Publié le 12 Février 2022

La photograhie du sous-lieutenant Astoul.

En 2009, en compagnie de Thierry Gandolfo (1961-2020), alors conservateur du cimetière d’Issy-les-Moulineaux, nous décidions d’apposer la cocarde du Souvenir Français sur le tombeau de la famille Astoul. Réputée en déshérence, celle-ci comprend les restes de Pierre-Louis Astoul, officier d’administration principal des subsistances (1860-1923) et son épouse Ambroisine (1868-1949). Il s’agit également du cénotaphe du sous-lieutenant Astoul, mort au Chemin des Dames en 1917.

Le sous-lieutenant Astoul, étudiant en droit en 1914, est mobilisé au 4e dragons. Il passera, à sa demande, au 70e bataillon de tirailleurs sénégalais. Titulaire de la Légion d’honneur et de la croix de Guerre avec étoile de vermeil, il est cité : « A entraîné sa section avec un élan remarquable à l’assaut des positions allemandes, dirigeant ses hommes comme à l’exercice jusqu’au moment où il fut frappé d’une balle au côté droit ».

Une suite d’événement va s’avérer extraordinaire : d’abord, en 2011, alors que le comité entretenait la tombe Astoul sans se poser de question, au hasard de la découverte d’un livre sur la bataille du Chemin des Dames, nous tombons sur un obélisque placé par sa famille, au bord d’une route de campagne, à Cerny-en-Lannois, avec cette épitaphe : « A la mémoire de notre fils, le sous-lieutenant Louis Astoul, du 70e sénégalais, tombé glorieusement dans ces parages, à l’âge de 24 ans, au cours de l’assaut du 16 avril 1917, et de ses camarades. » Le Week-end suivant, nous étions à Cerny pour repérer le monument et voir où était mort Louis Astoul.

Dix ans plus tard, grâce au site Internet exceptionnel, https://www.memorialgenweb.org/ voici la photographie du sous-lieutenant Louis Astoul.

La boucle est bouclée…

Merci aux contributeurs et aux travaux réalisés sur ce site par Didier Mahu, Monique Gallais, Bernard Tisserand, Claude Richard, Gérard Doucet, Elisabeth de Montmarin, Jean-Claude Vachet, Jean-Claude Planes, Gérard Peugnet et Jérôme Charraud.

 

Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.
Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.

Les photographies représentent : Louis Astoul, l’obélisque, le Chemin des Dames, le tombeau familial et l’équipe de Nettoyage : Fabien Lavaud, Louise Zazzera, Florise et Frédéric Rignault, Thierry Gandolfo, Suzanne Potdevin.

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Publié le 22 Janvier 2022

Maurice Romagon.

Maurice Romagon.

Maurice Romagon nait le 27 juillet 1886 sur la commune des Riceys, dans le département de l’Aube. Il est le fils de Pierre Romagon et de Julie Déon.

Jeune, il apprend les métiers du bois afin de travailler dans l’entreprise paternelle. Mais Pierre décède en 1906. Maurice reprend l’entreprise. Scieur de bois, il a été Compagnon du Tour de France. L’expérience de chef d’entreprise est de courte durée car l’année suivante, il est incorporé au 6e bataillon d’artillerie à pied afin d’y faire son service militaire. Après ses deux années, il passe dans la réserve active (le 1er octobre 1909). Ayant repris son métier, il est néanmoins mobilisé au déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, et intègre le 82e régiment d’artillerie lourde.

Maurice Romagon est surveillé de près. Membre du Parti Socialiste Ouvrier, il a été en première ligne pour la défense des vignerons champenois en 1910. Dix ans plus, il devient membre du Parti Communiste Français et est envoyé comme représentant de l’Aube au congrès de Tours. Ses idées lui font perdre son métier (l’entreprise familiale a disparu et il a été embauché par différentes scieries) et Maurice devient délégué au congrès fédéral du Parti communiste de l’Aube en 1923. En 1925 puis en 1929, il est candidat aux élections municipales de Saint-Julien-les-Villas (Aube, arrondissement de Troyes) et se spécialise dans les questions coopératives.

