Publié le 7 Janvier 2023

Cérémonie solennelle à Issy le dimanche 29 janvier à 10h45.

Le monument aux Morts de la ville d’Issy-les-Moulineaux a été inauguré en 1959. Il est dédié "À la mémoire des combattants et de toutes les victimes des guerres". Il est l'œuvre du sculpteur Jean Joachim (1909-1990).

Ce monument présente des plaques sur lesquelles sont inscrits les noms des Isséens et Isséennes morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale ; lors de la Seconde – avec mention des résistants, victimes civiles et militaires ; lors de la guerre d’Indochine et les combats en Extrême-Orient et au moment de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc.

 

Le dimanche 29 janvier 2023, à 10h45, une cérémonie solennelle sera organisée devant ce monument, en hommage aux déportés juifs morts en camps de concentration. 

Cette cérémonie est organisée par M. André Santini, maire, et M. Alain Lévy, maire-adjoint délégué à la Communauté juive, et se dérouleront en présence d’Haïm Korsia, grand rabbin de France ; Serge Klarsfeld, fondateur de l’Association des fils et des filles des déportés juifs de France ; Elie Korchia, président du Consistoire de France ; Joël Mergui, président du Consistoire de Paris ; Philippe Meyer, président du B’nai B’rith France.

 

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Publié le 31 Décembre 2022

Il se passe toujours quelque chose le 31 décembre…

Il se passe toujours quelque chose le 31 décembre…

Sur cette photographie, prise par l’AFP en juillet 1999, on voit à droite le président de la Fédération de Russie, Boris Eltsine et son second, à gauche, Vladimir Poutine, alors président du Gouvernement russe.

Eltsine a vu en Poutine le poulain parfait : il est jeune, c’est un colonel du KGB donc au courant de beaucoup de choses, il est nationaliste et a promis l’immunité à la famille Eltsine.

Alors va pour Poutine… Ce dernier devient le deuxième président de la Fédération de Russie le 31 décembre 1999.

 

2022 a vu une guerre d’ampleur revenir en Europe. Puisse 2023 apporter un peu de paix et surtout éviter le pire. Le Comité d’Issy-Vanves du Souvenir Français vous présente ses meilleurs vœux pour 2023.

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Publié le 26 Décembre 2022

Un héros nommé Léopold Hulot.

Libérateur d’Ouistreham, du Pegasus Bridge et d’Amfreville.

Léopold Hulot nait le 16 juillet 1923 à Vannes dans le département du Morbihan. Il est le fils de Constant Hulot, qui va s’illustrer pendant la Seconde Guerre mondiale, en tant que conducteur du chef d’escadron Maurice Guillaudot, commandant la compagnie de gendarmerie du Morbihan et chef de l’Armée secrète (formation de la Résistance) pour le département.

Léopold suit ses études à Vannes et se destine au métier d’instituteur. Mais la défaite française de 1940 remet tout en question. Le jeune homme décide de quitter la France vers l’Espagne, en traversant les Pyrénées. Mais il est intercepté et incarcéré durant sept mois dans le camp de concentration franquiste de Miranda de Ebro (province de Burgos, dans le nord du pays). Il se fait alors passer pour un Canadien et parvient à se faire expulser vers Gibraltar en mars 1942.

Il rejoint Londres et est reçu par le général de Gaulle. En fait, à son départ de Bretagne, Léopold Hulot s’était promis de rapporter un souvenir de la tombe de Jeanne de Gaulle, mère du général, et décédée le 16 juillet 1940. Après des semaines de formation pratique, le jeune soldat est admis à suivre les cours d’officier des Cadets de la France Libre, promotion « Fezzan-Tunisie » (juin 1943). Volontaire pour les commandos, il rejoint le 1er BFMC (Bataillon Fusiliers Marins Commandos) et reçoit le matricule 54758 Badge 64, Commando 4, Troop 8. Il participe ensuite à plusieurs raids de sondages sur les côtes de France. L’unité est commandée par un chef de très grande valeur : le capitaine de corvette Philippe Kieffer.

