour-là, près de 175.000 soldats américains, canadiens, anglais, polonais et les Français du commandant Kieffer débarquèrent sur les plages de Normandie.

 

Etre à Omaha Beach.

 

Angelo Marsella est né le 28 mars 1925 dans la ville de Philadelphie, en Pennsylvanie (USA). A l'âge de 18 ans en 1943, il décide de s'engager dans la Marine.

 

« Après avoir reçu mon diplôme de la base d'entraînement de Bainbridge, j'ai reçu l'ordre de me présenter à l'Amphibious Naval Base située à Solomons dans le Maryland, pour y suivre de nouveaux entraînements maritimes. Par la suite, j'ai été envoyé à bord d'une embarcation de débarquement pouvant transporter plusieurs chars (NB : des LST – Landing Ship Tank). Il s’agissait du 281.

 

Basé dans différents ports du Sud de l'Angleterre, le 281 fut engagé dans de nombreux exercices de débarquement préparant l'invasion par les côtes françaises. A la fin mai 1944, le 281 avait terminé sa période d'exercices. Nous avions alors reçu un grand nombre de personnels militaires supplémentaires et parmi eux se trouvaient : le Lieutenant Mitchell Jamieson (artiste peintre de la Navy), 2 médecins de la Navy, 25 assistants pharmaciens, des plongeurs-démineurs, et des soldats avec leur équipement. Le Lieutenant Jamieson a organisé des simulations de transport de blessés dans les quartiers de l'équipage.

 

Le 2 juin 1944, le 281 jeta l'ancre dans la Dart River en compagnie d'autres L.S.T., où nous avions attendu le signal d'invasion. Nous savions que l'invasion débuterait le 5 juin. Puis nous fîmes route en dehors du port de Dartmouth, avec 2 destroyers américains, 2 vedettes de sauvetage américaines et d'autres L.S.T. Puis nous furent mis au courant du retardement de 24 heures de l'invasion et nous fîmes des cercles dans la Manche

 

Le 6 juin 1944, vers 3 heures du matin, le 281 atteignit la zone prévue ; nous étions à environ 6 miles des côtes Normandes. A 3 heures 30, l'équipe de plongeurs-démineurs descendit le long de la coque du L.S.T. au moyen des filets. Leur travail était de localiser et de déplacer les obstacles submergés. Du fait de la présence de ces plongeurs-démineurs sur le bord du 281, 4 autres L.S.T prirent la tête du convoi, derrière les dragueurs de mines qui dégageaient une voie pour les bâtiments de l'invasion. En dehors de la voie dégagée par les dragueurs, la mer était infestée de mines allemandes

 

La nuit du 6 juin, nous n'étions pas ancrés très loin de la côte normande et heureusement pour nous, un navire Britannique nous prévint que nous avions perdu notre ancre, que nous dérivions vers un champ de mines et qu'il nous fallait trouver un nouvel endroit où ancrer.

 

Une fois les plongeurs-démineurs partis, nous reçûmes l'ordre de nous diriger vers Utah Beach. L'activité à bord du 281 devenait soudain de plus en plus importante, tout comme notre peur. Mon poste de combat se situait à l'avant bâbord, à la mitrailleuse de 20 millimètres. Je pouvais voir les balles traçantes et entendre les tirs d'armes automatiques tout autour de nous.

 

Le 281 approchait de plus en plus de la plage d’Utah Beach. C’est là que j'ai vu de nombreux corps de soldats américains flotter dans l'eau, ainsi que plusieurs épaves. Ce fut une terrible chose pour moi d'être le témoin d'une telle scène. Cela m'a beaucoup perturbé, et aujourd'hui encore, je peux toujours voir ces soldats flottant dans l'eau. A ce moment précis, j'étais en état de choc. Je me sentais concerné par la mort de ces hommes. Je me souviens avoir dit à mon compagnon de bord : mais qui va leur venir en aide ? Puis je me suis souvenu que les deux vedettes d'assistance qui nous accompagnaient avaient la responsabilité de récupérer ces soldats, qu'ils soient morts ou vivants.

