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Publié le 22 Octobre 2022

Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.

Jean-Claude Bernardet, délégué général du Souvenir Français de Saône-et-Loire, mon ami, est décédé ce jeudi 20 octobre 2022. Alors qu’il venait de rencontrer le délégué militaire de son département, et qu’il s’apprêtait à remettre un drapeau à Azé (commune du Haut-Mâconnais), Jean-Claude a été victime d’un malaise cardiaque au volant de sa voiture. En dépit de l’intervention des pompiers, il est décédé quelques dizaines de minutes plus tard.

Jean-Claude Bernardet était né le 28 juin 1939 à Mâcon. Après des études qui lui permirent d’obtenir un Certificat d’Aptitudes Professionnelles en charpente-bois et après avoir effectué son service militaire en Algérie (sur la Ligne Morice, le long de la frontière tunisienne), il débuta sa carrière professionnelle en 1962 comme dessinateur en architecture. En 1963, il devint chef d’entreprise dans le secteur de la « couverture-charpente ». En 1974, il obtenait le Certificat d’Aptitude à l’Enseignement dans les Collèges d’Enseignement Technique et, jusqu’à son départ en retraite en 1997, il enseigna la menuiserie au Lycée René Cassin de Mâcon.

En parallèle de ses activités professionnelles, et ce depuis plus de 40 ans, Jean-Claude s’attachait à la transmission de la mémoire via ses multiples activités et réalisations et était très actif auprès des anciens combattants. Il était, entre autres, délégué général du Souvenir Français pour la Saône-et-Loire depuis 2000.

 

Sa réalisation la plus importante est bien le « Mémorial citoyen de 1870 à nos jours » créé en 1984, qui a accueilli plusieurs milliers de visiteurs dont les jeunes des Journées Défense et Citoyenneté (JDC) depuis 2005. Cet établissement présente de manière didactique de très nombreux témoignages des conflits qui ont touché notre pays depuis 1870. Ce mémorial constitue un lieu de mémoire local, ce qui a permis à de nombreux mâconnais et bourguignons, comme moi, d’y confier des souvenirs de famille. C’est ainsi que j’ai laissé la collection familiale de petits soldats en carton que mon grand-père maternel avait confectionné pendant son séjour aux Etats-Unis entre 1920 et 1938.

Créateur de commémorations, organisateurs de manifestations patriotiques (comme le « convoi de la Voie Sacrée », ou la « Journée au fort de Douaumont »), Jean-Claude Bernardet était aussi correspondant de presse depuis 1977 au « Dauphiné libéré », puis au « Courrier de Saône-et-Loire », et enfin au « Journal de Saône-et-Loire ».

 

Dans un hommage appuyé, le préfet de Saône-et-Loire, Julien Charles, a indiqué : « Par son inlassable engagement au service de la société, des jeunes citoyens comme des anciens combattants, par son dévouement à la cause de la mémoire et à la sauvegarde des valeurs patriotiques, par son activité tant au plan local que départemental ou national, Monsieur Bernardet était un acteur incontournable de la vie publique et une figure emblématique de la vie mâconnaise ».

 

Jean-Claude Bernardet était chevalier de l’Ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques, récipiendaire de la Croix du Combattant, du Titre de reconnaissance de la Nation, de la Médaille commémorative d’Algérie, de la médaille jeunesse et sports échelon argent et de la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers, échelon argent. Il avait 83 ans.

 

Le comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Jean-Claude Bernardet.

 

 

Frédéric Rignault

Président du Comité

 

Crédits photographiques : Le Journal de Saône-et-Loire - Archives du Souvenir Français Issy.

Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
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Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.

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Publié le 4 Avril 2022

L’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux rebaptisé en l’honneur du général Valérie André.

Alors que le général Valérie André va célébrer son 100e anniversaire, l’héliport de Paris – Issy-les-Moulineaux a été rebaptisé le 8 mars dernier, « Héliport Paris-Issy-les-Moulineaux Valérie André », en présence de la première femme nommée au grade de général en France.