Le 6 juin 1944, le sous-lieutenant Léopold Hulot prend part au débarquement sur la plage de Colleville-sur-Orne dans le Calvados (aujourd’hui Colleville-Montgomery). Il est blessé mais continue le combat et participe à la libération de la ville d’Ouistreham, puis du passage de l’Orne (le fameux pont Pegasus Bridge), et enfin d’Amfreville d'où il est évacué le 12 juin 1944. Remis, il rejoint son unité le 7 août 1944, est de nouveau évacué le 9 août 1944 et est de retour le 15 août 1944.

L’officier Hulot reçoit alors une citation : « Jeune officier, animé d'une foi profonde et d'un grand esprit d'abnégation. A rejoint l'Angleterre en 1941, après un internement de 7 mois. Engagé volontaire a suivi le cours d'Officiers pour regagner le Bataillon de Commandos. A participé à des raids de sondage sur les côtes de France, avant le débarquement. Le 6 juin 1944, a débarqué avec les premières troupes d'assaut à Ouistreham, sérieusement blessé a refusé d'être évacué et continué le combat, donnant à ses hommes un exemple de grand courage. A ultérieurement participé brillamment à plusieurs engagements et à des raids sur les lignes Hollandaises montrant dans les moments les plus difficiles de grandes qualités de bravoure et de sang-froid. A été deux fois citation à l'ordre de l'armée de mer et est titulaire de plusieurs distinctions britanniques ».

En Indochine.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le lieutenant Léopold Hulot est promu chevalier de la Légion d’honneur et vit quelques mois en Allemagne occupée. Il se porte volontaire pour la campagne d’Indochine et est affecté au 5e bataillon de chasseurs laotiens, unité formée en juillet 1946 à Vientiane au Laos. Unité très autochtone dès sa création, avec des Français largement minoritaires puisque leur contingent ne devait pas dépasser 15 % de l’effectif total (les Français étant souvent placés à des postes d’encadrement). Les chasseurs laotiens sont des spécialistes de coups de mains, entre autres sur les positions arrières du Vietminh. Le lieutenant Hulot est dans son élément !

Mais le 27 septembre 1948, au retour d'un raid contre les forces ennemis dans le district de Nong Het, dans le nord du Laos, sa section tombe sur des mines et grenades. Une grenade piégée explose le blessant grièvement. Léopold Hulot décède quelques heures plus tard. Le corps du lieutenant sera rapatrié en 1950 en France et enterré au cimetière militaire de Sainte-Anne d’Auray (carré 3, rang 1, tombe 499).

L’armée française a noté les circonstances de la mort du lieutenant : « Nommé chef de poste de Nong Het (Laos), à la frontière du Centre-Vietnam, il mène à nouveau une vie de « commando » ou coups de main, embuscades et raids se succèdent. Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1948, il dirige une opération en zone rebelle, détruit un PC ennemi. Sur le chemin du retour, il est grièvement blessé, vers 6 heures 30, par une grenade piégée et meurt, de retour au poste trois heures plus tard, aussi courageusement qu'il avait vécu. »

Le lieutenant Hulot, héros de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d’Indochine était titulaire des décorations françaises suivantes : chevalier de La Légion d’honneur ; croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil ; croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec palme ; médaille de la résistance ; médaille des forces françaises libres ; médaille des évadés ; médaille des combattants volontaires, médaille commémorative ; médaille des blessés. Et au titre des décorations du Royaume-Uni, il a reçu le Ruban France and Germany Star 1939-1943, avec « Mention in dispatch Palme » et la Military Cross.

Le nom de Léopold Hulot figure sur la plaque commémorative du 1er BFMC à Ouistreham, sur le monument aux morts d’Auray et à Sainte-Anne d’Auray (nécropole nationale) dans le Morbihan, sur le mémorial départemental Indochine de Lauzach (Morbihan), sur le monument aux morts d’Issy-les-Moulineaux et sur celui de notre cimetière communal (ce qui tendrait à indiquer que Léopold Hulot a bien habité la commune).

