Publié le 13 Avril 2011

 

Congres national 2011 047

 

 

Le samedi 2 et le dimanche 3 avril 2011, s’est tenu au Cercle militaire de la place Saint-Augustin à Paris, le congrès national du Souvenir Français.

 

Devant une assemblée forte de la très grande majorité des délégués généraux et d’un très grand nombre de présidents de comités, le congrès a débuté par une réunion du conseil d’administration et des délégués généraux de notre association. Le samedi après-midi l’assemblée générale s’est déroulée, avec en premier lieu, le rappel de nos représentants disparus au cours de l’année écoulée. Puis, des indications sur le rôle du délégué général, sur la quête, les assurances, le passage de textes dans la revue ont été mentionnées.

 

Bien entendu les rapports financiers et moraux ont été présentés.

 

Avec la nomination de Monsieur Jean-François Bureau, ancien directeur de la Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense, le Souvenir Français a pour objectif de développer les actions de communication.

 

Pour les projets en cours, il convient de citer, entre autres :

 

  • - le carré de Montrouge : il comprend 150 tombes de 14-18 en très mauvais état. Il va être rénové. Cette rénovation sera concrétisée en liaison avec la municipalité. L’inauguration se ferait en août 2014.
  • - Monument des OPEX : un monument, situé à côté de Verdun, a été réalisé à la mémoire des Français tombés dans les Balkans. Il est susceptible d’être dévolu au Souvenir Français par l’association propriétaire « Les Veilleurs de la Paix ». Cependant, son implantation géographique ne possède pas un sens symbolique porteur. Aussi a-t-il été envisagé de le déplacer et d’en faire un monument national à la mémoire des morts de toutes les Opérations Extérieures.
  • - Cimetière de Blercourt : dans la Meuse, il s’agit de 66 tombes en déshérence qui avaient été restituées aux familles. Inauguration prévue le 25 juin 2011.

 

Par la suite, après un défilé des membres du congrès derrière plus d’une centaine de drapeaux, le général Cuche, président du Comité de la Flamme, et le contrôleur général Delbauffe, président-général de notre association, ont ravivé la Flamme du Soldat inconnu. Enfin, le dimanche matin, à 11 heures précisément, s’est déroulée la messe solennelle en l’église du Val de Grâce à Paris.

 

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Publié le 10 Avril 2011

 

Issy 018

 

En 1988, André Santini écrivait la préface d'un ouvrage dû à l'association CRHIM (Centre de Recherches Historiques d'Issy-les-Moulineaux), qui présentait notre commune au début du 20ème siècle, à travers des cartes postales et des photographies, triées et mises en pages grâce aux travaux de Florian Goutagneux, Agnès Barbier, Catherine Stouls-Nicolas pour le musée municipal, et René Le Bacon, Jean-Marc Szmaragd pour l'association CRHIM.

 Dans le cadre de la mission du Souvenir Français du Devoir de Mémoire, nous nous sommes permis de présenter ces photographies.

 

Issy 017

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Issy d'antan

Publié le 1 Avril 2011

En 1918, dans le Dodge Camp, dans l'Etat de l'Iowa, 18.000 soldats américains, avant de prendre le bateau pour aller défendre la liberté en Europe, posent pour cette photographie incroyable que voilà ci-dessous. Merci à Bernard Kanape, pilier du Souvenir Français de la Somme et peintre de la Picardie, d'avoir attiré notre attention sur ce cliché.

 

 

Statue of Liberty 1918

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Publié le 4 Mars 2011

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« Je m’appelle Louise Zazzera et j’habite à Issy-les-Moulineaux depuis 1995. Ma famille était parisienne. Mon arrière grand-père, lorrain, a dû quitter la Lorraine suite à la défaite de 1870 et à son choix de demeurer français. Il s’est installé à Paris avec mon arrière grand-mère.

 

C’est à titre individuel que j’ai adhéré à votre Association «Le Souvenir Français». Dans notre département des Hauts de Seine, je suis la trésorière d’une association : l’ANPNOGD92, qui est l’Association Nationale des Pupilles de la Nation et des Orphelins de Guerre et du Devoir.