 

Parmi les personnages illustres qui ont marqué l’histoire d’Issy-les-Moulineaux et de France, Valérie André a une place à part. Héroïne incontestée de l’aviation militaire française, le Médecin Général Inspecteur Valérie André a profondément marqué le monde aéronautique international tant par ses exploits en Indochine dans les années 1950, où elle fut la première femme au monde à piloter des hélicoptères en mission de guerre, qu’en tant que première femme nommée au grade de général dans l’histoire de France, ou bien encore comme artisan de la création de l’Académie de l’Air et de l’Espace.

Le général Valérie André fut également la première femme militaire élevée à la dignité de Grand’Croix de la Légion d’honneur, ainsi que Grand’Croix dans l’Ordre national du Mérite. Elle est un modèle de courage et d’abnégation pour nombre de femmes militaires en particulier, et, bien plus, une figure exemplaire de nos armées.

A quelques semaines de fêter son 100e anniversaire, le général Valérie André a assisté au baptême à son nom de l’héliport de Paris – Issy-les-Moulineaux. Le 8 mars, journée des droits des femmes, s’est en effet tenue une cérémonie en sa présence, ainsi que de nombreuses personnalités comme André Santini, son neveu, Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, Augustin de Romanet, président d’Aéroports de Paris ou Catherine Maunoury, présidente de l’Aéroclub de France.

 

Évacuations sanitaires en hélicoptère.

Valérie André est née le 21 avril 1922 en Alsace. Très tôt, elle souhaite devenir médecin. Mais, comme ses modèles, elle rêve aussi de piloter des avions. A 13 ans, elle réalise son baptême de l’air et prend dès 17 ans des cours de pilotage.

Néanmoins, la guerre éclate et elle fuit l’Alsace pour Clermont-Ferrand puis paris, où elle poursuit des études de médecine, obtenant un diplôme de docteur en médecine peu après la fin de la guerre.

En 1949, alors que la guerre d’Indochine fait rage, elle décide de partir servir en tant que médecin-capitaine sur les théâtres d’opérations. Ayant assisté à des démonstrations d’hélicoptères, elle prend conscience de leur utilité pour l’évacuation sanitaire des blessés et en 1950, entame son apprentissage en France. Elle se spécialise alors en pilotage d’hélicoptère pour les évacuations sanitaires et réalise ainsi l’évacuation de 165 blessés tout en profitant de son brevet de parachutiste, qu’elle a passé quelques années plus tôt, pour sauter sur des postes isolés et apporter une aide médicale aux soldats blessés ne pouvant être rejoints que par des unités parachutées. En Indochine, elle réalisera 129 vols opérationnels.

Durant la guerre d’Algérie, elle continue ses évacuations sanitaires en hélicoptères entre 1959 et 1962 avant de retourner en France et continuer sa carrière d’officier du service de Santé des armées.

En 1976, elle est la première femme à devenir officier général en France et terminera sa carrière au grade de Médecin Général Inspecteur du service de Santé des armées en 1981. A son retour dans la vie civile, elle devient présidente du Comité des femmes militaires et travaille à la promotion des femmes dans les forces armées.

André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux : « Associer le nom de Valérie André, légende de l’aviation française, au lieu qui en a été le berceau est un puissant message au service de la place des femmes dans l’histoire, et donc, dans notre société ».

 

Cet article est paru dans le journal d’Issy-les-Moulineaux, Point d’Appui, numéro d’avril 2022.

 

 

Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.
Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.

Les photographies ci-dessus représentent : le capitaine André en Indochine avec le général de Lattre de Tassigny ; devant son hélicoptère (Indochine), à la gauche de son époux, Alexis Santini ; Mme le général André (années 70) ; en 2007 à Issy à l’occasion d’une conférence sur l’Indochine ; en 2010, avec le général Forget, recevant le brevet de pilote 001 (le brevet 1 ayant été déjà remis) ; en 2013 avec le général Ichac et le général Glavany (de g. à dr.) ; en 2022 pour la nouvelle appellation de l’héliport avec le ministre JB Djebbari.

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Publié le 15 Novembre 2021

Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves s’est rendu à Mâcon le 26 octobre dernier, afin de visiter le Mémorial Citoyen.

 

En 1984, Jean-Claude Bernardet, originaire du Maconnais, ancien combattant d’Algérie, professeur de technologie, et féru d’histoire, a une idée lumineuse : créer un musée qui rassemblerait des objets, des témoignages de ses compatriotes. Des objets qui ne sont pas, ou ne peuvent pas entrer dans les grands musées nationaux, mais que les familles ne veulent pas voir perdus à jamais.