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Encyclopédie Larousse.
  • Regard sur l’Indochine, Gallimard, 2015.
  • Mémorial Indochine, Ministère de la Défense, 2014.
  • Crédits photographiques : site Memorial GenWeb et journal Le Télégramme.
  • Site Memorial GenWeb : fiche individuelle de Léopold Hulot – Contributions de Laetitia Filippi, Robert Dupays, Gérard Doucet, Eric Blanchais, Jérôme Charraud et Claude Richard.

 

Le sous-lieutenant Hulot et son père, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le sous-lieutenant Hulot et son père, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Indochine

Publié le 9 Décembre 2022

2016 – Discours de Michel Rossignol pour la remise des insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur à Robert Choffé. De g à dr : Roger Houis, Christian Poujols, Michel Rossignol, Robert Choffé, Jacques Tchirbachian, Marie-Auguste Gouzel, André Santini.

2016 – Discours de Michel Rossignol pour la remise des insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur à Robert Choffé. De g à dr : Roger Houis, Christian Poujols, Michel Rossignol, Robert Choffé, Jacques Tchirbachian, Marie-Auguste Gouzel, André Santini.

Voilà un hommage que nous aurions dû rendre il y a quelques semaines. Mea culpa.

 

Michel Rossignol nous a quitté le 7 octobre 2022, à l’âge de 87 ans. Conseiller municipal d’Issy-les-Moulineaux de 1971 à 2001, soit trente années dont douze en qualité de maire-adjoint délégué aux Relations internationales, Michel Rossignol aura fait rayonner Issy à travers le monde.

« Chevalier de la Légion d’honneur – une reconnaissance de la République dont il était particulièrement fier tant elle était méritée – maire-adjoint honoraire, trésorier de la SMLH d’Issy, président de la section ACPG-CATM, Michel Rossignol exerçait chacune de ses distinctions et fonctions comme des charges à exercer avec dévouement, à servir avec fidélité, à honorer avec dignité », s’est ému André Santini dans une lettre à sa famille.

Un hommage solennel lui a été rendu lors du Conseil municipal du 13 octobre dernier.

 

Au Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux, nous pouvons ajouter que Michel, ancien officier appelé de l’Ecole de Cherchell en Algérie, était pour notre comité d’un soutien sans faille et que plus d’une fois il a défendu nos missions et notre travail. Et il l’a toujours fait avec simplicité et discrétion. Mots qui soulignent parfaitement les premières lignes de son discours lors de la remise des insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur à Robert Choffé, artilleur et grand ancien de Rhin et Danube : « C'est un grand honneur pour moi d'avoir été sollicité par Robert Choffé pour être aujourd'hui son parrain. Jamais je n'aurai imaginé lorsque j'avais 9 ans en 1944, qu'un jour, un ancien FFI, comme ceux que je voyais courir dans les rues, accompagnant et guidant des soldats de la 2e DB pour déloger les occupants, nombreux, de l'École Militaire, à 300 mètres de chez moi, me demanderait de le parrainer pour lui remettre cette prestigieuse décoration ».

 

Sources :

Journal d’Issy-les-Moulineaux Point d’appui.

Crédit photographie : archives du Souvenir Français d’Issy.

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Publié le 27 Novembre 2022

Officiers du 139e RI.

Officiers du 139e RI.

De la Corse à Aurillac.

Vincent Saliceti nait à Vescovato, petit village de Haute-Corse, le 1er juin 1866. Il est le fils d’Eugène Saliceti et de Marie-Louise Paoli.

Militaire de carrière, il fait partie des officiers du 139e régiment d’infanterie à la déclaration de guerre en août 1914. Cette unité, basée à Aurillac et Lyon, est alors commandée par le colonel Mienville, avec 60 officiers et 3.300 hommes. Pendant la Grande guerre, le régiment va combattre dans les Vosges, puis dans la Somme (il perd 50 officiers et 1.600 hommes !), en Belgique, à Verdun où il enlève la Côte 304 ! De retour à Aurillac en août 1918, l’unité est dissoute à la fin de l’année avant de renaître une dernière fois en 1939. Renaissance éphémère car il est de nouveau dissous en 1940.