 

Au loin, je vis deux éclairs monter dans le ciel, et sur ma gauche, le navire de guerre U.S.S. Nevada ouvrir le feu en direction de la côte ennemie avec ses canons de 400 millimètres. A ce moment, nous étions très proche de Utah Beach, mais nous reçûmes l'ordre du Bataillon de plage de ne pas accoster directement sur le sable, mais de débarquer notre transport en mer. Durant les premières heures, nous débarquâmes les hommes et le matériel que nous avions transporté depuis l'Angleterre. Avec la présence de nombreuses vagues, la tâche n'était pas facile. Ce débarquement causa beaucoup de dégâts à notre navire et un certain nombre des hommes d'équipage fut légèrement blessé.

 

Une fois la cargaison en hommes et en matériel débarquée, le 281 se transforma en un navire hôpital auxiliaire. Les premiers blessés que nous avions embarqués provenaient du dragueur Osprey. Il avait heurté une mine. L'U.S.S. Correy, l'un de nos navires d'escorte, avait également touché une mine. Les survivants de ces deux bâtiments étaient sévèrement brûlés. Je me souviens que certains des soldats que nous avions embarqués étaient très gravement touchés. Je peux décrire un de ces soldats, qui avait été touché de manière très violente à la tête.

 

Les navires de guerre tiraient toujours en direction de la plage. Au-dessus de nos têtes, une importante quantité d'avions alliés volait en direction du rivage ennemi. L'équipe médicale et les membres d'équipage du 281 firent de leur mieux pour que les blessés aient un voyage confortable jusqu'en Angleterre.

 

Le 9 juin, le 281 quitta à nouveau le port de Southampton avec à son bord un transport complet de soldats américains équipés. Une fois notre L.S.T. au sec, je marchai sur la plage avec quelques uns de mes camarades et j'y vis plus de corps et d'épaves que sur Utah. Nous en parlâmes avec des soldats américains présents sur la plage. Ils m'assurèrent qu'ils s'occuperaient des corps des soldats tués. Nous leur avions également parlé des corps de soldats allemands morts que nous avions vus dans le secteur de la plage. Ils nous répondirent qu'ils seraient juste recouverts de terre par des bulldozers.

 

Globalement, durant cette période, le 281 a effectué 5 voyages pour acheminer des renforts en hommes et en matériel. Beaucoup de choses se sont passées le Jour J, mais voilà ce dont je me souviens. »

 

 

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Publié le 9 Juin 2011

 

Supplétifs Indochine

Supplétifs en Indochine (copyright www.chemin-de-memoire-parachutistes.org )

 

 

Hier, le 8 juin 2011, a eu lieu la commémoration nationale pour les morts en Indochine. De cette guerre, trop longtemps oubliée, certains actes, certaines batailles sont néanmoins restés dans la mémoire collective comme Diên Biên Phù, le désastre de la RC4 ou encore le Roi Jean, cher à Lucien Bordard. Par contre qui se souvient qu’au commencement de cette guerre, les suppôts du Vietminh ne représentaient qu’une faible partie de la population et que des peuples et des ethnies entières soutenaient la France coloniale ? Parmi eux se trouvaient ceux que l’on appelait les Supplétifs, ou parfois indigènes.

 

Etymologiquement, le terme « supplétif » vient de suppléer, à savoir « qui complète ». Cela est vrai dans tous les conflits : manquant d’hommes, l’empereur Napoléon 1er forme sa Grande armée d’Allemands, d’Italiens, de Belges… C’est vrai pendant la conquête des colonies, ou le recrutement d’hommes locaux permet une vraie intégration au cœur des pays concernés, ne serait-ce que pour des questions de langues, de connaissance du terrain et des coutumes. Les officiers sont généralement européens ; il n’en pas de même des sous-officiers : les archives et documents abondent et montrent souvent des brigadiers, caporaux, sergents (…) issus des populations locales. Et c’est encore vrai au cours de la Première Guerre mondiale, quand la France doit puiser des soldats dans ses colonies pour faire face à un déficit d’homme par rapport aux Empires centraux.