En 1937, Maurice Romagon est le candidat du parti aux élections cantonales. Il remporte finalement l’élection et devient conseiller d’arrondissement de l’Aube, élu au 3e canton de Troyes. En septembre 1939, alors que le Pacte germano-soviétique vient d’être signé, le Parti Communiste Français est interdit. Maurice Romagon milite contre cette décision. Il est arrêté et condamné. Il réussit à s’évader de la prison de Dijon en juin 1940. En juillet, avec sa fille Cécile, il reçoit l’ordre de Jacques Duclos, dirigeant du parti, de ramasser les armes abandonnées, d’aider à l’évasion des prisonniers de guerre, et de participer à la rédaction et la distribution de tracts contre l’ennemi nazi et le régime de Vichy.

En octobre 1940, il est de nouveau arrêté et emprisonné à Troyes, en même temps que son épouse, Edwige, née Jourdheuille. Ils sont condamnés à trois années de prison et incarcérés à la prison de Clairvaux. Le 7 mars 1942, Maurice Romagon demande à prendre la place d’un jeune de 17 ans, condamné à être fusillé. Ainsi meurt celui qui fut élu de la République. Des obsèques officielles sont célébrées le 1er mai 1945 à Troyes, et Maurice Romagon est déclaré Mort pour la France quelques mois plus tard.

Maurice et Edwige ont quatre enfants, qui tous suivent l’exemple des parents. Ils entrent en résistance. Les deux fils passent au maquis, mais sont arrêtés et envoyés au camp de Compiègne en janvier 1943. De là, ils sont transférés au camp de Ravensbrück puis à Buchenwald et Dora en 1945. Ils sont de la « Grande marche » qui voit les déportés effectuer des centaines de kilomètres à pied pour passer d’un camp à l’autre, au fur et à mesure de l’avancée des Alliés. Si Pierre est finalement libéré et rapatrié en 1945, Raymond meurt à Ellrich. Il faisait partie d’un Kommando de travail sur des chantiers de creusement de galeries souterraines. Raymond qui avait pris au maquis FTP (Francs-Tireurs et Partisans – communiste) le nom de Tronchet.

Une rue Maurice Romagon garde son souvenir à Troyes, et les noms de Maurice et de Raymond sont inscrits sur le monument aux morts de la ville d’Issy-les-Moulineaux.

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Site de la ville d’Issy-les-Moulineaux.
  • Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la jeunesse. Les jeunes dans la Résistance, Ed. Sociales, 1969.
  • Albert Ouzoulias, Les Fils de la nuit, Grasset, 1975.
  • Site Mémorial GenWeb – Fiches individuelles avec les annotations de Jean-Pierre Buot, Michel Schoettel, Stéphane Protois et Patrick Ridey.

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Publié le 28 Décembre 2021

Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.

Le cimetière de Bel-Air abrite 1707 tombes de soldats métropolitains ou tirailleurs sénégalais morts entre 1927 et 1963.

Le Sénégal abrite les sépultures militaires de 3360 hommes décédés au cours de l'aventure coloniale française en Afrique.

Ces tombes sont réparties entre Dakar (2249 tombes), Fatik (3), Koalack (93), Saint-Louis (721), Tambacounda (111), Thiès (178) et Zinguinchor (5). Le cimetière mixte (militaire et civil) de Bel-Air à Dakar abrite les tombes de 1707 soldats métropolitains ou tirailleurs sénégalais morts entre 1927 et 1963.

A la fin de la Première Guerre mondiale, une statue, représentant côte à côte un Poilu et un Tirailleur, a été érigée "A Demba et Dupont - en souvenir de leur fraternité d'armes". Initialement installée sur une place de la ville, elle a été transférée après l'indépendance dans le carré militaire du cimetière de Bel-Air. Le 23 août 2004, la sculpture, réinstallée sur une place publique baptisée "Place des tirailleurs sénégalais", a été inaugurée à l'occasion de la "Journée des tirailleurs sénégalais". La gestion du cimetière est assurée grâce aux crédits délégués par le ministère des Armées aux services consulaires de l'Ambassade de France. Les forces françaises au Sénégal (23e bataillon d'infanterie de marine), grâce aux crédits du ministère des Armées et le Souvenir français participent à l'entretien des lieux.

Du Sénégal, d’Afrique, de France, de Vanves, d’Issy et d’ailleurs, tous les membres du Souvenir Français et tous ceux qui sont attachés au Devoir de Mémoire vous souhaitent une bonne année 2022 !