Les archives d’Aurillac montrent l’importance de la présence de 1.500 soldats (la caserne de Lyon abrite l’autre moitié du régiment) dans une petite ville de 16.000 habitants. L’impact économique est important en termes de commerces, de cafés, pour les écoles et la vie en général. La musique du régiment est présente sous le kiosque du parc municipal le dimanche, les cérémonies patriotiques revêtent une grandeur évidente avec le défilé des troupes dans les ruelles d’Aurillac et la population est fière de ses militaires, quand bien même parfois il ne fait pas bon à se trouver à la sortie des bistrots en fin de soirée, quand le vin a fait tourner la tête à quelques bidasses !

 

Aux hôpitaux temporaires.

En 1914, les hôpitaux militaires parisiens sont le Val de Grâce (Paris), Villemin (situé dans le couvent des Récollets, Paris 10e), Bégin (Saint-Mandé) et Dominique Larrey (Versailles). Ils sont relayés par d’autres hôpitaux, des cliniques, des dispensaires, des fondations et des maisons de santé.

Ainsi, à Issy, les hôpitaux temporaires de l’école Saint-Nicolas, des Petits Ménages et des Sœurs de Saint-Thomas dépendent tous de Dominique Larrey.

A la tête d’une compagnie du 139e RI, le capitaine Vincent Saliceti a participé aux batailles de 1914 dont la « course à la mer », les Flandres, la Somme et Verdun pendant toute l’année 1916. Cependant, il contracte en service une aortite, c’est-à-dire une inflammation de l’aorte, l’artère la plus importante du corps humain puisqu’elle part du ventricule gauche du cœur et s’étend jusqu’à l’abdomen en apportant à presque toutes les parties du corps du sang oxygéné.

Le capitaine Saliceti meurt le 29 janvier 1917 à l’hôpital temporaire du lycée Voltaire dans le 11e arrondissement, loin de ses hommes et de sa Corse natale. Son corps est inhumé au carré militaire d’Issy-les-Moulineaux. Il avait cinquante ans.

Au même moment, le 139e régiment d’infanterie reçoit une citation à l’Ordre du 10e Corps d’Armée qui sera transformée en une citation à l’Ordre de l’Armée : « le 4 septembre 1916, sous le commandement du colonel Mienville, s’est porté à l’attaque dans un ordre parfait, a enlevé dans un élan irrésistible malgré le violent bombardement, six lignes ennemies de tranchées, sur lesquelles il s’est installé- définitivement après avoir réduit brillamment plusieurs îlots ; a fait plus de 250 prisonniers, et s’être emparé d’un matériel de guerre important ; dont plusieurs mitrailleuses et une dizaine de canons de tranchées ».

 

Sources :

  • Site France Archives.
  • Site Memorial Gen Web – Contributions de Ghislaine Loupforest, Patrick Caulé et Laetitia Filippi.
  • Archives du comité d’Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français.
  • Archives de Vescovato en Corse.
  • Site Chtimiste sur les unités engagées pendant la Première Guerre mondiale.

 

Le village de Vescovato en Corse.

Le village de Vescovato en Corse.

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Publié le 20 Novembre 2022

« Mon retour d’Afghanistan », par l’adjudant Lavaud, aide-soignant principal.

L’aide-soignant principal, l’adjudant Fabien Lavaud, a été pendant sept ans le trésorier de notre comité du Souvenir Français, avant d’être muté à l’hôpital militaire de Toulon. Avant son départ pour le Var, Fabien a accepté de nous parler de son expérience d’opération extérieure (OPEX) en Afghanistan.

 

« Je voudrais témoigner de mon expérience d’OPEX en Afghanistan en 2011. Cette opération m’a beaucoup marqué. J’y pense souvent, et, heureusement, nous avons, avec quelques camarades, formé une équipe d’amis proches, ce qui nous permet de nous revoir a minima chaque année et de passer du bon temps ensemble. Pour oublier ce qui fut.

J’ai passé trois mois, du 28 juin au 5 octobre 2011, à l’hôpital de Kaia à Kaboul. Cette expérience fut riche en activités mais aussi en dureté. J’y étais affecté en tant qu’aide-soignant militaire en service de réanimation. Cette OPEX n’était pas ma première (j’avais déjà fait un séjour en Côte d’Ivoire) et, avec le recul, heureusement.