 

Je souhaite d’abord me présenter avant de vous parler de notre association. Je suis pupille de la Nation, mon père est reconnu mort pour la France. Il est revenu des camps de prisonnier de guerre en mars 1942. Il faisait partie des prisonniers qui ont été renvoyés dans leur pays car très malade. Il est décédé le 13 aout 1942, après de longs séjours à l’hôpital et de grandes souffrances. Il avait 29 ans. Il a laissé deux enfants de 6 et 3 ans et sa femme enceinte de moi qui suis née le 5 décembre 1942. Ma maman me disait : «tu es le dernier cadeau que ton papa m’a fait» !

 

On reconnaît et on ne veut pas oublier tous ces hommes et ces femmes morts pour leur patrie. Mais connaît-on la douleur de ces enfants dont les familles sont détruites, de ces enfants qui n’ont jamais connu leur père, leur mère ?

 

Voyez-vous, j’ai une phrase qui reste dans ma tête. Je pense que la personne l’a prononcée à la légère, mais elle m’a marqué et je l’entends encore. Cela s’est passé à l’école. Dans la classe, la maîtresse faisait l’appel pour le paiement de la garderie du soir et  elle a dit « ah oui, toi tu ne payes pas, tu es pupille de la Nation». Je ne comprenais pas très bien ce que cela voulait dire mais pour moi je n’étais pas normale, j’étais fautive !

 

Je suis adhérente à l’ANPNOGD. Pour entretenir la mémoire de ceux et celles qui sont morts, et que la Patrie a reconnu «Morts pour la France». Mais également que l‘on reconnaisse la souffrance des enfants appelés Pupilles de la Nation.

 

Notre association compte environs 70 Délégations départementales, regroupant 9.500 adhérents. Nous défendons un double objectif : perpétuer le Devoir de Mémoire envers les disparus et œuvrer pour la promulgation d’un statut qui devra s’inspirer largement de celui promulgué en faveur des enfants des déportés ; en juillet 2000, la France a réparé le préjudice subi par les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites ; quatre ans plus tard, les orphelins dont les parents ont été victimes de la barbarie nazie morts en déportation, fusillés ou massacrés pour des actes de résistance ou pour des faits politiques, percevaient à leur tour des réparations. Puis, en février 2005, notre pays réparait le préjudice subi par des orphelins dont les parents ont été victimes d’événements liés au processus d’indépendance de ses anciens départements et territoires, les Harkis principalement.

 

Soixante-cinq ans se sont écoulés depuis la libération de la France et il est temps de ne pas oublier l’indispensable Devoir de Mémoire en remédiant à la discrimination résultant des décrets du 13 juillet 2000 et du 27 juillet 2004, pour le concept d’équité conserve tout son sens.

 

Ces « Oubliés de l’Histoire» demandent, au regard de l’article 1 de notre Constitution qui assure l’égalité devant la loi de tous les Citoyens et de l’article 6 des Droits de l’Homme, selon lequel tous les Citoyens sont égaux aux yeux de la loi, que la République Française reconnaisse tous ses «Morts pour la France» sans laisser quiconque au bord de la route.

 

Nous croyons que notre Association, l’ANPNOGD, est porteuse d’un flambeau qui ne doit pas s’éteindre, il est fait de souvenir, de sacrifices suprêmes pour la liberté et la Patrie ! C’est pourquoi nous demandons le respect et la reconnaissance, pour tous ces enfants du sacrifice, devenus les oubliés de la Nation. Cela implique que les Pupilles de la Nation, les Orphelins de Guerre ou du Devoir qui ont été privés de la présence d’un père ou d’une mère, obtiennent réparation de la part de l’Etat dans un esprit d’équité et de justice. »

 

Louise Zazzera.

 

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Publié le 26 Février 2011

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Le Comité du Souvenir Français participera à la messe en l'église Saint-Bruno, à la mémoire des isséens morts en Algérie et dans les combats du Maroc et de Tunisie. Celle-ci se déroulera le samedi 26 mars 2011, à 10h00. Par la suite, une seconde cérémonie se déroulera au cimetière communal à 11h00. 

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Publié le 3 Février 2011

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Pierre Essayan est à gauche sur la photographie. En pyjama. Il prend un petit-déjeuner avec des camarades de chambrée.

 

 

Etre un grand frère.