 

Les raisons sont simples : un particulier a dans son grenier, au fond de sa cave, des souvenirs qui remontent à une ou plusieurs générations. Ici, il s’agit de l’uniforme du grand-père, soldat ou officier de la Grande guerre, là de papiers provenant d’un aïeul qui a été dans la Résistance, ici encore le drapeau d’une unité combattante ou d’une association depuis longtemps disparue. Et il n’y a pas que chez les particuliers que les souvenirs s’entassent : dans les bâtiments administratifs, scolaires, ou de la « préfectorale » sont amassés des tableaux, archives, meubles qui, peut-être, jamais ne sortiront.

 

Et quand ces objets, ces souvenirs, apparaissent au grand jour, c’est pour finir dans une brocante, parfois dans une vente aux enchères, ou, au mieux, dans les réserves de grands musées nationaux, au pire… dans une décharge.

 

L’idée fait son chemin. Aidé par la municipalité de Mâcon, chef-lieu du département de la Saône-et-Loire, le musée, plutôt le mémorial, prend forme peu à peu. Avec toujours la même ligne directrice : rassembler des souvenirs, qui remontent de la Guerre franco-prussienne aux opérations extérieures actuelles, mais appartenant ou ayant appartenu à des familles pour les conserver, les respecter et les communiquer.

 

En 2000, Jean-Claude Bernardet, président du comité du Souvenir Français de Mâcon, devient Délégué général de cette association pour le département. Il obtient de Mâcon la possibilité d’installer les collections dans le château du Grand Four, propriété de la ville. Le « Mémorial Citoyen » est né.

 

Ce mémorial présente des insignes, des écussons, des tableaux, des uniformes (du colonel de spahis au Poilu en passant par le parachutiste de la Seconde Guerre mondiale), des documents, des équipements, de l’artisanat des tranchées. Parmi tous ces souvenirs, citons le pyjama d’un déporté, les fanions des compagnies du 4e bataillon de Choc – Commando de Cluny (cinq fanions sont présentés, le sixième étant aux Invalides à Paris – une plaque le remplace), la collection extraordinaire de petits soldats de la Première Guerre mondiale, faits de cartons et peints à la main, le tableau présentant le 134e régiment d’infanterie – celui de Mâcon – en prise d’armes.

 

Aujourd’hui, le Mémorial Citoyen de Mâcon reçoit chaque année des milliers de visiteurs. Cette notoriété a donné au musée l’honneur de recevoir, depuis 2005, les jeunes convoqués dans le cadre de la journée d’appel à la Défense.

 

Ce lieu, dans sa conception et dans sa présentation, est unique en France, avec un souhait : celui de développer la fréquentation des scolaires, qu’ils soient collégiens ou lycéens. Et ainsi, communiquer et respecter les engagements et les sacrifices des jeunes d’hier, de 1870 à nos jours, afin d’assurer un avenir de paix et de liberté pour les jeunes d’aujourd’hui et de demain.

 

Mémorial Citoyen

Place du Souvenir Français

24, Chemin de la Bécassière

71000 MACON

06 13 14 90 16

 

 

Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
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Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
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Publié le 14 Octobre 2021

Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, n'est plus.

Cérémonies à venir.

Emmanuel Macron présidera l’hommage national qui sera rendu vendredi 15 octobre 2021 à 15 heures aux Invalides à Hubert Germain, le dernier Compagnon de la Libération décédé à l’âge de 101 ans.

Cet hommage « prendra la forme d’une cérémonie militaire dite d’honneurs funèbres incluant différents symboles militaires rappelant notamment son engagement dans la Légion étrangère et au cours duquel le Président de la République prononcera un éloge funèbre », a indiqué la présidence dans un communiqué. Après cet hommage national, Emmanuel Macron présidera aussi la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain le 11 novembre à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien.

 

Biographie.

Fils d'un officier général issu des troupes coloniales, Hubert Germain est né le 6 août 1920 à Paris.

Il débute ses études secondaires à la mission laïque franco-arabe de Damas (1930-1932) et les poursuit au lycée Albert Sarraut à Hanoi puis au lycée Saint-Louis à Paris.

Bachelier, il prépare le concours de l'Ecole navale au lycée Michel Montaigne de Bordeaux au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939.

Mais, dès juin 1940, écartant le concours, il cherche les moyens de continuer la lutte en pensant gagner le Maroc.

Après une discussion à l'Etat-major général, replié à Bordeaux, avec un officier général ami de son père, Hubert Germain apprend que l'Afrique du Nord ne rentrera pas dans la guerre. Il prend alors la décision personnelle de continuer le combat.

Des troupes polonaises s'embarquant pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz, il parvient, avec trois camarades, à se joindre à elles et à monter à bord de l'Arandora Star, qui appareille pour la Grande-Bretagne le 24 juin 1940.

Engagé dès l'origine dans les Forces françaises libres, il est affecté sur le cuirassé Courbet où il suit les cours d'élève officier de marine. Alors qu'il étudie pendant la journée entre les alertes, Hubert Germain participe la nuit à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

Au printemps 1941, il est affecté à l'Etat-major du général Legentilhomme, commandant en Palestine la 1ère Division légère française libre destinée à intervenir au Levant.

Après la campagne de Syrie à laquelle il participe, il est envoyé comme élève à l'école d'officiers de Damas en septembre 1941 ; il en sort aspirant pour être affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. En février 1942, il rejoint les rangs du 2e Bataillon à la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère (13e DBLE) à laquelle il restera toute sa vie, très attaché.

Hubert Germain participe dès lors à la campagne de Libye au sein de la 1ère Brigade. Chef de section antichars, il se distingue dans les combats de Bir-Hakeim du 27 mai au 11 juin 1942 et est cité à l'ordre de l'armée pour avoir « montré de très belles qualités de chef » et avoir été « pour ses hommes un exemple constant de calme et de courage ». Il est promu sous-lieutenant en septembre 1942.

Il prend part ensuite aux combats de la 1ère Division française libre (1ère DFL) à l'Himeimat (El Alamein) en Egypte en octobre 1942 puis en Tunisie jusqu'en mai 1943.

En Italie, le 24 mai 1944, devant Pontecorvo, alors qu'il commande une section antichar en appui du 1er BLE, le lieutenant Germain est blessé en dirigeant le tir des mitrailleuses lourdes de sa section pour continuer à appuyer le bataillon qui attaque le long du Liri.

Evacué sur Naples, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle en Italie fin juin 1944.

Il participe au débarquement de Provence en août 1944 et à la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon. Il prend part ensuite aux campagnes des Vosges, d'Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.

Appelé comme aide de camp auprès du général Koenig commandant les forces françaises d'occupation en Allemagne, le lieutenant Hubert Germain est démobilisé en 1946.

Attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, il est élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu'il conserve jusqu'en 1965.

Chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre des Armées, de 1960 à 1962 puis, de nouveau, en 1967 et 1968.

Elu député de Paris en 1962, il sera réélu en 1968 puis en mars 1973. Président de l'amicale parlementaire "Présence et Action du Gaullisme" (1969-1972) Hubert Germain est vice-président du groupe UDR à l'Assemblée nationale (1971-1972).

De 1972 à 1974 Hubert Germain est ministre des PTT puis ministre chargé des relations avec le Parlement (mars-mai 1974).

Il fut également Président de la société française de télédistribution de 1975 à 1982.

Hubert Germain est membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010. Par décret du 25 novembre 2020, il est nommé chancelier d'honneur de l'Ordre de la Libération. Dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain a reçu le grade de caporal-chef honoraire de la Légion étrangère en septembre 2021.

Hubert Germain est décédé le 12 octobre 2021 à l'Hôtel national des Invalides à Paris.

 

Décorations :

Grand-Croix de la Légion d'Honneur

Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944

Croix de Guerre 39/45 avec palmes

Médaille de la Résistance avec rosette

Membre de l'Ordre de l'Empire britannique

Grand-Croix de l'Ordre de Malte

Titulaire de plusieurs décorations étrangères.

 

 

Sources :

 

  • Journal La Voix du Nord.
  • Site Internet de l’Ordre de la Libération.
Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, n'est plus.

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Publié le 26 Septembre 2021

René Veyrat-Parisien : de la Haute-Savoie à Vanves.