Au cours de notre mandat, douze militaires français ont été tués : trois capitaines (1er RCP, 152e RI, 17e RGP), un second-maître du commando Jaubert, cinq sous-officiers et trois militaires du rang. Pratiquement tous tués dans la vallée de la Kapisa, à environ cent-dix kilomètres au nord-est de Kaboul, là où se trouvait le Groupement tactique interarmes. Et nous avons eu, toujours au cours de la même période, autant de blessés graves (plaies par balles, amputations…), transférés pour la plupart en moins de 24 heures sur les HIA (Hôpitaux d’Instruction des Armées) en France. La chaîne opérationnelle pour les évacuations sanitaires a très bien fonctionné avec ses différents plans (MASCAL (1) ou MORPHEE (2) selon les circonstances).

Cette mission reste pour ma part la plus dure, avec un contexte de guerre permanent. Au début, de notre camp à l’aéroport de Kaboul, elle – la guerre – restait un peu éloignée. Cependant, dès l’arrivée des blessés et décédés, elle était là… avec les cris, les pleurs, les odeurs. Nous la prenions en pleine figure.

Grâce à la qualité humaine de nos officiers et de toute l’équipe, au sens du devoir de chacun, le dévouement était en nous. C’était essentiel car plus le temps avançait et plus nous étions sous pression du fait des attaques, des attentats, des IED (3). En fait, nous recevions beaucoup d’informations. Et même quand le problème ne nous concernait pas, nous le prenions comme un élément d’une chappe de plomb.

L’hôpital fonctionnait avec une cinquantaine de lits et les services suivants : trois salles de blocs, un service d’urgence, un service de réanimation, un de chirurgie, la radiologie et un scanner, ainsi que des consultations pour la population Afghane.

Un élément est important : les équipes de soignants étaient accompagnées, pour le fonctionnement et la logistique, par le régiment médical de La Valbonne (Ain) qui a largement contribué au bon rouage dans les équipes et les cérémonies. Je veux leur dire merci et leur présenter tout mon respect.

Mon grand regret est de n’avoir pas tenu un carnet de bord lors de cette opération extérieure. Cependant, rien ne s’oublie et c’est pour cela que nous devons témoigner de ce qu’est la guerre, de ce qu’elle représente. Il s’agit de transmettre pour notre mémoire collective.

Cette mission m’a douloureusement marqué. Mais les équipes sont soudées, unies, et parler n’est pas une honte. C’est ce qui fait notre force, notre richesse au sein du Service de Santé des Armées ».

 

Aide-soignant principal LAVAUD Fabien.

 

  1. MASCAL : Massive Casualties – Extraction des blessés, leur transport, triage, soins de sauvetages au combat prodigués dans les différentes zones et à l’entrée au bloc opératoire.
  2. MORPHEE : Module de Réanimation pour Patient à Hautes Elongation d’Evacuation – Mise en œuvre d’un hôpital mobile avec du matériel médical directement dans la soute d’un avion ravitailleur.
  3. IED : Improvised Explosive DeviceEngin explosif improvisé.

 

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié le 3 Novembre 2022

Carte des Morts pour la France, 1914/1918, mairie de Vievy-le-Rayé (Loir-et-Cher).

Carte des Morts pour la France, 1914/1918, mairie de Vievy-le-Rayé (Loir-et-Cher).

En France, la moitié de nos communes ne dépassent pas les cinq cents habitants, tout en ne rassemblant seulement que 6% de la population.

 

C'est le cas de Viévy-le-Rayé, un village situé dans le sud de la Beauce, entre Châteaudun et Blois. Avec son petit site archéologique, les restes de sa tour médiévale et son église du 12e siècle, c'est une commune typique de ces agglomérations qui, fières de leur participation à l'histoire de notre pays, n'oublient pas d'honorer, en inscrivant leurs noms sur le monument aux morts, la mémoire de leurs enfants morts au champ d'honneur pour la défense de la patrie, dont à Vievy, en particulier, les quinze victimes des combats de la Première Guerre mondiale.