 

Sources :

 

Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.
Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.
Le cimetière militaire français de Bel-Air au Sénégal.

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Publié le 13 Décembre 2021

Les coloniaux : Louis Delaporte.

Louis Delaporte nait le 11 Janvier 1842 à Loches (Indre-et-Loire). Très jeune, il décide d'être marin et est reçu à l’École navale de Brest en 1858. Nommé aspirant, il embarque en 1861 pour le Mexique au moment de l’intervention française demandée par Napoléon III.

Enseigne de vaisseau quelques années plus tard, Louis Delaporte est plus remarqué par ses talents de dessinateur que par son sens de la guerre. De fait, le capitaine de frégate Ernest Doudart de Lagrée l’emmène avec lui en Cochinchine (1866) pour la Mission d’exploration du Mékong, mission d'exploration et de recherche des sources du fleuve.

Delaporte découvre à cette occasion le site d'Angkor. Mais, la mission tourne au désastre à cause des conditions climatiques et sanitaires. La remontée du fleuve est abandonnée et le retour se fait par le Yang-Tseu-Kiang. Doudart de Lagrée y laisse la vie et les survivants regagnent Saïgon par la mer sous le commandement de Francis Garnier.

La découverte d'Angkor est pour Delaporte la révélation de tant de beauté et de splendeur qu’il décide de faire connaître l’art khmer à toute l’Europe. Il indique : « Je n’admirais pas moins la conception hardie et grandiose de ces monuments que l’harmonie parfaite de toutes leurs parties. […L’art khmer…] s’écarte, il est vrai, de ces grandes œuvres classiques du bassin de la Méditerranée qui pendant longtemps ont seules captivé notre admiration : ce ne sont plus ces colonnades majestueuses ; ce sont au contraire des formes laborieuses, complexes, tourmentées : superpositions, retraits multiples, labyrinthes, galeries basses à jour, tours dentelées, pyramides à étages et à flèches innombrables ; une profusion extrême d’ornements et de sculptures qui enrichissent les ensembles sans en altérer la dignité ; c’est, en un mot, une autre forme de beau. » A cette occasion, Louis Delaporte dégage le temple du Bayon et relève les plans d'Angkor Vat.

De retour en France en 1868, il est promu au grade de lieutenant de vaisseau et ai fait chevalier de la Légion d’honneur. Quand la guerre de 1870 éclate, il est appelé à la surveillance des côtes françaises dans le Nord. Cependant, il n'oublie pas pour autant les splendeurs aperçues quelques années auparavant à Angkor. Il ne repart qu'en 1873–74, avec l'appui de la Société de géographie en mission officielle d’étude.

Louis Delaporte obtient des ministères de la Marine, des Affaires étrangères et de l'Instruction publique, une double mission : celle de vérifier la navigabilité du fleuve Rouge de son delta jusqu'au Yunnan et celle de constituer la première collection officielle d'art khmer en France.

Louis Delaporte, dans des conditions très difficiles, effectue une « moisson archéologique » constituée de statues, fragments d'architecture et moulages, auxquels s'ajoutent documents topographiques et dessins. Louis Delaporte prélève quelques pièces qu'il souhaite arracher à la nature qu'il perçoit comme profondément destructrice, qui sont par la suite ramenées en France grâce à la canonnière Javeline. Le roi Norodom 1er du Cambodge accepte cette prise de patrimoine en témoignage de la grandeur et de l’ancienneté de la civilisation khmère.

Mais le musée du Louvre refuse d'accueillir la centaine de caisses d'antiquités débarquées à Toulon. C'est finalement au château de Compiègne que Delaporte réussit à faire ouvrir une salle d'exposition pour cet art encore peu reconnu. Ce n'est qu'en 1878 que, grâce à l'Exposition universelle de 1878 exposant ces œuvres au Palais du Trocadéro, que l'intérêt du public et des scientifiques s'éveille. Il faut cependant attendre 1882 pour qu'une aile du Trocadéro soit consacrée officiellement à un musée de l'Art Khmer.

Delaporte effectue en 1881 un dernier voyage sur place mais il tombe gravement malade et désormais devra rester en France. Cette expédition permet d'enrichir encore le fonds du musée.