 

En Indochine, ces même éléments font jour rapidement. Dès 1946, le général Leclerc fait appel à la population indochinoise pour combattre le Vietminh communiste. Le lieutenant-colonel Jean-Vincent Berte, du collège Interarmées de Défense explique dans une étude sur cette question trois facteurs essentiels :

 

  • - Une question d’effectifs : quand le général Leclerc débarque en Indochine en 1945, il se trouve à la tête d’une force de quelques milliers d’hommes, qui va passer à environ 50.000 soldats puis peu à peu doubler. Mais il en faudrait dix ou quinze fois plus pour surveiller un territoire montagneux, marécageux, difficile d’accès qui s’étend sur plus de 1.500 kilomètres du golfe de Thaïlande à la Chine.

 

  • - Une question de moyens financiers : un soldat de la métropole doit être transporté depuis Marseille, être formé pendant de longues semaines et il touche une solde supérieure à celle que peut percevoir un autochtone (le coût de la vie est estimé moindre en Indochine par rapport à la France, sans compter les autres aspects, difficile à admettre aujourd’hui…).

 

  • - Une question d’intégration : bien avant le général de Lattre, qui militera en 1951 pour la constitution d’une armée vietnamienne digne de ce nom, le général Leclerc parle de « vietnamisation du conflit ». Les paysans thaïs ou muongs connaissent le terrain ; ils sont familiers du climat et endurent plus que ne le peuvent les soldats de métropole, en dépit de leur entrainement intensif. De plus, la France joue de la haine des peuples des montagnes vis-à-vis des Vietnamiens qui peuplent les plaines et les côtes.

 

En 1950, plus de 40.000 hommes composent les effectifs des forces supplétives : ils sont intégrés dans des CSM (Compagnies de Supplétifs Militaires) des unités du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient) comme les bataillons de parachutistes, la Légion étrangère (CIPLE – Compagnie Indochinoise de la Légion Etrangère), les unités classiques de la Coloniale et d’autres unités dont les noms sont évocateurs : bataillons de marche d’Extrême-Orient, bataillons de marche indochinois, régiments de tirailleurs tonkinois, le bataillon annamite, le bataillon des forces côtières du Tonkin, les bataillons muongs, les bataillons thaïs, les bataillons de chasseurs laotiens, le régiment mixte du Cambodge.

 

Mais ils sont aussi intégrés dans des maquis ou des commandos, dans une perspective chère au contre-espionnage français et à ses « forces spéciales ». Ainsi, le groupement de commandos mixte aéroporté (GCMA) implante les maquis Colibri, Aiglon, Calamar et Cardamone en Haute-région (Tonkin), sous la responsabilité du lieutenant-colonel Trinquier. Leur mission : « préparer, organiser, mettre en place et commander des éléments susceptibles de : réaliser des maquis ; des guérillas itinérantes ; des missions spéciales (en particulier de sabotage) par éléments individuels ou équipes très légères infiltrées clandestinement ; monter des filières d’évasion ; participer sur ordre à la guerre psychologique ». Et parmi les commandos, l’un des plus célèbres est le Commando 24, dirigé par l’adjudant-chef Vandenberghe, qui sera cité à l’ordre de l’Armée.

 

Les CSM participent généralement à des missions d’encadrement : surveillance de villages, accompagnement d’unités métropolitaines, ouvertures de voies, repérages, positions d’éclaireurs… De par leur connaissance du terrain, il est assez rare qu’ils passent de secteurs en secteurs. Ils sont actifs dans les combats, connaissent les types de réactions de l’adversaire : « Ils tiennent leur rang » ajoute le lieutenant-colonel Berte. Même si parfois des difficultés d’enrôlement se font sentir ou, pire, des délicats mélanges d’ethnies se terminent par des rixes ou des désertions. Il n’empêche : leurs actions d’éclat sont partout remarquées, mais elles ne font pas – il faut bien l’avouer – souvent l’objet de communiqués de la part de l’Etat-major. Le colonel Rives, dans une publication pour le site internet de l’association ANAI (Association nationale des anciens et des amis de l’Indochine), relève cet exploit : « Le 3 octobre 1953, au Laos, 600 maquisards sous les ordres du lieutenant supplétif Se Co An entreprennent l’opération Chau Quan Tin du nom de Ly Truong, assassiné à Cha Pa par le Vietminh. Assisté d’un commando de 60 hommes, parachuté avec le lieutenant Pham Duc Long, les maquisards reprennent Coc Leu près de Lao Kay, en tuant 150 adversaires ».