 

Le village comptait, en 1914, environ quatre cents habitants. Dans cette contrée agricole, on peut estimer à une moyenne de sept le nombre de personnes par foyer en comptant une famille, père, mère et deux ou trois enfants, un ou deux « anciens », une cousine célibataire ou un oncle veuf... et donc, selon l'ancienne définition, environ une soixantaine de « feux ». C'est-à-dire qu'un foyer sur quatre n'a pas vu revenir le père, le fils ou le frère de cette hécatombe qui a coûté 1.400.000 soldats à notre pays.

 

Il se trouve que j'assistais, au début de l'été, à un mariage familial dans la petite salle de réunion de la mairie de Vievy-le-Rayé. Sur le mur, derrière monsieur le maire qui officiait, je retrouvai la carte encadrée déjà remarquée lors d'une précédente occasion. Sur cette carte schématique d'un grand quart nord-est de la France, portant la reproduction de l'affiche de l'Ordre de Mobilisation Générale du 2 août 1914 et d'une photo du monument au morts, situé à quelques centaines de mètres de la mairie, avait été reportée une quinzaine de croix, chacune portant un nom et une date, indiquant le lieu où était tombé un enfant de la commune.

 

A quelques jours de la commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, je voulais partager avec vous l'émotion ressentie devant ce rappel à la fois simple et touchant du devoir de mémoire, en pensant à ce que leur devait, même plus d'un siècle plus tard, ceux qui se succédaient dans cette salle, membres du conseil municipal, futurs mariés et leurs proches ou simples visiteurs, tous pouvant, comme nous, évoquer notre belle devise : « A nous le souvenir, à eux l'immortalité ».

 

GBA (2S) Jean-Claude Ichac

Président d'honneur du comité d'Issy-les-Moulineaux du Souvenir Français

 

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Publié le 22 Octobre 2022

Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.

Jean-Claude Bernardet, délégué général du Souvenir Français de Saône-et-Loire, mon ami, est décédé ce jeudi 20 octobre 2022. Alors qu’il venait de rencontrer le délégué militaire de son département, et qu’il s’apprêtait à remettre un drapeau à Azé (commune du Haut-Mâconnais), Jean-Claude a été victime d’un malaise cardiaque au volant de sa voiture. En dépit de l’intervention des pompiers, il est décédé quelques dizaines de minutes plus tard.

Jean-Claude Bernardet était né le 28 juin 1939 à Mâcon. Après des études qui lui permirent d’obtenir un Certificat d’Aptitudes Professionnelles en charpente-bois et après avoir effectué son service militaire en Algérie (sur la Ligne Morice, le long de la frontière tunisienne), il débuta sa carrière professionnelle en 1962 comme dessinateur en architecture. En 1963, il devint chef d’entreprise dans le secteur de la « couverture-charpente ». En 1974, il obtenait le Certificat d’Aptitude à l’Enseignement dans les Collèges d’Enseignement Technique et, jusqu’à son départ en retraite en 1997, il enseigna la menuiserie au Lycée René Cassin de Mâcon.

En parallèle de ses activités professionnelles, et ce depuis plus de 40 ans, Jean-Claude s’attachait à la transmission de la mémoire via ses multiples activités et réalisations et était très actif auprès des anciens combattants. Il était, entre autres, délégué général du Souvenir Français pour la Saône-et-Loire depuis 2000.

 

Sa réalisation la plus importante est bien le « Mémorial citoyen de 1870 à nos jours » créé en 1984, qui a accueilli plusieurs milliers de visiteurs dont les jeunes des Journées Défense et Citoyenneté (JDC) depuis 2005. Cet établissement présente de manière didactique de très nombreux témoignages des conflits qui ont touché notre pays depuis 1870. Ce mémorial constitue un lieu de mémoire local, ce qui a permis à de nombreux mâconnais et bourguignons, comme moi, d’y confier des souvenirs de famille. C’est ainsi que j’ai laissé la collection familiale de petits soldats en carton que mon grand-père maternel avait confectionné pendant son séjour aux Etats-Unis entre 1920 et 1938.