 

« Bonjour, Petit Frère. Je tenais à t’écrire cette petite lettre parce que j’avais envie de t’écrire et pour te donner quelques nouvelles de moi ». Par ces mots, commence la dernière lettre de Pierre Essayan, beau-frère de Nicole Essayan, maire-adjoint d’Issy-les-Moulineaux : « Il écrivait presque toutes les semaines à son frère Pascal, mon défunt époux. Cette lettre est datée du 17 octobre 1958. Pierre Essayan était un Arménien avec tout ce que cela signifie pour nous. C’est-à-dire qu’il était d’abord et surtout Français. Un amoureux des valeurs de la République. Pays qui a accueilli nos parents. Avec l’absolu nécessité de bien parler la langue, de bien l’écrire, de s’intégrer parfaitement. Peu importe les brimades, les réflexions. Il fallait être irréprochable. »

 

Pierre Essayan nait le 10 février 1932 à Paris. Suzanne est son ainée ; le petit Pascal, le benjamin. La santé de leur maman se dégrade peu à peu et elle devient paralysée. Employé aux Etablissements Chausson, le père travaille beaucoup. Au moment d’être appelé sous les drapeaux, Pierre est tricoteur. Il habite avec sa famille rue de l’Egalité à Issy-les-Moulineaux. Lui, son frère, qui est apprenti-lithographe, et leur sœur Suzanne, se démènent pour aider des parents usés avant l’heure par des années d’ouvrage.

 

« Pierre faisait tout ce qu’il pouvait pour aider sa famille. Il travaillait comme un fou, s’occupait de ses parents, et son jeune frère était pareil. Par contre, bien souvent Pierre s’entraînait au football. Il était très doué. Notre ami Henry Karayan, connu pour son passé dans la Résistance à côté de Missak Manouchian, lui avait même promis une possibilité de jouer à Paris après son service militaire ».

 

 

De Balard à Alger.

 

Pierre Essayan est en effet appelé sous les drapeaux le 1er février 1957. Il intègre le bataillon de l’air 117, unité assurant le support de l’Administration centrale de l’Armée de l’air, place Balard à Paris. Il est ensuite versé dans l’Armée de terre au début du mois de mars 1958.

 

Le 15 mars 1958, il embarque à Marseille et arrive à Alger le 17. Selon la formule, il est « libéré de ses obligations légales d’activité » le 1er août 1958, mais, du fait de la loi votée par le Gouvernement de Guy Mollet, il est maintenu sous les drapeaux le 31 août 1958.

 

Août 1958. Voilà trois mois que le général de Gaulle est revenu aux affaires du pays. A Alger, il a déclaré « Je vous ai compris » et chacun a entendu ce qu’il voulait : l’Algérie française pour les uns ; l’indépendance, du moins l’auto-détermination, pour les autres. Quelques jours plus tard, conformément aux accords avec la Tunisie – indépendante depuis 1955 – la France rapatrie ses troupes qui y sont encore stationnées. « Oui, mais l’Algérie, ce sont des départements français. Ce n’est pas comparable », entend-on un peu partout. Et c’est bien vrai, d’autant que les fellaghas sont loin de faire l’unanimité au sein de la population algérienne.

 

Le 3 juillet, le général de Gaulle annonce la constitution d’un collège électoral unique. Et il va même plus loin en donnant le droit de vote aux femmes musulmanes. En septembre 1958, alors qu’au Caire, en Egypte, le leader algérien Ferhat Abbas annonce la formation du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne), de Gaulle fait un discours remarqué à Constantine : des réformes économiques, sociales et culturelles sont édictées. L’Algérie va également pouvoir s’industrialiser à grande vitesse grâce à la richesse du sous-sol du Sahara, regorgeant de pétrole.

 

Il n’empêche. Dans le même temps, les « opérations de maintien de l’ordre » continuent. La guerre en Algérie ne dit pas son nom. La France d’ailleurs ne peut pas se faire elle-même la guerre : officiellement ce sont des bandes armées qui sèment la guérilla dans les départements français d’Algérie. Bientôt près de huit-cent-mille soldats français sont engagés dans ce conflit.

 

 

En opération à Médéa.