En 1889, le musée Khmer devient musée Indochinois et s'ouvre largement sur l'ensemble des arts de l'Asie du Sud-Est. En 1894, il recrute comme assistant Charles Carpeaux le fils du célèbre sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux qui deviendra par la suite archéologue et photographe en Indochine au Sanctuaire de My Son au côté d'Henri Parmentier et à Angkor au côté d'Henri Dufour. C'est grâce à Louis Delaporte qu'entre 1894 et 1901, pendant sept ans, Charles Carpeaux y acquiert une connaissance très pointue sur l'ensemble des statues sculptées sur les temples en étant capable d'en deviner les divinités qu'elles représentaient.

C'est aussi un peu grâce à lui et à l'intérêt qu'il a su éveiller pour les arts du Cambodge qu'en 1898 est fondée à Hanoï l’École française d’Extrême-Orient (EFEO).

La Conservation d’Angkor est créée dès 1908 afin de mettre les plus belles pièces à l’abri des convoitises tout en les restaurant, tandis que l’arsenal législatif se durcit. « Pas une pierre ne quittera désormais sa place sans une autorisation régulière. La période nomade est close et espérons-le, définitivement », peut-on lire dans un compte-rendu de séance datant de 1901.

Devenu conservateur, Louis Delaporte dirige son musée du Trocadéro avec peu de moyens mais avec une passion intacte. Il y passe tout son temps avec sa grande blouse blanche, soit dans son vaste et froid sous-sol converti en atelier de moulage, soit dans son petit cabinet de travail encombré de plans et de dessins, ou encore sur le haut de l'échelle, rectifiant à la gouge les détails d'ornementations.

Louis Delaporte meurt l'année suivante, le 3 mai 1925 à l'âge de 83 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

Sources :

  • Encyclopédie Larousse.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Ministère des Armées.
  • Vincent Charpentier. Avec Pierre Baptiste, conservateur en chef et Thierry Zéphir, ingénieur au musée Guimet, « Angkor de la découverte à la création d'un mythe », sur INRAP : Le Salon noir, .
  • Louis Delaporte. Explorateur (1842 - 1925) par René de Beauvais - Paris 1929.

 

Louis Delaporte et ses collègues de la mission Mékong.

Louis Delaporte et ses collègues de la mission Mékong.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #La Coloniale

Publié le 29 Novembre 2021

Au lieutenant Leblanc, mort en Indochine.

Jean Leblanc nait à Mâcon en Saône-et-Loire le 10 juillet 1925. Saint-Cyrien, il est de la promotion « Général Leclerc » (1946-1948).

Officier au 41e RAC (régiment d’artillerie coloniale), il est tué à l’ennemi près du Lac Quan (Tonkin) le 18 septembre 1952, à l’âge de 27 ans.

Citation à l’ordre de l’armée : "Officier d'artillerie remarquable tant par ses qualités professionnelles, que par ses vertus guerrières qu'il possédait au plus haut degré. Au cours de 14 mois d'opérations ininterrompues a montré dans les circonstances les plus difficiles, un calme, un sang-froid et une bravoure exemplaire. Dans le secteur de Bac Ninh ou il avait été grièvement blessé à son poste de combat le 31 décembre 1951, s'était révélé un tireur émérite et un officier de liaison hors de pair, aux interventions toujours rapides et précises. A magnifiquement confirmé sa réputation dans le secteur de Bui Chu (Nord Vietnam). Animé d'une foi ardente, n'a cessé durant cinq mois, d'apporter à l'Infanterie un appui que son expérience, son sens du terrain et du combat rendaient particulièrement précieux. Est tombé mortellement frappé le 18 septembre 1952 près de LAC QUAN à la fin d'une journée de combat, alors qu'il assurait au contact immédiat d'un ennemi très agressif, la protection de l'Infanterie sévèrement accrochée ».

Isséen, le lieutenant Leblanc était chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de guerre TOE avec palme. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune, comme il l‘est sur celui du village de Verosvres, non loin de Mâcon.

 

 

Sources :

 

  • Encyclopédies Wikipédia et Larousse.
  • Site : https://www.memorialgenweb.org/ et fiche individuelle du lieutenant Leblanc ; relevés de Claude Richard, Jérôme Charraud et Bernard Butet.
  • Hugues Tertrais, Regards sur l’Indochine, Gallimard, 2015.
  • Guy Leonetti (sous la direction de), Mémorial Indochine, Ministère de la Défense, 2014.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 15 Novembre 2021

Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.