Créateur de commémorations, organisateurs de manifestations patriotiques (comme le « convoi de la Voie Sacrée », ou la « Journée au fort de Douaumont »), Jean-Claude Bernardet était aussi correspondant de presse depuis 1977 au « Dauphiné libéré », puis au « Courrier de Saône-et-Loire », et enfin au « Journal de Saône-et-Loire ».

 

Dans un hommage appuyé, le préfet de Saône-et-Loire, Julien Charles, a indiqué : « Par son inlassable engagement au service de la société, des jeunes citoyens comme des anciens combattants, par son dévouement à la cause de la mémoire et à la sauvegarde des valeurs patriotiques, par son activité tant au plan local que départemental ou national, Monsieur Bernardet était un acteur incontournable de la vie publique et une figure emblématique de la vie mâconnaise ».

 

Jean-Claude Bernardet était chevalier de l’Ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques, récipiendaire de la Croix du Combattant, du Titre de reconnaissance de la Nation, de la Médaille commémorative d’Algérie, de la médaille jeunesse et sports échelon argent et de la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers, échelon argent. Il avait 83 ans.

 

Le comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Jean-Claude Bernardet.

 

 

Frédéric Rignault

Président du Comité

 

Crédits photographiques : Le Journal de Saône-et-Loire - Archives du Souvenir Français Issy.

Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.
Jean-Claude Bernardet, créateur du Mémorial Citoyen de Mâcon, est décédé.

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Publié le 15 Octobre 2022

A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.

Les tombes des « Morts pour la France » sont souvent en danger, en raison de la disparition des familles.

Du 27 octobre au 2 novembre, les adhérents du Comité du Souvenir Français d’Issy-les-Moulineaux seront présents à l’entrée du cimetière communal afin de sensibiliser l’ensemble des familles qui se réunissent dans le souvenir lors de la Toussaint.

Ils feront appel à la générosité de tous afin d’être en capacité de sauvegarder le plus grand nombre de tombes de ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté.

 

Donc, du jeudi 27 octobre au 2 novembre, les adhérents bénévoles du Souvenir Français seront aux portes du cimetière communal d’Issy-les-Moulineaux et solliciteront votre générosité. En sauvant leurs tombes, nous sauvegardons notre mémoire commune.

 

Ci-dessous, figurent les photographies des sépultures du cimetière d’Issy-les-Moulineaux entretenues par notre comité.

 

Merci par avance de votre générosité !

A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.
A Issy, le Souvenir Français quêtera du 27 octobre au 2 novembre.

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Publié le 18 Septembre 2022

Tirailleurs défilant dans les rues d’Alger, en 1957.

Tirailleurs défilant dans les rues d’Alger, en 1957.

Belkacem Slimani nait le 27 février 1940 à Attala, commune de la Wilaya de Tizi Réniff, en Grande Kabylie. Soldat du 27e régiment de tirailleurs algériens, unité de l’Armée d’Afrique, implantée à Avignon, Tarascon et Arles, il prend part à la guerre d’Algérie.

Le 12 mars 1961, il meurt pour la France à Merouana (qui à l’époque s’appelait Corneille), une commune de la région du Belezma, massif montagneux du nord-est de l’Algérie, non loin de la ville de Batna.

Belkacem Slimani avait 21 ans. Il est enterré dans le cimetière communal d’Issy-les-Moulineaux, sous le monument aux Morts pour la France.

Le dimanche 25 septembre 2022, la ville d’Issy-les-Moulineaux organisera la commémoration départementale – comme chaque année – en hommage aux Harkis et autres Membres des Formations Supplétives.

 

 

Sources :

  • Archives du Souvenir Français – Comité d’Issy-Vanves.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Archives militaires – Caserne Bernadotte de Pau.
  • Site « Memorial Gen Web » avec les contributions de Jérôme Charraud, Stéphane Protois et Claude Richard.
  • Crédit photographique : Jacques Grévin, Intercontinentale AFP.

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Rédigé par Souvenir Français Issy

Publié dans #Algérie