 

 

Médéa est le chef lieu de la wilaya – région – du même nom. Située à quelques quatre-vingt kilomètres au sud-est d’Alger, elle offre des paysages de hauts plateaux qui ferment à l’ouest la vallée de la Mitidja. Une wilaya est formée de nombreux « beylicat », dont le nom provient du Turc « bey », et qui signifie « chef de clan » autant que son territoire.

 

A l’automne 1958, Pierre Essayan et son unité sont placés dans le beylicat de Titteri, près du village de M’fatha, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Médéa. Nous sommes le 1er novembre. Voilà quatre années, jour pour jour, que le FLN (Front de libération nationale) a déclenché la « Toussaint rouge » : une série d’attentats contre les colons français dans le constantinois (dont l’assassinat d’un couple d’instituteurs venus de la métropole). La date est généralement retenue comme le déclenchement de la guerre d’Algérie.

 

Pierre Essayan participe à des reconnaissances. C’est son travail quasi quotidien. La patrouille a quitté le campement et fait déjà pas mal de kilomètres quand elle tombe dans une embuscade. Pierre se protège. Il se met en position de riposter. Mais devant lui un camarade est à terre. N’écoutant que son courage, il se lève et part le chercher. Une première balle le touche à l’épaule gauche ; une seconde le blesse à la mâchoire et à la nuque. Il en reçoit encore une troisième, celle qui le tue, en plein thorax.

 

L’embuscade terminée, un rapide bilan est tiré : ce soir, le régiment comptera un soldat de moins. La patrouille revient au camp, portant le corps de Pierre Essayan. Le jeune homme reçoit la médaille militaire et la croix de la valeur militaire avec palme à titre posthume.

 

A Issy-les-Moulineaux, dans la communauté arménienne, l’émotion est grande. Suzanne, enceinte, met au monde, quatorze jours après le décès de son frère, un petit garçon, qui reçoit bien entendu le prénom de Pierre. La maman ne se remet pas de la disparition de son fils. Dieu la rappelle à Lui six mois plus tard.

 

Au début de l’année 1959, le général Challe met au point son plan qui va, en deux années, mettre à bas, pour un moment, une grande partie des « katibas » – unités – de l’Armée de Libération Nationale, branche armée du FLN.

 

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Pierre Essayan en position de tir.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie

Publié le 23 Janvier 2011

 

Combattants d'Indochine

 

 

L'adjudant-chef de la 13ème DBLE Giacomo Signoroni, présent à Diên Biên Phù, est l'un des piliers du Souvenir Français d'Issy-les-Moulineaux. Son récit sur la prise de la colline Béatrice le 13 mars 1954, épisode qu'il vécut de près, a déjà fait l'ojbet d'articles sur ce site internet.

 

Notre ami Georges Fleury, écrivain reconnu du monde combattant avec plus d'une cinquantaine d'ouvrages publiés sur les dernières guerres et des centaines de milliers d'exemplaires vendus,  nous a fait l'amitié de placer le récit de Giacomo Signoroni dans son dernier ouvrage, publié aux Editions François Bourin : "Nous les combattants d'Indochine".  Vous pouvez dès aujourd'hui trouver ce livre dans toutes les librairies (410 p. , 23 euros).

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Publié le 17 Janvier 2011

Yves Mahé

Yves Mahé

En avril 1942, trente pilotes et des membres du personnel technique, basés en Syrie, sont recrutés par les Forces Aériennes Françaises Libres dans le but de combattre aux côtés de l’Armée rouge, l’ennemi nazi. Alors que le général Petit, nommé par Charles de Gaulle, prépare l’arrivée sur Moscou, les pilotes et les mécaniciens s’installent au Liban, à Rayack, pour former ce qui deviendra l’une des escadrilles aériennes françaises les plus célèbres : Normandie-Niemen. Quelques mois plus tard, ils débarquent en Union Soviétique et commencent leur entraînement sur la base d’Ivanovo, à 250 km au nord de Moscou.

 

L’escadrille qui sera successivement commandée par les commandants Tulasne, Pouyade et Delfino comptera dans ses rangs de nombreux Compagnons de la Libération et des héros de l’Union soviétique. Le cimetière d’Issy-les-Moulineaux a reçu les sépultures de deux de ces héros.

 

 

Yves Mahé.