A la suite de l’article publié il y a quelques jours sur ce site, Madame Veyrat-Parisien a tenu à nous adresser quelques mots sur feu son époux :

 

« Monsieur René Veyrat-Parisien est né le 7 avril 1936 à Annecy en Haute-Savoie. Les restrictions de la guerre l’ont envoyé se refaire une santé chez son oncle à Manigod, au cœur du massif des Trois Aiguilles. Il y a connu la vie rude des montagnards. En pension pendant les années de collège et de lycée, il ne rentrait chez ses parents qu’en fin de trimestre.

Il a été incorporé chez les chasseurs alpins au 22e BCA (Bataillon de Chasseurs Alpins) fin 1959, a fait ses classes à Barcelonnette, a été remarqué pour sa sportivité, ce qui lui a permis de faire le stage de moniteur d’éducation physique militaire à Antibes. Jusqu’au début de 1961, il a fait partie d’un commando de chasse basé en Kabylie, dans le nord de l’Algérie. Sergent-chef nommé au feu, il a gardé de cette période une empreinte indélébile.

De retour à la société civile, il s’est d’abord occupé d’organisations des colonies de vacances sur la Savoie et la Haute-Savoie. Sa rencontre avec sa future épouse l’a amené à Paris où il se forme à l’informatique. Il enchaîne différents postes et fait carrière au Crédit Agricole. Il reçoit la croix de chevalier dans l’ordre du Mérite agricole.

De son mariage naissent trois enfants, mais il a le malheur de perdre un petit garçon. Il a le sens de la famille et est toujours heureux de regrouper les siens.

Ancien combattant et porte-drapeau aussi bien à Vanves qu’à Concarneau où se trouve notre résidence secondaire, il apprécie de participer aux manifestations et de rendre utile.

René, une générosité de cœur et d’âme ».

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Publié le 11 Septembre 2021

A la mémoire de René Veyrat-Parisien.

Nous avons appris avec tristesse le décès en juillet 2021, à Concarneau, de Monsieur René Veyrat-Parisien, âgé de 85 ans, membre de la section UNC de Vanves et du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Francais, porte drapeau, ancien sergent au 22e BCA (Bataillon de Chasseurs Alpins) en Afrique du Nord.

L’ensemble des associations d’anciens combattants et patriotiques d’Issy et de Vanves présente à sa veuve et toute sa famille ses plus sincères condoléances.

CBA (R) Paul Guillaud

Président départemental de l’UNC

Président de la Section de Vanves du Souvenir Français

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Publié le 19 Août 2021

Le Souvenir Français : qu'est-ce que c'est ?

La question.

Cadre ou simple adhérent de notre association, qui n'a pas eu un jour à répondre à cette question ? Et dans ce cas, le plus simple n'est-il pas de s'appuyer sur les explications données en page trois de notre revue trimestrielle « Le Souvenir Français » ? Mais, à la relecture, ces éléments peuvent peut-être apparaître un peu trop officiels pour, qui sait, amener un nouvel adhérent à notre association. Alors que les appuyer sur un exemple emblématique pourraient les rendre plus vivants, plus concrets, et par là susceptibles d'emporter sa décision.

Et, justement, les champs de bataille de la Première Guerre mondiale dans le nord-est de la France, comme les opérations qui ont suivi les débarquements en Normandie et en Provence, à la fin de la Seconde, ont malheureusement donné à notre association d'innombrables occasions d'illustrer son action en remplissant son devoir de mémoire. Mais, au contraire, l'exemple qui a été choisi a eu pour théâtre un lieu isolé, à plus de 1.500 mètres d'altitude en pleine montagne, à plus d'une heure de marche de la première agglomération, et concerne ce qui est peut-être le plus petit cimetière militaire de France, et donc il n'en est que plus frappant.

 

Le cas concret.

1944. Ce 13 juillet en début de nuit, sur le terrain de Blida, au sud d'Alger, un bombardier Halifax du 624e escadron de la Royal Air Force décolle avec pour mission le parachutage d'armes et de matériel à l'intention d'un maquis des Hautes Pyrénées.