Le Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves s’est rendu à Mâcon le 26 octobre dernier, afin de visiter le Mémorial Citoyen.

 

En 1984, Jean-Claude Bernardet, originaire du Maconnais, ancien combattant d’Algérie, professeur de technologie, et féru d’histoire, a une idée lumineuse : créer un musée qui rassemblerait des objets, des témoignages de ses compatriotes. Des objets qui ne sont pas, ou ne peuvent pas entrer dans les grands musées nationaux, mais que les familles ne veulent pas voir perdus à jamais.

 

Les raisons sont simples : un particulier a dans son grenier, au fond de sa cave, des souvenirs qui remontent à une ou plusieurs générations. Ici, il s’agit de l’uniforme du grand-père, soldat ou officier de la Grande guerre, là de papiers provenant d’un aïeul qui a été dans la Résistance, ici encore le drapeau d’une unité combattante ou d’une association depuis longtemps disparue. Et il n’y a pas que chez les particuliers que les souvenirs s’entassent : dans les bâtiments administratifs, scolaires, ou de la « préfectorale » sont amassés des tableaux, archives, meubles qui, peut-être, jamais ne sortiront.

 

Et quand ces objets, ces souvenirs, apparaissent au grand jour, c’est pour finir dans une brocante, parfois dans une vente aux enchères, ou, au mieux, dans les réserves de grands musées nationaux, au pire… dans une décharge.

 

L’idée fait son chemin. Aidé par la municipalité de Mâcon, chef-lieu du département de la Saône-et-Loire, le musée, plutôt le mémorial, prend forme peu à peu. Avec toujours la même ligne directrice : rassembler des souvenirs, qui remontent de la Guerre franco-prussienne aux opérations extérieures actuelles, mais appartenant ou ayant appartenu à des familles pour les conserver, les respecter et les communiquer.

 

En 2000, Jean-Claude Bernardet, président du comité du Souvenir Français de Mâcon, devient Délégué général de cette association pour le département. Il obtient de Mâcon la possibilité d’installer les collections dans le château du Grand Four, propriété de la ville. Le « Mémorial Citoyen » est né.

 

Ce mémorial présente des insignes, des écussons, des tableaux, des uniformes (du colonel de spahis au Poilu en passant par le parachutiste de la Seconde Guerre mondiale), des documents, des équipements, de l’artisanat des tranchées. Parmi tous ces souvenirs, citons le pyjama d’un déporté, les fanions des compagnies du 4e bataillon de Choc – Commando de Cluny (cinq fanions sont présentés, le sixième étant aux Invalides à Paris – une plaque le remplace), la collection extraordinaire de petits soldats de la Première Guerre mondiale, faits de cartons et peints à la main, le tableau présentant le 134e régiment d’infanterie – celui de Mâcon – en prise d’armes.

 

Aujourd’hui, le Mémorial Citoyen de Mâcon reçoit chaque année des milliers de visiteurs. Cette notoriété a donné au musée l’honneur de recevoir, depuis 2005, les jeunes convoqués dans le cadre de la journée d’appel à la Défense.

 

Ce lieu, dans sa conception et dans sa présentation, est unique en France, avec un souhait : celui de développer la fréquentation des scolaires, qu’ils soient collégiens ou lycéens. Et ainsi, communiquer et respecter les engagements et les sacrifices des jeunes d’hier, de 1870 à nos jours, afin d’assurer un avenir de paix et de liberté pour les jeunes d’aujourd’hui et de demain.

 

Mémorial Citoyen

Place du Souvenir Français

24, Chemin de la Bécassière

71000 MACON

06 13 14 90 16

 

 

Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.
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Le Souvenir Français d'Issy-Vanves au Mémorial Citoyen de Mâcon.

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Publié le 6 Novembre 2021

Au sous-lieutenant Audigier de Vanves.

René Audigier nait le 16 juillet 1894 dans le 5e arrondissement de Paris. Il est le fils de Camille André Marie (journaliste et écrivain) et Marie-Louise Corbin. En 1914, il fait partie de la promotion des élèves de l’Ecole supérieure pratique de commerce et d’industrie. Il est aussi un jeune écrivain, qui fait paraître, dans les journaux Paris-Soir, Touche à tout et Sports, des articles et des contes.