 

Au début des années 1950, le développement des armées nationales (Vietnam de l’empereur Bao Daï, Laos et Cambodge) se fait parfois par le transfert de supplétifs. Cela n’empêche pas l’armée française de continuer ses recrutements. En 1954, le CEFEO compte environ 235.000 hommes dont 55.000 supplétifs et les armées nationales (Vietnam, Laos, Cambodge) de l’ordre de 300.000 hommes (dont 45.000 supplétifs). 1954, c’est aussi l’année de l’ultime bataille de la guerre d’Indochine : Diên Biên Phù. A l’issue, les Français qui ont déposé les armes – ils n’ont pas hissé de drapeau blanc ni se sont rendus – sont emmenés dans des camps. Ils sont 11.721 et il en reviendra moins de 3.000. Par contre, nul ne sait, en occident, ce qu’il est advenu des 3.300 prisonniers supplétifs. Les historiens et les anciens d’Indochine pensent qu’ils ont été globalement tous liquidés. Néanmoins, quelques-uns s’en sortent : ils rejoignent les maquis et continuent la guerre contre les vietnamiens. Mais le 21 juillet 1954, après les accords de Genève, les cadres français du GCMA abandonnent leurs hommes aux mains de bodoïs.

 

Le lieutenant Alexandre Le Merre a fait la guerre d’Indochine entre 1950 et 1952 avec des supplétifs. Il raconte la découverte de sa compagnie du 3ème bataillon thaï en 1950 : « Une compagnie de supplétifs avait un tableau d’effectifs de 120 bonshommes. L’armement était léger : 4 FM, 9 PM, 3 pistolets et le reste en fusils (…). Restait la troupe qui, à première vue, était un ramassis ou un troupeau de braves nha qués, désignés comme volontaires par leur chef de village. Mais, à l’usage, ils se révélèrent tous fidèles, gentiment disciplinés, et très fiers d’être des « partisans », terme sous lequel ils se désignaient ; par ailleurs, ils étaient tout contents d’échapper aux corvées et impôts du villageois moyen et à la tutelle des notables locaux, étaient sûrs de manger tous les jours à leur faim, et avaient la fierté de porter un fusil. Aucun sentiment politique, sinon la haine du Viet, c’est-à-dire de l’annamite, venu porter la guerre et ses désolations chez eux, alors qu’ils vivaient en paix depuis cinquante ans, sous l’égide d’une France très lointaine et plutôt mythique. Les Viets ne leur ont pas pardonné cet attachement à notre pays, et la littérature publiée à Hanoi est éloquente : fortement encadrés par les commissaires politiques, organisés en brigades de choc, « on leur a appris à mettre en valeur un pays qu’ils négligeaient ». Puis on les a peu à peu noyés sous des vagues d’émigrants amenés du Delta. Enfin, restait à les accabler moralement, en dressant contre eux les malheureuses minorités, comme les Méos ou les Xas, qu’en bons disciples des colonialistes ils opprimaient et même décervelaient en leur niant toute culture ».

 

 

Antoine Junqua.

Membre du Souvenir Français.

 

Sources :

 

 

  • - Patrice Gélinet, émission de France Inter 2000 ans d’Histoire : Indochine 1945-1954, histoire d’une guerre oubliée.
  • 
  • - Général Bigeard, Ma vie pour la France, Ed. du Rocher, 2010.
  • - Lieutenant-colonel Jean-Vincent Berte, Indochine : les supplétifs militaires et les maquis autochtones, Collège Interarmées de Défense.
  • - Georges Fleury, La guerre en Indochine, Tempus, Perrin, 2003 et Nous, les combattants d’Indochine, Bourin Editeur, 2011.
  • - Alexandre Le Merre, Lieutenant en pays Thai, Indo Editions, 2008.
  • - Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, 1945-1954, Economica, 2004.
  • - Gérard Brett, Les supplétifs en Indochine, L’Harmattan, 1996.
  • - Site de l’association des Anciens combattants et des Amis de l’Indochine : www.anai-asso.org (dont article écrit par le colonel Maurice Rives).
  • - Francis Agostini, les Unités Thaïes dans la bataille de Diên Biên Phù.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 28 Mai 2011

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Régine et Michel Dacier.