L'équipage comprend sept membres, dont six britanniques, le pilote étant canadien. Arrivé sur zone au milieu de la nuit, après un vol à basse altitude au-dessus de la Méditerranée, l'appareil se dirige vers la zone de largage, aux environs du village de Nistos. Les membres du maquis ont balisé le site grâce à des signaux lumineux. Malgré un épais brouillard qui empêche l'équipage de les identifier, le pilote tente deux passages sans succès mais à la troisième tentative le Halifax s'écrase sur les pentes du Pic de Douly. Dans les jours qui suivent des résistants des villages voisins, guidés par de jeunes bergers, atteignent le lieu du drame. Les corps des sept membres de l'équipage, après recueil de leurs documents d'identification, sont inhumés sur place, dans une clairière, à proximité de l'épave de leur appareil. Après la Libération le petit cimetière est entouré d'une barrière en bois.

Handley Page « Halifax » de la Royal Air Force

Handley Page « Halifax » de la Royal Air Force

Le Souvenir Français.

Dès 1954 une plaque commémorative rappelant les faits fut installée lors d'une première cérémonie officielle, puis, dans les années 1990, un muret de pierre fut mis en place ainsi qu'une stèle portant des plaques offertes par les autorités britanniques et canadiennes et les municipalités des communes environnantes, tandis que chacune des sept sépultures était marquée d'une croix et recouverte d'une dalle.

Le Souvenir Français : qu'est-ce que c'est ?

Le petit cimetière anglo-canadien du « Clos du Douly ».

Les instances locales du Souvenir Français ont activement et financièrement participé à ces actions, comme en témoignent les plaques portant notre insigne, sur et derrière la stèle, assumant la vocation n°1 de l'association : « Conserver la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour la France au cours de son histoire, ou qui l'ont honoré par de belles actions, notamment en entretenant leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire, tant en France qu'à l'étranger ».

 

Le devoir de mémoire.

Régulièrement, autour de cette date du 14 juillet, des cérémonies sont organisées par les municipalités concernées et le Souvenir Français, en présence des autorités départementales et régionales généralement accompagnées d'un détachement de l'armée française et souvent avec la participation d'autorités britanniques ou canadiennes, ainsi que de détachements des forces armées de ces deux pays amis.

Des membres des familles des disparus ont également été accueillis à l'occasion de ces cérémonies qui ont permis à notre association de matérialiser sa vocation n°2 : « Animer la vie commémorative en participant et en organisant des cérémonies patriotiques nationales et des manifestations locales qui rassemblent les différentes générations autour de leur histoire ».

La cérémonie de juillet 2004.

La cérémonie de juillet 2004.

La transmission.

Même si, près de quatre-vingts ans après les faits, un grand nombre de ceux qui ont vécu ces événements ne sont plus là, la tragédie du Pic de Douly fait maintenant partie de la mémoire collective des habitants de cette région des Hautes Pyrénées. Cette mémoire est entretenue par l'action des membres de notre association comme le prouve le récent témoignage de l'actuelle Délégué Général des Hautes Pyrénées, « Ancienne directrice d'école et enseignante, nous avions travaillé sur ce crash », mettant ainsi en pratique la vocation n°3 du Souvenir Français : « Transmettre le flambeau du souvenir aux générations successives en leur inculquant, par la connaissance de l'histoire, l'amour de la Patrie et le sens du devoir ».

On ne peut que souhaiter que toutes les instances locales de notre association identifient, dans leur histoire locale, l’événement exceptionnel qui deviendra le socle incontournable de leur Devoir de mémoire.

 

Général de brigade aérienne (2S) Jean-Claude Ichac,

Président honoraire du comité d'Issy-les-Moulineaux et Vanves

 

Sources :

  • Crédits photographiques : D.R.
  • Chronique aérospatiale – CESA – Texte sur le crash de l’avion anglais par l’adjudant-chef Jean-Paul Talimi, rédacteur au CESA et sous la direction de Marie-Christine Villatoux, docteur et agrégée en histoire, enseignant-chercheur au CReA.
  • Tous nos remerciements à Madame Sylvie Barboteau, Déléguée générale du Souvenir Français pour les Hautes-Pyrénées.

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Publié le 27 Juillet 2021

A la mémoire de Gérard Dalmont.

Gérard Dalmont nous a quitté le lundi 19 juillet 2021, à l’âge de 86 ans.

Originaire de Normandie, Gérard suit sa scolarité au lycée Jules Verne de Mondeville. Puis il apprend les métiers de la mécanique et devient élève ajusteur.

En 1955, militaire appelé, il rejoint la Tunisie au moment où le pays se détache du protectorat français pour devenir indépendant. Il est intégré dans une unité du Services des Essences des Armées, avec le grade de maréchal des logis. Il est responsable des matériels (pompes, flexibles,…).

Par la suite, Gérard Dalmont se marie, fonde une famille, reprend son métier de mécanicien puis entame une carrière de professeur au sein de l’école Saint-Nicolas de la Salle, groupe scolaire privé qui regroupe un collège, un lycée d’enseignement général et technologique, un lycée professionnel et un centre de formation d’apprentis. Là, entre 1966 et 1994, il va former de très nombreux jeunes aux métiers d’ajusteur-mécaniciens, dans le cadre de la formation de mécaniciens réparateurs automobiles.

Gérard Dalmont était membre de la FNACA, du Souvenir Français et porte drapeau de l’association des anciens élèves de Saint-Nicolas.

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Publié le 28 Avril 2021

La Mort de Napoléon à Sainte-Hélène, tableau de Charles de Steuben (vers 1828). Entouré des personnes présentes lors de son agonie, il gît sur son lit de camp à baldaquin

La Mort de Napoléon à Sainte-Hélène, tableau de Charles de Steuben (vers 1828). Entouré des personnes présentes lors de son agonie, il gît sur son lit de camp à baldaquin

« 5 mai 1821.

A six heures et demie, il a placé sa tête droite, fixant le pied du lit, les yeux ouverts, fixes et voilés. Jusqu’à huit heures, un peu de sommeil tranquille, quelquefois des soupirs de quart d’heure en quart d’heure.

A huit heures, quelques gémissements, ou plutôt quelques sons sourds, qui paraissaient se former dans le bas-ventre et siffler en traversant le gosier. Ils semblent appartenir plutôt à un instrument qu’être un gémissement. Une larme est sortie de l’œil gauche, au coin, du côté de l’oreille. Bertrand l’a essuyée, Arnott s’est étonné que l’Empereur retînt la vie si longtemps.

Jusqu’à dix heures et demie onze heures, généralement calme ; respiration douce ; parfaite immobilité de tout le corps ; quelques mouvements seulement dans la prunelle ; mais rares ; les yeux fixes, voilés, se sont fermés jusqu’aux trois quarts. De demi-heure en demi-heure, quelques soupirs ou sons. Une deuxième larme à la même place ; la main droite sur la couverture du lit ; la main gauche sous la fesse. Depuis six heures du matin, très calme, immobile ».

 

Henri-Gatien Bertrand, général de division, compagnon de l’Empereur à Sainte-Hélène.

Archibald Arnott, médecin anglais, au chevet de l’Empereur.

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Publié le 3 Janvier 2021

A Thierry Gandolfo.

Décidément, qui pourra regretter cette année 2020…

 

Elle se termine comme elle a commencé, dans la tristesse et les larmes. Il y a un an, notre Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves perdait en quelques semaines plusieurs de ses adhérents : Robert Choffé, Paul Richard, Christian Poujols. Puis ce fut au tour de Robert Dubot, de Pierre Borde et du général Michel Forget.

 

Cette fois-ci, il s’agit de Thierry Gandolfo, mort le 30 décembre 2020. Notre Comité perd l’un de ses premiers membres, et son secrétaire depuis plus de dix ans. Je perds un ami très cher. C’est Thierry qui m’a accueilli au Souvenir Français, en compagnie de Gérard Riblet. C’est Thierry qui m’a expliqué comment se comporter dans une association, alors que je venais de présenter devant des anciens combattants médusés un programme de perspective à trois ans, sous la forme de tableaux Excel et de Power Point !

 

Thierry était un ami, un frère. D’abord, il était sous-officier dans l’artillerie, ce qui est un gage de bonne compagnie ! Thierry était un authentique ancien combattant, viscéralement patriote, ayant côtoyé la chose militaire depuis sa tendre jeunesse, en tant qu’enfant de troupe. Il intégra l’armée, se dirigea vers l’artillerie, rejoignit le 32e régiment d’artillerie, spécialisé dans les missiles nucléaires Pluton. L’unité était alors un maillon essentiel du dispositif des Forces Françaises en Allemagne.

 

Mais Thierry ne se contenta pas seulement de cela. Il participa à de nombreuses opérations extérieures dont la Mauritanie où il exécuta les ordres qui lui étaient donnés. Ordres que l’on peut très bien imaginer quand on est un tireur d’élite. Il participa également à la FINUL, cette force des Nations Unies chargée de faire respecter au mieux – ou au moins pire – une fragile paix entre les différentes factions religieuses et les interventions des pays voisins. Thierry me parlait souvent du Liban. Et parfois avec des larmes dans les yeux car il n’avait pu sauver un camarade blessé, qui allait mourir devant ses yeux. C’était au temps où les casques bleus de l’ONU étaient des cibles particulièrement faciles, car elles ne pouvaient pas répliquer.

 

Thierry gardait cela en lui et bien souvent pour lui seul. L’armée, ses copains, la camaraderie militaire. Mais aussi les atrocités de la guerre. Il se sortait de ces idées noires en multipliant les passions, les intérêts. Ainsi, sa collection de soldats de plombs, celle des cartes postales d’échanges amoureux qui ont illustré un numéro spécial de Paris Match sur Verdun, grâce à nos amis Patricia et Alain Bétry.

 

Thierry avait quitté l’armée, couvert de médailles, mais avec un gout amer. Après, il fit plusieurs métiers avant d’entrer au sein des Pompes Funèbres Générales, avec les Hauts-de-Seine pour secteur. D’abord chargé des convois, voilà plus de vingt-deux ans qu’il était au cimetière d’Issy-les-Moulineaux. Nous lui devons les décorations magnifiques du 11 novembre et l’aspect du carré militaire. Mais comme à l’armée, la mort n’était jamais loin…

 

Alors, encore une fois, il s’échappait en peignant des tableaux, en vagabondant d’un sujet à l’autre sur Internet. Toujours passionné par le fait historique, et les rencontres qu’il faisait au cimetière où il était particulièrement apprécié et respecté. Je pense ici à Gildo qui parlait du Tanger international qu’il avait connu. Et puis, l’armée et l’Histoire de France revenaient toujours. Pendant des années, nous avons organisé des visites du cimetière et du carré militaire pour les jeunes élèves d’Anatole France : il s’agissait d’expliquer l’Histoire au moyen de sépultures de soldats. Là en parlant de la guerre aérienne avec un officier aviateur ; ici, en glorifiant le rôle des infirmières par l’intermédiaire de la tombe de Marguerite Montet, là encore, le rôle des fantassins, des travailleurs indochinois ou musulmans. Il lui arrivait aussi de mener des conférences, en parlant très intelligemment des troupes coloniales à des jeunes issus de l’immigration.

 

Chaque année, ou presque, nous nous rendions sur des champs de bataille de la Première Guerre mondiale, et notamment Rancourt, où nous connaissions bien Jean-Pierre et Marie-Thérèse Desain, les gardiens de la Chapelle du Souvenir Français. Il m’avait appris l’archéologie militaire et régulièrement, après un repas au Tommy’s à Pozières dans la Somme, nous revenions avec des kilos d’éclats d’obus, de douilles, ou autres souvenirs trouvés ici et là, juste en regardant le sol et en suivant les lignes d’antiques tranchées.

 

Nous devons aussi à Thierry la mise en valeur des tombes des victimes civiles des bombardements de 1942 et 1944 à Issy-les-Moulineaux et de six sépultures, contenant les restes d’un ou plusieurs Morts pour la France.

 

Ces dernières années, je voyais un Thierry qui riait moins, plus triste et se remémorant toujours ses souvenirs noirs qu’il me confiait au gré de nos sorties. En écrivant ces lignes, je pense à Giovanni et Elisa Gandolfo. Je veux leur dire ma peine, mon chagrin et ma compassion.

Thierry avait 59 ans et se préparait à la retraite avec sa compagne, Suzanne, au nord du Portugal. Je veux aussi dire ma compassion à Suzanne et sa petite Sabrina.

 

Les obsèques de Thierry Gandolfo se dérouleront le jeudi 7 janvier 2021, en l’église Saint-Etienne d’Issy-les-Moulineaux, à 14h30.

 

 

Frédéric RIGNAULT

Président du Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français

Délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine

Lieutenant-colonel ad honores au sein de la Réserve Citoyenne du Gouverneur Militaire de Paris

A Thierry Gandolfo.

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