 

René Audigier commence la Première Guerre mondiale dans une compagnie du 12e chasseurs. Il est blessé face à l’ennemi le 5 juillet 1916 à Estrées, dans la Somme. Pour sa bravoure, il est cité à l’ordre de la division.

 

Devenu officier (sous-lieutenant) il intègre les bataillons du 228e régiment d’infanterie, réserves du 28e RI. Ce régiment est l’une des unités de Paris avec pour lieux de regroupement : Evreux, le fort de Saint-Denis, celui de Stains, de Montmorency, Monlignon et Domont. Le 28e fait partie de 11e brigade d’infanterie et est placé, pendant toute la durée de la guerre, à la 6e division d’infanterie.

 

Au 228e, René Audigier prend le commandement de la 6e compagnie de mitrailleuses. Il est de nouveau touché et meurt des suites de ses blessures le 27 juillet 1917. Il est de nouveau cité.

 

Fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, il avait déjà reçu la croix de Guerre avec palme. Citation du 12 août 1917 : « Officier ayant toujours fit preuve, au cours des opérations auxquelles le régiment a pris part, de la plus grande bravoure et d'un parfait mépris du danger. A été grièvement blessé le 25 juillet 1917 en donnant à ses hommes un bel exemple d'abnégation. Une blessure antérieure, déjà cité à l'ordre ».

 

Enterré au carré militaire du cimetière de Vanves, René Audigier est mentionné sur la plaque commémorative de l’église Saint-Rémy de Vanves et sur la plaque commémorative des écrivains tués pendant la Première Guerre mondiale au Panthéon.

 

En 1920, son père fait paraître un ouvrage sur le fils : La gloire.

 

Sources :

 

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle du sous-lieutenant Audigier avec les contributions de Claude Richard, Stéphane Protois, Martine Poncelet et Laetitia Filippi.
  • Site Chtimiste.
  • Encyclopédie Universalis, dictionnaire Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.

 

 

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Publié le 27 Octobre 2021

Du 28 octobre au 2 novembre : quête 2021 du Souvenir Français.

Ensemble, sauvons les tombes des combattants « Morts pour la France » ! 

Des tombes de combattants « Morts pour la France » disparaissent chaque jour dans nos cimetières communaux. Ces tombes sont celles de combattants dont le corps a été restitué à leur famille après chacun des grands conflits auxquels la France a participé (1914-1918 ; 1939-1945 ; Indochine ; Algérie ; Opex). 

Lorsque prend fin la concession de la tombe, la tombe est supprimée et les restes du combattant rejoignent un ossuaire anonyme. La disparition de ces tombes est une faute mémorielle. Par leur présence dans les cimetières communaux ces tombes participent au croisement d’une triple mémoire – familiale, locale et nationale. 

Si la première mémoire, celle des familles, peut en effet s’éteindre, celles des communes et de la Nation s’inscrivent elles, dans la durée. Alors que les cimetières communaux s’imposent aujourd’hui plus qu’hier comme des lieux de la mémoire partagée des Français, il est urgent de sauvegarder ces tombes et de redonner un destin aux « Morts pour la France » qui y sont inhumés. Le Souvenir Français s’y est engagé. Pour relever ce défi, il a besoin de tous les citoyens, il a besoin de vous ! 

Du 28 octobre au 2 novembre, les adhérents bénévoles du Souvenir Français seront aux portes du cimetière communal d’Issy-les-Moulineaux et solliciteront votre générosité. En sauvant leurs tombes, nous sauvegardons notre mémoire commune. 

 

Merci à vous !

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Publié le 14 Octobre 2021

Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, n'est plus.

Cérémonies à venir.

Emmanuel Macron présidera l’hommage national qui sera rendu vendredi 15 octobre 2021 à 15 heures aux Invalides à Hubert Germain, le dernier Compagnon de la Libération décédé à l’âge de 101 ans.

Cet hommage « prendra la forme d’une cérémonie militaire dite d’honneurs funèbres incluant différents symboles militaires rappelant notamment son engagement dans la Légion étrangère et au cours duquel le Président de la République prononcera un éloge funèbre », a indiqué la présidence dans un communiqué. Après cet hommage national, Emmanuel Macron présidera aussi la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain le 11 novembre à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien.