 

Le lieutenant-colonel Yves Mahé nait en 1919 à Nantes. Titulaire d’un brevet de pilote civil, il s’engage en octobre 1939 pour la durée de la guerre et est nommé à la base d’Istres. Il y obtient son brevet de pilote militaire.

 

Refusant l’armistice de 1940, se trouvant alors sur la base d’Oran, il réussit, après plusieurs échecs, à rejoindre Gibraltar à bord d’un appareil « Caudron-Simoun ». Là, il se rallie à la France Libre, et accoste en Angleterre à bord du cargo l’Anadyr. A Londres, il retrouve son frère aîné, Jean Mahé, pilote lui-aussi (et les deux frères seront faits Compagnons de la Libération). Après une année de formation, Yves Mahé est affecté à la Royal Air force comme pilote de chasse. Il est nommé dans un groupe, en tant que chef de patrouille, au 253 Fighter Squadron, à la défense de l’île et à des missions de protection de convois maritimes. En avril 1942, il abat coup sur coup un Heinkel 111 puis un Junkers 88 au dessus de York.

 

Volontaire pour le groupe de chasse Normandie-Niemen, il parvient en URSS pour combattre sur le front de l’Est aux cotés des Soviétiques. Alors, il prend part à toutes les opérations du groupe jusqu’au 7 mai 1943 ou il est abattu par la défense anti-aérienne  ennemie dans la région de Smolensk.

 

Fait prisonnier, Yves Mahé est enfermé au camp de Smolensk, d’où il s’évade le 28 mai 1943. Reprit le 10 juin suivant, il se retrouve interné au camp de Lodz, en Pologne, où il tente en vain de s’échapper. Evacué en juillet 1944 devant l’avance de l’Armée rouge, il est emmené au camp de Mühlberg-sur-Ebre. Le lieutenant Mahé est condamné à mort par le tribunal de la Luftwaffe, pour tentatives répétées d’évasion. En apprenant le verdict, il fausse compagnie à ses gardiens, mais ne parvient pas à franchir les clôtures du camp. S’ensuit une histoire incroyable : il survit à l’intérieur de l’enceinte en clandestin pendant près de neuf mois, grâce à la complicité d’autres prisonniers. Le 25 avril 1945, Mühlberg-sur-Ebre est libéré. Yves Mahé rejoint sa patrie au mois d’août 1945. Il retrouve alors sa place au sein du groupe Normandie-Niemen.

 

Promu capitaine, Yves Mahé reçoit des affectations successives, toujours au sein du « NN », comme l’appellent les initiés, et est nommé en 1949 commandant en second de l’escadrille puis sert en Extrême Orient avant de prendre le commandement de l’unité en 1952. Par la suite, il est versé à la 10ème escadre en tant que commandant en second, puis en 1956 devient commandant de la 5ème escadre.

 

Le 29 mars 1962, le lieutenant-colonel Yves Mahé meurt en service aérien commandé à Boussu-en-Fagne, en Belgique.

 

Officier de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, croix de Guerre avec six citations, médaillé de la Résistance, de la Coloniale et de l’Aéronautique, Yves Mahé était aussi titulaire de l’Ordre de la Victoire soviétique et croix de Guerre Tchécoslovaque.

 

 

Albert Mirlesse.

 

 

 Albert Mirlesse

 

 Albert Mirlesse.

 

Albert Mirlesse nait à Suresnes le 12 décembre 1914, dans une famille juive originaire de Moscou, qui a fuit la Russie en 1905. Après une scolarité à l’Ecole alsacienne et au lycée Saint-Louis, il devient militant pacifiste du comité Franco-Allemand d’Otto Abetz. Mais il découvre l’antisémitisme nazi, s’en détourne, et se rapproche de l’Armée française. Il poursuit ses études et est nommé ingénieur au ministère de l’Air, inventant notamment des systèmes de dégivrage pour les avions.

 

Le 18 juin 1940, il répond à l’appel du général de Gaulle, et le rejoint en Angleterre. Il est alors est nommé chef du deuxième bureau des FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres). Sa connaissance du russe le fait associer à l’envoi d’un groupe d’aviateur en URSS, et sa renommée le désigne comme le père du GC3 Normandie-Niemen.