 

Le Comité du Souvenir Français d'Issy-les-Moulineaux tient à saluer la mémoire de son ami Michel Dacier, conseiller municipal, ancien combattant d'Algérie, "pilier" de la FNACA et de tant d'autres associations communales, que ce soit dans le domaine culturel, des loisirs ou encore social. Michel Dacier est décédé le lundi 23 mai 2011, à l'âge de 71 ans. Il fut d'un grand soutien pour notre comité. Nos pensées vont à son épouse, Régine, et à toute sa famille.

 

Adieu Michel. 

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Publié le 23 Mai 2011

 

 

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La traditionnelle commémoration du Memorial Day, au monument de l’Escadrille Lafayette (5, boulevard Raymond Poincaré à Marnes-la-Coquette) se déroulera le :  

 

  • Samedi 28 mai 2011 :

  

  • Début de la cérémonie à 11h00 précises.
  • Rendez-vous des porte-drapeaux à 10h30 (côté droit de l’allée, face au mémorial).

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Publié le 13 Mai 2011

 

 

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Le Souvenir Français d'Issy-les-Moulineaux vous informe des prochaines cérémonies, auxquelles nous participerons :

 

 

Mercredi 8 juin: Hommage aux morts pour la France en Indochine et en Corée.

  • 17h30 Cérémonie à la stèle située à l'angle du Bld Gambetta et de la rue Henri Meyer
  • 17h45 Vin d'honneur dans le salon Elysée de l'Hôtel de Ville.

 

Samedi 18 juin: 71ème anniversaire de l'appel du Général DE GAULLE

  • 11h45 Cérémonie au buste du général DE GAULLE, place du 8 Mai, à l'entrée du parc Henri Barbusse.
  • 12h00 Vin d'honneur dans le salon Elysée de l'Hôtel de Ville.

 

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Publié le 7 Mai 2011

Dynamo operation

L’Opération Dynamo (copyright Daily Mail).

 

 

Le nom donné à l’opération qui a pour but l’évacuation du corps expéditionnaire britannique ainsi qu’une partie des troupes françaises encerclées dans le réduit de Dunkerque par les troupes allemandes, vient du quartier général de l’amiral Ramsay, installé dans les galeries d’un château de Douvres. Il abritait un générateur électrique pendant la Première Guerre mondiale, d’où son nom de Dynamo Room. Le 20 mai 1940, en ce lieu, une première réunion doit prévoir le rapatriement de plus de 338.000 hommes.

 

Après la rupture du front de Sedan, ces troupes se trouvent très vite encerclées et dans l’impossibilité de contenir la poussée Allemande. Il aura fallu 11 jours aux Panzers pour parcourir les 400 km qui séparent le Luxembourg à la Manche. L’avancée Allemande a pour but d’attaquer les trois grands ports du Nord de la France : Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque.

 

Mais les troupes de Guderian doivent faire face à une résistance acharnée de la part des Français, bien épaulés par l’aviation Anglaise. Malgré cela, Boulogne-sur-Mer, encerclée par deux divisions de Panzers, capitule en l’espace de trois jours, permettant aux Allemands de faire prisonnier près de 5.000 soldats, Français et Anglais, dont deux généraux. Le 24 mai, Calais est encerclée, et en dépit d’une résistance que Guderian qualifie « d’héroïque et digne des plus grands éloges », le général anglais Nicholson est contraint de se rendre. La citadelle tombe aux mains des Nazis en seulement deux jours. Avec ces deux pertes, les alliés se retrouvent obligés de se retrancher à Dunkerque, que Guderian indique comme « seul lien possible entre l’armée assiégée est le monde extérieur ».

 

L’Opération Dynamo qui conditionne sa réussite à utiliser ces trois ports, semble compromise. Le général Sir Douglas Brownrigg est chargé d’organiser l’évacuation des unités qui pourraient gêner le repli des soldats du front. Il leur donne ordre de se déplacer sur le canal de la Lys pour y établir une tête de pont. Puis un périmètre de défense, qui s’étend de Furnes via Nieuport à l’est, dirigé par les Anglais, et de Gravelines via Bergues, en suivant le cours des canaux à l’ouest, contrôlé par les Français, est solidement organisé autour de Dunkerque.

 

Le 28 mai, la Belgique capitule, la 4ème et la 3ème division abandonnent le secteur de Lille pour aller renforcer la défense de Dunkerque. Le 29 mai, les Français et les Anglais atteignent les canaux. Ils ont alors un mince espoir de pouvoir rallier l’Angleterre. Arriver sur place n’est pas de tout repos ; l’endroit est dangereux, l’accès parfois impossible : réservoirs à pétrole, entrepôts, hangars, installations des quais, tout brûle !

 

Hitler ordonne à Guderian de stopper l’avancée sur Dunkerque, ce qui permet l’embarquement sur tout ce que les alliés avaient à disposition. Le problème principal étant d’avoir suffisamment de navires pour pouvoir évacuer un maximum de personnes en un minimum de temps, et sous condition que l’ennemi n’intervienne que modérément. Les difficultés des côtes françaises interdisent l’emploi de gros navires. Plus de 200 destroyers sont alors mis en service. Cela est possible du côté français, moins chez les Anglais qui doivent faire face à des pertes alors que d’autres bateaux sont encore en missions. Mais la flotte anglaise peut compter aussi sur des ferries boat et des péniches automotrices. Près de 40 caboteurs hollandais qui s’étaient enfuis après la chute des Pays-Bas ou d’autres vaisseaux de guerre, permettent l’évacuation supplémentaire de 2.500 soldats en une nuit. Il faut ajouter le rôle non négligeable de canots et de baleinières. Plus tard, six destroyers, accompagnés de paquebots de la Manche et de la mer d’Irlande évacuent 900 personnes par voyage. Elles sont entassées sur et sous le pont.

 

Les troupes subissent de lourdes pertes. Ainsi, le cargo Douaisien heurte une mine magnétique. Il transporte près de 1.000 hommes ; le destroyer Wakeful est torpillé.

 

A Dunkerque, la situation n’est pas fameuse, le port est bloqué par des navires endommagés et l’évacuation doit se poursuivre sur les plages. Cela entraîne la décision de retirer de Dunkerque les 15 destroyers disponibles. De plus, la ville est sujette à une certaine anarchie : le désespoir pousse les soldats à l’ivrognerie, certains pillent les boutiques et les entrepôts, événements peu glorieux souvent passés sous silence.

 

L’Opération Dynamo, doit donc se terminer sur les plages, mais du fait des bombardements, l’évacuation se fait dorénavant de nuit. Le 1er juin, une attaque allemande brise la ligne de Bergues et les Anglais doivent se replier immédiatement sur les plages, pour une évacuation de 64.429 hommes. L’opération prend fin la nuit suivante. Le Shiraki est le dernier destroyer à quitter la plage, laissant 40000 hommes sur place qui sont fait prisonniers. Au total, l’Opération Dynamo permet l’évacuation de 338.226 hommes, dont environ 120.000 Français.

 

Dans le cimetière d’Issy-les-Moulineaux, déposée sur une sépulture de famille, une plaque honore la mémoire d’un Isséen qui perdit la vie dans ces tragiques événements. Il s’agit de : Fernand Héricher ; 26 ans - Mort en mer, le 4 juin 1940.

 

 

 

 

Giovanni Gandolfo.

 

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Publié le 29 Avril 2011

Comme chaque année, le Comité du Souvenir Français participera aux cérémonies destinées à célébrer l’anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 :

 

  • - Samedi 7 mai à 18h00, salle multimédia, hôtel de ville : conférence donnée par le capitaine de vaisseau Guy Crissin : « le sacrifice du bataillon de marche n°24 ».

 

  • - Dimanche 8 mai :
    • – 8h00 : rassemblement sur le parc de stationnement du CNET et départ en car.
    • – 8h30 : messe en l’église Notre Dame des Pauvres, 27, boulevard Gallieni.
    • – 9h15 : fleurissement de la stèle du maréchal Juin.
    • – 9h35 : place du 8 mai 1945 : dépôt de gerbes au buste du général de Gaulle ; lecture du message d’Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.
    • – 9h50 : cortège en direction de la place du maréchal de Lattre de Tassigny.
    • – 10h00 : square Bonaventure Leca. Dépôt de gerbes au buste du général Leclerc.
    • – 10h05 : dépôt de gerbes à la plaque « Veuves et orphelins victimes de guerre ».
    • – 10h15 : monument aux morts de la ville ; dépôt de gerbes et discours de Monsieur André Santini.
    • – 10h40 : rue du général Leclerc. Défilé de troupes appartenant au Régiment de Marche du Tchad.

 

Comme d’habitude, le Souvenir Français se chargera de la quête au profit du Bleuet de France. Soyez généreux !

 

 

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Publié le 25 Avril 2011

B-17 Flying Fortress

Bombardiers Boeing B17 “forteresses volantes ».

 

 

Nous vous invitons à vous rendre sur le site www.souvenir-francais-92.org afin d’y lire le témoignage de Monsieur Jacques Dubois, adjoint au maire honoraire de cette commune. Il raconte comment il a vécu entre 1940 et 1944 au cœur de Boulogne sous les bombardements des Allemands puis des Alliés. Le texte est en première page et il s’intitule « Un petit boulonnais dans la guerre » (pour recevoir directement les articles du site de notre Délégation des Hauts-de-Seine, vous pouvez vous inscrire à la newsletter du site).

 

Par ailleurs, le général de brigade Jean-Claude Ichac, président honoraire de notre comité, nous invite à visionner sur le site www.britishpathe.com (ou via www.google.fr) cette vidéo : « fortresses raid renault works in paris ». Il s’agit d’un extrait du site Vous aurez ainsi le témoignage du bombardé et de celui qui lâche la bombe.

 

Vous y trouverez également d’autres vidéos sur le même thème et toutes aussi impressionnantes.

 

 

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Publié le 13 Avril 2011

 

Congres national 2011 047

 

 

Le samedi 2 et le dimanche 3 avril 2011, s’est tenu au Cercle militaire de la place Saint-Augustin à Paris, le congrès national du Souvenir Français.

 

Devant une assemblée forte de la très grande majorité des délégués généraux et d’un très grand nombre de présidents de comités, le congrès a débuté par une réunion du conseil d’administration et des délégués généraux de notre association. Le samedi après-midi l’assemblée générale s’est déroulée, avec en premier lieu, le rappel de nos représentants disparus au cours de l’année écoulée. Puis, des indications sur le rôle du délégué général, sur la quête, les assurances, le passage de textes dans la revue ont été mentionnées.

 

Bien entendu les rapports financiers et moraux ont été présentés.

 

Avec la nomination de Monsieur Jean-François Bureau, ancien directeur de la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense, le Souvenir Français a pour objectif de développer les actions de communication.

 

Pour les projets en cours, il convient de citer, entre autres :

 

  • - le carré de Montrouge : il comprend 150 tombes de 14-18 en très mauvais état. Il va être rénové. Cette rénovation sera concrétisée en liaison avec la municipalité. L’inauguration se ferait en août 2014.
  • - Monument des OPEX : un monument, situé à côté de Verdun, a été réalisé à la mémoire des Français tombés dans les Balkans. Il est susceptible d’être dévolu au Souvenir Français par l’association propriétaire « Les Veilleurs de la Paix ». Cependant, son implantation géographique ne possède pas un sens symbolique porteur. Aussi a-t-il été envisagé de le déplacer et d’en faire un monument national à la mémoire des morts de toutes les Opérations Extérieures.
  • - Cimetière de Blercourt : dans la Meuse, il s’agit de 66 tombes en déshérence qui avaient été restituées aux familles. Inauguration prévue le 25 juin 2011.

 

Par la suite, après un défilé des membres du congrès derrière plus d’une centaine de drapeaux, le général Cuche, président du Comité de la Flamme, et le contrôleur général Delbauffe, président-général de notre association, ont ravivé la Flamme du Soldat inconnu. Enfin, le dimanche matin, à 11 heures précisément, s’est déroulée la messe solennelle en l’église du Val de Grâce à Paris.

 

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