 

Biographie.

Fils d'un officier général issu des troupes coloniales, Hubert Germain est né le 6 août 1920 à Paris.

Il débute ses études secondaires à la mission laïque franco-arabe de Damas (1930-1932) et les poursuit au lycée Albert Sarraut à Hanoi puis au lycée Saint-Louis à Paris.

Bachelier, il prépare le concours de l'Ecole navale au lycée Michel Montaigne de Bordeaux au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939.

Mais, dès juin 1940, écartant le concours, il cherche les moyens de continuer la lutte en pensant gagner le Maroc.

Après une discussion à l'Etat-major général, replié à Bordeaux, avec un officier général ami de son père, Hubert Germain apprend que l'Afrique du Nord ne rentrera pas dans la guerre. Il prend alors la décision personnelle de continuer le combat.

Des troupes polonaises s'embarquant pour l'Angleterre à Saint-Jean-de-Luz, il parvient, avec trois camarades, à se joindre à elles et à monter à bord de l'Arandora Star, qui appareille pour la Grande-Bretagne le 24 juin 1940.

Engagé dès l'origine dans les Forces françaises libres, il est affecté sur le cuirassé Courbet où il suit les cours d'élève officier de marine. Alors qu'il étudie pendant la journée entre les alertes, Hubert Germain participe la nuit à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

Au printemps 1941, il est affecté à l'Etat-major du général Legentilhomme, commandant en Palestine la 1ère Division légère française libre destinée à intervenir au Levant.

Après la campagne de Syrie à laquelle il participe, il est envoyé comme élève à l'école d'officiers de Damas en septembre 1941 ; il en sort aspirant pour être affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. En février 1942, il rejoint les rangs du 2e Bataillon à la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère (13e DBLE) à laquelle il restera toute sa vie, très attaché.

Hubert Germain participe dès lors à la campagne de Libye au sein de la 1ère Brigade. Chef de section antichars, il se distingue dans les combats de Bir-Hakeim du 27 mai au 11 juin 1942 et est cité à l'ordre de l'armée pour avoir « montré de très belles qualités de chef » et avoir été « pour ses hommes un exemple constant de calme et de courage ». Il est promu sous-lieutenant en septembre 1942.

Il prend part ensuite aux combats de la 1ère Division française libre (1ère DFL) à l'Himeimat (El Alamein) en Egypte en octobre 1942 puis en Tunisie jusqu'en mai 1943.

En Italie, le 24 mai 1944, devant Pontecorvo, alors qu'il commande une section antichar en appui du 1er BLE, le lieutenant Germain est blessé en dirigeant le tir des mitrailleuses lourdes de sa section pour continuer à appuyer le bataillon qui attaque le long du Liri.

Evacué sur Naples, il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle en Italie fin juin 1944.

Il participe au débarquement de Provence en août 1944 et à la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon. Il prend part ensuite aux campagnes des Vosges, d'Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.

Appelé comme aide de camp auprès du général Koenig commandant les forces françaises d'occupation en Allemagne, le lieutenant Hubert Germain est démobilisé en 1946.

Attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, il est élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu'il conserve jusqu'en 1965.

Chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre des Armées, de 1960 à 1962 puis, de nouveau, en 1967 et 1968.

Elu député de Paris en 1962, il sera réélu en 1968 puis en mars 1973. Président de l'amicale parlementaire "Présence et Action du Gaullisme" (1969-1972) Hubert Germain est vice-président du groupe UDR à l'Assemblée nationale (1971-1972).

De 1972 à 1974 Hubert Germain est ministre des PTT puis ministre chargé des relations avec le Parlement (mars-mai 1974).

Il fut également Président de la société française de télédistribution de 1975 à 1982.

Hubert Germain est membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis décembre 2010. Par décret du 25 novembre 2020, il est nommé chancelier d'honneur de l'Ordre de la Libération. Dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain a reçu le grade de caporal-chef honoraire de la Légion étrangère en septembre 2021.

Hubert Germain est décédé le 12 octobre 2021 à l'Hôtel national des Invalides à Paris.