 

C’est avec rigueur qu’il met au point la structure et les conditions d’engagement du groupe, jusqu’au choix des uniformes et signes distinctifs, de même que le modèle d’avion, le Yak-3.

 

Dans la revue Espoir, en 1994, Albert Mirlesse a raconté cette mise en place : « À mon arrivée à Moscou, d'autres embûches m'attendaient. Le général Petit, qui s'était trouvé complètement isolé sans connaître la langue, avait demandé aux autorités soviétiques, l'assistance d'une secrétaire interprète. Celle-ci fut immédiatement mise à sa disposition... avec la bénédiction du KGB ! C'est ainsi que le chiffre du Général avait disparu et il m'a fallu le remplacer et le sauvegarder. Plus tard, en l'absence du général Petit, connaissant moi-même la langue, j'ai renvoyé notre interprète, qui revint huit jours après complètement éplorée, car, dit-elle « elle ne savait plus rien ». Devant un tel aveu, nous sommes convenus de prendre le thé une fois par semaine pour lui permettre de garder sa place de « liaison » avec le KGB, tout en faisant passer les messages qui nous convenaient. Auprès du Haut-commandement soviétique, la liaison était bonne. Néanmoins, il fallait procéder à une mise au point rigoureuse de la structure et des conditions d'engagement du Groupe Normandie. Il convenait de définir les uniformes, les signes distinctifs des avions, ainsi que d'établir le modèle des cartes d'identité que porteraient les pilotes pour pouvoir circuler librement sur le front. Pour ce qui est des avions, j'ai été amené à choisir le « yack » que nous offraient les Soviétiques, et ceci, malgré les protestations véhémentes des ambassadeurs américains et britanniques. Les nez de ces avions furent peints aux couleurs françaises. Les Allemands, d'ailleurs, ne s'y trompaient pas. On les entendait distinctement donner l'alerte par radio « Achtung Franzôsen ! ». Pour la carte d'identité, son libellé fut très laborieux, et nous sommes arrivés à la formule suivante : « Armée de la France combattante. Groupe de chasse Normandie-Niemen, combattant aux côtés de l'Armée rouge. »

 

Après la Seconde Guerre mondiale, Albert Mirlesse poursuit une carrière dans l’aéronautique civile. Il décède le 12 janvier 1999 à Genève.

 

 

 

 

 

Thierry Gandolfo.

 

Membre du bureau du Souvenir Français à Issy-les-Moulineaux.

Conservateur du cimetière municipal.

Ancien sous-officier du 32ème RA.

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Publié le 12 Janvier 2011

                 

 

 

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Chère adhérente, cher adhérent,

 

Nous tenons tout d’abord à vous présentez tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

 

En 2011, bien entendu, le Comité participera à l’ensemble des commémorations militaires de la ville et nous prévoyons de renouveler le colloque « Histoire en Seine » avec des conférences sur l’Histoire de France. De même, ce site s'enrichira de nombreux articles (si vous souhaitez nous faire parvenir des éléments, ils seront les bienvenus).

 

Nous assemblée générale se déroulera le dimanche 20 février 2011, à 10h30, à la salle Jean Moulin de la Maison du Combattant à Issy, 4 rue du général Leclerc (métro Corentin Celton, ligne 12 ; Bus : 126 – 189 – 394, arrêt Corentin Celton Métro).

 

A l’issue de l’assemblée générale, nous vous proposons de déjeuner ensemble au restaurant Le Bistrot du Boucher (qui se trouve juste à côté) au prix de 29 euros le repas, à régler directement au restaurateur, sur place. Pour des raisons d’organisation, nous vous remercions de nous indiquer votre participation éventuelle.

 

Si vous ne vous êtes pas encore acquitté du montant de votre cotisation pour cette année, nous vous y engageons, moyennant un chèque à l’ordre du « Souvenir Français ». Le montant de la cotisation de membre titulaire est de 15 euros, avec l’abonnement. Nous vous en remercions par avance.

 

Nous vous prions de bien vouloir agréer, chère adhérente, cher adhérent, l’expression de nos salutations les meilleures.

 

Frédéric RIGNAULT

Président – Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

 

 

 

 

 

 

                    

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Publié le 24 Décembre 2010

 

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Le Comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de fin d'année et par avance, vous présente tous ses meilleurs voeux pour l'année 2011.

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