 

Décorations :

Grand-Croix de la Légion d'Honneur

Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944

Croix de Guerre 39/45 avec palmes

Médaille de la Résistance avec rosette

Membre de l'Ordre de l'Empire britannique

Grand-Croix de l'Ordre de Malte

Titulaire de plusieurs décorations étrangères.

 

 

Sources :

 

  • Journal La Voix du Nord.
  • Site Internet de l’Ordre de la Libération.
Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, n'est plus.

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Publié le 9 Octobre 2021

« Un petit air d'accordéon, ça sentait bon la France que l'on venait de quitter, ou que l'on allait bientôt retrouver pour les anciens » (photographie de soldats du 121e).

« Un petit air d'accordéon, ça sentait bon la France que l'on venait de quitter, ou que l'on allait bientôt retrouver pour les anciens » (photographie de soldats du 121e).

Le 121e régiment d’infanterie est une vieille unité de l’armée française. Créée en 1794, elle arbore sur son drapeau les victoires de Mondovi (1796), Saragosse (1809), Tarragone (1811), Lützen (1813), La Somme (1916), Verdun (1917), l’Aisne (1917-1918) et AFN 1952-1962. Dès le début de la guerre d’Algérie, le 121e est envoyé en Algérie. Il cantonne dans la région de la Grande Kabylie, non loin de Tizi-Ouzou.

Claude Franck est né le 18 mars 1932 à Issy-les-Moulineaux. Appelé sous les drapeaux, il rejoint son unité et est envoyé en Algérie. En juillet 1956, pris dans une embuscade, alors qu’il effectue une patrouille de reconnaissance, il est gravement blessé. Il décède le 9 juillet. Il est enterré au cimetière communal d’Issy.

 

1956 est une date particulière dans la guerre d’Algérie.

En 1956, lors de la campagne pour les élections législatives de janvier, Guy Mollet, secrétaire général de la Section Française de l’International Ouvrier (SFIO – ancêtre du Parti socialiste) anime, aux côtés de Pierre Mendès France, François Mitterrand et Jacques Chaban-Delmas, le « Front Républicain », coalition réunie sur un programme de modernisation économique et sociale et de paix négociée en Algérie, qui obtient une courte majorité. Alors que le président René Coty propose à Pierre Mendès France de former un gouvernement en 1956, celui-ci refuse et lui suggère Guy Mollet. Il est le dirigeant du Front républicain et la guerre d’Algérie est pour lui « imbécile et sans issue » ; l'indépendance est dictée par le bon sens.

Confronté, lors d'une visite à Alger le 6 février 1956, à l'hostilité violente (jets de fruits, de légumes, cris, menaces de mort explicites) de la population d'origine européenne (appelée « Journée des Tomates »), puis à l'impossibilité de réunir une majorité parlementaire sur une ligne libérale en Algérie, Guy Mollet s'engage dans une politique répressive et refuse toute solution négociée avant la conclusion d'un cessez-le-feu. Le 12 mars 1956, il demande et obtient le vote des pouvoirs spéciaux incluant notamment la création d'une procédure de justice militaire de « traduction directe » sans instruction, la légalisation des camps d'internement créés en 1955 et l'attribution aux militaires des pouvoirs de police.

Pour certains historiens et hommes politiques, le vote des pouvoirs spéciaux marque la responsabilité politique de la guerre dans la mesure où il confère d'importants pouvoirs à l'armée. Guy Mollet double en six mois les effectifs militaires déployés sur place en envoyant le contingent. Il doit renoncer à nommer Georges Catroux ministre résidant en Algérie. Il propose à Pierre Mendès France, puis à Gaston Defferre d'exercer cette fonction, mais ceux-ci refusent. Il désigne donc Robert Lacoste.

Mais rapidement, le gouvernement Mollet se trouve embourbé dans un engrenage infernal : aux exactions de l'armée française, répondent les attentats du FLN, désormais aveugles…

 

Sources :

  • Site Memorial GenWeb – Fiche individuelle de Claude Franck.
  • Archives du Comité du Souvenir Français d’Issy-Vanves.
  • Site Chtimiste sur l’historique du 12e RI.
  • Crédit photographique : site « Copains d’avant » - Section anciens du 12e RI.
  • Encyclopédie Larousse, encyclopédie Wikipédia.
  • Service historique de la Défense – Site « Mémoire des hommes » du ministère de la Défense.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie